Tout journaliste qui se respecte pose les bonnes questions au bon moment. Par exemple dans le très vite lu « Le Matin » du jour, la manchette attire l’œil du badaud mal réveillé en posant la question qui tourne dans toutes les têtes : « Mais bordel, qu’est-ce qu’il y a dans ce putain de classeur bleu? » .

Tu l’auras compris, je parle du procès de La Bête qui se cache timidement le visage derrière son désormais célèbre rempart de fortune. Tiens, voilà une photo pour illustrer mes propos.



Du coup tout publicitaire peut se mettre à gratter derrière le filon découvert, les produits dérivés d’un goût bien particulier risquent d’affluer rapidement sur nos étals.

On notera par exemple…

Les joies des balades anonymes en ville, plus besoin de se cacher lorsque l’on aperçoit au loin une personne que l’on n’aime pas.



Les bandes noires sur les yeux lors des entrevues télévisées sont à l’agonie, la nouvelle méthode est beaucoup plus colorée.



Nos idoles peuvent désormais se balader dans la rue sans risquer de se faire reconnaitre, une option « filtre à particules » sera surement disponible pour les stars aux poumons sensibles.



Ah cette maudite pornographie qui gangrène la jeunesse, grâce à une technique brevetée par un géant américan les navigateurs web du futurs intégreront automatiquement le cache sur les images graveleuses.



Et pourquoi pas… pourquoi pas… une nouvelle mode!



Qu’il est bon de parfois recentrer les débats sur des sujets importants. ,    Imprimer Imprimer   
La loi s’applique à tout le monde, à certains plus qu’à d’autres.


(Source : Le Matin)


25 millions de francs suisses, 7 années de prison. Un calcul extrêmement simple nous donne environ une année de prison pour 3’500’000 francs suisses détournés, argent évidemment dilapidé pour des loisirs en tout genre. Parmi les personnes lésées on compte quelques faillites et suicides, l’argent ne fait pas le bonheur, surtout quand on en a plus.

Prenons maintenant un internaute français qui télécharge des mp3 sur son ordinateur, ce dernier risque une peine de trois ans de prison (source) et une amende supplémentaire de quelques centaines de milliers d’euros.

Ressortons notre calculatrice et amusons-nous un peu. En appliquant le prorata de l’escroc à la peine de l’internaute on peut donc considérer que notre utilisateur d’eMule aurait téléchargé des mp3 pour plus de 10 millions de francs suisses. Au prix de l’album cela nous donne plus de 350’000 CD, on se rend compte que ce nombre est complètement fantaisiste.

Si tu es mélomane mieux vaut donc détourner des millions puis ensuite acheter des CD, la durée d’emprisonnement est à priori moindre. La justice semble être à deux niveaux, autant en profiter. Et n’oublie pas le costard le jour de ton procès. ,    Imprimer Imprimer   
Pour ceux qui ne lisent pas les nouvelles, une petite affaire ébranle la RSR ces jours.



Deux questions que je me pose :

1. En quoi un informaticien est-il légalement apte a déterminer si une image est a caractère pédophile ou non?

2. En quoi doivent-ils « analyser » les données. Il me semble qu’au premier coup d’œil d’une de ces images on devrait pouvoir trancher non?

Informaticien est décidément un travail fascinant qui dévoile de nouvelles facettes jours après jours. , , ,    Imprimer Imprimer   
Il y a quelque temps le site web Fuzz.fr (arrêté depuis) proposait différents liens web envoyés par les visiteurs, avec la possibilité de faire descendre ou remonter leur popularité, un peu à la manière de l’incontournable digg.com. Seulement voilà, un des liens n’a pas été du goût de l’acteur Olivier Martinez qui, au lieu de régler l’affaire à l’amiable, a porté plainte contre le site susmentionné. Le lien incriminé sous-entendait que Mr Martinez entretenait une relation avec une célèbre chanteuse australienne. 30’000 euros étaient demandés par l’avocat de l’acteur, une somme astronomique pour le propriétaire du site. Le verdict a été rendu il y a quelques jours.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, « éditeur » de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l’acteur Olivier Martinez.


Le problème ici est que ce cas risque de faire jurisprudence, rendant responsables les bloggers du contenu de leur site, y compris (et c’est là que le bât blesse) des commentaires et autres diversités envoyées en temps réel par les visiteurs. Les solutions potentielles de flicage ne sont malheureusement pas toujours ni techniquement ni humainement possible : les filtres automatiques ne sont pas assez « intelligents » pour pouvoir discerner les finalités du bien et du mal et un blogger ne peut pas assurer une surveillance policière permanente de ses pages.

De plus, dans le cas qui nous intéresse il ne s’agissait même pas d’une quelconque diffamation et les gros médias (télévision, Google, etc.) qui ont relayé la possible liaison de l’acteur n’ont eu aucun problème. L’attaque juridique d’Olivier Martinez (que je n’aime vraiment pas) et l’énorme somme demandée me semblent donc personnellement largement disproportionnées.

Ainsi, au risque de me répéter, je n’aime pas Olivier Martinez. , , , ,    Imprimer Imprimer