DamoclesLes personnes mauvaises peuvent aisemment être reconnues grace à leurs fréquentations douteuses, c’est un fait. Prenons un exemple simple mais concret: Affalé sur votre canapé Ikea vous mattez sans remords une émission naturellement merdique sur une chaine populaire française, une bière sans alcool solidement ancrée dans vos petits doigts bouffis. Après avoir eructé convenablement votre pouce boudiné glisse malencontreusement sur la télécommande et l’inéluctable accident fatal se produit alors, l’image de votre téléviseur affiche tristement la tête du président des Etats-Unis d’Amérique en pleine campagne de lêche-cul des masses laborieuses. Un pingouin endimanché est en train de lui serrer la main, un sourire niais jusqu’au oreilles. Par pure déduction logique vous vous dites alors « Mais nom d’une moule, comment peut-on serrer la main de cet abruti? » et cataloguez immédiatement ledit personnage dans la catégorie des gros nazes.

De nos jours le catalogue des imbéciles comporte tellement de branches et de subtilités que la dernière personne qui a tenté une classification a tristement terminé ses jours avec les méninges complètement grillées dans le seul endroit où le cerveau n’est d’aucune utilité: à l’armée.

Il y a deux milles ans les préjugés étaient à peu près semblables, sauf que les infréquentables ne pouvaient être divisés qu’en deux catégories: Les collecteurs d’impôts et les pêcheurs, détestables l’un comme l’autre au passage.

Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit et vous dites: « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pêcheurs. » 

Luc 7.34


C’était plus pratique mais du coup évidemment moins fin.
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Kalmir était fermier dans un coin perdu du grand continent. Il faisait nuit lorsqu’il entendit sa femme Yaeva’ni crier depuis l’extérieur:
- Kalmir, viens voir, vite!
Kalmir sortit en courant de la ferme, Yaeva’ni pointait son doigt vers le ciel en regardant Kalmir. Il leva la tête et vit une lueur rouge, entourée de trois autres plus petites.
- Mais qu’est-ce que c’est, demanda Kalmir.
- Ils viennent d’une autre planète! Cria Yaeva’ni paniquée, ils vont nous envahir!
- Du calme, repris Kalmir, c’est peut être un de nos nouveaux appareils secrets.
- J’ai peur, dit Yaeva’ni, tu as vu, il ne bouge pas, c’est impossible pour notre technologie actuelle.
- C’est surement l’armée, constata Kalmir pour détendre sa femme.
L’étrange appareil commença à descendre lentement.
- Mais, cria Kalmir, il va se poser dans notre champs, va chercher le fusil!
Yaeva’ni courut aussi vite qu’elle le pouvait jusqu’à la ferme, quand elle revint, l’appareil s’était posé, les réacteurs fumaient et les lumière, toujours allumées, projetaient d’étranges ombres sur le sol.
Kalmir avança prudemment vers la machine volante, arme à la main. Un sas s’ouvrit, laissant échapper un sifflement d’air comprimé, un être étrange était visible à présent, il avait deux bras, deux jambes et faisait deux fois la taille de Kalmir.
Appeuré, il arma son fusil, l’être étrange leva un de ses membres postérieurs et prononça une chose qui devait être une phrase dans sa langue. Pris de panique devant ce geste menaçant, Kalmir tira sur l’envahisseur qui s’écroula, le sas se referma, le vaisseau décolla.



Dans son journal de bord, le capitaine Jacques Brumaire de l’ ESA déclara:

Nous avons trouvés de la vie sur Talis, les indigènes sont hostiles et semblent relativement évolués. Sylvian a été blessé par l’un d’entre eux en tentant d’entrer en contact, il va falloir utiliser la force.
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Tellement absorbé par mon travail que j’en ai oublié le jour! Nous sommes le 12 décembre, et comme chaque 12 décembre la ville de Genève fête sa victoire face à l’armée du duc Charles-Emmanuel de Savoie qui, en 1602, avait décidé d’annexer notre belle cité pour un usage douteux. La raclée monumentale qu’ont pris les savoyards après avoir escaladé les murailles de la ville se raconte aujourd’hui en chansons que l’on apprend fièrement sur les bancs des écoles de la ville. Les enfants se déguisent et vont de demeure en demeure afin de chanter l’antique « Cé qué l’aino » (68 couplets en vieux genevois, courage!) ou le plus récent « Ah la Belle Escalade » et ainsi récolter piecettes et friandises. L’Escalade (puisque tel est son nom) est en quelques sortes notre Halloween historique à nous, les genevois. La différence est qu’au lieu de vider et illuminer une citrouille nous cassons une marmite en chocolat, attention au foie donc.
Pourquoi une marmite me direz-vous? La raison est fort simple, une vieille dame connue sous le charmant patronyme de « Mère Royaume » aurait balancé sa grosse marmite en fonte sur la tête d’un savoyard passant en contrebas, le tuant sur le coup. Mais de ce côté les versions diffèrent.

Armoiries de Genève


Merci à Wikipedia pour certaines informations complémentaires que j’ignorais encore. Quelle honte.
Pour les paroles de la chanson, je vous laisse suivre ce lien. Si vous êtes français ne prenez pas tout au pied de la lettre bien entendu. ;)
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En l’attente de garanties sur leur utilisation finale, le Conseil Fédéral à décidé de suspendre l’exportation des chars M113 vers l’Irak (source). Ayant déjà largement exprimé mon opinion défavorable sur le sujet (ici et ), je me contenterais de conclure rapidement ce billet par un souhait utopique: Pourvu que cette décision soit définitive!
Malheureusement, connaissant les responsables de cette transaction immorale et leurs intérêts capitalistes, j’en doute fort.
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