Les téléphones portables achetés dans les magasins officiels réservent parfois quelques surprises désagréables. Voici l’histoire qui résulte de l’acquisition d’un HTC Desire HD sous Android dans un Swisscom Shop en 2011.

Depuis plusieurs années, les grands opérateurs préinstallent des applications verrouillées sur les téléphones mobiles vendus, elles sont protégées et donc impossibles à désinstaller. Cette technique d’utilisation forcée hautement discutable leur rapporte un peu d’argent grâce à des accords passés avec les différents fournisseurs de logiciels.

Ainsi, après une analyse des programmes préinstallés je me suis rendu compte que certains ne sont même pas publicitaires. Il s’agit en effet d’applications de gestions propres à des opérateurs téléphoniques étrangers, qui n’ont de ce fait clairement rien à foutre sur un mobile suisse.

Parmi eux on dénombre sept applications autrichiennes de l’opérateur A1 Telekom Austria :

- A1 Apps
- A1 HANDY Parken
- A1 TV Player
- A1 Gutschein Box
- A1 Music
- A1 Wisepilot
- Mein A1

Notons également la présence de quatre applications françaises de l’opérateur SFR :

- SFR Répondeur +
- SFR TV
- SFR WiFi
- SFR Mon Compte

Ainsi que quelques jeux ou divertissements :

- Monopoly
- Facebook
- Soundhound
- Peep
- Texas Poker

Toutes ces applications sont stockées dans le répertoire « system » d’Android et ne peuvent donc pas être supprimées, à moins d’avoir un téléphone « rooté » (dont on est administrateur). Certaines présentent la particularité louche de démarrer toutes seules, même après avoir été tuées inlassablement par un gestionnaire de tâches.

Le HTC Desire HD vendu par Swisscom (pour ne citer que lui) est en « S-ON », ce qui signifie qu’une sécurité empêche l’installation de versions alternatives d’Android ainsi que le fameux « rootage » (opération consistant à devenir administrateur de son téléphone).

Le client se retrouve donc avec un téléphone portable dont le système Android contient une vingtaine d’applications non désirées et inutiles, parmi lesquelles certaines ont accès à la fois aux données confidentielles et à Internet, un duo effrayant pour la protection de la sphère privée.

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