Les films d’anticipations ont inondé les années 70, période charnière dans l’évolution des technologies. Les craintes d’abus ne sont donc pas nouvelles, la peur d’un avenir déliquescent a toujours suscité des brouettes d’angoisses.

Le film « Zero Population Growth » sorti en 1972 et abrégé « ZPG » navigue sur cette vague, il est basé sur le roman « The Population Bomb » de Paul R. Ehrlich.

Nous sommes dans un « futur pas si lointain » par rapport aux années 70, la pollution a pratiquement détruit la planète et un smog exagéré recouvre l’atmosphère. Les gens portent des masques lorsqu’ils sortent.

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Le nuage omniprésent gâche toutes les prises de vues extérieures, lors de chaque scène on doit chercher ce qui peut bien se passer derrière cet écran blanc.

Comme le titre l’indique, il est question de marmaille. Afin de permettre à la planète de récupérer partiellement les dégâts causés par l’expansion démographique, l’État interdit la procréation pendant une période de vingt-deux ans. En guise d’introduction un engin volant annonce la nouvelle dictatoriale, la voix est monotone et menaçante, sur fond de vieux sons synthétiques crispants.

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Les citoyens sont montés les uns contre les autres, les enfants illégaux sont dénoncés et exécutés par asphyxie avec leurs parents, le peuple s’est rallié aux côtés du gouvernement sans la moindre révolution.

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La suite tant attendue des trois films « Jurassic Park » débarquera en 2015 dans les salles obscures. Cette fois c’est la bonne, le parc d’attractions « Jurassic World » a été renommé et les riches touristes commencent à affluer dans le but de côtoyer des créatures létales en liberté.

Constatant que le nombre de décès brutaux est inexistant sur l’île, une scientifique décide de créer une espèce mutante de dinosaure capable de génocides violents et douloureux. Curieusement tout va partir en couilles, on ne s’y attendait pas du tout dis donc.

Une expérience scientifique qui tourne mal, voilà une base scénaristique inédite.

Pour résumer.

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Attention spoiler, le reste sera constitué de gros effets spéciaux en images de synthèses, avec plein de bruits très forts qui font peur et mal aux oreilles.

   

Je t’avais récemment parlé du film Total Recall sorti en 1990, he bien figure-toi qu’un remake a été projeté en 2012 dans nos salles obscures.

Plusieurs points diffèrent de la version originale, le principal étant que ce n’est curieusement plus Arnold Schwarzenneger qui interprète Douglas Quaid mais l’acteur irlandais Colin Farrell.

Il a entre autre tenu le rôle James Crockett en 2006 dans l’adaptation cinématographique de la série télévisée « Miami Vice » , il était également Stu Shepard en 2003 dans le flippant « Phone Game » .

Ce brave Douglas Quaid est marié depuis plusieurs années à Lori, un laideron obèse joué par Kate Beckinsale.

Les amateurs de vampires et autres loups-garous auront certainement reconnu Selene, la tueuse de lycans de la saga « Underworld » , sans sa tenue de cuir moulante et ses lentilles de contact.

« Poum poum, vilains toutous! »

Contrairement au « Total Recall » de 1990, l’action de cette version 2012 se passe entièrement sur Terre, avec toutefois quelques allusions subtiles à la colonisation martienne. Notre planète a été rendue inhabitable par tous les crétins qui roulent en Hummer et les armes chimiques de la troisième guerre mondiale, ne reste que deux endroits viables.

Comme ça tout le monde parle anglais

L’Union Fédérale Britannique est une grande puissance économique, tandis que l’Australie alors appelée « la Colonie » est un état pauvre dominé par le premier. Ces deux nations aux antipodes l’une de l’autre sont reliées par un métro gigantissime appelé « The Fall » , ou « La Chute » en Français.

Les habitants de la Colonie sont oppressés, de cette frustration est née la « Resistance » , un mouvement rebelle au nom original dont le but est de détruire The Fall.

Le trajet dure dix-sept minutes pour parcourir les douze-mille kilomètres et quelques qui représentent le diamètre moyen de notre planète, ce qui nous donne une vitesse impossible de quarante-cinq-mille kilomètres par heure, sans compter l’accélération et la décélération.

De plus, le diamètre du tube faisant vingt-cinq mètres à une couille près, on peut grossièrement estimer son volume. On obtient ainsi un peu moins de six milliards de mètres cubes de gravats à déblayer, soit une montagne de près de deux kilomètres de largeur, de profondeur et de hauteur.

Dire que les scénaristes ne pensaient même pas qu’un taré allait faire les calculs.


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Les cons sont parmi nous. Nous les croisons tous les jours, il font partie de l’écosystème urbain qui nous entoure.

Ta route aura certainement croisé un jour celle de cet idiot qui gare sa voiture en travers sur deux places, de cet imbécile qui te passe devant à la caisse du supermarché, de ce demeuré qui critique sans arrêt les jeunes, ou de ces attardés mentaux qui klaxonnent dans la rue après la victoire de leur équipe de football.

Le film « God Bless America » est une merveille ultraviolente dans laquelle Frank, un loser atteint d’une tumeur au cerveau décide de purger son pays de tous les débiles qu’il contient.

Et vu que Frank est américain, il a du boulot, à commencer par ses voisins.

I hate my neighbors.

Je hais mes voisins

The constant cacophony of stupidity that pours from their apartment is absolutely soul-crushing.

La cacophonie constante de stupidité qui émane de leur appartement est absolument débilitante.

It doesn’t matter how polite I ask them to practice some common courtesy. They’re incapable of comprehending that their actions affect other people.

La politesse que j’emploie pour leur demander un tant soi peu de courtoisie n’a aucune importance. Ils sont incapables de comprendre que leurs actions affectent d’autres personnes.

They have a complete lack of consideration for anyone else and an overly developed sense of entitlement.

Ils ont une absence totale de considération pour les autres, ainsi qu’une impression sur-développée d’être dans leur bon droit.

They have no decency, no concern, no shame.

Ils n’ont aucune décence, aucun souci, aucune honte.

They do not care that I suffer from debilitating migraines and insomnia.

Ils s’en foutent que je souffre de migraines invalidantes et d’insomnie.

They do not care that i have to go to work, or that I want to kill them.

Ils s’en foutent que je doivent aller au travail, ou que je veuille les tuer.

Durant son périple, Frank croise la route de Roxy, une gamine qui deviendra son partenaire de crime.

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Sorti en 1990, « Total Recall » est un film de science-fiction américain réalisé par Paul Verhoeven. C’est une adaptation de la nouvelle « We Can Remember it for You Wholesale » du célèbre auteur Philip K. Dick.

Nous sommes en 2084, la planète Mars vit sous la dictature de Vilos Cohaagen (Ronny Cox), un puissant homme d’affaire qui se fait une tonne de blé sur le dos de pauvres employés payés une misère pour extraire le turbinium du sous-sol de la planète.

Douglas Quaid (Arnold Schwarzenneger) est un homme comblé, il vit sur Terre en parfaite harmonie avec sa femme Lori Quaid (Sharon Stone) dans un superbe appartement décoré par un aveugle manchot.

La suite est soumise à condition.


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Le livre « Do Androids Dream of Electric Sheep » est un roman de science-fiction paru en 1968 du célèbre auteur américain Philip K. Dick. De ce livre est tiré le film « Blade Runner » , qui ne reprend pratiquement rien du scénario original hormis le personnage de Rick Deckard et son métier futuriste, ainsi que quelques protagonistes divers.

Aujourd’hui je vais te parler du film, et plus particulièrement de sa technologie, puisqu’il est toujours amusant de constater à quel point les auteurs de science-fiction ont du mal à imaginer notre futur.

L’action commence dans un boom sourd entouré d’une superbe musique signée par le fameux compositeur grec Vangelis, qui a d’ailleurs composé l’intégralité de la bande originale.

L’histoire se passe à Los Angeles en 2019, dans le livre l’action se déroule à San Francisco en 1992. Rick Deckard (Harrison Ford) est un blade runner, un tueur à gages utilisé par la police locale pour traquer et tuer tous les androïdes illégalement immigrés depuis les colonies de Mars. Ces derniers appelés « replicants » (« andros » dans le livre) ont une apparence parfaitement humaine et seul un test d’empathie dit « de Voight-Kampf » pratiqué à l’aide d’une machine scannant la rétine permet de faire la différence.

Sur la machine en question, de gros boutons poussoirs lumineux rappellent les vieux appareils électroménagers des années quatre-vingt.

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En 1982 sortait le roman d’anticipation « The Running Man » écrit par un certain Richard Bachman, pseudonyme derrière lequel se cachait (mal) le très célèbre Stephen King. Le livre raconte l’histoire d’un père de famille qui participe volontairement à une chasse à l’homme télévisée dans le but de subvenir aux besoins de sa famille.

Une adaptation cinématographique libre est sortie en 1987, du scénario original n’est conservée que la notion de base du jeu, à savoir fuir et survivre sous l’œil des caméras.

« The Running Man » est donc un film américain réalisé par Paul Michael Glaser en 1987. Le nom du réalisateur te dira probablement quelque chose, c’est en effet lui qui interprétait David Starsky dans la légendaire série « Starsky & Hutch » .

L’histoire du film se déroule en 2019, et la prévision de l’évolution technologique est comme à chaque fois un peu bancale. On retrouve l’écart social exacerbé propre à ce genre de film, les riches sont très riches et les pauvres sont très pauvres, ces derniers doivent même subir la présence d’écrans géants qui diffusent de vieux épisodes de « Maguy » .

Un flic nommé Ben Richards (joué par Arnold Schwarzenegger) est arrêté pour avoir désobéi aux ordres en refusant de tirer sur une foule innocente et affamée, d’emblée on appréhende cette idée de hiérarchie débile qui fait face au seul mec visiblement doté d’une morale.

Les dialogues de la scène d’introduction sont bouleversants, Ben Richards est dans un hélicoptère avec ses collègues, il est en communication radio avec son chef.

Ben Richards : We’re above release point Echo-Bravo-One.
( « Ben Richards : Nous allons bientôt survoler le point Echo-Bravo-One. » )
Chef : Move in and check it out.
( « Chef : Allez y jeter un œil. » )
Ben Richards : Roger, moving in. Food riot in progress, approximately 1’500 civilians. No weapons evident.
( « Ben Richards : Bien reçu, on y va. Émeute alimentaire en cours, environ 1’500 civils. Pas d’armes visibles. » )
Chef : Procees with Plan Alpha. Eliminate anything moving.
( « Chef : Continuez avec le Plan Alpha. Éliminez tout ce qui bouge. » )
Ben Richards : I said the crowd is unarmed. There are lots of women and children down there. All they want is food, for God’s sake!
( « Ben Richards : J’ai dit que la foule n’était pas armée. Il y a plein de femmes et d’enfants là en bas. Tout ce qu’ils veulent c’est de la nourriture, nom de Dieu! » )
Chef : As you were, Richards. Proceed with Plan Alpha. All rioters must be eliminated.
( « Chef : Comme discuté, Richards. Exécutez le Plan Alpha. Tous les émeutiers doivent être éliminés. » )
Ben Richards : The hell with you, I will not fire on helpless people.
( « Ben Richards : Va te faire foutre, je ne tirerai pas sur des gens sans défense. » )

On peut imaginer la réunion de travail qui a précédé l’intervention, avec le chef borné qui annonce tranquillement « Hey les gars, il y a un petit singe échappé du zoo qui se balade au centre-ville, allez-y et butez-le! En fait butez tout ce qu’il y a sur place, c’est plus sûr, on va appeler ça le Plan Alpha! » .

L’écran d’ordinateur de l’hélicoptère a une résolution de vieux téléphone portable, et des structures sans textures dignes des premiers jeux en trois dimensions y sont affichées.


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À force d’éplucher les détails des vieux films d’anticipations on finit par référencer plusieurs points récurrents. Imaginer le futur n’est vraiment pas une sinécure, surtout si l’exercice a eu lieu avant l’explosion des technologies qui ont marqué les deux décennies entourant l’an deux-mille.

Ainsi, les vieux nanars de science-fiction des années septante comportent tous certains détails notables, on peut aisément en dénombrer au moins quatre.

Il y a toujours un mec qui porte encore la moustache, ou qui a une coupe de cheveux immonde.

Les écrans de télévision ont tous des résolutions pourries, avec des coins arrondis dus à ce bon vieux système de tubes cathodiques.

Tout le monde est malade, les rues sont insalubres et mal fréquentées. Il y a toujours une élite qui échappe à cette misère, l’écart entre les classes sociales est énorme.

On retrouve inéluctablement un des trois éléments technologiques suivant : Voiture volante, pistolet laser, vidéophonie (simple ou visioconférence).

Le film dont je vais t’entretenir aujourd’hui n’échappe pas à ces règles, voici donc en exclusivité mondiale le résumé technologique de « Rollerball » .

Le film « Rollerball » est un long-métrage sorti en 1975, c’est une adaptation d’une nouvelle de 1973 intitulée « Rollerball Murder » signée par William Harrison dans le magazine Esquire.

L’histoire se passe en 2018, un sport ultra-violent appelé Rollerball fait fureur, il rappelle clairement les jeux du cirque de la Rome antique. Deux équipes s’affrontent sur une piste circulaire, certains sont en patins à roulettes, d’autres en mobylettes.

Une balle métallique est de temps à autre lâchée, un joueur l’attrape et doit la placer dans un but unique situé en bord de piste. Tous les coups sont permis, bien que certains entrainent des pénalités légères.

Il y a évidemment pleins de morts à chaque partie, du sang partout et des spectateurs obnubilés qui n’ont plus aucune notion de la violence à laquelle ils font face.

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Deux films d’anticipation en à peine dix jours, tu as bien fait de venir. Après l’analyse technologique de « Demolition Man » (voir le billet) place au célèbre « Freejack » !

Donc, « Freejack » est un film américain de science-fiction sorti en 1992 et basé sur le roman « Immortality Inc. » de Robert Sheckley. La présence de quelques stars telles que Mick Jagger ou Anthony Hopkins ont probablement participé à son succès.

Dans un 2009 futuriste, des chasseurs de têtes appelés « bonejackers » utilisent les voyages dans le temps pour rapatrier des personnes du passé quelques microsecondes avant leur mort accidentelle, ceci afin de ne pas influencer le continuum espace-temps (les fans de « Back to the Future » comprendront).

Les corps ainsi téléportés sont appelés « freejack » et servent d’hôtes aux âmes de personnalités aisées sur le point de mourir, leur offrant ainsi une forme d’immortalité. Les corps des terriens de 2009 sont bourrés de maladies et sont impropres à un tel transfert spirituel, d’où l’obligation d’aller chercher de la chair fraiche dans le passé.

Regarder en 2012 un film qui imagine l’aspect de notre monde en 2009 est un exercice très amusant. On constate qu’il y a vingt ans les scénaristes avaient énormément de mal à imaginer l’évolution de la technologie, au vu des bonds qu’elle produit on peut les comprendre.

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Les films d’anticipations vus des années après leur sortie provoquent souvent une bonne dose d’étonnement quand il y est question de technologie, et le film « Demolition Man » n’échappe pas à cette règle.

Donc, « Demolition Man » est un film américain de Marco Brambilla sorti en 1993, il raconte l’histoire du flic John Spartan (Sylvester Stallone) qui traque le criminel Simon Phoenix (Wesley Snipes) avec l’aide de sa coéquipière Lenina Huxley (Sandra Bullock).

L’histoire commence en 1996 dans un Los Angeles dévasté, la criminalité a explosé, tout est complètement cramé et la police tente difficilement d’y faire régner un peu d’ordre.

La suite est soumise à l’habituelle…


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