Le 11 mars 2012, le peuple Suisse sera amené à voter pour accepter ou refuser six semaines de vacances, contre quatre actuellement. Ne fais pas cette tête d’envieux ou d’ahuri, figure-toi qu’il y a des chances pour que ce soit refusé.
Car en Suisse on est comme ça, on refuse plus de vacances et on accepte des augmentations de TVA. Le pognon avant tout, question de réputation.
Un bon nombre d’économistes soutenus par les partis de droite militent pour que cette initiative soit refusée, prétextant une augmentation de certains maux tels que le chômage ou les baisses de salaire.
Une large majorité de personnes âgées est également contre, nos seniors sont sans doute jaloux de ne pas avoir pu bénéficier d’un tel traitement lorsqu’ils faisaient encore partie de la population active.
Afin d’avoir une idée de ce qui nous attend je requiert aujourd’hui ta contribution à un court sondage. Tu est instamment prié de ne répondre qu’une seule fois et de manière honnête, il n’y a pas de concours ou de gain quelconque là derrière.
D’autre part, si tu es d’une autre nationalité qu’Helvète je te demanderais malheureusement de ne pas participer, avec mes plus plates excuses, le but recherché est d’avoir des chiffres les plus précis possibles.
Tu as du le remarquer, je m’étais barré en vacances deux semaines. Je peux affirmer qu’après plusieurs jours à arpenter les plages de Mykonos le retour à la vie réelle est assez naze, je ne sais d’ailleurs pas comment tu fais pour endurer ça sans broncher.
Tu remarqueras que le geek en vacances s’en fout du décor, du moment qu’il a son objet fétiche avec lui.
Sauras-tu également dénicher le détail qui tue sur cette splendide photo de porte mykonosienne?
On a retrouvé l’inventeur des Pampers, il se trouve sur l’île de Syros.
Et des vacances sans photo de chaton, ce ne sont pas vraiment des vacances.
Quel bonheur d’être de retour à la maison. Finir ses vacances à Genève présente un grand nombre d’avantages conséquents, comme celui de se faire réveiller à huit plombes du matin par deux gros bâtards d’ouvriers prenant plaisir à poncer le mur du voisin.
Sinon, pour ce qui est de la feuille de route c’est fort amusant, je te laisse deviner les quelques destinations à l’aide d’indices écrits et des photos attachées.
Les vacances sont là, et les bloggers ne sont pas à l’abri de ce fléau gauchiste qui nuit à la quantité des commentaires. En attendant le grand départ pour les plages d’ici quelques semaines, voici venu le temps de démarrer une courte pause estivale.
Rendez-vous donc lorsque les températures extérieures auront à nouveau atteint un seuil humainement viable, d’ici là profite bien de ton temps libre, et n’oublie pas ta crème solaire!
Si tu t’ennuies au bureau, alors tu peux revenir chaque jour sur ce billet. Fixe l’image une trentaine de secondes pour qu’elle se grave dans ta rétine, lance la bande son et ferme les yeux.
Tu verras, ton envie de travailler passera rapidement.
Dire que je pourrais être comme tous ces chômeurs, retraités ou rentiers AI qui gagnent des millions et passent la moitié de leurs vies sur des îles paradisiaques.
Le principal et seul inconvénient des vacances c’est qu’elles se terminent toujours tôt ou tard, on finit ainsi par quitter les îles ioniennes pour retrouver la légendaire droiture de l’Helvetia et sa doctrine alles in ordnung qu’on aime tant.
Youpie.
Bon allez, tu montes le son de ton ordinateur et tu cliques sur « play » , ensuite t’as deux minutes et demi de musique grecque à touristes pour t’imprégner de ce qui va suivre.
Tout d’abord une photo pour te faire regretter de pas être parti en vacances.
Ça, c’est fait.
Bon rassure-toi hein, niveau hôtel c’était moins top, on a inauguré le concept douches-chiottes-deux-en-un. Niveau PQ on se serait bien torché avec le rideau de douche, mais y’en avait pas. Remarque c’est pratique tu peux faire popo et te laver les pieds ou les cheveux en même temps.
Les routes sont agréables, surtout après une heure passée derrière une camionnette à la limite de la surcharge.
Arrêt dans un charmant bar de plage au nom si délicieusement local.
Le dernier jour on oublie pas de déguster un bon repas local et équilibré en lançant du pain aux gros oiseaux bruyants du dehors.
Pour finalement s’envoler en regardant une dernière fois les paysages de ce pays en dehors du temps.
Histoire de savoir combien de fidèles j’ai perdu en douze jours rien de tel qu’un petit concours demandant la participation des visiteurs (c’est toi les visiteurs). Une baffe de la main gauche à la première ou au premier qui me donne le nom de la jolie ville que voici que voilà.
Une double baffe avec des glaçons et de la cannelle à celle ou celui qui me file le nom en Grec. C’est volontairement plus difficile que d’habitude, mais les réponses venaient trop vite.
Bon, vacances obligent je vais devoir m’absenter une douzaine de jours. Je te laisse les clés du cabinet, profite-en pas pour mettre le bordel sinon à mon retour t’entendras sonner mon courroux, même planqué au fond d’une grotte en plein cœur de la Poldavie.
Si quelqu’un me cherche je serai quelque part par là, naviguant d’île en île en vomissant mes tripes par dessus bord.