Se balader dans les rues de sa ville natale, un acte anodin qui en période de votations se transforme en véritable parcours prosélytique. À ce sujet la dernière affiche de l’UDC genevoise vaut son pesant de longeole, puisque la présidente de la section genevoise dudit parti à troqué son élégant gilet de sauvetage orange fluo et son tuba…

udc_radeAvec le costard en dessous, grande classe

…pour un casque de chantier qui arbore fièrement l’emblème de la protection civile genevoise. Non, ne cherche pas le rapport, tu te ferais du mal.

udc_service_civilLe port du casque au bureau, pour plus de sécurité

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Pour laisser le libre choix à nos fils, pour qu’ils ne subissent pas l’humiliation de porter un uniforme de combat vert-kaki, pour qu’ils puissent s’insérer sereinement dans notre société sans avoir à la quitter plusieurs semaines chaque année, pour qu’ils ne soient pas contraints d’utiliser des armes de guerre, pour qu’ils puissent choisir de donner leur argent à d’autres causes plus nobles que le maintien d’une armée obsolète, pour qu’ils puissent respecter une éthique pacifiste loin de la culture de la peur.

22septembre2013

Parce que l’initiative du GSsA ne remet pas en cause la sécurité de la Suisse, comme certains essaient insidieusement de nous le faire croire.

   

En ce jour de fête nationale suisse il est important de parler des traditions helvétiques, et plus particulièrement de la plus importante, la plus onéreuse et la plus inutile de toutes. Le 22 septembre prochain, le peuple suisse sera en effet amené à voter pour ou contre l’abrogation du service militaire obligatoire.

Car oui, en Suisse cette aberration subsiste encore, en 2013.

Une des grandes interrogations que les antimilitaristes se posent concerne l’utilité réelle de ce gouffre à pognon, hormis l’aide financière indiscutable envers tous les fabricants d’alcool du pays.

Lors d’une récente entrevue au journal « Le Temps », l’ancien chef de l’armée Christophe Keckeis a lui-même avoué l’inutilité du système actuel.

On peut conserver à tout prix nos 133 obusiers blindés, mais il n’y en aura jamais un qui tirera un seul obus. Je suis prêt à échanger ces obusiers contre deux bataillons de hackers et deux bataillons de forces spéciales.

En abordant le sujet de l’initiative du GSsA, il a rapidement retourné sa veste sans aucun remord pour ajouter.

C’est une initiative très dangereuse [...] En Suisse, avec la milice, nous bénéficions du top.

Des bouchers, des coiffeurs, des informaticiens, des garagistes, des milliers de civils qui gâchent chaque année deux semaines de leur vie pour aller ramper dans les champs déguisés en vert-kaki.

Il a belle gueule le « top », vraiment.

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D’ici novembre 2013, les honnêtes citoyens helvétiques devraient se prononcer afin de mettre définitivement un terme à cette absurdité qu’est le service militaire obligatoire.

Autant te dire que l’idée a autant de chances de passer qu’un influx nerveux à travers le cerveau d’un appenzellois.

Les arguments en défaveur sont déjà en place, et dans la grande série des slogans militaristes à la con certains tapent très haut.

ensemble_securite

Oui, tu as bien lu.

Sinon ne bouge pas, je zoome.

ensemble_securite_02

« Pas de liberté sans obligation » … Voilà, voilà.

Nous sommes libres d’êtres obligés, quel merveilleux pays que le notre, et au diable le concept des antonymes dans les slogans publicitaires!

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Après avoir frappé un grand coup dans le monde du graphisme professionnel, le Mouvement Citoyen Genevois (MCG) attaque aujourd’hui frontalement les plus grands créateurs de slogans publicitaires du monde grâce à une affiche époustouflante.

Du grand art qui mérite d’être proprement cité dans tout atrium d’université qui se respecte.

Les vaccins protègent… mais pas contre tout!

Je ne te le fais pas dire.

La moitié de l’affiche est quand même utilisée juste pour râler sur un sujet à propos duquel le peuple ne se prononcera même pas, à savoir les accords fiscaux, le référendum n’ayant finalement pas atteint le nombre de voix nécessaire alors que les fascicules de votations étaient déjà imprimés (et les affiches du MCG aussi visiblement).

Pour illustrer cette situation intolérable rien de tel que des billets de banques européens et américains (vils envahisseurs diaboliques!) à l’effigie de notre présidente annuelle Eveline Widmer-Schlumpf, membre du Parti Bourgeois Démocrate.

C’est toujours un grand moment de satisfaction de voir les différents partis du même bord se tirer mutuellement dessus.

Photomontage hallucinant, douze minutes avec MS Paint, suivi du slogan ultime.

HÉLAS! Nous ne voterons pas sur les traités fiscaux. Préservons au moins nos animaux!

Certes.

Afin de bloquer rapidement tes tortures mentales et répondre à cette question qui taraude en ce moment ton esprit étriqué : Non, il n’y a effectivement aucun rapport.

Grand prix 2012 du slogan qui tue, remis en personne par les jeunes UDC valaisans, alias « tu niques la Suisse, tu gicles! » .

La votation en question concerne une nouvelle loi qui encadrera le contrôle sanitaire de nos bêtes afin d’éviter des cas d’épizooties.

Non, ce n’est pas une maladie.

Enfin si, dans un sens.

Mais non.

Tu noteras finalement le détail qui claque tout en haut de l’affiche, la présence de deux vaches qui regardent le logo du MCG, le seul public ayant probablement l’intelligence nécessaire pour comprendre tout cela.

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Dans notre monde moderne, trois éléments dirigent l’humanité : Le sexe, l’argent et le plaisir. En Suisse c’est un peu différent, nous avons le pognon, le pognon et le pognon.

Le peuple helvétique vient en effet de refuser deux semaines de vacances supplémentaires, par 66% des voix.

Citoyen de la planète, je te laisse gracieusement quelques secondes pour terminer ta crise de fou rire provoquée par cette nouvelle qui mérite bien un mème.

Aucun piège là dessous, aucun sous-entendu, aucun traquenard, nos quatre semaines de congés payés actuelles auraient été purement et simplement converties en six semaines. Nous l’avons refusé, par 1’531’350 voix contre 771’981.

Plus de vacances signifie plus de chômage, tel était l’argument phare des détracteurs de l’initiative. Savoir faire peur pour contrôler les voix, une recette qui fait visiblement toujours son petit effet, le célèbre « c’est la crise » ne valant plus un clou sur le marché des arguments pourris.

Parmi les meilleurs élèves citons le Jura qui n’a refusé qu’à 50.7%, suivi de Genève à 52.6% puis le Tessin à 54.1%.

À l’inverse on note un refus à 82.2% pour le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, suivi à 79.1% par Obwald et à 78.4% par Nidwald. Trois cantons médiévaux réputés pour leur ouverture d’huître et leur fameux concours annuel de ramassage de gravier à la fourche.

Les Suisses, ce peuple étrange qui accepte des augmentations de taxes et qui refuse deux semaines de congés payés supplémentaires.

La risée du monde, et à juste titre.

Sources : ge.ch ainsi que quelques mèmes notables

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Le 11 mars 2012, le peuple Suisse sera amené à voter pour accepter ou refuser six semaines de vacances, contre quatre actuellement. Ne fais pas cette tête d’envieux ou d’ahuri, figure-toi qu’il y a des chances pour que ce soit refusé.

Car en Suisse on est comme ça, on refuse plus de vacances et on accepte des augmentations de TVA. Le pognon avant tout, question de réputation.

Un bon nombre d’économistes soutenus par les partis de droite militent pour que cette initiative soit refusée, prétextant une augmentation de certains maux tels que le chômage ou les baisses de salaire.

Une large majorité de personnes âgées est également contre, nos seniors sont sans doute jaloux de ne pas avoir pu bénéficier d’un tel traitement lorsqu’ils faisaient encore partie de la population active.

Afin d’avoir une idée de ce qui nous attend je requiert aujourd’hui ta contribution à un court sondage. Tu est instamment prié de ne répondre qu’une seule fois et de manière honnête, il n’y a pas de concours ou de gain quelconque là derrière.

D’autre part, si tu es d’une autre nationalité qu’Helvète je te demanderais malheureusement de ne pas participer, avec mes plus plates excuses, le but recherché est d’avoir des chiffres les plus précis possibles.

Pour ou contre 6 semaines de vacances?


  • Pour (81%, 76 Votes)
  • Contre (17%, 16 Votes)
  • Vote blanc (2%, 2 Votes)

Total des votants : 94

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Tu peux bien entendu commenter ton choix!

Voici en supplément les pronostics de quelques personnalités du monde de Twitter : @bonpourtonpoil NON à 70% – @desmeulesj NON à 68% – @caddierider NON à 64% – @BriodF NON à 61% – @memepasmal NON à 55% – @SeriouslyFab NON à 51% – @celuiqui OUI à 50.1% – @BallyMag OUI à 50.5% – @chamboule OUI à 51% – @maldo1205 OUI à 68%

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Disséquer les affiches électorales est un jeu qui peu s’avérer amusant, forçant une réflexion que le premier coup d’œil ne permet évidemment pas.

Les prochaines votations cantonales auront lieu le 27 novembre 2011, le peuple genevois sera amené à se prononcer sur cinq points plus ou moins importants.


Le premier point concerne la loi générale sur les contributions publiques, derrière ce nom obscur se cache une modification d’une loi de 1887 dont la nouvelle teneur soumettrait les détenteurs de chiens à un impôts annuel variant de 50 à 100 balles suivant le nombre de bêtes. Les chiens d’aides aux handicapés, policiers ou hébergés dans des refuges seraient heureusement épargnés.

Il est important de noter que les clebs genevois sont normalement déjà taxés, sauf que plus de la moitié des propriétaires ne déclarent pas leur animal et sont donc hors-la-loi. La nouvelle loi vise donc simplement à régulariser un système existant.


Le deuxième point concerne l’abrogation d’une taxe appelée « droit des pauvres » , tristement connue par tout organisateur de tombola ou de soirée payante. Cette taxe remonte à 1845 et pompait une partie des bénéfices de toute manifestation artistiques, musicale ou sportive.

Elle a été en partie abrogée au début du millénaire et ne subsiste actuellement plus que pour les jeux d’argent. Les bénéfices sont actuellement répartis comme suit : 70% partent à l’Hospice Général, le reste à diverses associations telles que « Emmaüs », « Caritas », « Viol Secours », « SOS Femmes » ainsi que d’autres du même acabit. Son importance n’est donc pas à démontrer, le Grand Conseil recommande pourtant d’approuver le texte.


Le troisième point concerne la loi sur les droits d’enregistrements des actes notariés, le texte original et son explication sont chiants à mourir, je te l’épargne.


Le quatrième point concerne l’aide sociale individuelle (LASI), l’initiative veut remplacer le revenu minimum cantonal d’aide sociale (RMCAS) par un nouveau système d’aide aux chômeurs de l’extrême.


Le cinquième et dernier point est l’initiative « pour le droit à un salaire minimum » , qui d’après les premières discussions semble être une fausse bonne idée, avec l’exemple du SMIC français à l’appui. En effet, le « salaire minimum interprofessionnel de croissance » français introduit en 1970 est devenu un montant standard au fil du temps, tirant les rémunérations vers le bas.
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À l’instar ce certains partis politiques helvétiques qui prennent les citoyens pour de gros demeurés, je vais aujourd’hui te montrer comment cocher correctement une case bien précise sur le bulletin de vote que tu as reçu par la poste.

Munis toi d’un stylo foncé, pose le bulletin sur une surface plane, puis essaie de reproduire ce que mes grosses paluches font sur cette vidéo.



Une fois cette prouesse terminée tu indiques ta date de naissance dans l’emplacement adéquat, tu signes, et tu envoies tout ça à Big Brother qui s’occupera du reste.

Tu vois, voter intelligemment c’est vraiment à la portée de n’importe qui. ,    
La pire expérience de ma vie fut sans nul doute endurée durant ces fameux cinq mois passés « sous les drapeaux », cet euphémisme soi-disant patriotique désignant l’engagement militaire auquel tout mâle suisse majeur est contraint, sous peine de taxe ou d’emprisonnement. Il existe bien certaines alternatives telles que le service civil ou la protection civile, mais celles-ci sont difficiles d’accès, que ce soit par leurs conditions d’admissions strictes ou simplement leurs capacités limitées.

Lors d’une cérémonie ridicule qui a lieu le premier jour, toute recrue reçoit un fusil d’assaut, et ceci sans le moindre examen psychologique préalable. Refuser l’arme à cet instant implique des sanctions que tout post-adolescent n’est pas forcément prêt à subir, de plus la pression du rituel et le manque de volonté dû à l’âge font que la plupart des apprentis troufions acceptent ce fardeau avec fatalité, sans se soucier des conséquences que ce simple geste pourrait entrainer.

Une fois son école de recrue accomplie, le citoyen-soldat ramène chez lui son arme à feu, cette dernière devient ainsi une habitante à part entière du foyer. Cachée au fond d’un placard ou d’un grenier, sa présence dans l’ombre est ressentie en permanence, on est loin du cliché de la famille paisible.




La plupart du temps il faut avouer que la cohabitation se passe sans trop de problème, si on met bien évidemment de côté la violence latente qu’entraine la possession d’une arme de guerre à la maison. En revanche, il arrive parfois que certaines personnes s’en servent comme moyen de pression psychologique sur leurs proches, d’autres l’utilisent pour se suicider, voire massacrer leur famille ou des inconnus pris au hasard dans la rue.

Un article paru dans le magazine Femina parle de ce phénomène, depuis le point de vue de dizaines de femmes qui subissent régulièrement des violences de la part de leur conjoint, ce dernier utilisant l’argument de l’arme comme moyen de pression.



Témoignage extrait.

Lilismiles ne sourit plus. Derrière son pseudo, sur Internet, cette Fribourgeoise de 29 ans se raconte. Son compagnon la harcèle, la frappe, la persuade qu’il l’aime. Ou menace de la tuer. Scènes typiques de violence dans le couple, sauf que la dernière fois, écrit-elle sur un forum il y a quelques semaines, son homme «avait posé un fusil pas très loin de lui. Inutile de vous expliquer l’effet dissuasif de ce geste et, après une longue discussion, il a réussi à faire sortir de ma bouche mon accord pour revenir!»


Le 13 février 2011, le peuple suisse sera amener à voter pour une initiative baptisée « Pour la protection face à la violence des armes » qui vise entre autre à forcer le dépôt des armes militaires à l’arsenal. Un « OUI » clair est bien évidemment souhaité.

Les organisations militaristes se sont regroupées pour faire face à cette action qui, selon elles, est inutile. Parmi tous les arguments ridicules que l’on aura pu entendre, ils ont choisi d’axer leur campagne d’affiches sur le côté traditionnel des carnages à l’arme à feu. Je te laisse juger du désastre.



Le lampion rouge à croix blanche, symbole patriotique de la fête nationale, porté par une ribambelle de marmots bien habillés qui -à l’instar des militaires- défilent en rang au son de la fanfare.

Le tableau est touchant, le lampion est écrasé et une fumée grise en sort sur la droite, comparant de ce fait l’objet enfantin avec un imaginaire fusil d’assaut que ces vilains pacifistes veulent enfermer au placard. Ainsi, après avoir été (à juste titre) comparés à des moutons, les Suisses sont maintenant associés à des enfants auxquels ont aurait cassé un jouet. Et le pire, c’est que ça marche.

Nous autres antimilitaristes sommes maintenant accusés de vouloir « détruire les valeurs suisses », note bien le pluriel abusif (« les valeurs », lesquelles?), qui sert sans-doute à renforcer la sensation de déshonneur envers notre pauvre Mère-Patrie qui se meurt sous le joug des infidèles que nous sommes. Ah misère, nous ne méritons vraiment pas notre passeport à croix blanche, nous et notre espoir immonde d’empêcher certains massacres impulsifs, une superbe « valeur suisse » que les partisans du maintien des armes au foyer veulent à priori perpétuer.

Le bas de l’affiche termine le tableau par un texte une fois de plus lourdement réfléchi.

Initiative inutile des milieux de gauche sur les armes


Quand on n’a pas d’arguments on tente de discréditer son adversaire, une réaction instinctive qui devrait normalement trouver sa place dans une cour d’école plutôt que sur une affiche de propagande. Tu noteras au passage le terme des « milieux de gauche », qui hormis un jeu de mot surement involontaire reste une expression délibérément très vague dans la droite lignée de certains partis.

Bref, j’y reviendrai en temps voulu, mais pour le bien de toutes et tous prépare toi à cocher la case du « OUI » le 13 février prochain. , ,    
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