On ne peut pas être au four et au moulin, heureusement que certaines sentinelles s’occupent de nous prévenir lorsqu’il y a polémique à l’intérieur des murs de notre belle cité de Calvin (non, pas le copain de Hobbes).
Et là, c’est le cas de le dire puisque depuis deux semaines, une horloge de type franchement moderne est apposée sur le mur de la Treille.
Bordant la Place Neuve, ce mur est sans doute le plus protégé de notre ville, à l’instar de la magnifique façade du squat Rhino et de l’espèce d’horreur phallique qui dégueule de sa paroi.
Mais revenons au mur de la Treille. Ses vieilles pierres et la promenade qui le surplombe ont entendu et entendent encore depuis des centaines d’années les pas des innombrables amoureux venus se balader dans le doux romantisme de la vie genevoise. Il paraitrait même que plusieurs Savoyards seraient venus y chercher un peu de tendresse par une belle nuit de décembre 1602. Les survivants auraient malheureusement fuis, couverts de brûlures au troisième degré après s’être méchamment fait poutrer la tronche par nos ancêtres (voir le billet à ce sujet). Il faut admettre que l’hospitalité et le sens du tourisme de l’époque étaient fort discutables.

Le mur de la Treille


Hormis la constatation que l’oeuvre soit divinement belle ou au contraire digne du musée Guggenheim, c’est le principe même de mélanger modernité et lieux sacrés qui fait qu’actuellement la polémique gonfle comme une cloque sur le front d’un soldat savoyard.

D’ailleurs pour donner votre avis, c’est par ici, sur le site de la Tribune de Genève. Actuellement environ 60% des personnes sont d’accord pour que cette horloge reste en place.

Un grand merci à Inaxe, la sentinelle précitée, pour l’information et la photo ;)
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Recherché mort ou vif


Pour le salut de l’humanité il est de notre devoir de boycotter les sources potentielles de contamination.
Fini les délicieux nuggets du Macdo, fini les demi-poulets grillés du dimanche midi, fini les soirées avec des poules de luxe, fini les nuits à la gendarmerie.
La pandémie est à nos portes!
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Danoise typiqueCes jours, hormis les violences quotidienne entachant la si bonne réputation de notre bien-aimé Bronx suisse (je parle de Genève), pas grand chose ne se passe malheureusement.
Fréquentation oblige, il est du devoir du provocateur que je suis d’alimenter le dégueulis informatif que l’on nous sert chaque jour au sujet des jolis p’tits dessins de Momo et des événements qui en ont résulté.
Notez quand même la photo ci-contre tout à fait en rapport avec le sujet.
Je sais, je n’en rate pas une.

Début février, la manipulation qui avait déclenché cette crise était mise à jour : le chef spirituel des musulmans du Danemark, Abou Laban, avait engagé une campagne auprès de certains pays arabes afin de les inciter à enclencher une campagne de boycott du Danemark, puis de la Norvège.

Or, il est maintenant avéré que ce ne sont pas les douze caricatures originales danoises qui ont mis le feu aux poudres mais que ce sont bien trois dessins insultants qui ont été ajoutés par Abou Laban pour enflammer les esprits : Mahomet en pédophile, un musulman en prière subissant les assauts d’un chien, la photo d’un homme avec un groin de cochon en guise de nez pour représenter Mahomet.

(Media-Ratings)


Des morts, des incendies, des pillages, et même un drapeau suisse brulé. Le moins que l’on puisse dire c’est que le berger a mené son troupeau de moutons avec brio. Le résultat a même du dépasser toutes ses espérances.

Donc, normalement, si les manifestants extremistes font preuve de réflexion, tout cela devrait s’arrêter très rapidement. Chacun devrait reprendre ses habitudes, rentrer chez soi, réflechir à tête reposée et se dire « Là on a quand même bien merdé… », prendre un bon bain chaud, baffer sa femme pour le principe et aller se coucher pour enfin dormir du sommeil du juste.
Mais bon.
Et puis non ce n’est pas de l’utopie, c’est bêtement de la naïveté. Tout le monde sait qu’il est difficile d’arrêter la course d’une pierre qui roule, mais là c’est carrément une avalanche de gravillons qui s’est déclanchée, et pas par un promeneur maladroit qui plus est. Espérons quand même que cela va se calmer, au moins jusqu’à ce que les extremistes ne trouvent une autre excuse pour incendier l’occident.
C’est fatiguant toute cette violence inutile au bout du compte.
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Photo (c) Tillate.comLes clubbers nostalgiques se souviendrons du Shakers situé en vieille ville de Genève, ainsi que de sa malheureuse fermeture l’année passée. He bien bonne nouvelle, le club à réouvert ses porte vendredi soir à l’endroit précis du défunt Thémis.
Soirée VIP avec petits fours et champagne, entrée sur guest list, costards à gogo, ambiance totalement anglophone, mais très sympa.
Le petit plus notable étant la piste de danse non-fumeur au sous-sol. Confort non négligeable si l’on fait abstraction des deux poufs qui se sont allumées clopes sur clopes en dansant sur les canapés.

Pour les photos, c’est par ici, saurez-vous me retrouver? B)    Imprimer Imprimer   
TEHERAN (Reuters) – Continuant à exprimer leur colère après la publication de caricatures du prophète Mahomet par un journal danois, les Iraniens, friands de pâtisseries, ne boycottent pas les « danoiseries » mais les ont débaptisées.

Par mesure de rétorsion envers les dessins jugés blasphématoires, les moelleuses pâtes feuilletées danoises s’achètent désormais sous le nom de « roses du Prophète Mahomet », rapporte mardi l’agence de presse officielle Irna.

« Personne n’a le droit de s’amuser de notre Prophète respecté et adulé », a expliqué Hassan Nasserzadeh, pâtissier dans le centre de Téhéran.

Un boycottage des pâtes feuilletées « danoises » n’a pas été envisagé car elles sont fabriquées sur place et non pas importées.

L’initiative de les débaptiser rappelle la décision des parlementaires américains de débaptiser les « french fries » pour les renommer « frites de la liberté », en 2003, afin de protester contre l’opposition de la France à la guerre d’Irak.

(Yahoo)


Afin de suivre ces mouvements de protestations et ainsi régler un conflit vieux de plusieurs dizaines d’années, je propose donc d’également renommer les « Petits fours » en « Gateaux de Judée ».
On vit une époque formidable quand même, je clôturerai donc ce billet par une citation albonite qui convient parfaitement à la situation intellectuelle du moment : « Poton, poton ».
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ChipsAutour d’une table dans un restaurant chic ou dans un bar avec vos amis, il arrive parfois que le sujet dérape et que la question fatidique parte d’elle même telle une balle de fusil américain dans la tête d’un enfant irakien innocent :
Mais au fait, comment s’appelle le collègue de Poncherello dans « Chips » ?
Le silence se fait, ambiance lourde, les gens grimacent de façon bizarre, comme si la réflexion que cela engendrait influençait sur le faciès.
Et tout le long de la soirée on peut voir les esprits quitter leur corps l’espace de quelques secondes, le temps pour le convive au regard vide de se poser la question persistante « Mais nom de dieu comment il s’appelle ce con de flic? » . Car tout le monde sait que celui qui apportera la réponse sera élu grand maitre à penser pour la soirée, et pourtant au lieu d’acclamations justement méritées il n’obtiendra qu’un « Aaaaaaaaah ouaiiiiiis, j’le savais! » de la part de l’assemblée conquise par un tel travail mémoriel.
Que celui qui n’a jamais vécu une telle expérience traumatisante me jette la première pierre.

P.S.
- Comment s’appelle le confrère du docteur Livingstone (I presume?)
- Comment appelle-t’on le pantalon d’Obélix?
- Quels sont les noms des trois pieds nickelés? (allez je vous aide il y en a un dans l’article précédent)
- Le collègue de Frank Poncherello s’appelle Jon Baker
, ,    Imprimer Imprimer   
Chose promise chose due, un blog tel que celui-ci se devait de marquer le jour de la Saint-Valentin d’une pierre blanche.

Joyeuse Saint-Valentin!


C’est maintenant chose faite, bonne fête à tous les amoureux!
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BibleDriiiiiiing! Tiens, qui né cé qui gring?
Deux hommes en costard, des flics? Non pas à priori, et puis je n’ai rien fait de mal ces dix dernières années, à part peut-être violer des petites vieilles et manger leur cervelle encore chaude après avoir congelé le reste de leurs corps.
Tiens, je m’égare.
« Connaissez-vous la parole de Dieu? » , me lance l’un d’eux.
Je répond innocemment « Euh non, je suis athée. » 
Léger froid dans le regard, mais l’homme en noir n’en démord pas et commence à me lire un passage de la Bible en bafouillant allégrement, il devait être nouveau dans ce respectable métier de démarcheur religieux.

(…) les hommes seront amis d’eux-même, amis de l’argent, arrogants, orgueilleux, blasphémateurs, désobéissants à l’égard de leurs parents, ingrats, sans fidélité, sans affection naturelle, sans esprit d’entente, calomniateurs, sans maitrise de soi, cruels, sans amour du bien, traitres, entêtés, gonflés d’orgueil, amis des plaisir plutôt qu’amis de Dieu (…)

Rien que ça :-/
Alors hein? Que celui qui préfère les plaisirs de la vie plutôt que de rester le samedi soir à prier se dénonce, bande de petits mécréants! Comment peut-on oser préférer l’alcool, l’argent et le sexe aux prières salutaires et si utiles à notre monde corrompu. Païens!

« Vous organisez donc des séances? » , demandais-je innocemment.
« Ce sont plutôt des initiations » me répond le plus discret.
Etonné, je questionne plus en profondeur, « Oserais-je vous demander votre religion? » .
« Bien sûr » me répond-il, « Nous sommes témoins de Jehovah » .
Sans blague, on s’en serait presque douté.
Je m’excuse presque, « Je crois que tout cela va à l’encontre de mes principes athéiques messieurs. » 

Fin de la rencontre, ils ont compris et prennent poliment congé.

Ah que serait notre monde sans le travail utopique des témoins de Jehovah, je vous pointe un doigt accusateur et vous le demande. Leurs idées partent pourtant d’une bonne intention, un monde meilleur c’est ce que presque tout le monde souhaite, mais elles sont malheureusement irréalisables car trop religieuses (j’ai pris la peine de lire leur brochure), et la religion lorsqu’elle est comme ici pratiquée avec un quasi-fanatisme masque trop souvent la réalité. Ils vivent dans une bulle, un peu comme les autistes, sauf qu’eux ne viennent pas sonner à votre porte le soir pour vous demander de les rejoindre.

Mais c’était bien essayé en tout cas.

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Le marteau de justice frappe fortComme le dit le proverbe, « Chat échaudé craint l’eau froide » , et c’est au vu de mon expérience de jeune rebelle du web que je vais donc en connaissance de cause passer le message suivant, valable pour tout le monde d’ailleurs:
Si vous considérez qu’un article de ce site est offensant ou déplacé, il vous suffit tout simplement de le dire gentillement. J’ai malheureusement pu constater que dans de nombreux cas les magistrats et autres intouchables privilégiaient la voie pénale pour résoudre leurs problèmes, là où un simple message pouvait suffire.
Le dialogue étant important dans notre société de communication, merci de prouver que les hautes-sphères peuvent communiquer avec le bas-peuple par d’autres moyens que l’arsenal juridiques dont ils sont accoutumés.
J’en profite pour saluer lesdits magistrats qui à ma grande suprise ont discrètement visité mon modeste blog satirique. C’est fou ce que l’anonymat du web n’est qu’apparent.


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Tribune de Genève du 01.02.2006Genève, une journée comme les autres.
Il y a Jean. Jean est au chômage, mais il aime la vie malgré tout, il aime le soleil, la plage, l’eau, mais il n’aime pas les fainéants ni les tire-au-flancs parce qu’ils sont responsables de la mauvaise image des chômeurs selon lui.
Il y a Nathalie. Nathalie travaille dans une petite PME, elle aime son travail, elle aime son boss, mais elle n’aime pas le chocolat parce que ça fait grossir. Et puis elle trouve que ça a vraiment un sale gout.
Il y a Paul. Paul est chauffeur de bus, il aime les gens qui sourient, sa femme, rouler la nuit parce qu’il y a moins de monde sur la route, mais il n’aime pas les petites vieilles parce qu’elles mettent toujours une plombe à monter dans son bus, et puis elles se plaignent tout le temps.
Et puis il y a Jacques et Charles. Jacques et Charles parlent beaucoup, ils aiment discuter de tout, de rien, de choses et d’autres.
Seulement voilà, la tension est montée entre Jacques et Charles, et leur relation ne va plus aussi bien qu’auparavant, leurs avis divergent alors ils en parlent, encore, encore, et encore…


Vingt-neuf séances stériles, vingt-neuf! >:(
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