Ma passion, regarder de vieux navets d’anticipation et publier des critiques peu constructives à leur sujet. Une activité qui demande une patience et un courage hors-normes, mais qui a également ses limites à ne pas franchir.

Concrètement, le film danois « Webmaster » sorti en 1998 dépasse largement le seuil de tolérance nécessaire, il faudra donc se contenter aujourd’hui d’une bande annonce déjà très difficile à supporter.

Le contenu et le titre original « Skyggen » (avec deux « g » ) naviguent dans la vague de ces films qui exploitaient cette technologie émergente des années 90, tu as probablement dû en entendre parler, ça s’appelait « Internet » .

Nous sommes « dans un futur pas si distant » , un hacker du nom de J.B. s’éclate dans le cyber-espace avec ses cyber-lunettes de réalité virtuelle. Il assiste à un cyber-meurtre et se voit proposé un cyber-travail de webmaster.

Ce thriller cyber-punk a quand même gagné un prix au Festival international du film fantastique de Bruxelles en 1999, et l’acteur principal a visiblement remporté une récompense au Fantafestival italien la même année.

Il n’est jamais sorti en salle, uniquement sur support VHS (pas très cyber ça), on se demande pourquoi.

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Le navet « Cherry 2000 » est un film d’anticipation américain de 1987 réalisé par Steve De Jarnatt, certains vont pourtant jusqu’à le qualifier de « culte » .

L’introduction commence à la manière d’un vieux porno bas-de-gamme, avec sa musique associée et quelques images d’une femme dénudée qui ondule lascivement.

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Nous sommes en 2017, le monde post-apocalyptique se résume aux États-Unis divisés en zones vaguement habitables et décharges infréquentables, un scénario visionnaire qui fait suite à l’élection récente de Donald Duck Trump à la présidence ‘muricaine.

cherry_2000_16Make America Great Again

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Les films d’anticipations ont inondé les années 70, période charnière dans l’évolution des technologies. Les craintes d’abus ne sont donc pas nouvelles, la peur d’un avenir déliquescent a toujours suscité des brouettes d’angoisses.

Le film « Zero Population Growth » sorti en 1972 et abrégé « ZPG » navigue sur cette vague, il est basé sur le roman « The Population Bomb » de Paul R. Ehrlich.

Nous sommes dans un « futur pas si lointain » par rapport aux années 70, la pollution a pratiquement détruit la planète et un smog exagéré recouvre l’atmosphère. Les gens portent des masques lorsqu’ils sortent.

zpg_masquesZombie Nation

Le nuage omniprésent gâche toutes les prises de vues extérieures, lors de chaque scène on doit chercher ce qui peut bien se passer derrière cet écran blanc.

Comme le titre l’indique, il est question de marmaille. Afin de permettre à la planète de récupérer partiellement les dégâts causés par l’expansion démographique, l’État interdit la procréation pendant une période de vingt-deux ans. En guise d’introduction un engin volant annonce la nouvelle dictatoriale, la voix est monotone et menaçante, sur fond de vieux sons synthétiques crispants.

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Les citoyens sont montés les uns contre les autres, les enfants illégaux sont dénoncés et exécutés par asphyxie avec leurs parents, le peuple s’est rallié aux côtés du gouvernement sans la moindre révolution.

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L’avenir est sombre. De ce postulat sont nés de nombreux films d’anticipation, dont le navet phénoménal « Death Race 2000 » . C’est le sujet du jour, alors accroche bien ta ceinture.

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Ce film de 1975 narre un futur dystopique dans lequel une émission de télé-réalité banalise la violence devenue quotidienne, la mort comme moyen de divertissement des foules.

Le concept est similaire à « Rollerball » la même année, ou encore « Running Man » en 1982, sauf que cette fois le jeu est une course de voitures tunées par un décorateur de carrousels.

death_race_2000_05La batterie de caméra sur le dos, pour une meilleure autonomie

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Le film de Robert Zemeckis « Back To The Future 2 » sorti en 1989 présente avec humour le sujet des voyages dans le temps, les paradoxes temporels qui leur sont lié et les dangers qu’une telle technologie pourrait provoquer entre de mauvaises mains.

Le transport d’une époque à l’autre s’effectue au moyen d’une voiture DeLorean DMC-12 trafiquée, le voyageur temporel n’a qu’à saisir la date voulue sur un tableau de bord, rouler à 88 miles à l’heure (environ 142 kilomètres à l’heure) et la magie opère dans une grosse explosion lumineuse.

De nombreuses images du tableau de bord ont été retouchées numériquement et diffusées sur Internet avec la fourbe intention de faire croire que le futur dans lequel débarquent Marty McFly (Michael J. Fox), sa copine Jennifer Parker (Elisabeth Shue) et le docteur Emmett Brown (Christopher Lloyd) était le jour courant.

Pratiquement chaque trimestre un canular du genre circule sur les réseaux sociaux, relayé immédiatement par un nombre affolant de contacts tous plus crédules les uns que les autres.

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Que les choses soient claire, les protagonistes arrivent le 21 octobre 2015. Ni avant, ni après.

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« Oblivion » est un film de science-fiction produit et réalisé par Joseph Kosinski, sorti en 2013 il raconte l’histoire de notre planète ravagée par les séismes après la destruction de la Lune.

Mais l’article que tes jolies mirettes sont en train de parcourir n’a pas été conçu dans le but de t’expliquer les méandres surprenants du scénario, car aujourd’hui on parle de recyclage d’acteur.

Gaffe quand même, ça spoile un peu.


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Le film américain « Escape from L.A. » est un navet américain de John Carpenter sorti en 1996, c’est en quelque sorte une suite de « New York 1997 » .

Nous sommes en 2013, suite à un cataclysme qui l’a coupée du monde, la ville de Los Angeles est devenue une île pénitentiaire, le titre français est d’ailleurs « Los Angeles 2013 » . L’histoire est celle de Snake Plissken (joué par Kurt Russell), un criminel borgne peu crédible qui est envoyé là-bas pour y chercher une mystérieuse valise.

En 2013 les graphistes auront décidé de ne plus appliquer de textures sur leurs polygones, ça donne un effet vintage original.

Le monde sera devenu totalement merdique, comme d’ailleurs dans la plupart des films d’anticipations. À l’instar de « Demolition Man » seront interdits l’alcool, les clopes, les drogues, la viande rouge, le langage grossier et le sexe hors mariage.

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En 1982 sortait le roman d’anticipation « The Running Man » écrit par un certain Richard Bachman, pseudonyme derrière lequel se cachait (mal) le très célèbre Stephen King. Le livre raconte l’histoire d’un père de famille qui participe volontairement à une chasse à l’homme télévisée dans le but de subvenir aux besoins de sa famille.

Une adaptation cinématographique libre est sortie en 1987, du scénario original n’est conservée que la notion de base du jeu, à savoir fuir et survivre sous l’œil des caméras.

« The Running Man » est donc un film américain réalisé par Paul Michael Glaser en 1987. Le nom du réalisateur te dira probablement quelque chose, c’est en effet lui qui interprétait David Starsky dans la légendaire série « Starsky & Hutch » .

L’histoire du film se déroule en 2019, et la prévision de l’évolution technologique est comme à chaque fois un peu bancale. On retrouve l’écart social exacerbé propre à ce genre de film, les riches sont très riches et les pauvres sont très pauvres, ces derniers doivent même subir la présence d’écrans géants qui diffusent de vieux épisodes de « Maguy » .

Un flic nommé Ben Richards (joué par Arnold Schwarzenegger) est arrêté pour avoir désobéi aux ordres en refusant de tirer sur une foule innocente et affamée, d’emblée on appréhende cette idée de hiérarchie débile qui fait face au seul mec visiblement doté d’une morale.

Les dialogues de la scène d’introduction sont bouleversants, Ben Richards est dans un hélicoptère avec ses collègues, il est en communication radio avec son chef.

Ben Richards : We’re above release point Echo-Bravo-One.
( « Ben Richards : Nous allons bientôt survoler le point Echo-Bravo-One. » )
Chef : Move in and check it out.
( « Chef : Allez y jeter un œil. » )
Ben Richards : Roger, moving in. Food riot in progress, approximately 1’500 civilians. No weapons evident.
( « Ben Richards : Bien reçu, on y va. Émeute alimentaire en cours, environ 1’500 civils. Pas d’armes visibles. » )
Chef : Procees with Plan Alpha. Eliminate anything moving.
( « Chef : Continuez avec le Plan Alpha. Éliminez tout ce qui bouge. » )
Ben Richards : I said the crowd is unarmed. There are lots of women and children down there. All they want is food, for God’s sake!
( « Ben Richards : J’ai dit que la foule n’était pas armée. Il y a plein de femmes et d’enfants là en bas. Tout ce qu’ils veulent c’est de la nourriture, nom de Dieu! » )
Chef : As you were, Richards. Proceed with Plan Alpha. All rioters must be eliminated.
( « Chef : Comme discuté, Richards. Exécutez le Plan Alpha. Tous les émeutiers doivent être éliminés. » )
Ben Richards : The hell with you, I will not fire on helpless people.
( « Ben Richards : Va te faire foutre, je ne tirerai pas sur des gens sans défense. » )

On peut imaginer la réunion de travail qui a précédé l’intervention, avec le chef borné qui annonce tranquillement « Hey les gars, il y a un petit singe échappé du zoo qui se balade au centre-ville, allez-y et butez-le! En fait butez tout ce qu’il y a sur place, c’est plus sûr, on va appeler ça le Plan Alpha! » .

L’écran d’ordinateur de l’hélicoptère a une résolution de vieux téléphone portable, et des structures sans textures dignes des premiers jeux en trois dimensions y sont affichées.


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À force d’éplucher les détails des vieux films d’anticipations on finit par référencer plusieurs points récurrents. Imaginer le futur n’est vraiment pas une sinécure, surtout si l’exercice a eu lieu avant l’explosion des technologies qui ont marqué les deux décennies entourant l’an deux-mille.

Ainsi, les vieux nanars de science-fiction des années septante comportent tous certains détails notables, on peut aisément en dénombrer au moins quatre.

Il y a toujours un mec qui porte encore la moustache, ou qui a une coupe de cheveux immonde.

Les écrans de télévision ont tous des résolutions pourries, avec des coins arrondis dus à ce bon vieux système de tubes cathodiques.

Tout le monde est malade, les rues sont insalubres et mal fréquentées. Il y a toujours une élite qui échappe à cette misère, l’écart entre les classes sociales est énorme.

On retrouve inéluctablement un des trois éléments technologiques suivant : Voiture volante, pistolet laser, vidéophonie (simple ou visioconférence).

Le film dont je vais t’entretenir aujourd’hui n’échappe pas à ces règles, voici donc en exclusivité mondiale le résumé technologique de « Rollerball » .

Le film « Rollerball » est un long-métrage sorti en 1975, c’est une adaptation d’une nouvelle de 1973 intitulée « Rollerball Murder » signée par William Harrison dans le magazine Esquire.

L’histoire se passe en 2018, un sport ultra-violent appelé Rollerball fait fureur, il rappelle clairement les jeux du cirque de la Rome antique. Deux équipes s’affrontent sur une piste circulaire, certains sont en patins à roulettes, d’autres en mobylettes.

Une balle métallique est de temps à autre lâchée, un joueur l’attrape et doit la placer dans un but unique situé en bord de piste. Tous les coups sont permis, bien que certains entrainent des pénalités légères.

Il y a évidemment pleins de morts à chaque partie, du sang partout et des spectateurs obnubilés qui n’ont plus aucune notion de la violence à laquelle ils font face.

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Deux films d’anticipation en à peine dix jours, tu as bien fait de venir. Après l’analyse technologique de « Demolition Man » (voir le billet) place au célèbre « Freejack » !

Donc, « Freejack » est un film américain de science-fiction sorti en 1992 et basé sur le roman « Immortality Inc. » de Robert Sheckley. La présence de quelques stars telles que Mick Jagger ou Anthony Hopkins ont probablement participé à son succès.

Dans un 2009 futuriste, des chasseurs de têtes appelés « bonejackers » utilisent les voyages dans le temps pour rapatrier des personnes du passé quelques microsecondes avant leur mort accidentelle, ceci afin de ne pas influencer le continuum espace-temps (les fans de « Back to the Future » comprendront).

Les corps ainsi téléportés sont appelés « freejack » et servent d’hôtes aux âmes de personnalités aisées sur le point de mourir, leur offrant ainsi une forme d’immortalité. Les corps des terriens de 2009 sont bourrés de maladies et sont impropres à un tel transfert spirituel, d’où l’obligation d’aller chercher de la chair fraiche dans le passé.

Regarder en 2012 un film qui imagine l’aspect de notre monde en 2009 est un exercice très amusant. On constate qu’il y a vingt ans les scénaristes avaient énormément de mal à imaginer l’évolution de la technologie, au vu des bonds qu’elle produit on peut les comprendre.

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