Re-blam!

L’interdiction de fumer dans les lieux publics a été approuvée aujourd’hui par près de 82% des électeurs et électrices genevois.



Vu que le sujet a été battu, débattu, re-débattu et même raillé, je laisse en bon prince le mot de la fin aux opposants à cette initiative, battus à plate couture.

Ce « succès » de nos adversaires se fonde sur un grossier mensonge fondamental de leur propagande: la »fumée passive mortelle ».


Certains ne savent manifestement pas distinguer le moment où il faut savoir se taire. ,    Imprimer Imprimer   
Être un adepte du Public Pissing est de plus en plus compliqué de nos jours, ces connards de gauche fanatiques de salubrité suivent les traces d’Hitler en préparant une série de lois liberticides à notre encontre.

Car oui, je l’affirme fièrement, j’aime pisser en public! Je pisse partout depuis mes seize ans, dans les bars, dans les restaurants, au lit, dans mon bain.

L’autre jour dans un bistrot, après un bon repas bien arrosé je me suis mis à uriner sous la table, vous allez trouver ça dingue mais le blaireau de la table d’à côté a osé me gueuler dessus, comme quoi sa veste avait épongé ma pisse. Bientôt ça va être ma faute, il n’a qu’à aller ailleurs ce con. Nous autres pisseurs publics sommes de plus en plus stigmatisés, les publicités vantant les bienfaits du soulagement immédiat sont retirées les unes après les autres, c’est vraiment n’importe quoi, la société se ferme de plus en plus comme une vieille moule agonisante.

Si ça se trouve on devra bientôt carrément aller pisser dans des… comment ils appellent ces merdes… des « pissoirs ». Tous les pisseurs enfermés dans des pièces étanches, comme au zoo, nan mais vous imaginez le truc? On est pas des animaux bordel! Nous sommes des êtres humains avec un léger vice dont la nocivité n’est d’ailleurs actuellement pas prouvée, au contraire, le docteur Vladimir Zargenshko de l’hopital de Kiev vante même les avantages de notre pratique, c’est dire.

Nos détracteurs n’ont décidément ni respect ni égards pour nous, ils me font pitié avec leur prétendue « insalubrité passive » , vaste farce non scientifiquement fondée. Ces prohibitionnistes sectaires dignes du IIIème Reich sont une plaie pour nos libertés individuelles.

Tiens heureusement, l’autre jour je suis tombé sur une association locale qui milite pour le droit de pisser partout et sur tout le monde, ils ont même sorti des autocollants à l’attention des cafetiers, j’en ai mis un sur le pare-choc de ma bagnole (dans laquelle j’aime bien pisser de temps à autre).



Pour contrer la loi anti-pisse en préparation ils viennent d’ailleurs de lancer un référendum nommé « Halte aux Interdits » , afin que nous puissions continuer à uriner librement où bon nous semble. On se battra jusqu’au bout pour faire valoir notre droit à l’épandage!

Pour la petite histoire, j’étais hier dans un restaurant en train de faire mes besoins sur les restes de mon plat du jour, le gérant m’a apporté ladite pétition et je peux vous dire que je n’ai pas perdu de temps à la lire avant de la signer. Le couple de la table d’à côté a par contre refusé, en mentionnant au passage qu’un peu de mon urine avait giclé dans leurs assiettes et sur leurs cheveux, encore des coincés fachistes.

Vous verrez qu’un jour toutes nos libertés auront été anéanties, ça commence par l’interdiction de pisser sur les autres et ça va finir avec quoi… le retrait des armes à la ceinture?

C’est vraiment du gros n’importe quoi cette société antilibérale. En plus mes fringues puent la clope, cons de fumeurs. ,    Imprimer Imprimer   
Attention, ça commence très fort.
La « fumée passive mortelle » est une gigantesque ânerie de la propagande de milieux prohibitionnistes sectaires.

Cette affirmation grotesque ne provient pas d’un vieux réactionnaire du début de siècle passé, mais d’une association genevoise tout à fait actuelle qui milite activement pour la transmission à grande échelle du cancer du poumon, niant ouvertement et de manière officielle les dangers et désagréments de la clope pour l’entourage des fumeurs.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que le récent référendum pro-clope soutenu par ladite association a finalement abouti hier après avoir récolté une dizaine de milliers de signatures, notamment via les gérants de bars sur leur clientèle éthylisée. Le gros problème est que cette action a eu un effet suspensif sur la loi anti-tabac qui devait entrer en vigueur le 17 mars prochain, nous devrons donc à priori encore subir pendant plusieurs mois les habituelles émanations nauséabondes en guise de dessert. De plus, à moins d’une annulation providentielle de la navrante initiative déposée, le peuple devra se prononcer pour maintenir (ou pas) la fumée dans les restaurants de moins de quatre-vingt mètres carrés, c’est à dire la grande majorité.



Pour la petite histoire personnelle, la consternante pétition m’est passée sous le nez il y a quelques semaines dans un bistrot, ma chemise et mes cheveux empestaient le cendrier froid et c’est donc naturellement que j’ai refusé de la signer. Mon collègue fumeur a pris la plume et, sans réfléchir une seule seconde ni lire le texte, a apposé sa signature en marmonnant une phrase pleine de belles paroles réactionnaires sur la privation de liberté et le choix de sa propre mort, sans évidemment mentionner le fait qu’il entrainait inexorablement tout son entourage dans sa déchéance sanitaire. Le plus curieux c’est que cette même personne qui venait de signer ce document a pu par la suite trouver infâme l’histoire de ce père de famille qui s’est suicidé après avoir flingué sa femme et ses enfants. Pardonne cette comparaison excessive mais il faut avouer que le principe de fond est pourtant le même, la violence de l’acte faisant office de différence. On accepte le fait de mourir, mais pas seul.

Quoi qu’il en soit, toute personne ayant signé le référendum pro-clope peut donc être considérée comme proche de l’irrespectueuse association citée au début de ce billet, les douze-mille signataires nient ainsi indirectement la toxicité et la létalité de la fumée passive.

Grâce à eux les oncologues ont une clientèle assurée, fumeuse et non fumeuse.    Imprimer Imprimer