Aujourd’hui je vais vous parler d’un pays un peu particulier: la Poldavie. Voici quelques uns des points négatifs qui font grincer des dents lorsque l’on parle de cette contrée à une personne étrangère.
- Les femmes poldaves ne peuvent voter que depuis 1971, et encore après de nombreuses luttes féministes. Une partie de la Poldavie n’a même autorisé les femmes à voter qu’à partir de 1991. Pour information, les marocaines votent par exemple depuis 1930.
- La Poldavie n’a pas ratifié le traité anti-tabac qui interdit notamment la vente aux mineurs et les publicités. Au contraire du Botswana, du Koweït, du Paraguay et de l’Afrique du Sud.
- La Poldavie n’a pas connu de guerre depuis plus d’un siècle, l’état oblige toutefois les hommes poldaves à effectuer un service militaire de plusieurs mois. Ceux qui refusent doivent payer une amende chaque année, ou aller en prison.
- Jusqu’en l’an 2000, une femme poldave qui divorçait ne pouvait pas se remarier avant 300 jours, alors que l’homme lui, n’avait pas de limite.
- La Poldavie ne fait pas partie de l’Europe politique, bien que son statut géographique en soit très proche et qu’elle profite de ses avantages économiques. Les partis conservateurs et d’extrême-droite s’opposent à l’adhésion.
- La Poldavie fabrique et exporte des armes militaires, par exemple en 2007 elle a vendu 31 blindés Piranha à l’armée roumaine qui les utilisera en Irak et en Afghanistan.
- La Poldavie n’a pas de congé paternité, les femmes sont souvent acculées dans leur statut de mère au foyer.
- Aux dernières votations, les initiatives du parti d’extrême-droite poldave ont obtenu la majorité des voix populaires.
La Poldavie semble au premier abord être un pays aux mentalités rétrogrades, doté d’une administration lente et conservatrice qui ne facilite pas son évolution.
Et vous, d’après ce que je viens de vous dire, que pensez-vous de la Poldavie?
En l’an 1291, trois cantons décident de s’allier pour faire face aux comtes de Habsbourg désireux d’étendre leur dynastie. C’est donc sur la désormais célèbre plaine du Grütli que Uri, Schwyz (dont est tiré le nom « Suisse ») et Unterwald signent un pacte que l’on peut considérer comme les fondations de notre Confédération Helvétique actuelle. La date étant d’origine peu précise (« au début du mois d’Août » pour citer), la fête nationale helvétique a donc été fixée par la suite au 1er Aout.
Ainsi, pour fêter dignement les 714 ans de notre pays, voici le contenu de ce pacte historique, en version française cela va de soi.
« Au nom du Seigneur, amen.
C’est accomplir une action honorable et profitable au bien public que de confirmer, selon les formes consacrées, les conventions ayant pour objet la sécurité et la paix.
Que chacun sache donc que, considérant la malice des temps et pour mieux défendre et maintenir dans leur intégrité leurs personnes et leurs biens, les hommes de la vallée d’Uri, la communauté de Schwytz et celle des hommes de la vallée inférieure d’Unterwald, se sont engagés, en toute bonne foi, de leur personne et de leurs biens, à s’assister mutuellement, s’aider, se conseiller, se rendre service de tout leur pouvoir et de tous leurs efforts, dans leurs vallées et au dehors, contre quiconque, nourrissant de mauvaises intentions à l’égard de leur personne ou de leurs biens, commettrait envers eux ou l’un quelconque d’entre eux un acte de violence, une vexation ou une injustice, et chacune des communautés a promis à l’autre d’accourir à son aide en toute occasion où il en serait besoin, ainsi que de s’opposer, à ses propre frais, s’il est nécessaire, aux attaques de gens malveillants et de tirer vengeance de leurs méfaits, prêtant serment, renouvelant par les présentes la teneur de l’acte de l’ancienne alliance corroborée par un serment, et cela sous réserve que chacun, selon la condition de sa personne, soit tenu, comme il sied, d’être soumis à son seigneur et de le servir.