Le 11 mars 2012, le peuple Suisse sera amené à voter pour accepter ou refuser six semaines de vacances, contre quatre actuellement. Ne fais pas cette tête d’envieux ou d’ahuri, figure-toi qu’il y a des chances pour que ce soit refusé.

Car en Suisse on est comme ça, on refuse plus de vacances et on accepte des augmentations de TVA. Le pognon avant tout, question de réputation.

Un bon nombre d’économistes soutenus par les partis de droite militent pour que cette initiative soit refusée, prétextant une augmentation de certains maux tels que le chômage ou les baisses de salaire.

Une large majorité de personnes âgées est également contre, nos seniors sont sans doute jaloux de ne pas avoir pu bénéficier d’un tel traitement lorsqu’ils faisaient encore partie de la population active.

Afin d’avoir une idée de ce qui nous attend je requiert aujourd’hui ta contribution à un court sondage. Tu est instamment prié de ne répondre qu’une seule fois et de manière honnête, il n’y a pas de concours ou de gain quelconque là derrière.

D’autre part, si tu es d’une autre nationalité qu’Helvète je te demanderais malheureusement de ne pas participer, avec mes plus plates excuses, le but recherché est d’avoir des chiffres les plus précis possibles.

Pour ou contre 6 semaines de vacances?


  • Pour (81%, 76 Votes)
  • Contre (17%, 16 Votes)
  • Vote blanc (2%, 2 Votes)

Total des votants : 94

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Tu peux bien entendu commenter ton choix!

Voici en supplément les pronostics de quelques personnalités du monde de Twitter : @bonpourtonpoil NON à 70% – @desmeulesj NON à 68% – @caddierider NON à 64% – @BriodF NON à 61% – @memepasmal NON à 55% – @SeriouslyFab NON à 51% – @celuiqui OUI à 50.1% – @BallyMag OUI à 50.5% – @chamboule OUI à 51% – @maldo1205 OUI à 68%

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Disséquer les affiches électorales est un jeu qui peu s’avérer amusant, forçant une réflexion que le premier coup d’œil ne permet évidemment pas.

Les prochaines votations cantonales auront lieu le 27 novembre 2011, le peuple genevois sera amené à se prononcer sur cinq points plus ou moins importants.


Le premier point concerne la loi générale sur les contributions publiques, derrière ce nom obscur se cache une modification d’une loi de 1887 dont la nouvelle teneur soumettrait les détenteurs de chiens à un impôts annuel variant de 50 à 100 balles suivant le nombre de bêtes. Les chiens d’aides aux handicapés, policiers ou hébergés dans des refuges seraient heureusement épargnés.

Il est important de noter que les clebs genevois sont normalement déjà taxés, sauf que plus de la moitié des propriétaires ne déclarent pas leur animal et sont donc hors-la-loi. La nouvelle loi vise donc simplement à régulariser un système existant.


Le deuxième point concerne l’abrogation d’une taxe appelée « droit des pauvres » , tristement connue par tout organisateur de tombola ou de soirée payante. Cette taxe remonte à 1845 et pompait une partie des bénéfices de toute manifestation artistiques, musicale ou sportive.

Elle a été en partie abrogée au début du millénaire et ne subsiste actuellement plus que pour les jeux d’argent. Les bénéfices sont actuellement répartis comme suit : 70% partent à l’Hospice Général, le reste à diverses associations telles que « Emmaüs », « Caritas », « Viol Secours », « SOS Femmes » ainsi que d’autres du même acabit. Son importance n’est donc pas à démontrer, le Grand Conseil recommande pourtant d’approuver le texte.


Le troisième point concerne la loi sur les droits d’enregistrements des actes notariés, le texte original et son explication sont chiants à mourir, je te l’épargne.


Le quatrième point concerne l’aide sociale individuelle (LASI), l’initiative veut remplacer le revenu minimum cantonal d’aide sociale (RMCAS) par un nouveau système d’aide aux chômeurs de l’extrême.


Le cinquième et dernier point est l’initiative « pour le droit à un salaire minimum » , qui d’après les premières discussions semble être une fausse bonne idée, avec l’exemple du SMIC français à l’appui. En effet, le « salaire minimum interprofessionnel de croissance » français introduit en 1970 est devenu un montant standard au fil du temps, tirant les rémunérations vers le bas.
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À l’instar ce certains partis politiques helvétiques qui prennent les citoyens pour de gros demeurés, je vais aujourd’hui te montrer comment cocher correctement une case bien précise sur le bulletin de vote que tu as reçu par la poste.

Munis toi d’un stylo foncé, pose le bulletin sur une surface plane, puis essaie de reproduire ce que mes grosses paluches font sur cette vidéo.



Une fois cette prouesse terminée tu indiques ta date de naissance dans l’emplacement adéquat, tu signes, et tu envoies tout ça à Big Brother qui s’occupera du reste.

Tu vois, voter intelligemment c’est vraiment à la portée de n’importe qui. ,    Imprimer Imprimer   
La pire expérience de ma vie fut sans nul doute endurée durant ces fameux cinq mois passés « sous les drapeaux », cet euphémisme soi-disant patriotique désignant l’engagement militaire auquel tout mâle suisse majeur est contraint, sous peine de taxe ou d’emprisonnement. Il existe bien certaines alternatives telles que le service civil ou la protection civile, mais celles-ci sont difficiles d’accès, que ce soit par leurs conditions d’admissions strictes ou simplement leurs capacités limitées.

Lors d’une cérémonie ridicule qui a lieu le premier jour, toute recrue reçoit un fusil d’assaut, et ceci sans le moindre examen psychologique préalable. Refuser l’arme à cet instant implique des sanctions que tout post-adolescent n’est pas forcément prêt à subir, de plus la pression du rituel et le manque de volonté dû à l’âge font que la plupart des apprentis troufions acceptent ce fardeau avec fatalité, sans se soucier des conséquences que ce simple geste pourrait entrainer.

Une fois son école de recrue accomplie, le citoyen-soldat ramène chez lui son arme à feu, cette dernière devient ainsi une habitante à part entière du foyer. Cachée au fond d’un placard ou d’un grenier, sa présence dans l’ombre est ressentie en permanence, on est loin du cliché de la famille paisible.




La plupart du temps il faut avouer que la cohabitation se passe sans trop de problème, si on met bien évidemment de côté la violence latente qu’entraine la possession d’une arme de guerre à la maison. En revanche, il arrive parfois que certaines personnes s’en servent comme moyen de pression psychologique sur leurs proches, d’autres l’utilisent pour se suicider, voire massacrer leur famille ou des inconnus pris au hasard dans la rue.

Un article paru dans le magazine Femina parle de ce phénomène, depuis le point de vue de dizaines de femmes qui subissent régulièrement des violences de la part de leur conjoint, ce dernier utilisant l’argument de l’arme comme moyen de pression.



Témoignage extrait.

Lilismiles ne sourit plus. Derrière son pseudo, sur Internet, cette Fribourgeoise de 29 ans se raconte. Son compagnon la harcèle, la frappe, la persuade qu’il l’aime. Ou menace de la tuer. Scènes typiques de violence dans le couple, sauf que la dernière fois, écrit-elle sur un forum il y a quelques semaines, son homme «avait posé un fusil pas très loin de lui. Inutile de vous expliquer l’effet dissuasif de ce geste et, après une longue discussion, il a réussi à faire sortir de ma bouche mon accord pour revenir!»


Le 13 février 2011, le peuple suisse sera amener à voter pour une initiative baptisée « Pour la protection face à la violence des armes » qui vise entre autre à forcer le dépôt des armes militaires à l’arsenal. Un « OUI » clair est bien évidemment souhaité.

Les organisations militaristes se sont regroupées pour faire face à cette action qui, selon elles, est inutile. Parmi tous les arguments ridicules que l’on aura pu entendre, ils ont choisi d’axer leur campagne d’affiches sur le côté traditionnel des carnages à l’arme à feu. Je te laisse juger du désastre.



Le lampion rouge à croix blanche, symbole patriotique de la fête nationale, porté par une ribambelle de marmots bien habillés qui -à l’instar des militaires- défilent en rang au son de la fanfare.

Le tableau est touchant, le lampion est écrasé et une fumée grise en sort sur la droite, comparant de ce fait l’objet enfantin avec un imaginaire fusil d’assaut que ces vilains pacifistes veulent enfermer au placard. Ainsi, après avoir été (à juste titre) comparés à des moutons, les Suisses sont maintenant associés à des enfants auxquels ont aurait cassé un jouet. Et le pire, c’est que ça marche.

Nous autres antimilitaristes sommes maintenant accusés de vouloir « détruire les valeurs suisses », note bien le pluriel abusif (« les valeurs », lesquelles?), qui sert sans-doute à renforcer la sensation de déshonneur envers notre pauvre Mère-Patrie qui se meurt sous le joug des infidèles que nous sommes. Ah misère, nous ne méritons vraiment pas notre passeport à croix blanche, nous et notre espoir immonde d’empêcher certains massacres impulsifs, une superbe « valeur suisse » que les partisans du maintien des armes au foyer veulent à priori perpétuer.

Le bas de l’affiche termine le tableau par un texte une fois de plus lourdement réfléchi.

Initiative inutile des milieux de gauche sur les armes


Quand on n’a pas d’arguments on tente de discréditer son adversaire, une réaction instinctive qui devrait normalement trouver sa place dans une cour d’école plutôt que sur une affiche de propagande. Tu noteras au passage le terme des « milieux de gauche », qui hormis un jeu de mot surement involontaire reste une expression délibérément très vague dans la droite lignée de certains partis.

Bref, j’y reviendrai en temps voulu, mais pour le bien de toutes et tous prépare toi à cocher la case du « OUI » le 13 février prochain. , ,    Imprimer Imprimer   
Que ce soit ici ou dans la vraie vie, je me suis parfois retrouvé confronté à des hoplophiles farouchement opposés à l’initiative « Pour la protection face à la violence des armes » qui vise à retirer les fusils militaires et autres armes à feu des foyers helvétiques.

Parmi tous les arguments entendus et précieusement consignés au fil de mes discussions je me demandais (d’où le titre de ce billet) lequel pouvait être le plus absurde.

Je n’arrive pas à me décider, pourrais-tu m’aider?

Quel est l'argument pro-armes le plus grotesque ?


  • "Ce n'est pas l'arme qui tue" (46%, 53 Votes)
  • "Un suicidaire/meurtrier arrivera de toute manière à ses fins" (10%, 12 Votes)
  • "On souffre moins avec un fusil qu'avec une arme blanche" (32%, 37 Votes)
  • "Les criminels détiennent illégalement des armes à feu, pourquoi pas nous?" (39%, 45 Votes)
  • "Retirer les armes à feu ne fait pas baisser les meurtres et les suicides, les statistiques le disent" (23%, 27 Votes)

Total des votants : 116

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Le choix étant cornélien, tu as la liberté royale de voter pour deux arguments, mais pas plus. , ,    Imprimer Imprimer   
La campagne sur l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» a été lancée dimanche passé, elle demande le dépôt des armes d’ordonnance à l’arsenal.

Il s’agit évidemment d’une aberration gauchiste destinée à désarmer les illustres citoyens-soldats que nous sommes, comme si le retrait des armes à feu pouvait avoir une incidence quelconque sur le nombre d’homicides et de suicides.

Prenons l’exemple d’un homme aux pulsions meurtrières, cet homme possède une arme à feu fournie gracieusement pas notre armée (que Dieu la protège). Pour tuer sa famille il a le choix entre cette arme militaire et une redoutable cuillère à café dangereusement placée en évidence sur son meuble de cuisine, vous croyez sincèrement que retirer l’arme à feu de son foyer changera quelque chose ?

Imaginez la douleur subie par cette pauvre famille assassinée à la petite cuillère, vous ne pensez sérieusement pas qu’ils auraient moins souffert avec un Fass 90 ?

Vous voyez, maintenir l’arme de guerre au foyer profite à tout le monde. C’est une tradition helvétique centenaire et les 300 personnes tuées violemment chaque année par ces armes ne doivent pas remettre en cause cet état culturel.

Le site web de l’initiative se trouve sur protection-armes.ch, il ne doit bien évidemment pas être visité, et ses arguments ne doivent pas être lus.



Car pour plus de sécurité il faut plus d’armes en circulation, c’est d’une logique imparable.
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Demain c’est le grand jour, le troupeau de moutons va se prononcer sur un initiative lancée par l’extrême-droite helvétique.



Le résultat sera malheureusement sans grande surprise, mieux vaut donc prendre aujourd’hui les devants et chercher d’avance une insulte pour caractériser dès demain les bovidés qui auront coché la case « OUI » sur leur bulletin de vote.

Tu n’en connaitrais pas une ou deux par hasard?    Imprimer Imprimer   
Les ayatollahs de la pensée gauchiste menacent aujourd’hui nos libertés en voulant imposer un contrôle strict des armes personnelles. Ils disent que nous sommes des fachos mais finalement ce sont eux les nazis, leurs idées sont dignes du troisième Reich!

L’initiative populaire fédérale « Pour la protection face à la violence des armes » a réuni 106’067 signatures validées et a été déposée le 23 février 2009. En date du 16 décembre 2009, le Conseil fédéral a pris position. L’initiative sera à l’ordre du jour de la Commission en matière de politique de sécurité du Conseil national le 22 mars 2010. Elle sera probablement traitée par le Conseil national lors de sa session d’été et par le Conseil des Etats lors de celle d’automne. La votation populaire pourrait avoir lieu en février 2011.

(Source : protection-armes.ch)


Ils ont même créé un groupe Facebook « Oui à l’initiative pour la protection contre les armes » qu’il ne faut absolument pas rejoindre!

Il faut lutter contre cette loi liberticide qui menace notre patrie, car le danger est réel, la délinquance augmente et on ne va pas laisser impunément ces profiteurs des assurances sociales nous dicter notre conduite citoyenne. La sécurité de notre pays est garantie par notre extraordinaire armée et les possesseurs d’armes à feu qui sont aujourd’hui tous deux mis en péril par quelques réactionnaires de bas-étage indignes du passeport à croix blanche.

Oui aux armes au foyer sans aucun contrôle! Afin de perpétuer dignement une tradition suisse plus que millénaire.

Pour Dieu, pour la Suisse! ,    Imprimer Imprimer   
Trois mois sans voter et on sent tout de suite qu’il manque quelque chose, c’est aussi ça d’être suisse.

Le 7 mars prochain nous serons donc amenés à nous prononcer sur quelques modifications de notre constitution. Pour résumer, on s’attaque aux vieux, aux animaux et aux simples d’esprits.

Le premier point concerne une mise à jour obscure du fond de prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité. Parce que comme chaque année, la menace de ne jamais toucher ta retraite se profile à l’horizon, sauf que cette fois ce sera ta faute si tu votes non.

Le second point vise à obliger les cantons à mettre en place un avocat de la protection des animaux, qui défendra, en cas de procédure pénale, les intérêts des animaux maltraités. Les prochaines étapes pour 2015 puis 2020 seront respectivement axées sur les droits des insectes et des légumes.

Le troisième point touche également une corde sensible, à savoir l’empathie de certains humains faces à leurs congénères diminués du bulbe qui servent de cobayes pour la recherche médicale. Tu noteras que la subjectivité règne en maitre sur quelques paragraphes. Je cite en vrac.

  b. les risques et les contraintes encourus par les personnes participant à un projet de recherche ne doivent pas être disproportionnés par rapport à l’utilité du projet;

  c. un projet de recherche ne peut être réalisé sur des personnes incapables de discernement que si des résultats équivalents ne peuvent être obtenus chez des personnes capables de discernement; lorsque le projet de recherche ne permet pas d’escompter un bénéfice direct pour les personnes incapables de discernement, les risques et les contraintes doivent être minimaux;


Les notions vagues de « contrainte minimale » et « utilité » feront le bonheur des avocats.

Nos sept Dieux recommandent de refuser la loi sur la protection des animaux, ainsi que d’accepter les deux autres. Le point discordant étant celui concernant la LPP, la majorité des partis politiques incitent au contraire à refuser cette loi (sauf évidemment l’UDC qui nage comme à son habitude à contre courant, les yeux bandés et la bouche ouverte).

On ne se lasse décidément jamais de ces petites cases à cocher sur les bulletins de vote. , , ,    Imprimer Imprimer   
La soirée d’hier a été marquée par un grand nombre de rassemblements à travers la Suisse afin de protester contre les dernières votations interdisant la construction de minarets.

A Genève, plus de 2000 personnes se sont réunies en début de soirée sur le parvis de la cathédrale St-Pierre, entourant deux minarets en bois et papier.

«Genève a toujours été une terre d’accueil», a déclaré Hafid Ouardiri, ex-porte-parole de la mosquée de Genève. Si les orateurs ont salué le vote genevois, ils n’ont pas manqué de pointer du doigt les responsables: l’UDC qui ne cesse d’attiser les peurs, mais aussi la classe politique qui ne combat pas clairement le racisme qui s’est exprimé dans l’anonymat de l’isoloir, selon Karl Grünberg, d’ACOR SOS Racisme.

(Source : tdg.ch)


En cadeau, deux photos pourries prises par votre envoyé spécial.





Comme quoi, tu peux avoir l’impression d’être le seul humain au milieu d’un troupeau de moutons le dimanche soir, et te sentir entouré de tes semblables deux jours plus tard. C’est assez plaisant. , , ,    Imprimer Imprimer   
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