juil 2008
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Garer sa voiture à Genève est une péripétie qui ferait se transformer tout grand maitre Zen en psychopathe assoiffé de sang. Et encore, une fois une providentielle place trouvée l’automobiliste doit justifier sa présence auprès des fonctionnaires d’état, plusieurs moyens sont disponibles selon la couleur de la zone, blanche ou bleue.
En zone bleue un disque de stationnement ne laisse au visiteur qu’une heure pour venir saluer sa grand-mère sous dialyse ou faire ses courses. Fort heureusement les riverains peuvent se garer à l’année (sans limite de temps) sur lesdites places à condition d’arborer un macaron, disponible auprès de la Fondation des Parkings de la ville pour 180 balles et autant de justificatifs à remplir.

(te casse pas la tête j’ai mélangé les chiffres)
Ainsi donc lorsque la voiture d’un riverain bien garée et légalement macaronnée se prend une bûche un vendredi soir pour stationnement interdit alors son propriétaire se voit contraint d’appeler le lundi suivant le service des contraventions (qui est bien entendu fermé les samedis et dimanches).
Tu l’auras sans doute compris, je suis le pauvre riverain en question. Tiens voilà un Kleenex, ta sollicitude et ton empathie me touchent.
Donc, le lundi à l’aurore administrative (9h00 du matin) je me vois poliment indiquer par un fonctionnaire sûr de lui qu’il est trop tard car le délai de contestation de deux jours s’est depuis lors écoulé, l’administration genevoise ne connait à priori pas la notion de « jour ouvrable » . S’en suit une discussion légèrement agressive qui sera épargnée au lecteur sensible.
Le recours ultime pour faire sauter l’amende du contractuel manifestement illettré, incompétent ou idiot (voire les trois en même temps) est différente une fois le délai des deux jours passé, il faut dès lors envoyer au service des contraventions via la traditionnelle Poste une photocopie du macaron et une autre de l’amende. Pas de doute on est au vingt-et-unième siècle, avec un peu de chance les fonctionnaires genevois auront Internet dans une cinquantaine d’années.
Photocopier le macaron c’est une chose, le problème est que les photocopieuses portables que tu peux coller sur ton pare-brise ne sont pas vraiment courantes et que le riverain victime de l’abus étatique (c’est moi si tu suis bien) doit ainsi retirer le macaron du pare-brise le temps de le copier, ce qui peut prendre pas mal de temps si comme nonante-neuf pour-cent des gens on a pas l’engin à la maison (ouais à Genève on dit aussi « nonante » ). La voiture redevient alors durant de nombreuses heures la proie potentielle du sadisme absurde ou de la simple bêtise d’une meute de contractuels en liberté qui patrouillent cruellement et en toute impunité sur la voie publique. Au final c’est donc une grosse perte de temps, d’argent et d’énergie infligée à quelqu’un n’ayant absolument rien fait de répréhensible.
Bref, après de nombreux appels aux services concernés l’affaire s’est terminée par l’envoi d’un bête fax, ça pourrait paraître incroyable mais ils semblerait que les bureaux de l’état de Genève disposent de tels appareils ultramodernes.

(Technologie dernier-cri au service de l’état)
Après m’avoir donné le numéro du fameux fax la responsable du service m’a tout de même bien précisé « Vous envoyez bien une copie hein, pas les originaux! » , suivi d’un silence consterné de ma part. Ne vous inquiétez pas madame, malgré les années qui séparent nos deux époques la téléportation via les lignes téléphoniques en est toujours au stade de pure science-fiction.
Elle est belle l’administration genevoise quand même, si seulement elle pouvait avoir des humains dans ses rangs…
En zone bleue un disque de stationnement ne laisse au visiteur qu’une heure pour venir saluer sa grand-mère sous dialyse ou faire ses courses. Fort heureusement les riverains peuvent se garer à l’année (sans limite de temps) sur lesdites places à condition d’arborer un macaron, disponible auprès de la Fondation des Parkings de la ville pour 180 balles et autant de justificatifs à remplir.

(te casse pas la tête j’ai mélangé les chiffres)
Ainsi donc lorsque la voiture d’un riverain bien garée et légalement macaronnée se prend une bûche un vendredi soir pour stationnement interdit alors son propriétaire se voit contraint d’appeler le lundi suivant le service des contraventions (qui est bien entendu fermé les samedis et dimanches).
Tu l’auras sans doute compris, je suis le pauvre riverain en question. Tiens voilà un Kleenex, ta sollicitude et ton empathie me touchent.
Donc, le lundi à l’aurore administrative (9h00 du matin) je me vois poliment indiquer par un fonctionnaire sûr de lui qu’il est trop tard car le délai de contestation de deux jours s’est depuis lors écoulé, l’administration genevoise ne connait à priori pas la notion de « jour ouvrable » . S’en suit une discussion légèrement agressive qui sera épargnée au lecteur sensible.
Le recours ultime pour faire sauter l’amende du contractuel manifestement illettré, incompétent ou idiot (voire les trois en même temps) est différente une fois le délai des deux jours passé, il faut dès lors envoyer au service des contraventions via la traditionnelle Poste une photocopie du macaron et une autre de l’amende. Pas de doute on est au vingt-et-unième siècle, avec un peu de chance les fonctionnaires genevois auront Internet dans une cinquantaine d’années.
Photocopier le macaron c’est une chose, le problème est que les photocopieuses portables que tu peux coller sur ton pare-brise ne sont pas vraiment courantes et que le riverain victime de l’abus étatique (c’est moi si tu suis bien) doit ainsi retirer le macaron du pare-brise le temps de le copier, ce qui peut prendre pas mal de temps si comme nonante-neuf pour-cent des gens on a pas l’engin à la maison (ouais à Genève on dit aussi « nonante » ). La voiture redevient alors durant de nombreuses heures la proie potentielle du sadisme absurde ou de la simple bêtise d’une meute de contractuels en liberté qui patrouillent cruellement et en toute impunité sur la voie publique. Au final c’est donc une grosse perte de temps, d’argent et d’énergie infligée à quelqu’un n’ayant absolument rien fait de répréhensible.
Bref, après de nombreux appels aux services concernés l’affaire s’est terminée par l’envoi d’un bête fax, ça pourrait paraître incroyable mais ils semblerait que les bureaux de l’état de Genève disposent de tels appareils ultramodernes.

(Technologie dernier-cri au service de l’état)
Après m’avoir donné le numéro du fameux fax la responsable du service m’a tout de même bien précisé « Vous envoyez bien une copie hein, pas les originaux! » , suivi d’un silence consterné de ma part. Ne vous inquiétez pas madame, malgré les années qui séparent nos deux époques la téléportation via les lignes téléphoniques en est toujours au stade de pure science-fiction.
Elle est belle l’administration genevoise quand même, si seulement elle pouvait avoir des humains dans ses rangs…







