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Cerise 2000

Le navet « Cherry 2000 » est un film d’anticipation américain de 1987 réalisé par Steve De Jarnatt, certains vont pourtant jusqu’à le qualifier de « culte » .

L’introduction commence à la manière d’un vieux porno bas-de-gamme, avec sa musique associée et quelques images d’une femme dénudée qui ondule lascivement.

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Nous sommes en 2017, le monde post-apocalyptique se résume aux États-Unis divisés en zones vaguement habitables et décharges infréquentables, un scénario visionnaire qui fait suite à l’élection récente de Donald Duck Trump à la présidence ‘muricaine.

cherry_2000_16Make America Great Again

Dans les zones civilisées, on roule en tricycle et les gens habitent dans des pyramides, sauf le héros qui possède une jolie maison en périphérie.

cherry_2000_02Et l’antenne satellite qui permet de capter les émissions de Pluton

Le manque de matières premières et la crise économique force le peuple à recycler les éléments électroniques de la vie courante, il y a donc des centres de recyclage en 2017, dingue non?

cherry_2000_10Tout est recyclé, sauf la moquette

On remarque toujours ces vieux écrans qui diffusent plusieurs fois la même image, particularité également présente dans « The Running Man » en 1987 ou « Demolition Man » en 1993.

cherry_2000_09Le futur, c’est maintenant

les relations sexuelles entre deux humains sont approuvées par un avocat, la bureaucratie futuriste au service du glamour. Un homme de loi tape son procès-verbal sur un ordinateur ultra-moderne afin de réguler chaques détails d’une relation tarifée.

cherry_2000_11Avec imprimante à aiguilles intégrée!

Heureusement, des androïdes femelles appelées « gynoïdes » sont conçues pour pallier cette sexualité défaillante, mais curieusement aucun modèle mâle n’est disponible.

Le héros Sam Treadwell (joué par David Andrews) possède un modèle « Cherry 2000 » dont il est amoureux. Et on peut aisément le comprendre, elle lui prépare à manger, ne le contrarie jamais et veut du sexe sans arrêt.

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Son seul défaut, ne pas être étanche. Alors qu’ils batifolent comme des fous dans le liquide vaisselle qui a débordé, la pauvre Cherry (jouée par Pamela Gidley) disjoncte littéralement.

cherry_2000_04À force de trop tripoter le kernel ça devait arriver

Le coup des robots qui pètent à la moindre goutte d’eau avait également été aperçu dans le célèbre « Westworld » sorti en 1973, à ne pas confondre avec l’excellente série du même nom sortie en 2016.

Au service après-vente, on annonce à Sam que les circuits de sa douce moitié siliconée sont définitivement grillés, que bobonne est irrécupérable et que le modèle n’est plus fabriqué.

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Heureusement, la mémoire de Cherry peut être récupérée sur un minidisque, support censé être futuriste également aperçu dans le film « Demolition Man » , tout comme les écrans multiples cités plus haut.

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Sam se voit proposer quelques modèles plus récents habillés de pulls sexy, parce que choisir une humaine n’est pour l’instant pas un choix acceptable.

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Bon vendeur, le receleur ne lui propose pas les modèles Robby the Robot du film « Forbidden Planet » (1956), ou GORT de « The Day The Earth Stood Still » (1951).

cherry_2000_07Clin d’œil pour deux robots sans globes oculaires

Mais ce brave Sam ne veut pas d’un autre modèle, il veut sa Cherry 2000, il continue d’ailleurs de dormir avec le cadavre sous une lampe qui ressemble à un sexe féminin (ou Pacman selon ton degré de perversion).

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Il décide alors de se rendre dans une décharge de la zone poubelle pour récupérer un robot de remplacement, chemin faisant il s’arrête dans un bar dans lequel on peut remarquer que le plastique transparent est à la mode.

cherry_2000_14Au moins ça garde la transpiration à l’intérieur

Il engage une « tracker » du nom de Edith Johnson (jouée par Melanie Griffith), une spécialiste des zones merdiques, elle possède de superbes lampes de poches.

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Le démarrage de la voiture est une scène effroyable, Edith Johnson appuie sur quatorze boutons (j’ai compté), elle tourne deux potentiomètres et tire sur un levier pendant plusieurs secondes, pour finalement encore presser un bouton. Ça se veut futuriste mais on est à des kilomètres d’une Tesla.

Note bien l'écran rouge qui n'affiche rien, très utile

Après trente-sept secondes interminables la voiture avance enfin, et la mission de fouille des décharges peut commencer.

Nous n’allons pas trop nous attarder sur la suite qui n’est rien d’autre qu’un vague remake de « Mad Max » , ce dernier étant sorti huit ans plus tôt.

Bref, après plusieurs décès abominables Sam finit enfin par trouver un modèle de Cherry 2000 en bon état, mais manque de bol il est entre temps tombé amoureux de la « tracker » Edith Johnson.

Il largue donc sa blonde robotique en plein désert et décide de cohabiter avec une humaine pour quelques temps, tu en tires la morale que tu veux.


,     jeudi 10 novembre 2016

  2 commentaires

  1. > tu en tires la morale que tu veux.

    Que partager les mêmes galères communes (comme par exemple, tourner tous les deux dans un film horriblement pourri) ca tisse des liens ?
  2. Tinder est quand même plus efficace qu’une épopée meurtrière en territoire post apocalyptique.

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