jan 2007
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Les personnes mauvaises peuvent aisemment être reconnues grace à leurs fréquentations douteuses, c’est un fait. Prenons un exemple simple mais concret: Affalé sur votre canapé Ikea vous mattez sans remords une émission naturellement merdique sur une chaine populaire française, une bière sans alcool solidement ancrée dans vos petits doigts bouffis. Après avoir eructé convenablement votre pouce boudiné glisse malencontreusement sur la télécommande et l’inéluctable accident fatal se produit alors, l’image de votre téléviseur affiche tristement la tête du président des Etats-Unis d’Amérique en pleine campagne de lêche-cul des masses laborieuses. Un pingouin endimanché est en train de lui serrer la main, un sourire niais jusqu’au oreilles. Par pure déduction logique vous vous dites alors « Mais nom d’une moule, comment peut-on serrer la main de cet abruti? » et cataloguez immédiatement ledit personnage dans la catégorie des gros nazes.De nos jours le catalogue des imbéciles comporte tellement de branches et de subtilités que la dernière personne qui a tenté une classification a tristement terminé ses jours avec les méninges complètement grillées dans le seul endroit où le cerveau n’est d’aucune utilité: à l’armée.
Il y a deux milles ans les préjugés étaient à peu près semblables, sauf que les infréquentables ne pouvaient être divisés qu’en deux catégories: Les collecteurs d’impôts et les pêcheurs, détestables l’un comme l’autre au passage.
Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit et vous dites: « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pêcheurs. »
Luc 7.34
C’était plus pratique mais du coup évidemment moins fin.






