Il fût un temps où les relations sentimentales tumultueuses noircissaient des pages de papier dans les romans populaires. Aujourd’hui l’aspect romantique s’estompe, on vit en direct chaque moment intime de son entourage grâce à une des plus fantastiques inventions de l’humanité : Facebook.

Les fins de relations mouvementées annihilent toute retenue, les deux protagonistes semblent s’exprimer comme s’ils étaient seuls au monde, le résultat peut être parfois surprenant vu de l’extérieur, il suit toutefois un certain schéma régulier.

Prologue

Tu as toi aussi dans tes amis ce couple idéal, celui qui s’envoie chaque jour des messages d’amour mielleux sans aucune gêne apparente.

À ce stade chacun gère la lecture des statuts selon son niveau de tolérance à la douleur mentale. L’effet produit est similaire à celui qui consisterait à surprendre accidentellement son arrière-grand mère sous la douche, une sorte de gêne d’avoir pénétré l’intimité ultime d’une personne proche, accompagné d’un petit goût de bile qui remonte.

Mais tel le beurre au soleil rien ne dure jamais éternellement, et un jour…

Chapitre 1 – L’annonce


Tu remarqueras qu’il y a toujours une personne sensible pour cliquer sur « J’aime » , lançant ainsi les pires rumeurs.

On fulmine, on rumine, mais le sentiment prépondérant à cet instant précis est surtout une incompréhension générale.

Avec toujours cette même personne fidèle au poste qui, années après années, écrit régulièrement « ma belle » quand elle s’adresse à ses copines.

Chapitre 2 – Les témoignages à chaud

Les premières minutes qui suivent la publication officielle laissent souvent libre cours aux déjections hormonales, toujours de manière subtile cela va de soi. Les acteurs principaux laissent éclater leur joie ou leur désarroi avec le ton adapté à une telle situation.

En général les potes répondent rapidement, pour témoigner de leur virile solidarité. S’inspirant de nos exemplaires politiciens, certains n’hésite d’ailleurs pas à retourner leur veste de manière surprenante.

Le problème pour un couple qui vit en plein pêché biblique (en concubinage par exemple) c’est qu’un des deux doit se barrer rapidement de l’appartement. En effet, l’entente nécessaire à une cohabitation harmonieuse n’est plus vraiment au goût du jour.

Chapitre 3 – Les explications

La violence de la séparation passée de quelques heures (ce qui correspondrait à plusieurs jours dans le monde réel), l’ancien couple commence à expliquer les raisons de son explosion subite en laissant trainer quelques vagues indices.

Et là, tu commences à comprendre ce qui a causé cette terrible déchirure.

Heureusement nous sommes humains, et toute épreuve finit par passer.

Chapitre 4 – La reprise

Tout va bien dans le meilleur des mondes, du moins on essaie de s’en convaincre. L’abandonné (ou l’abandonnée) publie des messages encourageants, même s’ils donnent l’impression d’avoir été écrits suite à une injection directe de Prozac™ dans le cortex cérébral.

Parfois des citations célèbres sont évoquées, sans oublier d’indiquer son auteur, faux de préférence. Car sache-le vil païen, ce n’est pas Céline Dion qui a originalement prononcé « les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers » .

Bref, tous cette confiture aux monologues continue de s’étaler paisiblement sur ta page d’accueil, jusqu’à ce que…

Et là, personne n’est à l’abri d’un retour de flamme.

Du coup, l’homme (ou la femme) volage commence à culpabiliser, il montre quelques signes de remords et l’annonce à son entourage.

Le plus difficile à cet instant est de résister à l’envie de bannir de ta liste d’amis cet enragé qui vient de t’insulter ouvertement, mais ce serait dommage de rater la fin de l’histoire.

Chapitre 5 – La vengeance

Il faut dorénavant s’y faire, ce couple charmant, amoureux et surtout utopique auquel nous étions habitués n’existe plus. Les douceurs verbales s’envolent pour laisser place à la haine pure, et dès cet instant, tous les moyens sont bons pour rendre l’autre jaloux.

On note en général une nette régression de la qualité éditoriale, cette personne que l’on croyait si mature se met soudainement à écrire comme un adolescent hormonalement déréglé, utilisant même parfois le très vomitif langage SMS.

Les annonces euphoriques fusent plusieurs fois par jour, donnant souvent la curieuse impression d’avoir été pondues sous antidépresseurs. Par le biais de son entourage l’intéressé tente visiblement de se convaincre lui-même de son propre bonheur à grand coup d’adverbes quantitatifs, avec si possible beaucoup de points d’exclamations. Il relate sa dernière « virée à moto trop trop trop bien » , une soirée passée avec « une fille trop trop trop bien » , le fait que « la vie est trop trop trop belle » et qu’il faut « vachement en profiter à fond » .

Des coups-bas sont de temps à autre utilisés, l’adversaire ne recule devant aucun obstacle pour atteindre son objectif, à savoir pourrir le moral (voire le nouveau couple) de son ancien amant.

Et des fois, ça fonctionne.

Ainsi, comme dans un conte de fées condensé, il arrive que tout finisse bien, ou presque.

Merci à tous mes « amis » de Facebook qui étalent chaque jour l’intégralité de leur vie privée sans la moindre pudeur, vous êtes ma muse. Kissous kissous à vous!

Images : Gombinoscope, sauf pour Brassens, ça va de soi.

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La mode du statut mystère est une nouvelle habitude qui fait fureur depuis quelques temps sur le réseau social Facebook. Le principe est d’écrire un message que seul l’émetteur ou de très rares « amis » proches peuvent comprendre, entrainant ainsi un flot de questions passionnées, voire parfois une certaine compassion secrètement recherchée par l’auteur du texte.



On pourrait effectuer une comparaison hâtive avec les fameux « attention whores » (textuellement « prostituées à attention » ) des incontrôlables imageboards. Une des techniques consiste à poster par exemple une photo de soi à moitié à poil, en espérant que les visiteurs hormonalement saturés mendieront comme des chiens affamés pour voir le reste, ce qui ne manque d’ailleurs pas la plupart du temps.

Selon la très célèbre desencyclopedie.org, on peut noter quelques symptômes supplémentaires qui font de tout un chacun une « attention whore » .

- Vous vous plaignez d’un problème que vous savez ne pas avoir dans le seul but que les gens viennent vous confirmer qu’en effet, vous ne l’avez pas.

- Vous placez sans arrêt des tas de sous-entendus dans les conversations d’un air louche, sans jamais dire les choses clairement sous prétexte que c’est un secret, et ce dans le seul but de montrer aux autres que vous savez des choses.

- Vous ajoutez derrière votre pseudo MSN des phrases louches que vous savez être le seul à comprendre.

- Vous écrivez en anglais.

- Vous mettez trois points de suspension à la fin de toutes vos phrases pour faire croire que quelque chose va mal pour vous.


Sur Facebook c’est un peu la même chose, on ne dévoile qu’une partie et on attend les réactions. On peut les catégoriser succinctement selon quelques thèmes récurrents.

Les « Jimoins » nébuleux


Ils ont un évènement prévu dans les jours qui suivent mais ne diront pas lequel, tu devras te contenter du compte à rebours. Mariage, concert, ablation du cerveau, la raison n’a pas d’importance. L’important est d’annoncer qu’on a une vraie vie sociale, avec un vrai planning rempli, et qu’on n’est finalement pas qu’un gros geek qui passe ses soirées à jouer à Starcraft II avec ses coéquipiers virtuels. Il y a parfois quelques réponses du genre « me réjoui ossi lol » de personnes réelles qui participeront également à l’évènement mystérieux, on n’en saura pas plus.


les grossiers étranges


Être grossier souligne une émotion forte, négative ou positive. On annonce au monde qu’un évènement important vient d’avoir lieu et on espère que ses « amis » vont rapidement demander la raison de cette manifestation de violence grâce au mot-clé « quoi », si possible avec beaucoup de « i ». On remarquera qu’il y en a toujours une qui écrit « ma puce ».




Les bienheureux énigmatiques


Youpie, hourra, excellent! Les débordements de joie et d’allégresse annoncent un heureux évènement. Un nouveau chaton, une nouvelle coupe de cheveux, une riche tantine qui décède. Dans 100% des cas l’émetteur attend la réponse « mais qu’est-ce qui t’arrive? », suivi par les commentaires de certains « amis » au courant du fait qui publient fièrement des « Tro for LOL » pour montrer qu’ils savent, eux.


Les voyageurs ténébreux


Le voyageur annonce ses déplacements, même quand il va aux chiottes. En fait il attend surtout que son public lui demande « Mais t’étais oùùùù? ». Grosse erreur, ne jamais demander l’emplacement de quoi que ce soit sur Internet, au risque de se prendre un magnifique « DTC » en retour.


Les anglois occultes



Écrire dans une langue qu’on ne maitrise pas forcément renforce l’intention de mystère envers celles et ceux qui ne la parlent pas. Il existe bien entendu autant de dérivés que de langues mais l’anglais est souvent utilisé pour son côté international. On prouve ainsi qu’on peut être à la fois mystérieux et cultivé, sauf évidemment en cas d’abjectes fautes de grammaires, ce qui est, il faut le reconnaitre, le cas pour la majorité des messages publiés.


Les vengeurs masqués

Œil pour œil, dent pour dent, quand quelqu’un nous fait du mal on va tout faire pour lui démonter sa face de rat. Mais attaquer directement un individu n’est pas une tactique guerrière très subtile, mieux vaut le faire de manière évasive en lançant par exemple une insulte au gré du vent. Le ou la destinataire visé se sentira de plus en plus stupide au fur et à mesure que les réponses au message original se multiplieront, telle une énorme chaine de solidarité contre la connerie qui nous entoure.




Les obscurs insondables


On a beau tourner et retourner leur phrase dans tous les sens, aucune interprétation logique n’en ressort. Eux, on ne sait pas trop ce qu’ils attendent ni ce qui se passe réellement sous leur cuir chevelu, mais finalement, mieux vaut ne pas le savoir. Quelques aventuriers se risquent parfois à demander une explication, nourrissant ainsi le troll évident.


Si d’aventure ton chemin venait à croiser un de ces cas alors n’oublie pas de lui donner un peu d’attention, car au fond, c’est finalement tout ce qu’il demande. Merci à tous mes « amis » de Facebook, sources intarissables d’inspiration, ainsi qu’à l’excellent générateur de têtes de cons.    Imprimer Imprimer   
En Suisse on fabrique du chocolat, des montres et du bon fromage. On a de belles montagnes et on y joue paisiblement du cor des Alpes.

Ce paysage bucolique possède toutefois une face sombre que peu de personnes connaissent: La Suisse produit des armes de guerre et des véhicules de combat, certains sont même exportés vers des pays engagés dans des conflits violents tels que le Pakistan ou l’Irak.

Le 29 novembre prochain, soit dans un mois jour pour jour, le peuple helvétique sera amené à décider si cette absurdité indigne d’un pays neutre et pacifiste doit perdurer ou non.

On parle de sauver des vies, les opposants de l’initiative parlent d’argent, celui des nombreux salariés qui vivent grâce au commerce de la mort. Il va donc falloir trancher entre augmenter le chômage en Suisse ou continuer à bafouer une règle d’éthique.

La vie humaine n’ayant pas de prix, la décision est d’ores et déjà prise pour de nombreuses personnes.



Quelques artistes suisses soutiennent cette initiative, c’est notamment le cas de trois rappeurs : Jonas, Cenzino et Eriah. Le clip « Du sang sur les mains » est une pure merveille et résume à lui seul la raison pour laquelle il nous faudrait voter OUI le 29 novembre 2009.


L’original en meilleure qualité est sur Youtube.

Le rappeur Chickymicky explique également à sa manière ce qu’il pense du sujet.

Un clip vidéo assez basique est visible sur Youtube

La chanteuse suisse-allemande Evelinn Trouble apporte elle aussi sa pierre à l’édifice. Son titre « Warface » d’un style totalement différent est tout aussi explicite que ses confrères francophones. L’introduction est en allemand sous-titré, la chanson en anglais.


La page officielle de ce tube est en allemand sur le site du GSoA (Gruppe für eine Schweiz ohne Armee)

Quelques liens en relation avec ces votations :
- Le groupe Facebook de l’initiative
- Le site officiel de l’initiative
- Le site du GSsA (Groupe pour une Suisse sans Armée) , , ,    Imprimer Imprimer   
Comme je l’avais déjà expliqué auparavant, il existe une fonction stérile sur face-de-bouc qui évite aux flemmards et/ou illettrés la pénible corvée de devoir connecter leurs trois neurones pour écrire une suite de mots rationnelle. Je te parle bien entendu de l’inévitable « J’aime ça » .

Un des groupes populaires du moment se nomme « Rester des heures sous l’eau chaude« , écologiste jusqu’au bout. Son créateur a récemment publié une annonce honorable concernant la disparition d’une fillette, sans rapport avec le sujet, mais on s’en fout c’est pour la bonne cause.

Les visiteurs s’en sont immédiatement donné à cœur joie, je te laisse constater de l’étendue des dégâts.



Pour citer un commentaire de ce groupe Facebook, « sa se fête » .

(merci à Celestus pour la délation. ;) )

(mais quand même, si t’as des infos sur la gamine, appelle le numéro)    Imprimer Imprimer   
Il faut connaitre son adversaire pour mieux le contrarier, adaptation libre d’une tactique militaire qui trouve ainsi finalement son utilité dans la vie courante.

Un peu de temps à perdre pendant une courte pause de midi, en résulte quelques petites visites sur des groupes Facebook militants contre le GSsA, puis un glanage de commentaires assez intéressants.

Je trouve qu’on devrait pouvoir obtenir le droit de vote une fois qu’on a fait son service militaire, à la Starship troopers…vous trouvez pas ? lol

Et donc, pas de droit de vote pour les femmes.

Au passage, Starship Troopers est une parodie du système martial, une caricature grossière de ce qui pourrait arriver de pire à la société. Sinon on pourrait aussi se baser sur THX-1138, il suffirait de donner un numéro à chaque citoyen et de lui raser le crane.

L’Armée Suisse est une des meilleures écoles de la vie, ceux qui ne l’ont pas faite (les membres du GSSA par exemple) ne savent rien sur le service militaire. Si on a fait son service on sait que ce que les gens GSSA racontent sont des conneries pures et simples.

Je critique l’armée justement parce que je l’ai faite, rien de tel qu’une bonne expérience de troufion sur le terrain pour constater qu’on est plus proche du spectacle comique que de la défense nationale. Les gens qui « racontent des conneries pures et simples » sont parfois ceux qui se laissent aller à de grossières généralités.

longue vie à notre armée et on encule ces gauchistes du GSSA !

En observant de près, ce ne sont pas ces « gauchistes du GSsA » qui prennent chaque soir leur douche entre hommes.

Allez soldat, ramasse ta savonnette!

ces personnes dont tu parles sont tout simplement des gens qui ne sont, pour moi, pas ou plus Suisse… rompre avec de telles traditons, surtout en ce qui concerne l’armée de milice, c’est une honte pour des gens qui ont le droit de vote !

Effectivement, quelle honte d’avoir une conscience, être forcé de porter une arme est tellement plus en harmonie avec l’image pacifiste que veut donner notre beau pays.

deplus l’armée est une tradition, ceux qui se prétendent Suisse et qui veulent virer l’armée obligatoire ne sont pas plus Suisse que des Francais de Souche.

Pourquoi avoir peur des mots? Parlons de race tant qu’à faire.

Vraiment grave de voir que des gens sont ok pour désarmer la Suisse et ses citoyens, sans vraiment s’occuper des vrais problèmes que sont les dealers et criminels divers qui eux sont armés de leurs diverses drogues et armes illégales qui servent elles!!

Le vrai problème c’est surtout de trouver le rapport entre l’abolition de l’armée et la prolifération de la criminalité.

Ce que l’on remarque malheureusement sur ces commentaires, c’est l’amalgame douteux entre la citoyenneté helvétique et le devoir de servir, alors qu’un citoyen suisse peut parfaitement aimer son pays et abhorrer les armes, la violence et la soumission.

Les traditions font partie intégrante d’une nation au même titre que son histoire, mais certaines sont néfastes et doivent être remises en question selon l’époque où nous nous trouvons, c’est notamment le cas de l’armée. ,    Imprimer Imprimer   
Facebook n’est pas juste un réseau social permettant de connaitre en tout temps les activités futiles de tes « amis », il te permet également de les interroger sur de nombreux sujets plus intéressants les uns que les autres. Ces méthodes portent un nom bien ridicule : Les Quizz.

Si tu jettes un œil dans la barre latérale droite de ta page d’accueil tu pourras apercevoir en haut la liste de toutes les magnifiques opportunités révélatrices que tu manques. Prend bien garde à ne pas t’absenter trop longtemps, sinon tu n’auras pas assez d’heures dans toute ta courte vie pour rattraper ton retard.



La zone « Suggestions » contient les groupes de fans que tes « amis » ont récemment rejoint, c’est essentiellement là que tu te rends compte du nombre de blaireaux dans ton entourage.



Comme la plupart des sectes et autres organisations pyramidales, Facebook fonctionne sur le principe du bouche à oreilles. Sous le nom innocent de « Message parrainé » un email sera vicieusement envoyé à une de tes connaissances, la faisant tomber irrémédiablement dans la terrible spirale des réseaux sociaux. C’est ici normalement que tu entres l’adresse mail d’une personne que tu ne peux pas blairer.



Si les soirées diapositives chez ta cousine Roger ne te faisaient pas excessivement chier alors la partie des « morceaux choisis » est pour toi, tu peux ainsi à tout moment te plonger dans la vie photographique intime de tes proches. Et quand je dis « intime » c’est pas un mot choisi au hasard.



C’est seulement une fois arrivé sur la fameuse page des quizz que tu te rends compte que ta pitoyable vie était jusqu’alors vide de sens. Comment diable faisais-tu avant ces révélations? Toutes ces années perdues à ne savoir où aller alors que ton guide était juste là, devant tes yeux.

Tu as une question cruciale, une interrogation capitale, la réponse est là.



Tu peux savoir ce que ton entourage pense de toi, très pratique.



Je te l’ai dit, toutes tes interrogations trouveront une réponse, y compris les plus importantes et palpitantes d’entre-elles.



Les quizz de Facebook c’est en quelque sorte Dieu à la portée de tout le monde.


P.S.
Si malgré ça t’en as plein le cul des quizz à la con alors tu peux suivre la technique de Maître Jacquin pour les virer de ta page d’accueil. Testé et approuvé. ,    Imprimer Imprimer   
Tout partager en tout temps, tel est le mot d’ordre de Facebook. Chaque utilisateur possède son propre « mur » sur lequel viennent s’afficher les humeurs journalières de tous tes soi-disant potes. Petite classification des émetteurs de messages glanés au fil des jours.

Les « la vie c’est trop de la merde » 
Parce que non, vraiment, si ta vie c’est trop de la merde alors il ne faut pas hésiter à l’annoncer au monde entier, tes cinq-mille amis seront là pour te réconforter. À ce sujet on note une fonction bien adaptée aux circonstances, il s’agit du fameux « J’aime » qui évite aux analphabètes partiels la dure corvée de l’écriture d’un commentaire, aussi court soit-il. Ce qui est sympa, c’est qu’on peut tout aimer.


Les schizophrènes
Même si la majorité des contacts ont indiqué leur vrai nom, on aura toujours l’irréductible schizophrène qui s’est construit tout un monde autour de son identité secrète. En général ils sont facilement reconnaissables grâce à certains mots-clés (« sky » , « love » , « dark » , etc.) dans leurs pseudonymes de supers-héros. L’analyse de leur double personnalité ne sera pas abordée ici, des années de médecine sont requises pour ouvrir la porte de leurs subtils univers. Ne le nie pas, on a tous un schizo dans nos amis.

Les autistes
Neurones sous acide oblige, certaines personnes imaginent probablement que le commun des mortels est branché sur leur longueur d’onde cérébrale, la compréhension de leurs commentaires dépasse le stade du simple codage amateur des services secrets. Du coup leurs messages chiffrés sont de nature des plus étranges et seuls leurs amis voyageurs du paranormal sont en mesure de décrypter leur bien curieux langage.

Quand tu combines le schizo avec l’autiste tu peux avoir des résultats marrants.


La vedette
La vedette a plus de douze mille amis et t’invite à toutes les soirées hypes de la confédération. La vedette a voyagé partout et s’est tapé un demi-million de top-models. La vedette est pourtant seule, si seule.


On a tous une vedette dans ses amis.

Les angliches
Parce que montrer à tout le monde qu’on est une merde en anglais, c’est priceless.


Les extravertis
Les majuscules sont importantes si tu veux te faire entendre, quelque soit ton message.


Les mobiles
Ceux qui se sentent obligés de tout partager, ils modifient leurs commentaires avec leur iPhone depuis n’importe où, en oubliant à chaque fois d’enlever le « is » par défaut.


Les Kikoolols
Légendaires et inévitables, on ne présente plus ces curieux visiteurs passés maitres incontestés dans l’épandage de l’analphabétisme.


Les passionnés
Passionnés mais pas très passionnants, t’as plutôt tendance à les inviter en groupe pour dîner avec des amis.


Les futurs anciens amis
Ceux dont la présence dans ta liste d’amis n’est plus qu’une question de secondes.


La liste est évidemment loin d’être exhaustive, j’en aurais bien trouvé d’autres mais là je dois aller mettre à jour mon statut Facebook. ,    Imprimer Imprimer   
Le plus chiant quand t’es sur Facebook c’est de refuser chaque jour les trente invitations à rejoindre des groupes à la con, on peut d’ailleurs les catégoriser de manière bien distincte.

Les pigeonniers, ils te promettent monts et merveilles si tu les rejoins.

Le très célèbre « Pour ajouter de la musique sur facebook, cliquer ici ♫♫ » compte plus de 22’840 membres, figure toi que si tu rejoins ce groupe et que t’invites 20 personnes alors tu pourras AVOIR DE LA MUSIQUE SUR FACEBOOK! C’est pas magnifique ça? Hein? Sinon tu as également les cinq-cent groupes « Qui regarde ton profil sur Facebook? » qui te promettent la réponse, à condition bien entendu d’inviter tous tes amis. Imite le cri du pigeon juste pour voir?

Les réactionnaires hystériques, pour lutter contre les injustices trop horribles de la société qui est vraiment mal faite ouh là là.

Le monde est une horrible fosse septique dans laquelle nous baignons, chaque jour des milliards de chats disparaissent et finissent en housses de sièges pour 4×4 bourgeois. Heureusement les membres du groupe « CONTRE LA FOURRURE DE CHAT QUI CIRCULE EN SUISSE!!! » veillent sur l’affaire, les majuscules et points d’exclamations sont importants pour prouver le niveau d’engagement.

Les kikoolol, parce que Kévin abandonne parfois son Skyblog pour créer des groupes Facebook où tu peux aussi « laché t kom lol ».

Vin Diesel, acteur américain à la voix aussi grave et incompréhensible que son jeu de scène, il présente la particularité d’être toutefois très attirant pour les adolescentes hormonalement actives. 343’131 personnes sont fan de « vin deisel« , dyslexie et majuscules absentes comprises, c’est beau d’être fan de quelqu’un dont tu ne sais pas écrire le nom. En restant dans le sujet de l’illettrisme, si tu n’a jamais suivi de cours de français et que tu préfères rester au fond de ton lit je ne peux que t’inciter à rejoindre « Pour tout se ki aimerai gagné de largent en en réstan sou sa couette!!!!lol« , des amis à toi t’attendent.

Les délicatesses réfléchies, embaument et idolâtrent les gens qui ne pensent pas pareil que ton unique et sublime idéologie.

Le groupe « Pour l’arrachage de peau des Petasses en fourrures » apporte une pointe de douceur dans toute cette violence urbaine, tout comme le populaire « Mise à mort de MICKAEL VENDETTA » qui totalise près de 22’000 membres. Si le respect fait partie de tes valeurs tu peux également rejoindre le groupe « JE FUME ET JE VOUS EMMERDE« , ça fera plaisir au centaines de personnes qui décèdent chaque année de la fumée passive.

Les amusants, les seuls qui valent la peine d’après moi.

Citons au hasard « Quand je serai vieux, je ferai chier les jeunes à la Migros et dans le bus » ou encore « Le lapin Duracell, on lui fout ses piles dans le cul« , indispensables.

Les vrais, ils sont rares, mais pas assez amusants pour être cités ici.

Merci à mes « amis » pour leur aide précieuse, les voir rejoindre ces groupes jour après jour m’a donnée matière à écrire. Je te parlerai prochainement des tests à la con sur Facebook, tu verras c’est assez semblable. ,    Imprimer Imprimer   
En Suisse il existe une société privée mandatée par l’état dont l’unique but est de percevoir les redevances de radio et de télévision. Cette société de vampirisme légal coute paradoxalement 55 millions de francs suisse à l’état chaque année, argent qui pourrait être économisé si ladite taxe était perçue via notre système obscur d’impôt fédéral.

Ainsi donc la grande question médiatique de ces trois derniers jours est : Faut-il supprimer Billag?



La société au nom si explicite pour les germanophones emploie trois-cent personnes et n’a d’autre but d’existence que la ponction financière des foyers helvétiques. Je me souviens encore de cet homme sonnant à ma porte un soir d’hiver, je ne payais à l’époque que la redevance pour la télévision.

- Vous avez une voiture?
- Oui.
- Alors vous avez un autoradio.

Tu t’apprêtes à passer une soirée tranquille et tu te retrouves avec une amende et plusieurs mois d’arriérés de redevance radio, il y a des gens qui veulent être détestés. Tu peux prétendre que l’appareil de réception est incrusté dans ta bagnole et que tu préfèrerais être sourd que d’écouter les merdes qui passent sur la bande FM, rien à faire de ton explication, tu paies et tu fermes ta gueule.

De toute manière, depuis une année, toute personne possédant un accès Internet ou un téléphone mobile doit également passer à la caisse. Au final, fatalement, c’est toute la confédération qui raque.

Il faut être conscient que le système serait identique s’il passait par l’imposition fédérale, à la seule différence que les 55 millions qui servent à financer l’onéreuse société pourraient être réinjectés et ainsi donc faire baisser la taxe.

On devrait probablement voter d’ici peu sur le sujet, d’ici là tu peux toujours rejoindre le groupe Facebook de soutien romand, son équivalent suisse-allemand compte près de 30’000 membres. , ,    Imprimer Imprimer   
IRC (pour Internet Relay Chat) est un des premiers protocoles de chat d’Internet, il a été conçu en Aout 1988 et a quelque peu perdu de la vitesse depuis l’arrivée des messageries instantanées telles que MSN ou ICQ. Le principe d’IRC est simple : Une liste de serveurs sont connectés entre eux et forment un réseau, les plus célèbres réseaux parmi les centaines existants sont QuakeNet, IRCnet, EFnet, DALnet et Undernet. Une fois connecté à un serveur (et donc au réseau auquel il appartient), on rejoint des canaux de discussions existants ou on en crée librement.

Un canal de discussion commence par le signe dièse, par exemple si je suis le premier à rejoindre le canal « #memepasmal » alors ce canal est créé, les suivants qui s’y connecteront pourront discuter avec tous les autres membres présents.

Pour se connecter à IRC il existe un grand nombre d’applications adaptées, ici sera expliqué comment faire avec le célèbre client multiprotocole Pidgin. Ce n’est pas du tout l’idéal et il n’y a que très peu de fonctions IRC disponibles, l’avantage réside donc une fois de plus dans le fait de concentrer en un seul logiciel toutes les conversations avec ses connaissances.

Tout d’abord il faut aller se créer un compte IRC dans Pidgin, faisable depuis le menu « Comptes » puis « Gérer les comptes » . Ensuite tu cliques sur « Ajouter » . Sur IRC pas besoin d’inscription, on se connecte bêtement à un serveur public et cela suffit.

Dans la liste des protocoles il faut donc choisir « IRC » , on s’en serait douté.



L’utilisateur est le nom qui sera employé pour la connexion, tu peux mettre n’importe quoi. Pour le serveur par contre c’est autre chose, c’est en effet lui qui va déterminer sur quel réseau tu vas te connecter, pour obtenir une liste de serveurs le meilleur moyen reste le dieu Google.

Ensuite sur l’onglet « Avancé » se trouve une option qu’il faut à tout prix modifier, il s’agit de l’encodage utilisé. En effet, par défaut c’est l’UTF-8 qui est indiqué mais il faut le modifier en « ISO-8859-1 » , sinon tu ne pourras rejoindre aucun canal portant un caractère accentué et ces derniers seront parfois remplacés par des « ? » dans les discussions.



L’utilisateur est le nom sous lequel tu apparaitras au public, le nom réel sera accessible aux personnes qui en chercheront un peu plus sur toi.

Tu sauves, et normalement t’es connecté au réseau du serveur choisi. Tu peux maintenant rejoindre un canal de discussion en l’ajoutant dans la liste des contacts, pour cela il te suffit d’aller dans le menu « Contacts » puis « Ajouter une discussion » . Sur la fenêtre qui s’ouvre tu choisis le compte IRC, le nom du canal de discussion (ici « #suisse » par exemple) et enfin son alias qui sera affiché dans la liste des contacts.



Si tu veux rejoindre un canal sans devoir l’ajouter dans ta liste des contacts alors tu tapes simplement « /join » suivi du nom du canal dans la fenêtre de chat, il existe ainsi une flopée de commandes qui ne seront pas détaillées ici.

Ensuite tu chat avec plein de monde que tu ne connais pas, c’est génial tu vois? Le point sympathique avec Pidgin c’est que tu peux ajouter tes potes connectés au réseau IRC directement dans la liste des contacts, dans la fenêtre de chat IRC tu fais un clic droit sur le nom de la personne puis tu choisis « Ajouter » .

Au final ta liste de contacts ressemblera à quelque chose comme cela, le flou en moins évidemment.



Ici on voit deux canaux de discussion (#genève et #suisse), des contacts IRC (ceux qui ont les même icônes que les deux canaux), un contact MSN et un contact Facebook. En plus tu peux modifier les icônes des canaux en mettant de jolis drapeaux comme ici ou des images de lapins.

Le côté sympa c’est que quand tu doubles cliques sur le nom d’un de tes contacts IRC alors tu peux discuter en privé avec lui comme s’il était connecté à un système de messagerie instantanée, lui avec son gros client IRC super-lourd il verra s’ouvrir la fenêtre de conversation privée.

Une dernière chose à laquelle il faut penser : Quand tu fermes la fenêtre du canal de discussion alors Pidgin te sort du canal (mais ne se déconnecte pas du serveur bien entendu) et il le rejoindra à nouveau lorsque tu réouvriras la fenêtre, du coup tu perds tout ce qui aura pu se dire entre temps. Pour rester connecté en permanence sur un canal il est conseillé de faire un clic droit sur son nom dans la liste des contacts puis de cocher l’option « Persistant » .

Si tu veux pousser l’expérience IRC plus loin il te faudra alors un vrai client complet avec douze-mille options à configurer, genre mIRC. , ,    Imprimer Imprimer   
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