En Suisse il existe une société privée mandatée par l’état dont l’unique but est de percevoir les redevances de radio et de télévision. Cette société de vampirisme légal coute paradoxalement 55 millions de francs suisse à l’état chaque année, argent qui pourrait être économisé si ladite taxe était perçue via notre système obscur d’impôt fédéral.

Ainsi donc la grande question médiatique de ces trois derniers jours est : Faut-il supprimer Billag?

La société au nom si explicite pour les germanophones emploie trois-cent personnes et n’a d’autre but d’existence que la ponction financière des foyers helvétiques. Je me souviens encore de cet homme sonnant à ma porte un soir d’hiver, je ne payais à l’époque que la redevance pour la télévision.

- Vous avez une voiture?
Oui.
Alors vous avez un autoradio.

Tu t’apprêtes à passer une soirée tranquille et tu te retrouves avec une amende et plusieurs mois d’arriérés de redevance radio, il y a des gens qui veulent être détestés. Tu peux prétendre que l’appareil de réception est incrusté dans ta bagnole et que tu préfèrerais être sourd que d’écouter les merdes qui passent sur la bande FM, rien à faire de ton explication, tu paies et tu fermes ta gueule.

De toute manière, depuis une année, toute personne possédant un accès Internet ou un téléphone mobile doit également passer à la caisse. Au final, fatalement, c’est toute la confédération qui raque.

Il faut être conscient que le système serait identique s’il passait par l’imposition fédérale, à la seule différence que les 55 millions qui servent à financer l’onéreuse société pourraient être réinjectés et ainsi donc faire baisser la taxe.

On devrait probablement voter d’ici peu sur le sujet, d’ici là tu peux toujours rejoindre le groupe Facebook de soutien romand, son équivalent suisse-allemand compte près de 30’000 membres.

, ,    

On pourra dire que j’en aurais reçu des horreurs dans ma boite aux lettres, entre les tracts religieux et les bouses propagandistes de l’UDC la pauvre a du subir trois ou quatre lavages d’estomac au Kärcher avant de pouvoir poursuivre son insignifiant dessein.

Aujourd’hui petit changement, on bascule dans la catégorie « grosse arnaque qui pue » avec la missive récurrente de ce bon vieux Friedrich Mueller qui sévit depuis plusieurs années déjà, en toute impunité.

Derrière ce nom aux allures sympathiques se cache une société fantôme basée à Vienne, la technique employée pour ferrer le pigeon est banale mais bien rodée. Tu reçois une lettre te disant que t’as gagné deux millions d’euros sous condition d’appeler rapidement la hotline facturée cinq balles la minutes, ça sent d’emblée le piège à moules. Si ton petit nez n’est pas assez fin pour détecter la fosse sceptique dans laquelle tu vas poser le pied et que t’appelles quand même alors tu entendras au bout du fil une voix ridiculement joyeuse qui te tiendra en haleine pendant vingt bonnes minutes (soit 90 balles dans ta face) et te demandera finalement quelques informations personnelles pour pouvoir finir de t’entuber en beauté, c’est pas fort ça?

La pratique est toutefois légale puisqu’en se battant bien et avec une bonne dose de persévérance n’importe qui peut gagner le lot le moins cher, soit un voyage en car à destination de l’Italie d’une valeur de 400 euros pour deux personnes, laissant bien entendu tous les autres frais (hôtel, repas, etc.) sous la responsabilité de l’heureux gagnant. Pour rappel ce dernier a déjà payé 20% du montant du voyage en appelant le numéro surtaxé. Les prix supérieurs en liquide ne sont bien évidemment jamais distribués.

Pour ceux qui se demanderaient qui est assez idiot pour appeler ces escrocs, vous n’avez qu’à poser la question à un juriste pour constater que la planète est quand même remplie de gens sacrément cons crédules.

Contrôlé, approuvé et confirmé. Friedrich Mueller et son service de ramonage à sec vous remercie.

En attendant l’intervention du SECO, tu peux jeter ce tract à la poubelle et aller écouter l’enquête de l’émission « On en parle« .

,