Diffusée en décembre 2014, la série télévisée « Ascension » raconte l’histoire du vaisseau spatial éponyme qui a quitté la Terre sur ordre de John Fitzgerald Kennedy en 1963, avec pour mission d’assurer la survie de l’espèce humaine dans une époque troublée par les tensions avec l’URSS.

Annonçons-le immédiatement, c’est probablement une des meilleures série de science-fiction de ces dix dernières années, après « Battlestar Galactica » bien entendu, et même ceux qui n’aiment pas ce genre particulier devraient y jeter un œil.

En effet, peu de grosses explosions au menu, et aucun combat spatial. Mais des complots, des jeux de pouvoir, de l’eugénisme, de la manipulation, du sexe, une recette qui nous fait parfois oublier que tout ceci passe sur la chaine SyFy.

Tiens, mange un peu de la bande-annonce officielle.

Ce début d’article est garanti 100% bio et sans spoilers, la partie finale indique clairement où t’arrêter afin de ne pas gâcher le plaisir. Fais également très attention avec la zone des commentaires qui échappe à tout contrôle policier.

Les six-cent âmes que contient le vaisseau spatial se dirigent vers Proxima Centauri, l’étoile la plus proche du Système solaire. La distance à parcourir est telle que le navire Ascension est qualifié de « générationnel » , cela signifie que seuls les descendants des habitants originaux pourront fouler le sol de la terre promise, les autres crèveront comme de merdes dans l’immensité galactique.

Le concept a déjà été abordé dans plusieurs romans plus ou moins mémorables, dont par exemple « Le Papillon des Étoiles » écrit par Bernard Werber en 2006. Dans « Ascension » le vaisseau serait techniquement bien trop petit pour assurer une autarcie complète.

ascension_011963, présentation du projet sans PowerPoint

C’est l’acteur Eric Davis qui joue le rôle du jeune Abraham Enzmann, le fondateur de la mission Ascension en 1963. On avait pu le voir en tant que Dr. Graf dans « Helix » , ou encore dans la peau d’un officier de sécurité dans le film « RED 2 » .

L’intrigue repose sur une version altérée de notre réalité, le drapeau américain différent rappelle régulièrement cette particularité tout au long des différents plans. L’histoire est toutefois basée sur des faits réels, en occurrence le projet américain Orion qui n’a heureusement pas abouti. Le nom complet du bâtiment est d’ailleurs « United States Orion Class Spaceship Ascension » .

L’intégralité de la série ne comporte que six épisodes de trente à quarante-cinq minutes chacun environ. Ce format très court permet au contraire d’autres concurrents de ne pas faire trainer le sujet, et c’est tant mieux car on ne s’ennuie pas une seule seconde.

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La série américaine « Extant » raconte l’histoire de l’astronaute Molly Woods, qui revient sur Terre après un séjour de 13 mois seule dans une station spatiale appelée « Seraphim » .

C’est l’actrice Halle Berry qui tient le rôle principal. C’est seulement son second rôle récurrent dans une série télévisée, il faut en effet remonter en 1989 pour l’apercevoir régulièrement dans « Living Dolls » .

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Halle Berry a notamment connu le succès grâce à son rôle de Storm (Tornade en français) dans les films « X-Men » , y compris « Days of Future Past » sorti en mai 2014. On a également pu l’apercevoir dans « Cloud Atlas » , « Catwoman » ou le James Bond « Die Another Day » .

Dans « Extant » , son personnage de Molly Woods travaille pour une organisation fictive appelée « International Space Exploration Agency » (abrégée « ISEA » ), qui n’a d’international que le nom car comme dans toute série américaine qui se respecte le monde se résume aux États-Unis seuls, aucun autre drapeau n’est visible ni même mentionné, y compris juste devant leurs bureaux.

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La visite médicale de Molly Woods est assurée par son amie Sam Barton, c’est l’actrice Camryn Manheim qui tient ce rôle

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Cette actrice a effectué de courts passages dans quelques séries notables telles que « The L Word » , « How I Met Your Mother » ou encore « Person of Interest » .

Sam Barton annonce une bien curieuse nouvelle à Molly Woods : elle est enceinte! La nouvelle peut surprendre après treize mois en solitaire dans l’espace. Le spectateur apprendra toutefois par la suite que Molly Woods a été victime de plusieurs hallucinations durant son séjour en apesanteur, elle a notamment vu son ancien petit-ami décédé Marcus Dawkins.

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Il y a dans la vie d’un acteur ou d’un réalisateur des films que tu préférerais oublier, c’est très probablement le cas de « Saturn 3 » , un nanar de science-fiction sorti en 1980 et réalisé par Stanley Donen.

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L’histoire se passe évidemment dans le futur, la Terre est polluée et l’humanité cherche des solutions de survie à plus ou moins long terme. L’action est centrée sur deux savants agronomes Adam et Alex, qui bossent en autarcie depuis trois ans dans un laboratoire souterrain sur un des deux-cent satellites de Saturne. Ils sont accompagnés par leur chienne Sally, qui fait caca partout et aboie en permanence, comme tout clébard qui se respecte.

Adam est joué par Kirk Douglas, surtout connu pour être le père de l’acteur et producteur Michael Douglas.

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Sa collègue et amante Alex est jouée par Farrah Fawcett, une drôle de dame dont la célébrité a explosé grâce à son rôle de Jill Munroe dans la première saison de la série télévisée « Charlie’s Angels » en 1976.

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Tout cet équilibre est bousillé par l’arrivée du capitaine Benson, un psychopathe meurtrier qui se fait passer pour un scientifique.

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C’est l’acteur Harvey Keitel qui tient ce rôle, on a pu l’apercevoir dans différentes productions cultes telles que « Taxi Driver » , « Thelma et Louise » , « Bad Lieutenant » ou encore « Reservoir Dogs » .

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Sorti en 2009, « Cargo » est un film suisse de science-fiction ( 😯 ) de Ivan Engler qui a curieusement fait preuve d’une grande discrétion lors de sa sortie. Les dialogues sont en allemand et il est impératif de regarder ce film en version originale, la version doublée en français est parait-il catastrophique.

La Terre n’est plus viable, l’humanité vit à présent dans de gigantesques stations orbitales surpeuplées, de monumentales villes circulaires tournent inlassablement autour d’un axe afin de créer une gravité artificielle par effet de rotation. Le film commence par un long survol de l’une d’entre-elles, l’ambiance sonore et la technique de prise de vue rappellent l’introduction de « Blade Runner » .

Les chanceux qui gagnent leur billet ou ceux qui allongent le pognon peuvent se permettre un aller simple vers la planète Rhea, terre d’asile paradisiaque pour une humanité orpheline. Laura Portmann (Anna-Katharina Schwabroh) est une jeune doctoresse recrutée pour faire partie de l’équipage du vaisseau Kassandra, ce dernier va quitter la station orbitale pour un voyage de plusieurs années afin d’aller amener le matériel nécessaire à la construction d’une mystérieuse base spatiale appelée Station 42. Elle espère grâce à ce travail gagner assez d’argent pour aller rejoindre sa sœur qui l’attend sur Rhea.

Les décors sont futuristes mais tout parait vieux et rouillé, le vaisseau Kassandra est une véritable épave, la carcasse grince en permanence et les portes automatiques ne fonctionnent qu’a moitié. On sent dès le départ que tout va partir en couille, c’est génial.

Tout l’équipage est plongé dans un sommeil cryogénique à l’exception de Laura, qui veille. Au fil du temps, elle se rend compte qu’elle n’est probablement pas la seule éveillée dans le vaisseau. Ça commence par des bruits lourds, des ombres furtives, des coups secs au détour d’un couloir. L’ambiance est oppressante et incroyablement prenante, la tension artérielle est énorme, cardiaques s’abstenir.

Il apparaitra rapidement que l’immensurable soute du vaisseau (le fameux « cargo bay » ) ne contient pas que du matériel de construction, on s’en doutait un peu. L’accès à ladite soute se fait par une porte géante qui rappelle la gueule d’un monstre, on pourrait presque y voir Alien qui tente de happer ses victimes.

D’ailleurs le slogan du film est « Da draussen bist du allein » (« Là-bas tu es seul » ), celui du film « Alien » était « In space, no one can hear you scream » (« Dans l’espace, personne de vous entend crier » ), même fond rappelant que dans l’espace il est vain d’espérer une quelconque aide extérieure.

Mon grand regret, à mon étonnante surprise, est de ne pas mieux parler allemand.

Les personnages manquent malheureusement un peu de profondeur et on ne comprend pas toujours l’état de leurs relations, ni ce qui motive parfois leurs actes. Certains acteurs surjouent, Vespucci (Michael Finger) passe par exemple l’intégralité de ses scènes à mâcher vigoureusement un hypothétique chewing gum dans le but probable de donner au personnage une apparence de mauvais garçon.

Au final, « Cargo » reste toutefois un bon film que tout fan de science-fiction devrait voir.

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