L’être humain est la seule espèce connue capable de créer une œuvre artistique à partir de quelque chose d’horrible.

Nous sommes en 2010, un cambrioleur pénètre par effraction dans la demeure alabamienne des Dodson, une famille de banlieusards bien ‘muricains. La grande fille est agressée, mais le malfrat s’enfuit rapidement et tout le monde s’en sort heureusement indemne.

Les chacals de la télévision viennent interviewer le fils Dodson, sa parade furieuse est immédiatement repérée par les Gregory Brothers qui remixent la prestation à grands coups d’autotune. La vidéo devient virale et dépasse les 130 millions de vues sur YouTube.

Le remix musical commence vers 1 minute et 50 secondes

Mais les Gregory Brothers n’en sont pas à leur coup d’essai, on leur doit en effet toutes les vidéos « Songify the News » , au concept identique.

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La série télévisée « Stranger Things » a été intégralement diffusée en juillet 2016, l’action nous plonge au cœur des années 80 dans la petite ville américaine de Hawkins. En tête d’affiche, Winona Ryder et David Harbour.

Un petit garçon disparait, s’en suivent des phénomènes paranormaux provoqués par une agence gouvernementale qui ne tient pas vraiment à voir son projet secret dévoilé. Tout est d’époque, les téléphones à impulsions, les vieilles télévisions cathodiques, les papiers-peints pourris et les gamins qui communiquent avec des talkie-walkies.

Mais la plus grosse immersion se fait dès le départ avec l’incroyable bande-son électronique du générique, et ses images dont le détail a été poussé jusqu’à ajouter des poussière défilantes pour simuler une pellicule.

Le thème sonore rappelle sans équivoque les vieux morceaux de Tangerine Dream, avec un peu de Daft Punk lors de leur participation à la bande-son de « Tron 2 » , cette atmosphère d’horreur fixe d’emblée le ton de la série et se poursuit au long des épisodes.

On doit ces merveilles auditives à Kyle Dixon et Michael Stein, membres du groupe Survive depuis 2008, un album est normalement prévu.

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Philip K. Dick a été l’un des auteurs de science-fiction de référence du siècle passé, adepte des substances chimiques prohibées il est un des partisans de la grande question « Qu’est-ce qui est réel ? » . Un film qui remet la réalité en question est d’ailleurs dit « dickien » (citons en vrac « eXistenZ » , « Matrix » ou « Inception » ).

Un grand nombre des romans de Philip K. Dick ont été adaptés au cinéma, ce fut par exemple le cas pour « Do Androids Dream of Electric Sheep? » qui a donné le cultissime « Blade Runner » , ou « We Can Remember it for You Wholesale » en « Total Recall » , « Second Variety » en « Screamers » (alias « Planète Hurlante » en français), ou finalement « Minority Report » dont le titre est resté cette fois inchangé.

Tout récemment, c’est le roman « The Man in the High Castle » (« Le Maître du Haut Château » ) qui a été porté à l’écran, mais en série télévisée cette fois. Dix épisodes qui suivent le récit original, avec quelques modifications subtiles qui n’altèrent en rien la trame profonde.

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L’histoire est un récit uchronique, c’est à dire dans un monde différencié du notre par la modification d’un événement passé: En 1947, l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon remportent la Seconde Guerre mondiale, le détail lourd de conséquence.

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Les séries télévisées américaines prolifèrent, et dans ce déversement continu il est relativement difficile d’en trouver une qui se démarque du lot.

En cette fin d’année 2014, les adaptations des nombreux comic books sont légions, et en contrepartie de la déception apportée par « The Flash » on peut noter l’arrivée du très célèbre John Constantine, dont la carte de visite précise « Exorcist, Demonologist, & Master of the Dark Arts » .

Au vu des quelques épisodes déjà diffusés on peut admettre sans se tromper que ça n’a rien à voir avec le navet cinématographique de 2005.

Le court générique montre une grande quantité d’âmes égarées qui rôtissent dans les flammes de l’enfer, leurs cris sont superposés à la musique.

La musique originale a été composée par Bear McCreary, artiste injustement méconnu à qui l’on doit également de grands génériques tels que « The Walking Dead » , « Battlestar Galactica » , « Agents of S.H.I.E.L.D. » ou plus récemment « The Intruders » .

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Helix est une série américaine dont la première saison s’est terminée fin mars 2014, elle raconte l’histoire d’une expérience scientifique qui tourne évidemment mal dans une énorme base de recherche isolée en Arctique.

La manipulation d’un virus merdoie complètement et les employés contaminés se transforment en zombies, une équipe du CDC est envoyée sur place.

La particularité de cette série est l’emploi régulier de bandes-son totalement incohérentes avec l’image, le générique lui-même ne colle pas du tout, c’est génial. Une mélodie entrainante avec ce « X » de l’hélice d’ADN qui s’écoule de manière gluante, un liquide noir que l’on retrouve d’ailleurs dans le scénario et dont annoncer l’utilité ici dévoilerait une partie de l’intrigue.

Cette série utilise la technique du cold open après un résumé de l’épisode précédent, c’est à dire que l’action commence immédiatement et le générique n’est joué qu’après plusieurs minutes parfois brutales, renforçant ainsi l’effet de décalage.

Ce genre de musique d’ascenseur s’entend d’ailleurs avec un effet « haut-parleur pourri » à chaque fois que les protagonistes prennent le monte-charge pour parcourir les étages souterrains de la base, et en général l’ambiance est moisie, voire même parfois carrément… mortelle. Rien de plus logique que des cadavres sur fond de musique hawaïenne.

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Je vais te parler aujourd’hui d’une série télévisée originalement prometteuse dont la diffusion est actuellement en cours au pays de l’oncle Obama.

Sans accent aigu, parce que c’est en anglois.

Le fond de l’histoire est assez banal : une catastrophe à l’échelle mondiale détruit la société telle que nous la connaissons.

Point de zombies ou d’extraterrestres dans ce cas précis, juste une grosse coupure de courant permanente. Plus aucun appareil utilisant l’électricité ne peux fonctionner, de l’avion au téléphone portable, en passant par la voiture et le vibromasseur. Une sorte d’impulsion électromagnétique a tout bousillé et rend leur utilisation impossible, un peu à la manière des EMP (ElectroMagnetic Pulse) dans le film « The Matrix » .

L’histoire se passe quinze ans après le blackout, l’humanité est revenue à l’âge de bronze et on ne sait toujours pas ce qui s’est passé.

A l’instar de quelques ténors du genre tels que « The Walking Dead » ou « Flash Forward » , on notera que la notion de « monde entier » équivaut en fait aux seuls Etats-Unis d’Amérique.

La cartographie de toute la planète Terre selon les ricains.

Sans électricité on ne peut plus tirer l’eau après avoir fait caca, les intellectuels ne peuvent plus regarder « Secret Story » à la télévision et les adolescentes ne peuvent plus poster sur Facebook des photos de leur bouche en cul de poule devant le miroir de la salle de bain. C’est vraiment la merde.

Les gens cultivent le persil dans des carcasses de Prius, parce que les pots en terre cuite c’est trop mainstream.

Les nombreux états de la planète (donc des Etats-Unis) ont été redécoupés et réorganisés après la chute des gouvernements.

La trame de cette série se passe dans la « Monroe Republic » , du nom de son dictateur Sebastian « Bass » Monroe, un psychopathe impitoyable interprété par David Lyons.

Cet acteur avait notamment joué Simon Brenner dans les deux dernières saisons de « ER » (« Urgences » chez les gaulois), et avait même obtenu un rôle au cinoche avec Julia Roberts dans le film « Eat Pray Love » .

Son personnage de Sebastian Monroe est à la tête d’une milice qui fait respecter l’ordre par la force dans ce qui reste de la civilisation, ils font face aux rebelles qui veulent restaurer la vaillante patrie des Etats-Unis d’Amérique (que Dieu la protège, bénie soit-elle, amen, amen, alléluia!)

Plus de lessive, plus de douche chaude, plus de dentistes ni de médecine moderne. Tu imagines un retour au siècle passé, avec des gueux en guenilles qui broutent dans les prairies et chassent le lapin.

Et puis tu tombes sur l’actrice Tracy Spiridakos qui tient le rôle de Charlotte Matheson, très crédible dans son rôle de chasseuse avec ses cheveux mal coiffés dégueulasses.

Son frère Danny Matheson est interprété par Graham Rogers, une sorte de Justin Bieber imberbe à qui t’as envie de coller des pains à chaque fois qu’il ouvre sa gueule de laquelle sort une voix de Mickey Mouse défoncé aux cannabis.

« Hi hi je ne me suis pas rasé depuis trois ans pour faire rebelle »

Après cette première scène, un frisson parcourt ton échine ultrasensible de spectateur aguerri, une sensation de déjà vu t’envahit. Tu sens venir le coup foireux de la série d’ados, telle la défunte « Terra Nova » (je t’en avais d’ailleurs parlé ici).

Le reste est soumis à l’habituelle…


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Le générique de la série « Death Valley » est fortement déconseillé aux enfants et aux épileptiques, les images violentes défilent à une vitesse incroyable, accompagnées par une musique qui se veut volontairement rapide et agressive.

La première image montre un présentateur de télévision qui relate un curieux évènement survenu une année auparavant à San Fernando, sa voix supplante la musique afin de poursuivre l’explication durant quelques secondes.

Un an plus tôt…
vampires, loup garous et zombies…
sont apparus dans la vallée californienne de San Fernando.
Les autorités restent perplexes quant à leurs origines.

Un texte en lettres rouge sang apparait également, paragraphe par paragraphe, résumant la trame de fond de la série.

These are the stories of the cops that capture the monsters,
and the camera crew that captures the cops.

Soit

Voici l’histoire des flics qui capturent les monstres,
et de l’équipe de télévision qui filme les flics.

La traduction française faisant malheureusement perdre le jeu de mot du verbe « capture » .

La chanson « They’re Coming for Us » est interprétée par The Measels, les paroles sont apocalyptiques.

The night is coming and we have been forgotten

(La nuit arrive et nous avons été oubliés)

The dark, it creeps along without a sound

(L’obscurité, elle se glisse sans un bruit)

All this nasty business gets so rotten

(Tout ce sale boulot est tellement pourri)

I think it’s time we put this body in the ground

(Je crois qu’il est temps de poser ce corps par terre)

We’re losing all control

(Nous perdons tout contrôle)

The buildings all turn to dust

(Les immeubles tombent en poussière)

And I think it’s getting closer

(Et je crois que ça se rapproche)

‘Cause they’re coming for us

(Car ils viennent pour nous)

Pour plus d’informations sur la série et un petit recyclage surprise, tu peux consulter cet ancien billet.

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La série « Game of Thrones » est une petite merveille longtemps attendue par les amateurs de fantasy médiévale, cette série est inspirée de la saga littéraire « A Song of Ice and Fire » de George R. R. Martin. Que ce soit les décors, les acteurs ou les costumes, tout est d’une qualité irréprochable, il m’est de ce fait très difficile de ne parler aujourd’hui que du seul générique, puisque c’est le sujet de base de ce billet.

Donc, le générique suit le parcours d’une caméra qui survole le continent imaginaire de Westeros, la naissance de l’image se fait au cœur d’un soleil brûlant entouré d’anneaux sur lesquels sont gravés des animaux, symboles des différentes familles de la série. La caméra survole ensuite plusieurs villes qui sortent de terre grâce à un astucieux système mécanique fait d’engrenages, le tout filmé en simulant un objectif tilt shift, renforçant ainsi superbement l’aspect de maquette.



La première ville survolée est King’s Landing, la capitale des Seven Kingdoms, c’est là que se trouve le fameux trône de fer ainsi que la résidence du roi Robert Baratheon (joué par Mark Addy).

Nous passons ensuite sur la cité de Winterfell, résidence de la maison Stark, dont le seigneur Eddard Stark (alias Ned pour ses potes) règne en maitre. Tu noteras que ce personnage est joué par Sean Bean, alias Boromir dans « Le Seigneur des Anneaux » .



Un petit passage par le soleil, puis nous plongeons à nouveau, cette fois vers The Wall (et l’avant-poste de Castle Black), le mur qui sépare le redoutable nord du reste de Westeros.

Carte de Westeros



La caméra revient ensuite en arrière et survole à nouveau brièvement King’s Landing pour ensuite traverser The Narrow Sea et arriver à la ville de Pentos. C’est ici que logent Viserys Targaryen (joué par Harry Lloyd) et sa soeur Daenerys Targaryen (jouée par Emilia Clarke), le premier voulant à tout prix devenir calife à la place du calife, utilisant sans aucune décence les charmes de sa sœur pour arriver à ses fins. Il y a d’ailleurs cette scène charmante où, après que sa sœur lui annonce ne pas vouloir épouser un barbare, Viserys lui explique froidement son ambition et les moyens qu’il serait prêt à utiliser.

I would let his whole tribe fuck you, all 40’000 men and their horses too, if that’s what it took.


Un homme adorable qui ferait le bonheur des psychiatres, ou équivalents dans ce monde de fantasy.

Bref, finalement, retour sur le soleil et affichage du titre en lettres de feu, dont certains ne manqueront pas de faire l’analogie avec l’anneau de pouvoir de Sauron.

La magnifique musique a été composée par l’allemand Ramin Djawadi, né d’un père iranien et d’une mère allemande, il a au passage travaillé avec Hans Zimmer, grosse pointure dans le domaine de la musique de films. Ramin Djawadi a également composé les musiques de nombreux films et séries tels que « Flash Forward » , « Clash of the Titans » , « Prison Break » .

Certains artistes ont créé leur propre version du générique, c’est par exemple le cas de WhiteNoise Lab qui utilise un rythme nettement plus heavy.



La série « Game of Thrones » est un véritable choc que les âmes sensibles et les enfants devraient toutefois regarder avec prudence, il ne se passe en effet que peu de temps entre deux membres tranchés ou femme à poil (il y a un nombre incroyable de prostituées), tels des points voulant probablement renforcer l’aspect immoral et sans tabou que l’écrivain George R. R. Martin semble vouloir donner à ce monde.

Notons qu’au vu du succès une deuxième saison est déjà planifiée, et c’est tant mieux. , ,    
La série américaine « Malcolm in the Middle » a cartonné de 2000 à 2006, le générique est un mélange de courts passage de vieilles séries ou films télévisés, avec un effet graphique simulant un vieil écran de télévision.



On retrouve, dans l’ordre :

– Trois hommes combattant une tortue géante, tiré du film « From One Million Years BC » (1966)
– Le personnage Shiogami du manga « Nazca » hurlant sous la pluie
– Le Kraken sortant de l’océean, tiré du film « Clash of the Titans » (1981)
– Une femme retenue au dessus d’un nid de ptérodactyles par ce qui semble être les serres de la mère, tiré du film « From One Million Years BC » (1966)
– Un gamin faisant du skate board, tiré du manga Nazca »
– Un monstre de boue attrapant une femme, tiré du film « From Creature from the Haunted Sea » (1961)
– Un skieur en feu sautant d’une falaise, de « Thrill Seekers »
– Le catcheur Bret Hart maintenant Chris Benoit au sol durant le match WCW World Heavyweight Championship en 1999 à Toronto.
– La tête d’un robot en train d’être assemblée, tiré de la série « Out of the Unknown episode Liar! » (1969) sur la BBC
– Un homme attaquant un cerveau géant avec une hache, tiré du film « From The Brain from Planet Arous » (1957)
– Le boxeur canadien Willie DeWitt en train de combattre le cubain Pedro Cardenas, ce dernier mettant accidentellement KO l’arbitre Bert Lowes, durant le match de la North American Championships en 1982 à Las Vegas

La musique a quant à elle été écrite et interprétée par le groupe de rock They Might Be Giants, son titre « Boss of Me » résonne encore dans de nombreux esprits.



Le morceau a gagné le prix de la meilleure chanson pour une série télévisée aux Grammy Awards de 2001.


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C’est vrai qu’en français le titre sonne un peu naze.

Bref, « The Walking Dead » est une série d’horreur américaine dont la première saison a été diffusée aux Etats-Unis fin 2010.

Le policier Rick Grimes se réveille à l’hôpital après un long coma. Il découvre avec effarement que le monde, ravagé par une épidémie, est envahi par les morts-vivants. Parti sur les traces de sa femme et de son fils, Rick arrive à Atlanta où, avec un groupe de rescapés, il va devoir apprendre à survivre.

(Wikipedia)


Le générique se compose d’une suite d’images post-apocalyptiques, dont certaines utilisent la technique de tilt-shift afin de créer cette sensation de miniature. La série « Dollhouse » utilisait également ce procédé.



Le scénario de la série est basé sur le comics éponyme, dont certains adeptes reprochent d’ailleurs une très mauvaises adaptation. Daniel M. Kanemoto, un réalisateur américain a créé sa propre version du générique à l’aide des dessins originaux de Charlie Adlard et Tony Moore, les auteurs du comics. La musique utilisée est « Fresh Blood » du groupe Eels.



Plus crade certes, mais plus proche du contenu des épisodes qui présentent la particularité de pouvoir rapidement faire remonter ton plat du jour par la voie directe.
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