Tu me connais (ou pas), à part l’éminent WoW il y a peu de jeux vidéos qui m’intéressent.

Et pourtant, pourtant, je vais aujourd’hui te présenter une petite merveille d’un autre genre, celui du point and click.



Sorti en octobre 2009, « Machinarium » est le dernier né du studio tchèque Amanita Design.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le jeu est entièrement développé avec la technologie Adobe Flash, ce qui permet d’avoir d’ailleurs une démo jouable en ligne avec laquelle tu pourras tester les trois premiers niveaux.



L’histoire est celle de Josef, un petit robot qui a été expulsé à tort de sa ville robotique. Il doit donc y retourner afin de déjouer un attentat et sauver sa copine enfermée par des robots loubards.



Le jeu complet ne coûte que vingt dollars (soit presque autant en francs suisses), un prix dérisoire si l’on prend en compte les trois années passées pour créer cette merveille. Les graphismes sont superbes, la jouabilité excellente, la musique originale et les énigmes corsées à souhait. Le jeu t’occupera une bonne douzaine d’heures, tu en rêveras même la nuit.



Tout se joue à la souris, on peut collecter des objets, les faire interagir entre eux, avec des éléments du décor ou d’autres personnages. Une des astuces essentielle étant le principe de pouvoir redimensionner le héros, permettant ainsi l’accès à certains objets trop hauts ou trop bas. Il est de plus impossible de mourir, tu peux sauver et restaurer une partie quand tu veux, moins de stress donc.

Aucun dialogue écrit n’est présent, tout se fait au moyen de petites animations dans des bulles, le jeu est plus que multilingue dans le sens où il n’a pas de langue propre. Ici par exemple, un vieil handicapé te demande de lui trouver de l’huile pour sa rotule qui couine, c’est juste simple.



Les moments les plus agaçants sont sans aucun doute les puzzles et autres jeux disséminés tout au long de l’aventure, seule leur résolution minutieuse permet de déverrouiller l’étape suivante. Prépare tes lotions capillaires car l’arrachage de cheveux est plus que garanti, d’autant plus qu’aucun mode d’emploi n’est généralement donné, il te faut donc commencer par déduire les règles par toi même.

Ici par exemple, un bête « Puissance 4 » . Au passage, bonne chance pour battre la machine.



La version complète peut être achetée puis téléchargée sur le site machinarium.net, et je ne peux que te le conseiller. De plus, si tu joues avec ton/ta concubin/concubine tu pourras même voir qui utilise son cortex gauche ou droit dans le couple. Tout ça en jouant le rôle d’un robot qui n’a même pas de cerveau.
, , ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Nous autres développeurs en informatique avons pour tradition de donner des noms courts à nos programme, le commun des mortels étant à l’instar des chats incapables de retenir les mots de plus de deux syllabes.

Aujourd’hui je te présente Bing Maps, le petit dernier de chez Microsoft dont l’essence repose droit dans la grande lignée des autres logiciels de l’entreprise, à savoir imiter quelque chose d’existant.

En gros c’est presque comme Google Earth.

L’interface est sobre et uniquement disponible via ton navigateur web, le téléchargement et l’installation d’un plugin sera toutefois nécessaire. Et ça tourne même sous Firefox, alléluia!



Tout comme son monstre modèle, Bing Maps te propose des vues en deux dimensions, avec noms des rues et calculs d’itinéraires.



Une vue satellite est bien évidemment disponible.



Et la fonction bluffante, vue en trois dimensions des bâtiments.



Cette vue n’est actuellement disponible que pour une poignée de villes, dont Toulouse ici présentée. Les textures sont à priori calculées sur la base d’une série de clichés pris par un avion volant à basse altitude, on peut retrouver ces images en sélectionnant le mode « Bird’s eye » et naviguer entre les prises de vues.



Actuellement la bestiole est en version bêta, ce qui signifie qu’elle n’est pas tout à fait terminée. Fera-t-elle un jour de l’ombre à Google Earth?

Tintintiiiiiiiin.

(difficile de retranscrire une musique tragique en onomatopée)
, , , , ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Il ne se passe pas vingt-quatre heures sans entendre parler de Twitter, outil de communication rapide devenu standard dans de nombreux secteurs d’activités tels que le show business, la politique, et bien d’autres.



Pour faire court, Twitter est le moyen le plus simple et le plus répandu pour partager tout ce qui te passe par la tête, avec une limite de 140 caractères pour chaque message. Chacun de ces messages est appelé un « tweet » , en français on utiliserait le mot « gazouilli » . Pour utiliser cet outil c’est très simple, tu vas sur twitter.com et tu te crées un compte personnel, c’est gratuit et rapide.

Une fois que tu es dans la place il y a deux notions fondamentales à retenir : les « Following » et les « Followers » , en d’autres termes, les gens dont tu vois les messages, et ceux qui voient les tiens. Certaines stars de la musique comme Britney Spears comptent des millions de « followers » , des gens banals comme moi à peine quelques dizaines. Certains médias publient également des résumés via Twitter, c’est le cas de la Télévision Suisse Romande, la Tribune de Genève, CNN, et cætera. Tout ce beau monde se mélange, utile ou futile.

Il existe de nombreux moyens pour visualiser les tweets d’autres personnes et poster les siens. La solution courante est de passer directement par le site web twitter.com.



Si tu as l’immense honneur d’avoir Firefox tu peux également utiliser l’addon Echofon, anciennement appelé « Twitterfox » . Il se loge en bas à droite de ton navigateur et va régulièrement chercher les nouveaux tweets.



Pratiquement chaque téléphone mobile moderne possède un programme permettant d’accèder au réseau Twitter, une des applications phare pour Android se nomme Twidroid, elle est disponible gratuitement via l’Android Market.



Il en existe également de nombreuses pour l’iPhone, le problème de cet appareil étant que lesdites applications ne tournent pas en tâche de fond, on ne peut donc pas être prévenu automatiquement lors de nouveaux tweets comme c’est le cas avec Twidroid.

Place à quelques astuces. Les tweets peuvent contenir des caractères ou codes spéciaux qui feront qu’ils seront interprétés de manière différente par ton lecteur préféré (Echofon, Twidroid, etc.).

Les utilisateurs
Les comptes twitter sont précédés par le célèbre signe arobase, le même « @ » utilisé dans les adresses de courriel. Par exemple, mon compte twitter s’appelle @memepasmal.

Les mentions et réponses
Comme indiqué ci-dessus, si tu parles d’un membre de Twitter alors tu précèdes toujours son nom par le fameux arobase. Par exemple : « Je trouve le blog de @memepasmal vraiment excellent! » . La personne concernée verra qu’elle est mentionnée dans un tweet, ce genre de technique s’appelle d’ailleurs une « mention » . Si le message commence directement par le nom d’un membre, alors ce tweet peut être considéré par certains logiciels comme un message direct, un genre de SMS visible publiquement. Par exemple : « @memepasmal Merci pour ton billet sur la reproduction des poulpes norvégiens! » . On appelle alors bêtement ce genre de message une « réponse » , ou un « message direct » .

Le retweet
Autre technique très employée, le « retweet » symbolisé par le code « RT » . Tu vas prendre le message d’une personne que tu suis (following) et le re-transmettre aux personnes qui te suivent (followers). C’est le principe du bouches à oreilles, tu entends quelque chose qui te plait, et tu le répètes à tout le monde. Par exemple : « RT @grosgeek J’ai installé Windows 95 sur mon Game Boy » . Tu peux également placer un petit commentaire avant ton retweet, par exemple : « Mon pote a une annonce, RT @grossebaleine Je vend mon fusil, utilisé une seule fois dans les chiottes. » . Par politesse on ne modifie pas un message que l’on retweet, bien que ce soit possible.

Les hashtags
Dernier gros point, les hashtags. Ce sont des mots-clés que tu peux créer ou utiliser dans tes messages, toute personne cliquant sur un hashtag pourra voir tous les messages le contenant, même ceux d’autres personnes non-suivies. Un hashtag commence toujours par le caractère dièse et devrait être utilisé avec parcimonie, par exemple : « Je suis un grand fan des #hummer et du #tricot » .

Les trending topics
Les hashtags ou mots les plus cités dans tous les tweets du monde sont appelés « trending topics » , le top dix est affiché et mis à jour en permanence sur la page principale de twitter.com. Le grand jeu étant bien évidemment de voir un de ses propres « trending topics » affiché dans la liste, mais il faut pour cela avoir un sacré réseau de followers.

Les liens
Dernier point, les liens. Twitter étant limité à 140 caractères, cela peut poser problème lorsque l’on veut poster un lien « http » , ces derniers étant souvent longs. Il existe des services de « url shortening » qui convertissent les longs et illisibles chemins en quelque chose de plus court. Ils sont gratuits et intégrés de manière invisible dans la très grande majorité des outils de tweeting, ce qui signifie que tu peux coller tes longues adresses web dans tes messages, et ils seront automatiquement raccourcis. Par exemple, « http://www.memepasmal.ch/index.php/2009/10/09/grande-puissante-violette-et-toufue » deviendra « http://bit.ly/PJPHR » , tu peux cliquer si tu veux.

Puisse ce petit tutoriel t’aider à mieux comprendre la Bête, surtout n’oublie pas le guide.

On se tweet et on se fait une bouffe.
, , , , ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Petit tour des applications Android favorites du moment, toutes disponibles dans l’Android Market.

Weather Widget
Weather Widget est, comme son nom l’indique, un widget de météo. Disponible en trois tailles, dont la grande avec prévisions sur trois jours ici représentée au centre de l’écran.

Weather Widget en taille maximale



Twidroid
L’outil d’accès à Twitter, il tourne en tâche de fond et prévient des nouveaux tweets de manière personnalisée.

La fenêtre principale



Shazam
Le très bluffant Shazam, à qui l’ont fait écouter quelques secondes de musique, et qui te trouve l’auteur et le titre.

Shazam en pleine écoute



TasKiller
L’avantage et le problème avec Android c’est que les applications peuvent tourner en tâche de fond. Certaines ont du mal à quitter leur douillette mémoire et au bout d’un moment tout ce beau monde participe au ralentissement du téléphone. Il existe plusieurs gestionnaires de tâches pour Android, mon préféré étant TasKiller.

Un clic tue la tâche



3G Watchdog
Si tu utilises un forfait 3G avec une limite mensuelle alors ce logiciel est indispensable. Après l’avoir configuré il place un icône coloré dans la barre de titre: vert tout va bien, orange tu devrais ralentir tes téléchargements, rouge tu est en train de payer de somptueuses vacances à ton opérateur téléphonique. La zone de notifications t’indique ton pourcentage d’avancement, et un finger clic dessus t’amène au détail.

La zone de notification




La page de détail



Wapédia
Wikipédia à emporter.

Une page au hasard



SlideME (alias SAM)
Le concurrent de l’Android Market, certaines applications sont payantes et nécessitent un enregistrement sur le site de l’éditeur.

Une autre manière d’installer des programmes



Annuaire local.ch
L’annuaire suisse dans ton HTC.

Recherche au hasard




Une célèbre entreprise helvétique



Google Sky Map
Une application surprenante qui utilise la quasi-totalité des fonctions du téléphone. Tu positionnes ton HTC entre le ciel et toi et les constellations s’affichent en suivant tes mouvements, te permettant ainsi de repérer facilement tous les corps célestes visibles ou invisibles. Le GPS et la boussole interne à leurs apogées.

Pluton est encore une planète ?



Google Maps
Une version de Google Maps pour un téléphone signé Google, ça semble logique. Street View est bien entendu de la partie.

Je connais cette ville
,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Chaque personne a ses petites envies qu’il lui faut satisfaire, les domaines d’expectance ne sont évidemment pas les mêmes quand on a la chance d’être pratiquement au sommet de la pyramide de Maslow.

Considérant que ton estomac est plein, tu es maintenant en mesure d’attendre avec impatience les prochaines séries américaines de science-fiction. Voici quelques extraits de succès ou navets qui déferleront sur les ondes hertziennes européennes d’ici une bonne année, soit beaucoup plus tôt chez l’oncle Sam.

« Flash Forward« 
Au même moment, pendant deux minutes et dix-sept secondes, chaque être humain vivant sur Terre subit un blackout pendant lequel il a une vision fortement réelle de sa vie six mois plus tard.



Les adeptes de séries américaines reconnaitront sans doute Sonya Walger, qui a joué dans quelques succès tels que Tell Me You Love Me, ou encore Lost dans son rôle de Penelope Widmore.

« Day One« 
La Terre subit une attaque d’origine inconnue, un groupe de voisins s’organise pour survivre et comprendre.



Avec la musique de Truman Show, bouh!

« V« 
Remake d’une célèbre série des années 80, « V » raconte l’arrivée sur Terre d’extraterrestres venant demander asile en échange de leur technologie. On s’en doute un peu, leurs intentions finales ne semblent évidemment pas aussi amicales qu’ils veulent bien le prétendre.



Les fans de Lost auront probablement reconnu Elizabeth Mitchell, qui tenait le rôle récurrent de Juliet Burke.

« Caprica« 
Cette série est un spinoff de Battlestar Galactica, l’histoire est celle des habitants de la planète Caprica quarante ans avant la destruction des douze colonies par les Cylons. Dans l’épisode pilote diffusé en début d’année nous pouvons voir entre autre la jeunesse de William Adama ainsi que la création des premiers Cylons.



Un autre téléfilm dérivé est très attendu, il s’agit de « The Plan » . L’histoire sera celle de Battlestar Galactica entre la première et la deuxième saison, mais vue du côté des Cylons.
, ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Le téléchargement de contenu protégé par les droits d’auteurs est une véritable sinécure pour les ayants droit. D’un côté nous avons un lobby de puissants majors proposant quelques bons titres musicaux parmi une montagne de merdes, de l’autre des mélomanes n’ayant pas forcement envie de délier leurs bourses pour écouter leurs idoles.

En France le débat fait déjà rage depuis plusieurs mois avec le projet HADOPI, en Suisse nous étions un peu à l’abri des menaces, du moins jusqu’à hier.

Le Tribunal administratif fédéral (TAF) donne son feu vert à la traque menée par la société Logistep contre le piratage de musique et de films sur le net. Le TAF a admis que les méthodes de Logistep peuvent susciter des réserves. Elles restent néanmoins très efficaces. Pour débusquer les pirates, Logistep recherche le numéro Internet (adresse IP) de ceux qui offrent leurs fichiers sur la toile. Elle transmet ces données aux détenteurs des droits d’auteur. Le Préposé fédéral à la protection des données s’était opposé à cette société. Mais pour le TAF, l’intérêt public à lutter contre le piratage prédomine. (SWISS TXT)

(Source : TSR.ch)


Quelques explications techniques. Chaque personne qui navigue sur Internet peut être identifiée par un code unique appelé « adresse IP » dont seul le fournisseur d’accès (Bluewin, Orange, etc.) connait les informations personnelles du détenteur.

La société privée Logistep va donc dès aujourd’hui centrer ses activités sur la délation, assassinant au passage le respect de la vie privée. Si tu compares la Suisse avec les autres pays tu constateras avec dégout que dénoncer ses voisins est un comportement lamentable propre à notre pays, l’amertume en fond de bouche rappelle des souvenirs que seule la peur d’obtenir un point Godwin m’empêche de citer ici.

Sois toutefois un peu rassuré car comme je l’ai dit plus haut, le lien entre ton adresse IP et tes coordonnées personnelles ne seront pas facilement lâchées par les fournisseur d’accès à Internet, ces derniers tenant à leur image et étant soumis à la protection des données de leurs clients.

Maintenant tu dois sûrement te demander comment les cafeteurs de chez Logistep font pour récupérer ton adresse IP, tu dois également croire que cela nécessite des compétences particulières que seuls les ingénieurs possèdent.

Désolé de te décevoir, mais être un sycophante est à la portée de n’importe quelle andouille pernicieuse munie d’un ordinateur et d’un accès à Internet. Voici comment procéder si l’envie de leur faire concurrence te titille.

Tout d’abord, il te faut une version modifiée d’eMule, l’originale n’ayant pas assez d’options pour effectuer le travail de mouchard. Je te conseille la célèbre eMule Morph.

Une fois installée, tu la lances en double cliquant sur l’icône.


Ensuite il te faut une fois pour toutes effectuer une petite opération de configuration, tu ouvres donc la fenêtre des préférences et tu vas sur l’onglet « Propriétés étendues » comme sur l’image ci-dessous.

Les deux cases importantes à cocher sont « Activé » et « Afficher les messages d’échanges de sources » , les autres on s’en fout.

Tu vas ensuite sur la page « Recherches » , tu cherches une musique qui te plait et tu la télécharges. Tu noteras au passage le fait amusant que pour faire ton petit policer tu es obligé de te mettre hors-la-loi.



Ensuite, tu vas voir sur la page « Serveurs » , onglet « Debug » , parmi les nombreuses lignes tu devrais en avoir certaines comme celles-ci qui contiennent la phrase « Client source request » .



Les codes bizarres à droite (« 82.244.9.196 » , « 91.165.249.96 » , etc.) sont les adresses IP des horribles criminels qui partagent le fichier que tu as demandé. Tu n’as plus qu’à passer tes tristes journées à en faire une liste que tu enverras finalement au chef de la Gestapo.

Zut, j’en ai finalement gagné un.
,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Un de mes visiteurs réguliers a récemment mis en doute mon appartenance à la cause geek, je me vois donc dans l’obligation de contrecarrer cet odieux mensonge à l’aide d’un démenti officiel : Un billet entier consacré à un vieux film de science-fiction.

Silent Running est donc un film de science-fiction réalisé par Douglas Trumbull en 1972. Il raconte l’histoire du vaisseau spatial Valley Forge, porteur des derniers spécimens végétaux depuis que la terre a été stérilisée par des inconscients qui roulent en 4×4 et ne recyclent même pas le verre ou l’aluminium.



A son bord, une poignée de techniciens accompagnés par le botaniste Freeman Lowell (Bruce Dern), grand amateur d’écussons à coudre.



Freeman aime bien la nature, les fleurs et les lapins. On le voit ici en plein rapport intime avec un arbuste majeur et consentant.



Ainsi donc, lorsque l’ordre militaire (et donc absurde) de détruire les serres arrive de la Terre, Freeman tue l’équipage et prend le contrôle du vaisseau. Heureusement il n’est pas seul, Huey et Dewey, deux robots grotesques l’accompagnent dans sa fuite intergalactique (en fait ce sont des nains dans les costumes).



La suite du film est un long monologue entre un humain solitaire et deux robots muets, l’apogée du burlesque étant l’interminable scène de poker.



A noter que la version française apporte une touche bizarre de « respect your microwave » . Concrètement, Freeman vouvoie curieusement les deux horribles robots nains, sans doute pour apporter un peu plus d’humanité à ce film qui ne contient finalement qu’un seul acteur. À voir donc en version originale, qui est l’anglais je te rassure. La musique quant à elle est plaisante et très axée seventies, ce qui change quand même du registre classique associé par la suite aux Star Wars ou similaires.

Silent Running est avant tout une dénonciation du paradoxe de l’humain, espèce vivante et intelligente dans laquelle la connerie monumentale côtoie une bonté allant jusqu’au sacrifice ultime. Il nous montre que dans le futur l’humanité sera toujours divisée sur la question de l’écologie, et que l’on portera aussi accessoirement des combinaisons ridicules.
, ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Le monde de l’informatique est sans pitié, tel pourrait être le slogan de Tron, film geekesque mais néanmoins mythique sorti en 1982.

L’histoire est celle de Kevin Flynn (Jeff Bridges), un programmeur de jeux vidéos dont les codes sources ont été volés par son ancien employeur, un industriel impitoyable prénommé Ed Dillinger (David Warner). Avec l’aide de son ami Alan Bradley (Bruce Boxleitner), Kevin va pénétrer dans le système informatique de l’entreprise à la recherche de la preuve qui lui permettra de récupérer les droits d’auteurs sur ses créations.

Seulement voilà, en pleine tentative de hackage, notre héros se fait désintégrer puis reconstituer à l’intérieur même du système informatique, se retrouvant à la merci du Master Control Program, un logiciel d’échec ayant évolué en dictateur fanatique de jeux vidéos qui prend un malin plaisir à voir ses prisonniers s’entretuer dans des joutes virtuelles. La plus célèbre d’entre-elles étant la légendaire course de Lightcycles, oeuvre cinématographique qui demanda aux concepteurs des jours de modélisation au clavier (pas de souris au début des années 80), suivis par des jours de calculs sur les ordinateurs de l’époque.



Bref, avec l’aide de Tron (un logiciel de piratage conçu par Alan Bradley), Kevin Flynn devra parcourir les méandres des circuits imprimés afin de détruire le vilain MCP, bouuuuh.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il semblerait que Walt Disney Pictures soit en plein tournage de la suite appelée TR2N, une bande annonce piratée et de très mauvaise qualité circule d’ailleurs sur le web. Ce film serait ainsi donc la suite la plus tardive dans l’histoire du cinéma, soit vingt-huit ans après le premier volet. Une rumeur quasi-fondée voudrait même que l’acteur Jeff Bridges reprenne son rôle de Kevin Flynn, la musique serait quant à elle composée par Daft Punk.

Autant dire que tous les geeks du monde sont sur le qui-vive.
, ,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Un peu de culture de temps en temps ne fait pas de mal, ainsi donc pour faire court je te conseille vivement l’achat de la bande originale du film Slumdog Millionaire. Un mélange de musique électronique et indienne vraiment bon.



Et si tu n’as pas vu le film, fonce!
,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
Le plus chiant quand t’es sur Facebook c’est de refuser chaque jour les trente invitations à rejoindre des groupes à la con, on peut d’ailleurs les catégoriser de manière bien distincte.

Les pigeonniers, ils te promettent monts et merveilles si tu les rejoins.

Le très célèbre « Pour ajouter de la musique sur facebook, cliquer ici ♫♫ » compte plus de 22’840 membres, figure toi que si tu rejoins ce groupe et que t’invites 20 personnes alors tu pourras AVOIR DE LA MUSIQUE SUR FACEBOOK! C’est pas magnifique ça? Hein? Sinon tu as également les cinq-cent groupes « Qui regarde ton profil sur Facebook? » qui te promettent la réponse, à condition bien entendu d’inviter tous tes amis. Imite le cri du pigeon juste pour voir?

Les réactionnaires hystériques, pour lutter contre les injustices trop horribles de la société qui est vraiment mal faite ouh là là.

Le monde est une horrible fosse septique dans laquelle nous baignons, chaque jour des milliards de chats disparaissent et finissent en housses de sièges pour 4×4 bourgeois. Heureusement les membres du groupe « CONTRE LA FOURRURE DE CHAT QUI CIRCULE EN SUISSE!!! » veillent sur l’affaire, les majuscules et points d’exclamations sont importants pour prouver le niveau d’engagement.

Les kikoolol, parce que Kévin abandonne parfois son Skyblog pour créer des groupes Facebook où tu peux aussi « laché t kom lol » .

Vin Diesel, acteur américain à la voix aussi grave et incompréhensible que son jeu de scène, il présente la particularité d’être toutefois très attirant pour les adolescentes hormonalement actives. 343’131 personnes sont fan de « vin deisel » , dyslexie et majuscules absentes comprises, c’est beau d’être fan de quelqu’un dont tu ne sais pas écrire le nom. En restant dans le sujet de l’illettrisme, si tu n’a jamais suivi de cours de français et que tu préfères rester au fond de ton lit je ne peux que t’inciter à rejoindre « Pour tout se ki aimerai gagné de largent en en réstan sou sa couette!!!!lol » , des amis à toi t’attendent.

Les délicatesses réfléchies, embaument et idolâtrent les gens qui ne pensent pas pareil que ton unique et sublime idéologie.

Le groupe « Pour l’arrachage de peau des Petasses en fourrures » apporte une pointe de douceur dans toute cette violence urbaine, tout comme le populaire « Mise à mort de MICKAEL VENDETTA » qui totalise près de 22’000 membres. Si le respect fait partie de tes valeurs tu peux également rejoindre le groupe « JE FUME ET JE VOUS EMMERDE » , ça fera plaisir au centaines de personnes qui décèdent chaque année de la fumée passive.

Les amusants, les seuls qui valent la peine d’après moi.

Citons au hasard « Quand je serai vieux, je ferai chier les jeunes à la Migros et dans le bus » ou encore « Le lapin Duracell, on lui fout ses piles dans le cul » , indispensables.

Les vrais, ils sont rares, mais pas assez amusants pour être cités ici.

Merci à mes « amis » pour leur aide précieuse, les voir rejoindre ces groupes jour après jour m’a donnée matière à écrire. Je te parlerai prochainement des tests à la con sur Facebook, tu verras c’est assez semblable.
,    Imprimer le billet Imprimer le billet   
1 sur 41234