Un escalier, un militaire qui veut malgré tout faire son kakou, la recette idéale et tellement prévisible pour un magnifique fail.

Merci à @noestabien pour la vidéo!
   

La ville de Payerne est surtout connue pour sa caserne militaire qui accueille chaque année avec délectation les pires psychopathes du pays, ravis d’aller manipuler des engins destructeurs pour une fois différents de ceux habituellement tripotés dans leurs caleçons.

Mais Payerne organise également régulièrement un meeting aérien réputé, qui cette année porte le nom follement recherché de « AIR14 ». Dans le domaine martial il faut toujours utiliser des mots simples qu’un enfant de six mois peut comprendre.

Parmi les invités, les forces aériennes russes, dont la présence jugée indésirable a été annulée au dernier moment par respect pour l’Ukraine, actuellement envahie par les troupes de Vladimir Putin (on comprend pourquoi son nom a été francisé).

L’évènement familial aérien fait donc preuve d’éthique, et on ne peut que le féliciter.

Mais pendant ce temps…

A la demande de la Fédération de Russie et avec l’accord des autorités suisses, un groupe de quatre inspecteurs issus des forces armées russes arrivera aujourd’hui lundi 1er septembre 2014 en Suisse pour procéder à une inspection dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

L’inspection constitue une possibilité de contrôle au sens des dispositions du Document de Vienne de 2011, qui autorisent chaque Etat membre de l’OSCE à se procurer des informations sur place concernant le respect des mesures de confiance et de sécurité convenues.

La Fédération de Russie effectuera son inspection dans les régions suivantes : Lausanne – Neuchâtel, le Plateau, Winterthour, Berne y compris l’Oberland bernois, la Suisse centrale et le Valais. Cette inspection durera 48 heures au maximum et s’achèvera le 4 septembre. Les inspecteurs seront informés des activités militaires qui se déroulent durant cette période dans les régions en question.

Le groupe d’inspection peut se déplacer librement dans les secteurs concernés en compagnie de militaires suisses. Les ouvrages sensibles sont soustraits à cette inspection.

Source: DDPS

L’information survient quelques semaines après l’annonce indiquant l’intention de l’armée suisse d’acheter un grand nombre de drones israéliens, testés et approuvés sur une population civile palestinienne oppressée par les forces d’occupation depuis plusieurs décennies.

Chercher de l’éthique au sein d’une armée, même helvétique, est de la pure folie.

   

Ne manquez pas l’ouverture prochaine de notre grande surface dédiée à l’armée suisse, cette merveilleuse et pacifiste institution qui se devait d’avoir pignon sur rue.

Visitez notre tout nouveau rayon Gripen, arrivage frais de vingt-deux pièces uniques bradées à des prix défiant toute concurrence, des avions qui partiront sans nul doute en rafale.

military_megastore

Notre meilleur vendeur monsieur Maurer se fera une joie de vous conseiller, fort de son expérience en la matière.

   

Le fait du jour implique deux notions indispensables à l’économie du pays.

La première est qu’une entreprise étatique est obligée d’effectuer un appel d’offre public avant tout contrat, chacun doit avoir sa chance.

La seconde est que l’armée se doit d’avoir un budget adapté à son efficacité, soit aussi proche de zéro que possible dans un idéal parfait.

Toute société possédant un budget serré mettra au concours ses demandes de services dans l’optique de faire jouer la concurrence. Ce n’est visiblement pas le cas de l’armée suisse, qui se permet de faire jouer le copinage sur des contrats juteux, perdant ainsi l’économie pécuniaire qu’aurait pu apporter une comparaison de devis, pour au final avoir le culot de venir en plus chialer sur les coupes budgétaires imposées par le Conseil Fédéral.

Un informaticien fribourgeois de 54 ans, qui a créé en 2004 une société dont il est l’unique salarié, a enchaîné les mandats comme consultant auprès du Département fédéral de la Défense. Rien qu’en 2009, il a touché 575’000 francs, soit davantage que le salaire du chef de l’armée. Problème: ces contrats n’avaient pas été mis au concours comme l’exige la loi sur les marchés publics.

En 2010, lorsque le conseiller fédéral Ueli Maurer a décidé de renforcer les contrôles, des cadres de l’armée ont imaginé un scénario pour continuer à employer l’informaticien. Leur plan impliquait l’aide d’une société privée, des versements douteux et de faux décomptes d’heures. Des indices laissent penser que ce plan n’a finalement pas été mis en œuvre, peut-être parce qu’un collaborateur aurait refusé d’y a participer. Aujourd’hui encore, le consultant travaille pour le Département fédéral de la Défense.

Après tout, la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique.

lematin_20140706Source : Le Matin

,    
L'armée t'apprend quand même une chose utile: obéir à plus con que soi. Ça peut servir si tu veux plus tard devenir le chien d'un chasseur.
Faites progresser la technologie, les militaires en feront des armes.

Être militaire c’est avant tout savoir mettre sa vie sexuelle entre parenthèses pendant plusieurs semaines, une dévotion incompréhensible qui trouve visiblement une certaine compensation dans la fausse idée de se sentir utile à quelque chose, si possible en dilapidant au maximum les deniers publics.

Dans l’optique de rehausser la misérable libido de nos troufions verts-kakis, le peuple suisse votera le 18 mai prochain pour ou contre l’achat de vingt-deux Butt-Plugs destinés à leur chatouiller la prostate.

gripen_colon

Dix milliards de francs suisses flambés dans l’optique d’offrir des sensations fortes à une poignée de soudards, on n’en attendait pas moins d’eux, et c’est peut-être ça le plus triste.

Donc non.

   

L’histoire du jour se doit d’être racontée, ne serait-ce que pour laisser une trace dans les rectums anales de l’histoire militaire suisse comme étant située en excellente position dans le classement de leurs cent plus pathétiques anecdotes.

Lundi 17 février 2014, le vol ET702 de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a été détourné vers Genève par le co-pilote lui-même.

et702Photo: Reuters/Denis Balibouse

L’arrivée a été mouvementée, après l’escorte aérienne militaire c’est un joli bus « get natural » qui a accueilli le pirate de l’air et les otages.

Le Boeing 767 transportait 202 personnes, dont une majorité de passagers italiens. L’équipage et les voyageurs sont tous sains et saufs, a précisé le porte-parole de l’aéroport, Bertrand Stämpfli. Le copilote, âgé de 31 ans, a profité de l’absence du commandant de bord, qui s’était rendu aux toilettes, pour s’enfermer dans le cockpit. Il n’était pas armé et a déclaré qu’il se sentait «menacé» dans son pays. Il a demandé l’asile politique à la Suisse. (ats)

Nous aurions pu enfin obtenir une éventuelle raison permettant de justifier l’inutile existence de l’armée de l’air suisse, sauf que cette dernière n’a même pas pris la peine de décoller.

La raison? Les horaires.

Lire la suite  

,    

Le GSsA (Groupe pour une Suisse sans Armée) vient de publier le centième numéro de son journal! Une occasion de revenir plusieurs décennies en arrière, avec cette sensation désagréable que rien n’a évolué depuis.

Ce numéro a été pour un lieutenant-capitaine de l’armée suisse l’occasion inespérée de s’exprimer et défendre son point de vue sur la question de l’achat des Gripen, voici en exclusivité son argumentaire retranscrit intégralement.

Ueli von Pakredible vous parle

Avant de commencer je tiens à remercier la direction du GSsA qui laisse enfin s’exprimer un véritable citoyen suisse dans ce journal de gauchistes, j’espère par mon argumentaire indiscutable convaincre les derniers moutons noirs du bien fondé de notre vaillante flotte aérienne de combat.

En effet, des rapports à la crédibilité discutable (c’est à dire non émis par l’armée suisse) affirment que notre espace aérien a été violé plusieurs fois ces dernières années, au nez et à la barbe de notre défense aérienne qui protège pourtant efficacement la population chaque jour ouvrable pendant les heures de bureau. Citons au hasard cet exemple du Learjet SPAR 92 de la CIA américaine qui a, sans prévenir nos autorités, survolé notre territoire une vingtaine de fois depuis 2003. Ces outrages sont passés inaperçus et l’affaire n’a été dévoilée que longtemps après les faits.

Certaines personnes médisantes affirmeront que cet exemple prouve l’inutilité de notre armée de l’air, remettant par la même occasion en cause les dizaines de millions investis dans nos missiles sol-air, y compris ceux qui ont mystérieusement disparus des entrepôts militaires ultra-sécurisés en 2012.

Honte à ces mauvaises langues car l’explication est évidente: notre département de la défense n’a tout simplement pas été averti à l’avance, voilà tout! Il aurait suffit que le gouvernement américain prévienne au préalable notre président Ueli Maurer par courrier recommandé afin de lui indiquer poliment son intention de survoler illégalement notre territoire. Une simple lettre qui aurait indiqué la date et l’heure de l’infraction prévue, si possible pendant la journée car nos avions de combat ne volent pas la nuit.

Si les ennemis de la nation n’y mettent pas du leur comment voulez-vous que l’on puisse se défendre correctement?

Lire la suite  

   

parachute_armee