Les cons sont parmi nous. Nous les croisons tous les jours, il font partie de l’écosystème urbain qui nous entoure.

Ta route aura certainement croisé un jour celle de cet idiot qui gare sa voiture en travers sur deux places, de cet imbécile qui te passe devant à la caisse du supermarché, de ce demeuré qui critique sans arrêt les jeunes, ou de ces attardés mentaux qui klaxonnent dans la rue après la victoire de leur équipe de football.

Le film « God Bless America » est une merveille ultraviolente dans laquelle Frank, un loser atteint d’une tumeur au cerveau décide de purger son pays de tous les débiles qu’il contient.

Et vu que Frank est américain, il a du boulot, à commencer par ses voisins.

I hate my neighbors.

Je hais mes voisins

The constant cacophony of stupidity that pours from their apartment is absolutely soul-crushing.

La cacophonie constante de stupidité qui émane de leur appartement est absolument débilitante.

It doesn’t matter how polite I ask them to practice some common courtesy. They’re incapable of comprehending that their actions affect other people.

La politesse que j’emploie pour leur demander un tant soi peu de courtoisie n’a aucune importance. Ils sont incapables de comprendre que leurs actions affectent d’autres personnes.

They have a complete lack of consideration for anyone else and an overly developed sense of entitlement.

Ils ont une absence totale de considération pour les autres, ainsi qu’une impression sur-développée d’être dans leur bon droit.

They have no decency, no concern, no shame.

Ils n’ont aucune décence, aucun souci, aucune honte.

They do not care that I suffer from debilitating migraines and insomnia.

Ils s’en foutent que je souffre de migraines invalidantes et d’insomnie.

They do not care that i have to go to work, or that I want to kill them.

Ils s’en foutent que je doivent aller au travail, ou que je veuille les tuer.

Durant son périple, Frank croise la route de Roxy, une gamine qui deviendra son partenaire de crime.

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Il y a plusieurs mois, l’initiative populaire fédérale « Pour la protection face à la violence des armes » a finalement abouti, appuyée par 106’323 signatures validées, dont la mienne.

Merci, merci. (roses)

Le peuple helvétique devra donc se prononcer d’ici quelques mois pour éradiquer l’aberration qu’est la garde d’armes au foyer. Plus concrètement, je cite le site.

– sortir l’arme militaire du placard. Les armes doivent être entreposées dans des locaux sécurisés de l’armée;
– que quiconque voulant acheter, porter ou utiliser une arme prouve qu’il en a vraiment besoin et qu’il dispose des capacités;
– un ramassage systématique des armes inutilisées qui dorment dans les caves et les greniers;
– l’enregistrement de toutes les autres armes restant en circulation, ce qui améliorera la prévention et la poursuite des crimes.

En ce froid début de juin, les opposants à l’initiative ont fraichement sorti l’artillerie propagandiste. Tu as probablement dû remarquer les quelques affiches rouge sang qui fleurissent aux quatre coins de ton canton, campagne financée et organisée par la fédération sportive suisse de tir.

Le booklet peut être téléchargé ici, j’en garde une copie si jamais. Leurs arguments sont réellement écrasants, voici quelques extraits.

S’il s’agissait d’un autre sport national, une telle initiative serait un sale coup : imaginons que la culotte des lutteurs soit constamment enfermée et qu’elle ne soit sortie que pour les fêtes de lutte ! Un autre exemple ? Si on encasernait les raquettes de tennis ?

Hier soir un psychopathe armé d’une culotte de lutteur a d’ailleurs tué une douzaine d’enseignants dans une université. les victimes ont probablement succombé après une longue et douloureuse asphyxie.

Depuis toujours, cette tradition typiquement suisse est basée sur la confiance de l’Etat en ses propres citoyennes et citoyens. Ce « système de confiance » a fait ses preuves. Ce « système de confiance » est remis en question par l’initiative sur les armes suite à des actes tragiques de violence. Les tireuses et les tireurs se déclarent clairement contre toute utilisation abusive des armes. En revanche, les tireuses et les tireurs sont contre toute recherche déplacée des causes. Les coupables sont en cause, non les armes.

L’excuse standard la plus utilisée, « ce n’est pas l’arme qui tue » , ben voyons. Un tueur impulsif sans arme à feu peut donc également faire un carnage dans une école? Qu’on m’explique par quel moyen.

Les tireuses et les tireurs veulent que l’utilisation abusive des armes soit strictement sanctionnée. Mais pour éviter les crimes et délits, il faut bien d’autres idées que celles de l’initiative sur les armes, et des plus raisonnables !

En d’autres termes : Nous n’aimons pas votre solution, mais ne proposons aucune alternative.

En effet, nous, les tireuses et les tireurs, formons déjà une grande famille. Et puis le tir est un sport pour toute la famille. Nous ne voulons pas en être privés !

Le tir, c’est une affaire de famille! Le père qui a liquidé sa femme et ses enfants au fusil le mois passé pourrait d’ailleurs en témoigner… s’il ne s’était pas suicidé droit derrière.

Les tireurs suisses cherchent ainsi à se distinguer de leurs compatriotes armés dont les fusibles ont disjonctés, et par la même occasion à protéger leur hobby. On peut d’ailleurs sincèrement les comprendre. Le problème est qu’ils ne proposent aucune solution concrète pour mettre un terme aux homicides et suicides directement causés par leurs instruments de jeux.

Le peuple aura donc prochainement le dernier mot, qui on l’espère sera un grand OUI à cette initiative.

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Comment se faire rapidement connaitre du grand public quand on est musicien? Certains emploient des méthodes originales, d’autres la méthode choc, comme par exemple un clip vidéo ultra-violent.

C’est le cas du groupe français d’électro Justice et leur titre controversé Stress qui alimente la polémique depuis sa sortie au début du mois de mai, pour des raisons de décence je ne montrerai ici qu’une simple capture d’écran tirée du clip. La version complète et animée relate la journée d’une bande d’adolescents des banlieues en mal d’agressions et de destructions gratuites, contradiction évidente avec le nom du groupe.

La croix noire en contre-plongée cousue sur le dos des casseurs n’a pas été choisie par hasard, le symbole de la chrétienté est également le logo officiel du groupe. Représentation religieuse par excellence, son savant mélange avec le terme « justice » est une polémique à lui tout seul.

Voilà pour l’image. Du côté de la musique c’est une toute autre histoire, Justice entre tout droit dans une brèche laissée béante depuis que leurs compatriotes gaulois les Daft Punk sont aux abonnés absents. Leur style heureusement quelque peu différent plaira certainement à tous les amateurs de bonne musique électronique.

Pour se faire une idée, voici un petit extrait de Stress, à ne pas mettre entre toutes les mains.

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