L’Android Market regorge d’applications plus utiles les unes que les autres, je suis tombé l’autre jour sur une particulière qui s’avère essentielle pour tout touriste visitant Genève. Son nom est explicite, « Geneva Manual » , elle propose de nombreuses fonctionnalités comme le repérage des lieux importants de la ville, une liste des hôtels, mais surtout un plan du métro!

M’aurait-on caché quelque chose?



Une des captures d’écran du dessous te présente de manière alléchante ledit plan du métro, interactif j’imagine.



Le détail nous montre nos célèbres stations de métro genevoises, comme par exemple « San Giorgio » ou encore « Carbonara » .



Tout ça pour à peine deux dollars américains, une affaire en or!

Ou pas.
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En Suisse on aime les trous. Les grands, les petits, ceux dans le fromage, ceux de mémoire et ceux dans la chaussée. Une tradition de Genève-la-Balafrée consiste à n’avoir aucun quartier, aucune rue ni même aucune ruelle qui n’aie son propre chantier.



Les barrières bloquant le trafic routier sont étrangement posées plusieurs mois avant le premier coup de pelleteuse, engorgeant une circulation déjà fortement congestionnée. Car oui, à Genève comme dans le reste du pays, on aime les trous, mais on aime aussi prendre son temps et bien préparer le terrain avant toute intervention. Lentement, très lentement.



Victimes collatérales de ces travaux, les piétons se sentent perdus dans cette jungle de barrières métalliques qui leurs obstruent agressivement le passage. Le Conseil d’État a donc mis en place une signalétique particulière afin d’orienter les nombreux bipèdes de la cité. Tout droit sortie d’un graphisme des années 70, voici donc Yaka, l’indienne qui guidera tes pas.



La figure de Yaka a été choisie pour son symbolisme et pour la sympathie qu’elle évoque. Tout le monde a en tête l’indien pisteur qui retrouve toujours son chemin. La couleur verte des panneau était un choix pratique pour ne pas créer de confusion avec des panneaux déjà existants.

(Source : tdg.ch)


Tu noteras toutefois un détail particulièrement helvétique, Yaka s’habille en vert kaki et se promène avec une arme.

Avec des routes qui ressemblent de plus en plus à des sentiers sauvages, quoi de mieux qu’une indienne pour s’y retrouver. Si d’aventure tu devais te retrouver bloqué, suis le chemin vert, il te mènera avec un peu de chance bien loin de cette misère.



Sinon après tout, Yaka supporter les trous.
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Se balader dans les rues de Genève permet d’ouvrir son corps aux cinq sens que Dieu la nature nous a fourni.

L’odorat nous fait apprécier le subtil mélange entre les effluves de gambas à gogo et l’odeur d’essence brûlée, elle-même gracieusement fournie par les nombreux véhicules tous-terrains qui foulent nos routes (le « tout-terrain » se limitant toujours au bitume, mais on est finalement jamais trop prudent).

Le goût, celui de vomi que tu gardes dans la bouche après qu’un fumeur odorant soit monté dans le bus à tes côtés. Ce petit arôme de cendrier froid a malheureusement tendance à disparaitre à cause de ces lois anticlopes « liberticides dignes du IIIème Reich » , pour citer les réactionnaires de droite, gros adeptes des points Godwin journaliers.

Le toucher, qui comprend également le ressenti climatique de notre belle cité de Calvin. Moins deux-cent degrés Celsius en hiver, avec parfois des pointes à douze-mille au dessus de zéro en été.

L’ouïe, soumise à deux sons distincts : Les voitures et les marteaux-piqueurs. Tous deux permanents, quelque soit l’endroit.

Ce qui m’amène subtilement au dernier sens, la vue. Si tu te balades dans les rues tu te rendras vite compte que la réalité est bien loin des photographies fantasmagoriques disponibles dans les nombreux guides touristiques, tu noteras en particulier ce panneau qui trône fièrement à chaque croisement.



Il fait maintenant partie du paysage, laissant chaque conducteur de deux ou quatre roues perplexe quelques secondes, le temps de se faire allègrement klaxonner puis insulter comme le veut la tradition locale. Garde ton calme ami voyageur, il te faut comprendre que cette signalisation récurrente ne fait que t’indiquer poliment qu’une horde de trolls sauvages a subitement décidé de creuser des trous au hasard dans la chaussée que tu désirais emprunter. Et ne compte pas faire demi-tour, le temps de dire « bordeldemerdeencoreunputaindesensinterdit » et un autre vient de pousser dans ton dos, ne te laissant d’autre choix que d’enfreindre le sacro-saint code de la route, celui-là même que tu avais juré de respecter corps et âme.

Mais finalement, de combien de travaux parlons-nous? Est-ce là un phénomène rare? Courant? Il me fallait tirer les choses au clair. Promenade pédestre d’investigation d’une demi-heure autour du quartier de Saint-Jean, moins d’un kilomètre carré, le résultat ne surprendra personne : neuf chantiers dénombrés.



L’économie de la république ne va pas si mal au fond. Et puis la scie circulaire sur le goudron, le marteau-piqueur et le sablage à haute-pression couvrent joyeusement les chants de ces putains d’oiseaux qui se permettent d’envahir notre paysage urbain.
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Nombreux sont les sujets que je ne peux viscéralement pas blairer, l’armée en est un qui trône en première position. D’une manière générale d’ailleurs, tout ce qui porte une arme me donne des envies d’écrire des billets incendiaires.

Ainsi.

Le tir en campagne 2010 commence le mois prochain, je t’en avais parlé ici.



Je me suis permis une petite visite sur le site web officiel des organisateurs qui regorge de statistiques convenant à merveille pour mes petits tableaux sous Open Office.

J’ai donc utilisé la répartition cantonale des participants, et comparé ce nombre avec la population globale de chaque canton, obtenant ainsi une estimation officielle de la proportion de fanatiques des armes par zone géographique suisse, le tout trié du pire au meilleur.

La meilleure étant bien entendu ma cité de Calvin, sur ce point j’adore vraiment cette ville.



Tu noteras que les traditionalistes endogamiques du centre se distinguent clairement une fois de plus.

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Le huitième épisode de la première saison de la série américaine « V » appelé « We can’t win » se passe en partie à Genève, les envahisseurs s’invitent au « World Progress Forum » , une convention imaginaire censée trouver des solutions aux problèmes internationaux.

Quelques images de la ville sont brièvement visibles, dont un survol.



Tu noteras qu’aucun vaisseau extraterrestre ne survole la cité, Genève ne fait donc heureusement pas partie des vingt-neuf villes surveillées par les vilains lézards.

Lorsque le personnage de Chad Decker (joué par Scott Wolf) ouvre les rideaux de son hôtel, on aperçoit une vue des quais, avec notre fier jet d’eau allumé.



On ne peut évidemment que féliciter les réalisateurs d’avoir choisi de vraies images de notre ville pour leur montage, ce qui est quand même rarement le cas dans les séries d’outre-Atlantique.

En fouille-merde qui se respecte, je me suis toutefois demandé à quel endroit avaient été prises les images servant à cette scène. Partant de quelques points fixes comme le jet d’eau (flèche jaune) et l’immeuble « Raymond Weil » visible derrière, on en déduit aisément que l’hôtel virtuel se trouverait en plein sur la jetée des Pâquis (flèche orange).



C’est sans doute ce que l’on appelle un hôtel les pieds dans l’eau.
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La nuit qui vient de s’écouler marque le début d’une nouvelle ère pour l’humanité, celle qui la conduira à sa perte.

Le Large Hadron Collider a été remis en route.



Curieuse coïncidence, la diffusion du dernier épisode de l’excellente série américaine « The Big Bang Theory » parle justement de la Bête atomique. Diffusé le 9 février 2010, le quinzième épisode de la troisième saison appelé « The Large Hadron Collision » nous raconte que Leonard va venir visiter la Suisse, et plus particulièrement l’objet de l’apocalypse situé à la frontière nord de notre magnifique cité de Calvin. Il devra tout d’abord choisir un de ses amis pour l’accompagner, ce qui crée inévitablement une série de gros conflits très amusants.

L’épisode parle énormément de la Suisse, et on est clairement en pleine foire aux « clichés » (en français dans le texte).

Pour faire la surprise à sa meuf (qu’il veut inviter à la base), Leonard lui prépare une fondue au fromage. Si on met de côté les fourchettes qui baignent et l’absence de pain, on est pas loin de la réalité.



Sheldon qui veut s’inviter hésite entre deux bonnets, car comme chacun le sait, Genève est proche du pôle nord.



Il prépare ensuite un « cholermus » pour s’habituer à la cuisine suisse. Que celui qui a déjà gouté ce plat me fasse un feedback, je serais curieux de savoir de quelle vallée paumée ce truc est originaire. En tout cas, on n’en trouve pas à la cantine du CERN.



Autre dialogue amusant, lorsque Sheldon casse Penny en lui disant de ne pas s’enflammer comme un Räbeliechtli.

Je vais t’aider un peu.

La Räbeliechtli (en dialecte Suisse alémanique) ou Räbenlicht (en allemand) est une fête d’origine nordique du mois de novembre où les enfants célèbrent le navet en les sculptant pour en faire des lanternes. Cette tradition s’est fortement implantée dans les pays germanophones et particulièrement en Suisse alémanique.

Elle est, par exemple, organisée le premier vendredi de novembre, chaque année par la bourgeoisie de Pfäffikon dans le canton de Schwytz en Suisse. Le mot Räbeliechtli est composé de Räbe ou Rübe qui signifie « la rave » et de Liecht ou Licht « la lumière » et du diminutif « li » soit « la petite lumière de la rave » .

(Source : Wikipedia)


En gros c’est un navet évidé dans lequel tu fous une bougie, mais c’est aussi accessoirement une fête locale dans un canton suisse qui doit encore très probablement s’éclairer avec ladite bougie entre deux sessions de chasse au chevreuil.



Je n’avais personnellement jamais entendu parler de ce truc.

À la fin de l’épisode, Leonard et Raj arrivent dans leur hôtel genevois depuis lequel ils ont une magnifique vue sur le Matterhorn (alias le « Cervin » en français).



Ne rigole pas, on peut théoriquement voir le Cervin depuis Genève (par temps très clair, avec un télescope et en montant à 12’000 mètres d’altitude).

Il y a évidemment plein de chocolats sur les tables, et du Champagne au frais. S’agit-il de vin de Champagne, ce petit village du canton de Vaud? Ou alors de Champagne français, ceux-là même qui à grands coups de procès ont empêché nos confrères vaudois d’appeler leur vin par le nom de leur village? Nul ne le saura jamais.

La cerise sur le gâteau étant l’éternuement de Penny, auquel Leonard répond « Gesundheit » , parce que c’est ce qu’on dit en Suisse quand quelqu’un éternue.

Ainsi donc j’aimerais discrètement clarifier un point crucial pour les anglophones imaginaires qui tomberaient sur cette page.



Ou anglais à la limite.

Mais on ne bouffe surtout pas de cholermus, on n’allume pas de Räbeliechtli ridicules et on ne dit jamais « Gesundheit » quand quelqu’un éternue.

Non!

Nous on mange de la bonne longeole genevoise, on a de beaux lampions pour la fête de l’Escalade et on s’en fout quand quelqu’un éternue (qu’il crève), parce que c’est comme ça qu’on fait à Genève.

Je suis certain que tu as envie de venir maintenant.
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Je te parlais récemment des affiches électorales pour le renouvellement du Grand Conseil genevois (ici et ici), les élections ayant eu lieu dimanche voici quelques conclusions notables.

Pour commencer, la péniche cantonale vire à tribord, à savoir quatre conseillers sur sept. Pas la grosse droite extrême qui pue, bien heureusement, mais de la bonne droite quand même.



Le taux de participation a été de 46.44%, un record parait-il, ce qui signifie quand même que la moitié des citoyens n’exercent pas leur droit de vote.

Près de mille cinq cents bulletins de votes ont été considérés comme invalides et de fait annulés, ne glisser qu’une seule liste dans l’enveloppe est à priori une opération trop compliquée pour certaines personnes.

Le truculent MCG s’est pris une bonne claque et ne sera pas représenté, les fêtards gauchistes ne se verseront toutefois qu’une demi-coupe de champagne car le leader du parti a quand même ameuté presque trente mille paranoïaques.

L’UDC joue carrément la partie depuis les vestiaires, leur affiche de campagne ne devait probablement pas être assez raciste et provocante pour regrouper les habituels moutons.

Le Bouffon de la République (le nez rouge dans la liste du dessus) a quand même accumulé quatre mille cinq cents voix, un bel effort politique, je t’avais déjà parlé de lui dans un autre billet. Une petite pensée pour les candidats du dessous dont le niveau de frustration peut dès à présent servir de référence pour la nouvelle échelle.

Notre sympathique prophète n’a pas passé le cap de la centaine de disciples, Jésus avait quand même fait vachement mieux en son temps.

Au final, toutes ces votations auront des conséquences incroyables sur nos vies de genevois, accrochez-vous donc bien car dès aujourd’hui

ne va changer.

C’est aussi ça les élections.
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Depuis plus de trente ans que je vis à Genève, je n’ai jamais réussi à m’habituer à cette rue.



Chaque fois que le bus passe l’arrêt homonyme, une voix féminine annonce fièrement « Chante, poulet! » .

Alors du coup, on s’imagine les pires choses.



Cot cot.
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Je crois qu’une des pires choses qui puisse arriver à un blogueur c’est de créer des articles qui le saoulent lui-même, donc si tous ces billets sur la politique helvétique ta gavent, sache que tu n’es pas seul.

On va donc faire court.

En Suisse tu votes grosso modo dix-sept fois par jour, le 29 novembre prochain on devra entre autre choisir si la Suisse bascule dans l’antisémitisme, ainsi que donner un semblant de morale à ce pays bucolique qui se veut également pacifiste.



Les cases du buletin de vote à peine cochées qu’on en reçoit un autre, cette fois pour l’élection des sept conseillers-ères d’État de la ville de Genève.

Globalement on est tous d’accord sur un point, on s’en fout un peu de qui se fait élire du moment qu’il n’est pas au MCG. On est souvent soumis à de cruels dilemmes lorsqu’il nous faut choisir un fascicule (et un seul!) parmi la liste, l’avenir du calvinisme est quand même entre nos mains, le choix est grave et lourd de conséquences.

Certains candidats indiquent des occupations que l’on croyait disparues depuis la mort de Zarathoustra il y a trois mille ans.



D’autres affichent clairement la couleur, offrant une option inattendue aux indécis.



Tu t’en doutes un peu, j’ai bien évidemment voté pour lui. C’est beau le pouvoir citoyen.
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Si tu as chialé lors de la diffusion du dernier épisode de Friends alors tu dois sûrement être maintenant fan de l’excellente série américaine How I met your mother, dont l’épisode final de la quatrième saison a d’ailleurs été diffusé avant-hier soir aux States. L’histoire est celle d’une bande d’amis vivant en colocation, avec un bar favori et des amourettes intra-groupe. Si ça te rappelle un truc c’est normal.

On connaissait déjà l’engouement outre-atlantique pour les vêtements aux couleurs de notre pays, à savoir la croix blanche sur fond rouge (avec parfois par dessus des moutons blancs et crétins chrétiens qui éjectent des moutons noirs).

Bref, dans le quinzième épisode de la troisième saison de How I met your mother, « The Chain Of Screaming » , Ted Mosby va encore plus loin dans la folie vestimentaire en portant un t-shirt décoré par des armoiries familières.





Pour les étrangers (vaudois, valaisans, neuchâtelois, etc.) qui se demanderaient pourquoi un écusson représentant un stupide aigle et une clé mérite un billet, la réponse est ici, entre autre.

Post Tenebras Lux !
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