Dans notre société consumériste, amener le pigeon l’acheteur à penser que le prix est plus bas que la réalité est une technique commerciale utilisée à grande échelle.

L’enfumage généralisé s’effectue d’une manière fourbe mais efficace, il s’agit tout simplement de retirer une valeur dérisoire au prix de vente souhaité, afin qu’il passe dans la tranche inférieure. Cette valeur déduite correspond à la plus petite unité monétaire du pays, par exemple 1 centime d’euro, ou 5 centimes en Suisse.

Un DVD à CHF 29.95, un t-shirt à € 39.99, ils sont partout.

On parle de « prix psychologique » , une illusion d’optique parfaite pour notre petit cerveau manipulable, ce pauvre organe probablement trop épuisé pour pouvoir effectuer un arrondi supérieur parfaitement logique.

Dans le coin d’un rayon tu aperçois l’accessoire de mode de tes rêves, et il ne coûte que CHF 19.95. Ton cerveau retient la dizaine, c’est aussi simple que ça.

Notons ainsi trois catégories de gravité selon le montant de l’objet, tout lien avec une autre pratique parfois tarifée serait involontaire.

L’enfumage simple

Il n’y a pas de petit profit, comme le dit l’adage capitaliste. L’arrondi est effectué à l’entier supérieur, sans faire basculer dans la dizaine ou la centaine supérieure. Par exemple « 4.95 » , ou « 7.95 » .

L’enfumage royal

Quelques centimes de plus font basculer le prix dans la dizaine supérieure. Par exemple « 9.95 » , « 19.95 » , « 29.95 » et ainsi de suite.

L’enfumage impérial

En cas de prix dépassant la centaine, les centimes déduits vont parfois jusqu’à atteindre une unité complète, sans doute pour éviter de plonger une technique déjà ridicule dans l’absurdité totale. Par exemple « 199.- » , « 299.- » , et cætera.

Certaines grandes enseignes maîtrisent ce sport à la perfection.

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Je ne sais pas si tu es au courant mais c’est la criiiiiiiiise, la situation économique de la Suisse est catastrophique, nos banques sont sans-le-sou. L’année passée la Confédération a même été contrainte d’offrir gracieusement une grosse poignée de milliards à l’UBS afin que ses pauvres dirigeants puissent continuer a s’octroyer quelques bonus indubitablement mérités.

Si tu ressens comme tout citoyen l’impression d’avoir été profondément ramoné sur ce coup là alors ne crois pas que tu es seul au monde, outre-atlantique c’est le même problème et ce bon vieux Michael s’y est d’ailleurs attelé.

Un film qui promet d’être aussi piquant que les autres.

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