Charles Darwin était un hérétique, son célèbre livre « L’Origine des espèces » sorti en 1859 remettait en cause le principe immuable et souverain de la Licorne Rose Invisible pour s’orienter vers la théorie farfelue de l’évolution et de la « sélection naturelle », terme qu’il a d’ailleurs inventé.

Le bouquin est un pavé de cinq-cent pages qui décrit dans le détail un grand nombre de ses observations au cours des années, allant des pigeons aux oiseaux tropicaux, en passant par les lombrics et divers mammifères.

Quelques passages peuvent être retenus.

Ordinairement, les mâles les plus vigoureux, c’est à dire ceux qui sont le plus aptes à occuper leur place dans la nature, laissent un plus grand nombre de descendants. Mais dans bien des cas, la victoire ne dépend pas tant de la vigueur générale de l’individu que de la possession d’armes spéciales qui ne se trouvent que chez le mâle.
Chapitre IV : La sélection naturelle, § Sélection sexuelle


Le fait perdure, les combattants d’aujourd’hui sont toujours majoritairement des mâles à qui l’État distribue gracieusement des armes létales. Le manque de vigueur des troufions serait une simple question de motivation, mais c’est encore une théorie.

Fort heureusement pour l’équilibre de l’humanité il semblerait que cette espèce des plus belliqueuses perde une grande partie de son temps à se battre sur d’énormes surfaces de jeu appelées « pays en guerre », les observations de nombreux zoologistes tendent à confirmer ce comportement absurde.

Les merles de roche de la Guyane, les oiseaux de paradis, et beaucoup d’autres encore, s’assemblent en troupes; les mâles se présentent successivement; ils étalent avec le plus grand soin, avec le plus d’effet possible, leur magnifique plumage; ils prennent les poses les plus extraordinaires devant les femelles, simples spectatrices, qui finissent par choisir le compagnon le plus agréable.
Chapitre IV : La sélection naturelle, § Sélection sexuelle


Aujourd’hui si tu vas au Macumba tu constateras qu’il se passe à peu de choses près le même phénomène, avec parfois une certaine inversion des sexes, ce rituel n’est donc pas le privilège des animaux. On note également chez l’humain la présence occasionnelle de plumes lors de certaines parades gaies, mais en général la Techno et l’alcool facilitent la démarche de sélection amoureuse.

Si tu aimes les théories de Darwin tu peux également aller jeter un oeil à l’analyse pertinente de la concurrence, présentée sous forme de nombreux billets vintages écrits par un ermite informaticien voilà plusieurs siècles. ,    Imprimer Imprimer