On Mastodon we don't say « go fuck yourself », we say « go back to Twitter ».

Le nombre de réseaux sociaux qui ont tenté de détrôner Twitter sont légion, et nombreux sont ceux qui s’y sont cassés les dents.

Le dernier en date s’appelle Mastodon, son principal atout est d’être décentralisé, cela signifie qu’il ne fonctionne pas sur un seul serveur mais plusieurs connectés entre eux. Mastodon est également open source, et n’est pour ces deux raisons pas soumis aux grandes firmes qui gouvernent notre monde.

Le principe est extrêmement semblable à Twitter, on publie des messages courts qui peuvent être lus par nos suiveurs ou tout le monde. Un des principaux points forts est la limite de 500 caractères, contre 140 seulement pour Twitter, ce qui permet des débats beaucoup plus poussés.

L’interface ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Tweetdeck, personne ne sera donc dépaysé.

Le réseau est jeune, il va peut-être s’étendre, ou alors couler dans les mois qui suivent. Son potentiel est toutefois énorme et pour cela il mérite d’avoir une chance de grimper sur le trône des réseaux sociaux les plus fréquentés.

Voici les principes de base du réseau Mastodon.

Les pouets

Dans la version originale on appelle ça les « toots » . C’est ainsi que se nomment les messages de 500 caractères que tu envoies, tu peux donc repoueter, écrire des pouetstories ou organiser des pouetapéros.

Un toot peut également être mis en favori (c’est comme le « like » ), on reste dans du standard. Quant au « retweet » de Twitter, il s’appelle ici « boost » , mais le fonctionnement est le même.

Les instances

Tu crées ton compte sur une instance, qui n’est rien d’autre qu’un site web tenu par un mec comme toi et moi, sauf qu’il a de meilleures compétences en informatique. Pour accéder à l’interface de Mastodon il te suffit de simplement te rendre sur le site web, il n’y a rien à installer.

Si le site coule, ton compte disparaît et tu perds tout, c’est le gros risque de Mastodon. Il faut donc choisir une instance fiable, pas celle que le geek du quartier a installé sur un serveur poussif dans son garage.

Quand tu envoies un toot, il est visible par tous les membres de ton instance, mais selon la configuration de ton instance il est également relayé à d’autres instances, l’ensemble de toutes ces instances s’appelle une « fédération » .

L’avantage en revanche c’est que Mastodon est du coup potentiellement impossible à détruire, si un gouvernement ferme une instance il en restera toujours des centaines ouvertes.

La fédération

La fédération est le terme employé pour représenter les différentes instances liées les unes aux autres. Tu peux voir les toots des autres instances, mais uniquement si l’administrateur de ton instance l’a liée avec ces autres. Il faut donc choisir une instance liée avec énormément d’autres, le but final de Mastodon étant bien entendu que toutes les instances du monde soient reliées entre elles (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).

Lorsque l’on souhaite s’inscrire on ne choisit pas directement une fédération, on choisit une instance, qui elle est reliée à une fédération.

Le corollaire est que les messages envoyés dans la fédération sont multilingues, en plus de défiler rapidement. Mais le concept permet de découvrir des utilisateurs que l’on n’aurai jamais croisé dans un système centralisé.

Les comptes

Comme expliqué précédemment, pour utiliser Mastodon il te faut tout d’abord choisir une instance pour y créer ton compte, pour cela tu cherches sur Google ou alors il tu vas sur la liste ici.

Tu auras un nom de compte personnel qui contiendra ton pseudonyme, suivi du nom de ton instance. Par exemple le mien est « @memepasmal@mastodon.social » , n’hésite pas à me suivre.

Tu peux bien évidemment suivre des personnes qui ne sont pas sur la même instance que toi, mais elles doivent être dans la même fédération (tu saisis?).

Tu arrives ensuite sur l’interface principale. La colonne « Accueil » montre tes toots ainsi que ceux des personnes que tu suis, la colonne « Notifications » concerne tout ce qui t’est arrivé (boosts, favoris, nouveaux suiveurs), et finalement la dernière colonne peut contenir les toots de ton instance (le fil public local) ou ceux de la fédération (le fil public global).

On ne peut pour l’instant pas changer d’instance, pour migrer il faut d’abord recréer un compte sur la nouvelle instance, puis impérativement prévenir ensuite tous ses suiveurs en leur communiquant la nouvelle adresse.

Tu noteras ainsi qu’un compte du même nom peut être créé sur différentes instances, savoir qu’un compte est authentique est donc plus compliqué que sur les autres réseaux sociaux. Peut-être qu’un jour des instances certifiées réservées aux célébrités verront le jour, ce qui permettra d’être certain de leur authenticité. Par exemple on pourra faire confiance à « @booba@certified.social » , alors que « @booba@mastodon.social » sera probablement un compte parodique.

Alors, prêt à rejoindre l’expérience?

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La musique à fond dans les bars c'est pour nous empêcher de discuter, de refaire le monde, et de réaliser qu'on est manipulés.

En fait les bars font partie du complot mondial.
Merveilleuse époque où l'on voit quelqu'un acheter un caillou, alors qu'il pourrait sauver un pays entier de la famine avec la même somme.

Depuis quelques temps, les utilisateurs de téléphones portables suisses sont harcelés d’appels publicitaires en absence commençant par « +41 44 551 » . Rien ne sert de décrocher car dans ce cas la machine à l’autre bout raccroche immédiatement. Le but est de pousser la victime naïve à rappeler le numéro surtaxé, ce qu’il ne faut bien évidemment surtout pas faire.

Voici donc comment bloquer tous ces appels depuis un téléphone fonctionnant sous Android, ils seront ensuite silencieusement ignorés.

Tout d’abord tu vas sur ton application « Téléphone » , dont l’icône est curieusement un téléphone, c’est fou.

Depuis le menu « Paramètres » , tu choisis le menu « Appel » , puis « Rejet de l’appel » , puis « Liste de rejet auto. »

De là, tu appuies sur le petit « + » en haut à droite pour ajouter un numéro qui sera automatiquement bloqué.

Dans le champ « Numéro » tu indiques « 44551 » , et dans « Critères correspondants » tu sélectionnes « Inclut » .

Tu valides, et tu ne seras plus jamais dérangé par ces parasites sans scrupules.

   
Quand tu n'as pas compris le principe du cadenas Quand tu n'as pas compris le principe du cadenas
Bonne journée à toutes les femmes! Bonne journée à toutes les femmes!

Dans notre société consumériste, amener le pigeon l’acheteur à penser que le prix est plus bas que la réalité est une technique commerciale utilisée à grande échelle.

L’enfumage généralisé s’effectue d’une manière fourbe mais efficace, il s’agit tout simplement de retirer une valeur dérisoire au prix de vente souhaité, afin qu’il passe dans la tranche inférieure. Cette valeur déduite correspond à la plus petite unité monétaire du pays, par exemple 1 centime d’euro, ou 5 centimes en Suisse.

Un DVD à CHF 29.95, un t-shirt à € 39.99, ils sont partout.

On parle de « prix psychologique » , une illusion d’optique parfaite pour notre petit cerveau manipulable, ce pauvre organe probablement trop épuisé pour pouvoir effectuer un arrondi supérieur parfaitement logique.

Dans le coin d’un rayon tu aperçois l’accessoire de mode de tes rêves, et il ne coûte que CHF 19.95. Ton cerveau retient la dizaine, c’est aussi simple que ça.

Notons ainsi trois catégories de gravité selon le montant de l’objet, tout lien avec une autre pratique parfois tarifée serait involontaire.

L’enfumage simple

Il n’y a pas de petit profit, comme le dit l’adage capitaliste. L’arrondi est effectué à l’entier supérieur, sans faire basculer dans la dizaine ou la centaine supérieure. Par exemple « 4.95 » , ou « 7.95 » .

L’enfumage royal

Quelques centimes de plus font basculer le prix dans la dizaine supérieure. Par exemple « 9.95 » , « 19.95 » , « 29.95 » et ainsi de suite.

L’enfumage impérial

En cas de prix dépassant la centaine, les centimes déduits vont parfois jusqu’à atteindre une unité complète, sans doute pour éviter de plonger une technique déjà ridicule dans l’absurdité totale. Par exemple « 199.- » , « 299.- » , et cætera.

Certaines grandes enseignes maîtrisent ce sport à la perfection.

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Il y a quelques mois sortait le casque de réalité virtuelle pour Playstation 4, quelques jeux se sont depuis lors démarqués du lot, et parmi eux « Werewolves Within » .

Le concept est basé sur le célèbre jeu de carte « Les Loups-Garous de Thiercelieux » , et son village infesté de loups-garous discrètement présents sous leur forme humaine. Plusieurs joueurs sont assis en rond autour d’une table, chacun possède un rôle plus ou moins secret, et le but est de déterminer lesquels sont les loups-garous.

La version PSVR est identique, sauf que l’on joue en réalité virtuelle dans la peau d’un habitant du village de Gallowstone, avec de vraies personnes du monde entier. La discussion s’effectue vocalement au moyen du micro incorporé au casque, pour cette raison il est important de bien sélectionner des salons de jeu francophones avant de rejoindre une partie.

Quand on rejoint le jeu on peut soit se retrouver dans une salle d’attente, soit en tant que spectateur d’une partie en cours. Dans le premier cas on attend six joueurs minimum, et on peut lancer. Dans le second cas on attend la fin de la partie en cours, et on rejoint la salle d’attente avec les joueurs ensuite.

Tout le long du jeu, le joueur peut ouvrir son grimoire avec le bouton de la manette, le grimoire contient des informations précieuses sur les rôles potentiellement présents, les demandes d’amis, et plein d’autres choses.

Une partie se déroule en trois phases, tout d’abord on discute pendant une dizaine de minutes afin de déterminer qui sont les loups-garous, ensuite on passe aux votes, et finalement les joueurs ayant obtenu le plus de votes sont éliminés. Les joueurs villageois peuvent élire un meneur, la voix du meneur compte double lors du scrutin final.

Chaque joueur à la possibilité de chuchoter à son voisin de droite ou de gauche, la discussion est privée, les autres joueurs n’entendent que des bruits de chuchotement.

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Je te parlais hier de la vidéo suisse en réponse à « The Netherlands welcome Trump in is own words » de la télévision hollandaise « Zondag met Lubach » , dont voici l’intégralité.

Cette vidéo a donné d’autres suites européennes que celle helvétique, dans la même veine consistant à souligner avec justesse toutes les caractéristiques pitoyables de la tristement célèbre marionnette américaine orange.

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