Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, j’ai développé une application Android permettant de contrôler les lumières Philips Hue et Nanoleaf Aurora. Si tu possèdes un tel matériel à la maison, alors tu peux jeter un oeil au projet sur la page hueandme.ch.

Ce programme est développé en WinDev Mobile, et utilise pour certaines fonctions avancées un peu de code Java.

Désireux d’augmenter la compatibilité avec d’autre matériel, je me suis attaqué aux lumières connectées Ikea Trådfri. Le problème est que ces dernières n’utilisent pas le protocole JSON RESTful comme toutes les autres, mais un obscur concurrent appelé CoAP (Constrained Application Protocol), léger et rapide mais complètement bordélique à implémenter.

Léger parce que tout est encodé bit par bit, l’entête par exemple ne fait que quatre octets. Rapide car en plus d’être léger il utilise le protocole UDP. Et bordélique pour ces deux raisons.

Si tu as le courage (ou la folie) nécessaire tu peux aller lire la RFC 7252 via le site coap.technology.

Bref, aujourd’hui je vais donc te montrer comment utiliser le protocole CoAP depuis WinDev Mobile, après des heures d’arrachage de cheveux à comprendre comment faire. Si tu as un souci avec le sujet présenté ici alors pose ta question dans les commentaires de cet article, il est inutile d’aller te prendre un vent sur les forums d’aide de PC-Soft.

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Posséder un téléphone sous Android c’est souvent accepter le fait d’être servi après les utilisateurs d’appareils Apple, le phénomène appelé en toute logique « iOS first » est extrêmement courant et frustrant. En tant que développeur il est normal de se poser la question de cette injustice, plusieurs personnes ont tenté d’y répondre à l’aide de statistiques sur le temps de développement qui serait plus court en Objective-C (le langage bordelique d’Apple), ou sur le taux de piratage très discutable des applications Android.

En fin de compte, peu d’éléments factuels semblent favoriser telle ou telle plateforme. Étant donné que rien ne vaut l’expérience personnelle j’ai tenté de publier une application à la fois pour Android et pour iOS, et ainsi comparer les deux plateformes d’un point de vue purement fonctionnel.

Évidemment l’expérience est quelque peu biaisée, ceux qui me connaissent savent que je conchie Apple et ses techniques commerciales extrémistes, mais je suis assez ouvert pour reconnaitre que leur matériel est joli et de bonne qualité. Et puis posséder un appareil Apple c’est la classe, mais c’est surtout beaucoup plus cher alors ça doit évidemment être meilleur.

À l’inverse, prétendre qu’un smartphone Android est de mauvaise qualité car moins cher est un raisonnement simpliste, de plus le concept de « smartphone Android » n’a aucun sens car contrairement à Apple, dans le monde ouvert du petit robot le matériel n’est pas lié au logiciel.

En matière de qualité logicielle il y a du bon et du moins bon des deux côtés, de manière approximativement équitable.

Bref, je suis développeur Android, et j’ai voulu porter mon application phare sous iOS.

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Je suis développeur.

Non, ce n’est pas le métier qui consiste à faire artificiellement gonfler ses muscles dans une salle de fitness qui pue le narcissisme et la transpiration.

J’ai créé une application qui permet de gérer les ampoules Phillips Hue, ces appareils connectés permettent d’éclairer ta maison à l’aide de diverses couleurs gérables depuis des interrupteurs programmables ou une application sur ton smartphone.

hueandme_01

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L’humain est un animal social, mais curieusement faire des rencontres est beaucoup plus compliqué qu’il n’y parait.

La caste maudite des introvertis débute avec un sérieux handicap de départ, contrairement à son opposé dénué de toute inhibition dont les membres finissent d’ailleurs fréquemment catalogués en tant que délinquants sexuels sur madmoiZelle. Dans tous les cas le juste milieu n’est pas si simple à atteindre, que l’on parte d’une extrémité ou de l’autre.

Heureusement, il existe une foultitude de moyens techniques pour pallier à cette dégénérescence sociale, tu te souviendras ainsi peut-être des déboires de ton serviteur sur le célèbre site Adopte Un Mec.

Trop lent, trop lourd, place à la rapidité des applications mobiles d’ultraspeed dating, qui sont aux rencontres ce que Mac Donald est à la haute gastronomie. On mise tout sur la quantité bon marché, voire gratuite.

Il existe une version mobile d’Adopte Un Mec, mais l’utiliser en tant que mâle revient à se taper un message d’interdiction d’entrée neuf fois sur dix, afin de soi-disant respecter une parité des sexes qui disparait mystérieusement en payant un abonnement mensuel.

aum_mobileL’argent résout tout

Mis de côté donc.

Dans le lot testé des fast-meet on notera du meilleur au pire: Voo (signé Lovoo), Blendr (signé Badoo, application non obligatoire), Tinder et finalement Hot or not.

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Je sais que les icônes ne sont pas dans l’ordre, ta gueule.

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Le partage d’image sur les réseaux sociaux est une activité qui commence à démarquer l’élite technologique des simples visiteurs passifs. Au moyen âge (il y a un ou deux ans) on ne pouvait qu’envoyer de bêtes photos sans intérêt, aujourd’hui il existe une multitude d’outils permettant de retoucher soigneusement nos images les plus pourries avant de les partager en tant qu’œuvres d’art avec le commun des mortels.

Petit aperçu de cinq applications qui feront de toi un professionnel incontesté de la retouche numérique, sous Android naturellement.

Tiny Planet FX

C’est cette fameuse application qui enroule ton image pour la transformer en mini-planète.

tiny_planet_fx_00

L’idéal étant de choisir une image qui contient trois zones distinctes : Une base (sol, mer, etc.), un décor (immeubles, arbres, etc.), et un ciel. Sans quoi l’effet risquerait de ne tout simplement ressembler à rien.

Le résultat n’en est que meilleur si tu utilises un panorama à 360°, voire une photo prise à l’aide d’un véritable objectif fisheye.

Les partages intégrés : Facebook, Twitter, email, partage entre applications.

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Le langage de programmation Java est de nos jours fortement utilisé dans de nombreux périphériques fixes ou mobiles. C’est un langage dit « objet » (je t’expliquerai peut-être un jour) qui a grandement évolué depuis sa création en 1995, pour être finalement racheté en 2009 par Oracle, qui depuis lors ne cesse d’intenter des procès à toutes les entreprises qui l’intègrent.

De là à dire qu’ils n’ont racheté Java que dans ce but, il n’y a qu’un pas à franchir.

Sur le site officiel on peut lire un pamphlet promotionnel qui te bourre le crâne de chiffres statistiques.

Java équipe plus de 4,5 milliards de périphériques, notamment :

– plus de 800 millions de PC
– 2,1 milliards de téléphones portables et autres périphériques de poche (source : Ovum)
– 3,5 milliards de cartes à puce
– Des décodeurs, des imprimantes, des webcams, des jeux, des systèmes de navigation automobile, des terminaux de loterie, des appareils médicaux, des bornes de paiement de parking, etc.

Parmi les deux milliards de téléphones portables précités, une bonne partie tourne sous Android, le système mobile de Google.

Le fait incroyable étant qu’Oracle a justement déposé une plainte contre Google, leur réclamant la bagatelle de 2,6 milliards de dollars de dédommagements pour violation de brevet quant à l’utilisation de Java par Android.

En d’autres mots, Oracle met en avant l’utilisation massive de son produit, tout en portant plainte contre ceux qui l’utilisent.

Et ils n’ont visiblement pas honte de cette situation, en témoigne leur publicité qui se poursuit même sur les écrans d’installation.

Les mauvaises langues diront que si Oracle passait plus de temps à améliorer ses logiciels plutôt qu’à intenter des procès contre tout le monde, leur base de données ne serait probablement pas autant à la traîne derrière les autres.

Oups, je l’ai dit.

Source : java.com
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Les téléphones portables achetés dans les magasins officiels réservent parfois quelques surprises désagréables. Voici l’histoire qui résulte de l’acquisition d’un HTC Desire HD sous Android dans un Swisscom Shop en 2011.

Depuis plusieurs années, les grands opérateurs préinstallent des applications verrouillées sur les téléphones mobiles vendus, elles sont protégées et donc impossibles à désinstaller. Cette technique d’utilisation forcée hautement discutable leur rapporte un peu d’argent grâce à des accords passés avec les différents fournisseurs de logiciels.

Ainsi, après une analyse des programmes préinstallés je me suis rendu compte que certains ne sont même pas publicitaires. Il s’agit en effet d’applications de gestions propres à des opérateurs téléphoniques étrangers, qui n’ont de ce fait clairement rien à foutre sur un mobile suisse.

Parmi eux on dénombre sept applications autrichiennes de l’opérateur A1 Telekom Austria :

– A1 Apps
– A1 HANDY Parken
– A1 TV Player
– A1 Gutschein Box
– A1 Music
– A1 Wisepilot
– Mein A1

Notons également la présence de quatre applications françaises de l’opérateur SFR :

– SFR Répondeur +
– SFR TV
– SFR WiFi
– SFR Mon Compte

Ainsi que quelques jeux ou divertissements :

– Monopoly
– Facebook
– Soundhound
– Peep
– Texas Poker

Toutes ces applications sont stockées dans le répertoire « system » d’Android et ne peuvent donc pas être supprimées, à moins d’avoir un téléphone « rooté » (dont on est administrateur). Certaines présentent la particularité louche de démarrer toutes seules, même après avoir été tuées inlassablement par un gestionnaire de tâches.

Le HTC Desire HD vendu par Swisscom (pour ne citer que lui) est en « S-ON » , ce qui signifie qu’une sécurité empêche l’installation de versions alternatives d’Android ainsi que le fameux « rootage » (opération consistant à devenir administrateur de son téléphone).

Le client se retrouve donc avec un téléphone portable dont le système Android contient une vingtaine d’applications non désirées et inutiles, parmi lesquelles certaines ont accès à la fois aux données confidentielles et à Internet, un duo effrayant pour la protection de la sphère privée.

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Ce n’est carrément pas dans mes habitudes de parler d’informatique, mais je vais quand même aujourd’hui te présenter une application Android helvétique qui peut t’épargner bien des tourments. Pas exceptionnel, l’annuaire suisse reste toutefois indispensable pour toute personne possédant une mémoire des numéros inexistante, bref, un « must have pour poissons rouges » si tu me passes cette expression nord coréenne bien connue.

Pour l’utiliser il te faut bien entendu l’installer, tu commences à connaitre le principe. Tu vas donc dans l’Android Market et tu fais une recherche avec les mots-clés « annuaire suisse » , tu devrais trouver sans trop de problème. L’application est créée par local.ch, une succursale de directories.ch, l’incontournable monstre de Swisscom.



Tu installes tout ça, tu lances, tu es bien assez grand maintenant pour te débrouiller tout seul.

Imaginons un instant que tu fasses inopinément une crise aiguë de manque de sushis, tu lances l’application et tu écris le nom de ta drogue dans la zone de recherche. Tu noteras la présence de la case « Recherche aux alentours » , très pratique pour ne pas lister les centaines de milliards de vendeurs de sushis de toute la confédération.



Le résultat de ta recherche est une jolie liste, avec en cadeau les distances depuis ton emplacement actuel.



Une fois arrivé sur la fiche détaillée tu peux soit directement appeler ton correspondant en posant ton gros doigt sale sur le numéro de téléphone, soit afficher sa position sur une carte Google Maps en faisant la même chose sur l’adresse.



Depuis la carte, tu peux même lancer Google Navigation pour te faire guider pas à pas jusqu’au lieu tant recherché.



Bref, tu peux manger des sushis même si tu n’as ni mémoire ni sens de l’orientation, raison suffisante pour utiliser cette application sans aucune modération. ,    
Les chasses aux trésors ont depuis des siècles passionné les plus grands explorateurs de notre monde. De nos jours les conditions pour pratiquer ce loisir ont été revues à la baisse, plus besoin de gros véhicules onéreux ni de matériel sophistiqué. Depuis dix ans, plusieurs milliers de passionnés s’adonnent joyeusement au geocaching. Il s’agit d’une chasse au trésor à l’échelle planétaire, un site web recense toutes les cachettes (nommées « caches » ) et distribue librement leurs coordonnées GPS. Chacun est libre de créer ses propres cachettes, à condition de respecter quelques règles basiques.

Les sites sur le sujet pullulent, on peut surtout noter l’officiel geocaching.com appartenant à la société Groundspeak qui est l’initiatrice du mouvement. Ce site contient les coordonnées des millions de cachettes que compte la Terre (1’173’915 recensées à ce jour), les anglophobes iront plutôt sur son collègue francophone geocaching-france.com, le site suisse sur le sujet est malheureusement en allemand.

Pour devenir un chasseur il suffit d’avoir avec soi un GPS. Un smartphone avec GPS et accès à Internet est toutefois conseillé, car il permet de charger directement les coordonnées depuis le site officiel. Plusieurs applications font l’affaire dont une officielle qui coute une dizaine de dollars américains, mais la meilleure reste c:geo, gratuite et puissante, sous Android évidemment.



De gauche à droite : La liste des cachettes proches, leurs positions sur une carte, la boussole qui te guide vers une cachette spécifique et les commentaires laissés par les chasseurs l’ayant trouvée (ou pas).

Une fois les coordonnées de la cachette en mémoire, tu te débrouilles pour la trouver. Une boite est alors sur place, elle contient un logbook que tu peux remplir avec la date de ton passage, ton pseudonyme officiel et un petit message personnel si le cœur t’en dis. Si la taille de la boite le permet, tu peux également y laisser un objet, voire même en prendre un à condition qu’il soit de valeur inférieure ou égale à celui que tu y as déposé, c’est une des règles. La boite doit évidemment être replacée dans sa cachette après ton passage.
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L’Android Market regorge d’applications plus utiles les unes que les autres, je suis tombé l’autre jour sur une particulière qui s’avère essentielle pour tout touriste visitant Genève. Son nom est explicite, « Geneva Manual » , elle propose de nombreuses fonctionnalités comme le repérage des lieux importants de la ville, une liste des hôtels, mais surtout un plan du métro!

M’aurait-on caché quelque chose?



Une des captures d’écran du dessous te présente de manière alléchante ledit plan du métro, interactif j’imagine.



Le détail nous montre nos célèbres stations de métro genevoises, comme par exemple « San Giorgio » ou encore « Carbonara » .



Tout ça pour à peine deux dollars américains, une affaire en or!

Ou pas. ,