L’histoire du jour se passe dans une petite commune du canton de Zoug, une famille originaire des Balkans y réside depuis vingt ans. L’été passé les parents décident de déposer une demande de nationalité pour leurs enfants, deux filles et un garçon de douze ans.

Les deux premières obtiennent le passeport, mais pas le garçon. Le motif officiel évoqué est clair, « l’enfant ne reconnaît ni la portée ni les effets d’une naturalisation. Ainsi, il ne peut se faire aucune opinion propre ni l’exprimer clairement. » 

Une précision s’impose, le petit homme en question est handicapé mental.

Heureusement, le conseil communal précise que « le garçon pourra redéposer une demande de naturalisation dans quelques années » . Ouf alors, on aurait pu facilement croire qu’il s’agissait en fait d’une décision stupide ou xénophobe. Nous voilà rassurés, même si le parti majoritaire du canton de Zoug est l’UDC ce choix est malgré tout le fruit d’une réflexion mesurée.

Ainsi, c’est avec un immense plaisir non dissimulé que je remet le prix de « Notion d’Infini » du jour à l’ensemble du conseil communal de cette petite commune zougoise anonyme.

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