Depuis l’affaire Kadha’uld, bon nombre d’étrangers plus ou moins célèbres critiquent la Suisse et ses habitants, alors que franchement, on y peut rien.
Il y a également eu Yann Moix, grand nom du cinéma traitant les cinq millions d’helvètes de « mous salauds » avec comme justificatif le fait que notre gouvernement a décidé d’arrêter un criminel international en fuite. Désolé au passage, c’est vrai qu’une immunité totale devrait être accordée à toute personne dotée d’un talent artistique, blogueurs compris.
Puis plus récemment, le franco-vaudois Jean-Luc Godard qui en rajoute une couche.
Il ne faut pas croire qu’ils ont subitement pété une durite, car dans leur monde mettre en cause la légitimité d’un pays tout entier suite aux dérives discutables d’une douzaine de représentants de l’ordre est une réaction normale et proportionnée. Il semblerait que l’on puisse tenir de tels propos en étant dictateur, cinéaste ou même réalisateur de grands films tels que « Cinéman » .
Et si…
Et si ces penseurs des temps modernes avaient tous raisons, et si leurs déclarations mûrement réfléchies étaient la solution au problème, et si la Suisse Romande devenait la vingt-septième région française?

Qu’est-ce que ça changerait, pour nous autres romands?
Les cantons du Jura, Neuchâtel, Fribourg (en partie), Vaud, Genève et la moitié du Valais deviendraient des départements français. Cocorico!
La France gagnerait 29% de la superficie actuelle de la Suisse, soit 12’029 kilomètres carrés, ainsi qu’environ 1’750’000 habitants.
Juridiquement, on basculerait d’une confédération vers une république. Les lois propres à chaque canton disparaitraient au profit des lois du pays. On ne voterait plus quatre fois par ans, le président Sarko et ses sbires approuveraient les lois à notre place.
Économiquement, ce serait catastrophique pour la région. Le pouvoir d’achat en Suisse étant vaguement supérieur aux régions qui la bordent, le capital superflu serait alors absorbé, causant ainsi une chute du pouvoir d’achat. Et je ne te parle pas des salaires.
La neutralité disparaitrait avec le pays, les grandes organisations internationales telles que l’ONU n’auraient probablement plus leur place à Genève. Les réunions n’auraient plus de territoire officiellement neutre pour s’entretenir (alors qu’officieusement il faut rappeler que la Suisse vend actuellement du matériel de guerre à des pays comme le Pakistan, neutralité relative donc).
Sur les plages des Maldives en été on pourrait être désagréables avec les locaux, et leur gueuler dessus parce qu’ils ne parlent pas français. On ne serait plus obligé de leur dire « bonjour » ou « merci » .
Notre assurance maladie deviendrait étatique, elle serait au fond du gouffre financier en train de creuser avec sa petite pelle en or, alors que notre helvétique actuelle se contente d’augmenter sournoisement tous les six mois pour compenser ses erreurs de gestion.
La première dame du pays serait chanteuse, alors qu’actuellement la notre est présidente.
On n’apprendrait plus l’allemand à l’école, terminé Hans Schaudi et son putain de clébard au nom ridicule. Tous nos produits en magasins ne seraient plus déclinés en trois langues, on pourrait enfin lire les étiquettes rapidement sans avoir à chercher le français écrit en tout petit sous la boite. En appelant les hotlines on ne serait plus obligés d’appuyer sur cinquante touches pour trouver quelqu’un qui parle notre langue.
On passerait bien évidemment à l’euro. Le franc suisse disparaitrait, comme de nombreuses plus locales avant lui. Tout les prix augmenteraient lors de la conversion, vive les arrondis faciles.
On pourrait se carrer la vignette autoroutière à quarante balles bien profond, et cracher nos euros dans les péages des autoroutes privées hors de prix.
Le secret bancaire serait réduit à néant. Les dictateurs, terroristes, banquiers et autres financiers de haut vol déplaceraient leurs comptes dans d’autres paradis fiscaux, causant ainsi la fin de l’UBS et annihilant au passage les bonus immoraux de ses dirigeants.
La vitesse maximale sur l’autoroute passerait à 130 kilomètres par heure (au lieu de nos 120 actuels), la distance de sécurité entre deux véhicules serait ramenée à un mètre et on pourrait traverser les villages à fond de cinquième, parce qu’en France c’est comme ça qu’on roule.
Notre parti socialiste rejoindrait ses confrères gaulois, l’UDC ainsi que tous les grandes gueules iraient proposer leurs idées d’affiches racistes à Marine, espérant ainsi obtenir une bonne place au FN.
Eric Stauffer et sa clique du MCG deviendraient français et finiraient du coup en profonde dépression, il n’y aurait pourtant plus de frontaliers.
Notre drapeau à croix blanche ne disparaitrait heureusement pas, il y en a en effet déjà un qui flotte au dessus de chaque poste de secours dans chaque piscine française. Parce qu’en France, la Croix-Rouge est en fait blanche.
Lorsqu’un mâle atteindrait sa majorité, il ne serait plus obligé de se déguiser avec du vert kaki pour aller jouer au gros débile dans la montagne. Il pourrait toujours bien entendu, mais selon ses envies (et son quotient intellectuel bien entendu).
Les Savoyards pourraient enfin dire que « la fondue est française » sans passer pour des comiques.
Dans un pays lointain, quand on annoncerait d’où on vient on verrait alors que notre interlocuteur connait ce pays, et qu’il sait même à peu près le situer sur une carte.
Notre hymne national ne raconterait plus que « sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant réveil » , mais il parlerait plutôt d’un « sang impur » qui « abreuve nos sillons » , c’est tout de suite plus sympa.
Il faut voir le bon côté des choses, au moins la France aurait enfin du chocolat bouffable.
Bref.
Avec des « si » on mettrait Lausanne en bouteille.
Il y a également eu Yann Moix, grand nom du cinéma traitant les cinq millions d’helvètes de « mous salauds » avec comme justificatif le fait que notre gouvernement a décidé d’arrêter un criminel international en fuite. Désolé au passage, c’est vrai qu’une immunité totale devrait être accordée à toute personne dotée d’un talent artistique, blogueurs compris.
Puis plus récemment, le franco-vaudois Jean-Luc Godard qui en rajoute une couche.
En ce qui concerne la Suisse, je pense comme Kadhafi: la Suisse romande appartient à la France, la Suisse allemande à l’Allemagne, la Suisse italienne à l’Italie, et voilà, plus de Suisse
Il ne faut pas croire qu’ils ont subitement pété une durite, car dans leur monde mettre en cause la légitimité d’un pays tout entier suite aux dérives discutables d’une douzaine de représentants de l’ordre est une réaction normale et proportionnée. Il semblerait que l’on puisse tenir de tels propos en étant dictateur, cinéaste ou même réalisateur de grands films tels que « Cinéman » .
Et si…
Et si ces penseurs des temps modernes avaient tous raisons, et si leurs déclarations mûrement réfléchies étaient la solution au problème, et si la Suisse Romande devenait la vingt-septième région française?

Qu’est-ce que ça changerait, pour nous autres romands?
Les cantons du Jura, Neuchâtel, Fribourg (en partie), Vaud, Genève et la moitié du Valais deviendraient des départements français. Cocorico!
La France gagnerait 29% de la superficie actuelle de la Suisse, soit 12’029 kilomètres carrés, ainsi qu’environ 1’750’000 habitants.
Juridiquement, on basculerait d’une confédération vers une république. Les lois propres à chaque canton disparaitraient au profit des lois du pays. On ne voterait plus quatre fois par ans, le président Sarko et ses sbires approuveraient les lois à notre place.
Économiquement, ce serait catastrophique pour la région. Le pouvoir d’achat en Suisse étant vaguement supérieur aux régions qui la bordent, le capital superflu serait alors absorbé, causant ainsi une chute du pouvoir d’achat. Et je ne te parle pas des salaires.
La neutralité disparaitrait avec le pays, les grandes organisations internationales telles que l’ONU n’auraient probablement plus leur place à Genève. Les réunions n’auraient plus de territoire officiellement neutre pour s’entretenir (alors qu’officieusement il faut rappeler que la Suisse vend actuellement du matériel de guerre à des pays comme le Pakistan, neutralité relative donc).
Sur les plages des Maldives en été on pourrait être désagréables avec les locaux, et leur gueuler dessus parce qu’ils ne parlent pas français. On ne serait plus obligé de leur dire « bonjour » ou « merci » .
Notre assurance maladie deviendrait étatique, elle serait au fond du gouffre financier en train de creuser avec sa petite pelle en or, alors que notre helvétique actuelle se contente d’augmenter sournoisement tous les six mois pour compenser ses erreurs de gestion.
La première dame du pays serait chanteuse, alors qu’actuellement la notre est présidente.
On n’apprendrait plus l’allemand à l’école, terminé Hans Schaudi et son putain de clébard au nom ridicule. Tous nos produits en magasins ne seraient plus déclinés en trois langues, on pourrait enfin lire les étiquettes rapidement sans avoir à chercher le français écrit en tout petit sous la boite. En appelant les hotlines on ne serait plus obligés d’appuyer sur cinquante touches pour trouver quelqu’un qui parle notre langue.
On passerait bien évidemment à l’euro. Le franc suisse disparaitrait, comme de nombreuses plus locales avant lui. Tout les prix augmenteraient lors de la conversion, vive les arrondis faciles.
On pourrait se carrer la vignette autoroutière à quarante balles bien profond, et cracher nos euros dans les péages des autoroutes privées hors de prix.
Le secret bancaire serait réduit à néant. Les dictateurs, terroristes, banquiers et autres financiers de haut vol déplaceraient leurs comptes dans d’autres paradis fiscaux, causant ainsi la fin de l’UBS et annihilant au passage les bonus immoraux de ses dirigeants.
La vitesse maximale sur l’autoroute passerait à 130 kilomètres par heure (au lieu de nos 120 actuels), la distance de sécurité entre deux véhicules serait ramenée à un mètre et on pourrait traverser les villages à fond de cinquième, parce qu’en France c’est comme ça qu’on roule.
Notre parti socialiste rejoindrait ses confrères gaulois, l’UDC ainsi que tous les grandes gueules iraient proposer leurs idées d’affiches racistes à Marine, espérant ainsi obtenir une bonne place au FN.
Eric Stauffer et sa clique du MCG deviendraient français et finiraient du coup en profonde dépression, il n’y aurait pourtant plus de frontaliers.
Notre drapeau à croix blanche ne disparaitrait heureusement pas, il y en a en effet déjà un qui flotte au dessus de chaque poste de secours dans chaque piscine française. Parce qu’en France, la Croix-Rouge est en fait blanche.
Lorsqu’un mâle atteindrait sa majorité, il ne serait plus obligé de se déguiser avec du vert kaki pour aller jouer au gros débile dans la montagne. Il pourrait toujours bien entendu, mais selon ses envies (et son quotient intellectuel bien entendu).
Les Savoyards pourraient enfin dire que « la fondue est française » sans passer pour des comiques.
Dans un pays lointain, quand on annoncerait d’où on vient on verrait alors que notre interlocuteur connait ce pays, et qu’il sait même à peu près le situer sur une carte.
Notre hymne national ne raconterait plus que « sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant réveil » , mais il parlerait plutôt d’un « sang impur » qui « abreuve nos sillons » , c’est tout de suite plus sympa.
Il faut voir le bon côté des choses, au moins la France aurait enfin du chocolat bouffable.
Bref.
Avec des « si » on mettrait Lausanne en bouteille.














