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Les chasses aux trésors ont depuis des siècles passionné les plus grands explorateurs de notre monde. De nos jours les conditions pour pratiquer ce loisir ont été revues à la baisse, plus besoin de gros véhicules onéreux ni de matériel sophistiqué. Depuis dix ans, plusieurs milliers de passionnés s’adonnent joyeusement au geocaching. Il s’agit d’une chasse au trésor à l’échelle planétaire, un site web recense toutes les cachettes (nommées « caches » ) et distribue librement leurs coordonnées GPS. Chacun est libre de créer ses propres cachettes, à condition de respecter quelques règles basiques.

Les sites sur le sujet pullulent, on peut surtout noter l’officiel geocaching.com appartenant à la société Groundspeak qui est l’initiatrice du mouvement. Ce site contient les coordonnées des millions de cachettes que compte la Terre (1’173’915 recensées à ce jour), les anglophobes iront plutôt sur son collègue francophone geocaching-france.com, le site suisse sur le sujet est malheureusement en allemand.

Pour devenir un chasseur il suffit d’avoir avec soi un GPS. Un smartphone avec GPS et accès à Internet est toutefois conseillé, car il permet de charger directement les coordonnées depuis le site officiel. Plusieurs applications font l’affaire dont une officielle qui coute une dizaine de dollars américains, mais la meilleure reste c:geo, gratuite et puissante, sous Android évidemment.



De gauche à droite : La liste des cachettes proches, leurs positions sur une carte, la boussole qui te guide vers une cachette spécifique et les commentaires laissés par les chasseurs l’ayant trouvée (ou pas).

Une fois les coordonnées de la cachette en mémoire, tu te débrouilles pour la trouver. Une boite est alors sur place, elle contient un logbook que tu peux remplir avec la date de ton passage, ton pseudonyme officiel et un petit message personnel si le cœur t’en dis. Si la taille de la boite le permet, tu peux également y laisser un objet, voire même en prendre un à condition qu’il soit de valeur inférieure ou égale à celui que tu y as déposé, c’est une des règles. La boite doit évidemment être replacée dans sa cachette après ton passage.

La grande majorité des cachettes urbaines sont dites de taille « micro » , ce qui correspond à une capsule ou une boite de film 35mm. Le logbook est très petit et il faut avoir des doigts de fée pour le signer, aucun stylo ne tient dans ces boites et il faut donc toujours en avoir un avec soi. Ces cachettes sont dites « magnétiques » lorsqu’elles sont fixées à une structure métallique via un aimant.



Il existe également le format « nano » , de la taille d’une phalange de pouce il ne contient en général qu’un logbook sous forme de ruban enroulé. En revanche, dans la nature on trouve des boites de taille « small » (environ un litre), « regular » (grosso-modo une boite de chaussures) et plus rarement « large » (environ vingt litres).



Les cachettes citées ici sont dites « traditionnelles » (Traditional Cache), il en existe d’autres types plus exotiques comme par exemple les multi-caches, les puzzles ou les caches virtuelles (Virtual Cache) qui ne seront pas abordés ici.

Après avoir trouvé une cachette et signé le logbook tu peux aller annoncer publiquement ta découverte sur le site officiel, chaque cachette ayant son petit forum. On y retrouve des codes de communication propres, souvent dérivés du peu de place disponible dans les logbooks. Par exemple « TFTC » signifie « Thanks For The Cache » , on termine en général son message par cet acronyme. Une personne est dite « FTF » (« First To Find » ) lorsqu’elle est la première à découvrir une cachette, c’est un statut convoité. On indique également ce que l’on a laissé dans la boite (« in » ) et ce que l’on a pris (« out » ), si rien n’a été touché on indique « TNLN » (« Took Nothing, Left Nothing. » ) ou « TNSL » (« Took Nothing, Signed Logbook » ).

Créer sa propre cachette est relativement simple, il y a toutefois quelques principes de base à respecter. La boite doit bien évidemment être étanche, les hivers sont rudes et l’humidité impitoyable avec les logbooks en papier, un tupperware le plus hermétique possible fait très bien l’affaire. Dans les boites de taille « small » et supérieure il est de coutume d’y mettre un crayon (avec un taille-crayon) ou un stylo, les chasseurs oublient souvent les leurs. Un message d’explication devrait être présent dans toutes les boites, pour le cas où un « moldu » tombe dessus (les « moldus » étant les gens qui ne connaissent pas le loisir et gênent parfois les chasseurs). En bonus on peut y glisser un certificat « First To Find » que le premier chasseur emportera fièrement avec lui, certains se prennent même en photo avec. Ce papier n’a rien d’officiel et chacun est libre de créer le sien à l’aide de son éditeur d’images favori.



Tu peux coller des autocollants officiels sur ton tupperware, ou même acheter des boites certifiées si tu as de l’argent à perdre. Il y a en effet une boutique dédiée sur le site de Groundspeak (les créateurs du projet), mais tout y est malheureusement trop cher.



Certains « cacheurs » font preuve d’une ingéniosité rare pour dissimuler leurs trésors, ils percent de vieilles buches et y cachent des capsules « micro » , ils remplacement des briques de murs par des imitations creuses, ils escaladent des montagnes en rappel pour y déposer leur boite.

Le créateur d’une cachette en est responsable, il doit surveiller les messages des visiteurs sur le web et réagir en conséquence en cas de problème. Les cas les plus courants nécessitant une intervention sont un logbook plein, ou plus bêtement le vol ou la détérioration de la boite. Le geocaching a beau être un loisir sympathique et inoffensif, il y aura toujours des cons pour gâcher le plaisir.

Lorsque l’on cache une boite, la position indiquée sur le site officiel doit être la plus précise possible. Il existe pour cela une excellente application appelée « Boussole » sur l’Android Market, sa fonction « GPS » te donne toutes les informations nécessaires.



Note en bas à gauche le nombre de satellites utilisés pour calculer la position, l’idéal étant d’en avoir au moins six sur six (la capture ci-dessus est un très mauvais exemple effectué en intérieur). Tu peux obtenir une position plus précise en utilisant Google Earth, si la résolution des photos aériennes est suffisante il te suffit de pointer l’endroit avec la souris.

Si malgré ces quelques courtes mais claires explications tu n’as rien compris, voici une vidéo qui t’expliquera la même chose, en anglais mais avec de jolies images.



Une activité qui te donnera à coup sûr de quoi occuper un grand nombre de jours fériés.

, ,     mardi 31 août 2010

  20 commentaires

  1. Merci à la panne de Facebook
  2. @PascalR
    Je vois que quelqu’un a suivi ma recommandation twitterienne. :mrgreen:
  3. Et tu le pratiques souvent ça?
  4. Je viens de m’y mettre, mais j’ai déjà trouvé 3 caches autour de chez moi. J’ai de plus une ou deux idées d’emplacements pour les futures miennes.

    Pourquoi cette question? 🙂
  5. Par simple curiosité! 😀
  6. A l’air pas mal comme truc !

    J’aime bien le « autour de chez moi »… c’est vrai que même avec un GSM avec Wifi, 3G, GPS, Vidéo, Mp3, Photo, Tactile et programmable qui lui donne plus de courage et d’autonomie, un geek ne sort jamais très loin de sa connexion internet cablée et de son ordi branché sur secteur… :mrgreen:

    Mais déjà 3 cachettes !
    J’vais m’y mettre aussi ! Y a la même chose sur iPhone ?

    ouais j’sais….
  7. @Sim’s
    C’est une activité qui pousse les geeks à sortir, les GPS utilisés devraient être remboursés par l’assurance maladie! :mrgreen:

    Les trois premières cachettes trouvées hier n’étaient pas loin de chez moi, j’ai pris mon vélo et ça a été assez rapide, même plus qu’en voiture je pense. Ce sont les suivantes qui vont être longues, car de plus en plus éloignées, va falloir sortir la voiture et partir en expédition!

    Il existe surement des applications équivalentes sur l’iPhone, si Big Brother ne les a pas encore censurées.
  8. @Gael : Battu 4 cachettes (et demie ? j’ai pas trouvé la dernière que j’ai chercher O_O)

    @Sim’s : Ouaip l’application officiel du site geocaching est uniquement sur l’appareil de la marque a la pomme (J’ai un N1 me frapper pas )
  9. @Aurélien
    J’en suis également à 4! Et encore je me retiens à cause du boulot.

    Et j’en ai même cachée une qui a d’ailleurs été trouvée à 5h00 du matin le lendemain, à la lampe torche (il faisait nuit du coup) par un passionné.

    Sinon j’ai trouvé l’application officielle de geocaching.com sur l’Android Market, elle coute par contre 10 dollars. Bref, c:geo reste quand même la meilleure selon moi.
  10. Zarb. Pas trop mon kif ce genre d’activités, mais ça peut être sympa.

    Et on trouve quoi dans les cachettes ? Des cadeaux ? Rien ?
  11. @Celestus
    Tout dépend de la taille de la boite. Si c’est une micro (boite de film 35mm par exemple) alors elle ne contient évidemment pas grand chose. En général un petit logbook sous forme de rouleau et quelques petits objets. Pour les boites plus grandes on y trouve des peluches, des travels bugs (des objets qui voyagent et qu’on suit à la trace), et tout ce qui se conserve bien. Les denrées périssables et les drogues sont évidemment bannies.

    La règle concernant le contenu est simple : Si tu prends quelque chose, tu dois y déposer en échange un objet de valeur égale ou supérieure. Cette chasse au trésor n’est pas faite pour engranger des cadeaux, c’est « juste » pour le plaisir de découvrir des cachettes, et aussi de nouveaux endroits.
  12. Ehhh mais c’est donc bien le Gaël de Mêmepasmal qui commente mes posts sur le forum Groundspeak 😮
    A la base le geocaching se pratiquait avec des appareils GPS « spécialisé ». L’apparition de GSM avec GPS intégrés a bien démocratisé la chose, au grand désespoir des puristes, des fois élitistes, qui ont mal pris l’arrivée de ces adeptes populaires du geocaching. Mais c’est comme ça et si ils sont pas contents ils ont qu’à se (re)mettre au macramé.

    Je pratique depuis début 2008. Au début avec un Nokia sous Symbian et l’appli qui va bien, et maintenant avec l’iPhone (3GS puis 4) avec l’appli officielle (12 Frs) : Très très bien foutue dans sa version actuelle (ce qui n’était pas le cas dans ses versions précédentes…)
    J’ai jamais testé sous Android.

    Le geocaching c’est en effet un super truc pour faire sortir les geeks… Et pour se motiver à des promenades en famille. D’ailleurs j’aime pas trop les micro ou nano-caches urbaines : Je préfère les promenade en forêt.

    Bon geocaching alors !
  13. @syklop
    C’est bien lui, je ne me suis effectivement pas foulé pour trouver un pseudo.

    Je n’ai découvert l’activité que récemment, je connaissais de nom bien avant mais le matériel était justement plus difficile d’accès. J’imagine que la démocratisation des GPS a fait exploser le phénomène, les pauvres puristes s’en remettront je pense.

    L’application officielle existe aussi sur l’Android Market et coute 10 dollars, mais comme je le disais l’application gratuite c:geo fait exactement la même chose.

    De mon côté je préfère les micro-caches urbaines, faut dire que je suis en ville et qu’elles sont pour moi les plus accessibles, je n’ai pas toujours le temps de prendre ma voiture pour aller à la campagne.

    Bon géocaching à toi aussi, et n’hésite pas à aller chercher mes caches! http://www.geocaching.com/seek/nearest.aspx?u=memepasmal
  14. J’ai trouvé ma première cache aujourd’hui en vacances en Valais.

    C’est impressionnant le nombre de caches qui existent !

    Merci d’avoir partagé cette trouvaille, je vais très certainement continuer cette activité de temps en temps. 🙂
  15. Salut,

    Merci pour ton article, je me suis permis de copier une image dans mon blog et de mettre un lien vers ton article.

    Je pratique le géocaching près de Genève !

    Cdt BoB
  16. @Sigma
    Plus d’un million sur Terre, je n’aurais jamais cru qu’il y aurait autant de geeks! :mrgreen:

    @BoB
    Merci de m’avoir prévenu. 😉

    J’ai personnellement caché deux ou trois containers à Genève, bonne chasse!
  17. Plus d’un million sur terre, mais aussi des centaines en Suisse (d’hab, c’est tout aux states) !

    J’ai fait 2 caches aujourd’hui autour de Nendaz, c’est très sympa, ça permet de découvrir des points de vue sympatiques.

    J’ai aussi acheté ma tite boite et un calpin, dès que je rentre, je la cache 😀
  18. @Sigma
    C’est aussi le but de l’activité, présenter de jolis coins inconnus du grand public. Il existe d’ailleurs un acronyme incroyable dans le jargon du géocacheur : YAPTIDKA, qui signifie « Yet Another Park That I Didn’t Know About », en français « Encore un parc que je ne connaissais pas ».

    Dans les logs des caches je lis parfois des commentaires de personnes qui remerciement le cacheur pour la ballade et la beauté de l’endroit visité.
  19. Moi je fais du Géocaching depuis un an déjà et j’ai aujourd’hui trouvé ma 580ème cache
    C’est une activité superbe que je conseille !
    Remerciements à Gael pour m’avoir donner ce logiciel « LogBook ». J’ai placé une soixantaine de caches qui contenaient chacune des logbbooks fait maison très moches à mon goût.
    Merci encore
    TeamEhia
  20. Bel article, très clair pour les débutants.

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