déc 2010
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J’ai récemment ressorti du placard un vieux livre de contes pour mioches crédules, une des histoires appelée « Les Deux Veuves » est suisse. La voici, du moins le début.
Tout le monde sait que les témoignages des anciens sont toujours cachés au fond des gibecières magiques, pour que ces cons de moldus ne puissent pas les trouver. D’ailleurs le mot « gibecière » est un code secret de magicien pour dire « sac », et « besace » ou « giberne » auraient été trop simples.

Ci-dessus une photo de gibecière magique fabriquée artisanalement par un lutin suisse-allemand.
Alors qu’avec EasyJet on peut y être en quelques heures, ils sont trop cons ces pèlerins.
Et que le Père Noël leur apporterait plein de cadeaux, dont la paix dans le monde et un ticket de loto gagnant.
Non vraiment, ils n’ont pas la lumière à tous les étages.
Les contes pour enfants se basent souvent sur des faits réels, on croise ici le comportement typique de l’helvète moyen qui n’accepte d’étranger chez lui que s’il y a quelque chose de concret à gagner.
Si cet abruti de Dagobert avait consulté le site web officiel il aurait tout de suite vu qu’un téléphérique pouvait les transporter, lui, son cul et sa croix jusqu’au sommet.

En plus il y a au sommet un petit bistrot sympa qui accueille les pèlerins. Ils soignent même les ampoules au pieds et aux épaules (à cause des lourdes croix en bois portées, faut suivre un peu).
L’accueil légendaire helvétique, ancré jusque dans les légendes du pays.
Bon, je l’admet, j’ai inventé ce dernier passage.
Bref, la suite de l’histoire est consternante, la vieille avare s’en prend plein sa face et une généreuse voisine veuve et mère de deux-cent-soixante-sept gamins en bas-âge obtient une superbe récompense. La morale finale prononcée par Dagobert reste toutefois bien sage.
Ce qui est totalement véridique, preuve en est avec nos braves banquiers locaux qui s’attribuent à nouveau des bonus colossaux à peine quelques mois après la fin de la crise financière qui a ébranlé la planète.
Ils ne vécurent donc pas heureux et n’eurent pas beaucoup d’enfants, car c’est ainsi que ça se passe chez nous.
Si je voulais vous conter l’histoire du lac qui s’étend derrière notre village, il me faudrait rechercher au fond de ma gibecière magique le témoignage des Anciens que j’y garde profondément enfoui.
Tout le monde sait que les témoignages des anciens sont toujours cachés au fond des gibecières magiques, pour que ces cons de moldus ne puissent pas les trouver. D’ailleurs le mot « gibecière » est un code secret de magicien pour dire « sac », et « besace » ou « giberne » auraient été trop simples.

Ci-dessus une photo de gibecière magique fabriquée artisanalement par un lutin suisse-allemand.
Ces derniers affirmaient que depuis d’innombrables années les pèlerins pieux en route pour la Terre Sainte traversaient nos montagnes.
Alors qu’avec EasyJet on peut y être en quelques heures, ils sont trop cons ces pèlerins.
Habituellement, disaient-ils encore, ces pèlerins portaient sur leur dos de lourdes croix de bois et priaient avec ferveur, convaincus qu’après ce pèlerinage douloureux, leurs péchés leur seraient pardonnés.
Et que le Père Noël leur apporterait plein de cadeaux, dont la paix dans le monde et un ticket de loto gagnant.
Non vraiment, ils n’ont pas la lumière à tous les étages.
Nos gens offraient parfois à l’un de ces voyageurs le gîte et le couvert. Mais le plus souvent, ils ne le faisaient point par bonté de cœur, mais parce que l’on prétendait que celui qui accueillait l’un d’eux verrait entrer dans sa maison le bonheur et la paix.
Les contes pour enfants se basent souvent sur des faits réels, on croise ici le comportement typique de l’helvète moyen qui n’accepte d’étranger chez lui que s’il y a quelque chose de concret à gagner.
Un jour le bon nain Dagobert, qui habitait la ville voisine d’Erlebach, eut vent de ce fait. Comme il pratiquait la magie, il se changea lui-même en pèlerin pénitent et se mit en route avec une lourde croix afin d’éprouver la vraie nature des montagnards de son pays.
Si cet abruti de Dagobert avait consulté le site web officiel il aurait tout de suite vu qu’un téléphérique pouvait les transporter, lui, son cul et sa croix jusqu’au sommet.

En plus il y a au sommet un petit bistrot sympa qui accueille les pèlerins. Ils soignent même les ampoules au pieds et aux épaules (à cause des lourdes croix en bois portées, faut suivre un peu).
Il arriva le soir à une jolie ferme située sur une petite colline qui appartenait à une veuve riche, mais avare nommée Elsa. Ayant senti de loin une bonne odeur de pain cuit s’échapper de la maison, le pèlerin frappa timidement à la porte, et quand la maitresse de maison sorti la tête il lui demande humblement l’aumône d’une tranche de pain. « Je n’ai rien à te donner », rétorqua la veuve d’un ton rude.
L’accueil légendaire helvétique, ancré jusque dans les légendes du pays.
La veuve continua, « Rentre chez toi ou j’appelle l’UDC! Ah mais non attends, tu es suisse. Bon ben, je suis certaine que tu abuses de l’aide sociale, peux-tu dégager à tout hasard? »
Bon, je l’admet, j’ai inventé ce dernier passage.
Bref, la suite de l’histoire est consternante, la vieille avare s’en prend plein sa face et une généreuse voisine veuve et mère de deux-cent-soixante-sept gamins en bas-âge obtient une superbe récompense. La morale finale prononcée par Dagobert reste toutefois bien sage.
En vérité, quoique l’on fasse, on ne saurait jamais changer les gens cupides, même en les punissant.
Ce qui est totalement véridique, preuve en est avec nos braves banquiers locaux qui s’attribuent à nouveau des bonus colossaux à peine quelques mois après la fin de la crise financière qui a ébranlé la planète.
Ils ne vécurent donc pas heureux et n’eurent pas beaucoup d’enfants, car c’est ainsi que ça se passe chez nous.




