Vu le bide du strip d’hier on va essayer de faire plus basique aujourd’hui, avec « Lost » pour changer un peu.

Scène coupée au montage, quand Kate et James parlent de « Titanic » .

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Attention, scène inédite tirée de Fringe.

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J’aimerais aujourd’hui te parler d’un parti politique genevois qui a besoin de toi, de ton argent, de ton soutien.

Depuis sa création, le MCG est en effet obligé de créer ses affiches sous Microsoft Paint, les moyens financiers nécessaires à l’achat d’une licence pour Adobe Photoshop ou Illustrator faisant apparemment défaut.

C’était déjà le cas lors des dernières élections, mais leur calvaire continue, en voici la preuve récente.



Les images grossièrement déformées illustrant l’affiche ne sont même pas originales, mais récupérées sur le web en tapant des mots clés tels que « mignon chaton avec sa môman » ou « petit chiot adorable » dans le moteur de recherche Google Images.





Afin de garantir l’équilibre politique de notre beau canton, il faut impérativement sortir le MCG de la pauvreté dans laquelle il se trouve.

Tu peux donc leur envoyer des petits cartons avec des restes de nourriture, un DVD gravé avec une version de GIMP ou un bouquin pour apprendre le graphisme sur ordinateur, ça leur fera plaisir.
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Trois mois sans voter et on sent tout de suite qu’il manque quelque chose, c’est aussi ça d’être suisse.

Le 7 mars prochain nous serons donc amenés à nous prononcer sur quelques modifications de notre constitution. Pour résumer, on s’attaque aux vieux, aux animaux et aux simples d’esprits.

Le premier point concerne une mise à jour obscure du fond de prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité. Parce que comme chaque année, la menace de ne jamais toucher ta retraite se profile à l’horizon, sauf que cette fois ce sera ta faute si tu votes non.

Le second point vise à obliger les cantons à mettre en place un avocat de la protection des animaux, qui défendra, en cas de procédure pénale, les intérêts des animaux maltraités. Les prochaines étapes pour 2015 puis 2020 seront respectivement axées sur les droits des insectes et des légumes.

Le troisième point touche également une corde sensible, à savoir l’empathie de certains humains faces à leurs congénères diminués du bulbe qui servent de cobayes pour la recherche médicale. Tu noteras que la subjectivité règne en maitre sur quelques paragraphes. Je cite en vrac.

  b. les risques et les contraintes encourus par les personnes participant à un projet de recherche ne doivent pas être disproportionnés par rapport à l’utilité du projet;

  c. un projet de recherche ne peut être réalisé sur des personnes incapables de discernement que si des résultats équivalents ne peuvent être obtenus chez des personnes capables de discernement; lorsque le projet de recherche ne permet pas d’escompter un bénéfice direct pour les personnes incapables de discernement, les risques et les contraintes doivent être minimaux;


Les notions vagues de « contrainte minimale » et « utilité » feront le bonheur des avocats.

Nos sept Dieux recommandent de refuser la loi sur la protection des animaux, ainsi que d’accepter les deux autres. Le point discordant étant celui concernant la LPP, la majorité des partis politiques incitent au contraire à refuser cette loi (sauf évidemment l’UDC qui nage comme à son habitude à contre courant, les yeux bandés et la bouche ouverte).

On ne se lasse décidément jamais de ces petites cases à cocher sur les bulletins de vote.
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Ce n’est pas simple de vouloir faire rire les gens.

Voilà presque deux années, je lançais le kikoololisateur (dire que certaines personnes ne connaissent pas encore), un site web dont le but est de convertir n’importe quelle page web francophone en langage d’illettré.

Techniquement le principe réside sur un vieux concept connu sous le nom de « proxy web » , détourné via quelques manipulations génétiques hasardeuse. Le site web ciblé est d’abord lu par le script, les mots sont modifiés en langage SMS, puis le site est finalement affiché à l’utilisateur final qui se marre un bon coup.

Ou pas.

Parce que oui, il y a sur Terre des gens qui ne rient pas, car on ne kikoololise pas n’importe quel site en toute impunité mon brave monsieur.



Techniquement les données ne font que transiter par le kikoololisateur, il n’y a ni copie locale, ni vol de données, ni intrusion de quel type que ce soit. Comment un bête script en PHP posé sur un serveur web pourrait-il d’ailleurs être plus puissant qu’un bon gros hacker qui passe ses soirées au fond de sa cave?

Si cette question est aujourd’hui soulevée, c’est qu’en deux années de kikoololisation intensive j’ai vu passer une quantité anormale de personnes réactionnaires plus ou moins loufoques.

L’histoire a commencé environ une année après la mise en service, les statistiques de fréquentation du kikoololisateur grimpaient tels des bonus de banquiers. La raison était simple, certains visiteurs d’Asie s’en servaient pour accéder à des sites bloqués par leur gouvernement. Mise en place du premier blocage en fonction de l’origine et de la langue du site, le kikoololisateur devenait xénophobe.

Même période, tant qu’à faire, blocage des sites de boules et verrouillage automatique entre 22h00 et 10h00.

Été 2009, apogée du burlesque, un coup de téléphone sur mon portable privé, le mec soi-disant informaticien l’avait obtenu selon ses dires après moultes démarches auprès de son fournisseur d’accès (alors que n’importe quel manoillon sait faire un whois). Sur un ton hystérique et bredouillant le mec explique agressivement que je lui ai piraté son site, qu’il va porter plainte et que ça ne va pas se passer comme ça. Personne ne me parle sur ce ton et je lui raccroche donc plusieurs fois au nez durant la conversation, le mec tenace me rappelle à chaque fois. Les explications auront quand même duré une bonne demi-heure au total, pour se solder sur un semblant de compréhension de sa part.

Parsemés de-ci de-là au fil des années, un certain nombre d’emails plus ou moins polis de personnes prétendant avoir été piratées par le kikoololisateur, lui reprochant des vols d’images protégées, des intrusions de bases de données et j’en passe.

Une clause explicative a d’ailleurs été ajoutée en bas de la FAQ du kikoololisateur, car pour le dire de manière polie et poétique, ça me scie les couilles de devoir mettre au point la même chose à chaque fois, à savoir :

- Ton site web n’est pas copié par le kikoololisateur, il est juste lu comme le ferait n’importe quel navigateur, le code HTML est modifié à la volée puis réaffiché de manière amusante. Les fichiers du site ne sont évidemment pas touchés, car c’est techniquement impossible sans le mot de passe FTP.

- Tes images ne sont pas volées, si tu crois le contraire alors toute personne qui visite ton site web est également un voleur. Si tu ne veux pas que les gens voient tes photos, alors ne les met pas sur Internet.

- Ta base de données MySQL ou que sais-je n’est pas piratée, sans le mot de passe adéquat un bête script PHP ne peut pas s’y connecter pour en dérober le contenu.

- Il n’y a aucune intention de nuire là derrière, car je ne suis pas comme tu le penses un méchant pirate sans scrupules. J’ai une vraie vie dans le vrai monde, et autre chose à faire de mes journées.

Tout restera donc en place pour l’instant, mais vraiment, vouloir faire rire les gens n’est pas aussi facile que l’on croit.
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Aux États-Unis on ne recycle pas beaucoup de matières premières. Par contre niveau acteurs, c’est une autre histoire.

L’épisode « The Glamorous Life » de la sixième saison de la série « Desperate Housewives » a été diffusé hier au pays de Barrack, on y croise un nouveau visage toutefois bien connu des amateurs de sang en tout genre.



Julie Benz joue le rôle de Robin, une strip-teaseuse que l’insupportable Susan (Teri Hatcher) tente d’aider.

On connaissait surtout Julie Benz pour son rôle de Rita Bennett, la femme du redoutable « Dexter » dans la série du même nom.



Mais elle a surtout été sortie de l’ombre par son rôle de Darla dans « Buffy the Vampire Slayer » , la série de référence pour les ados de fin de vingtième siècle.



Note bien que les commentaires de ce billet risquent de contenir de magnifiques spoilers, la lecture se fait donc à tes risques et périls si tu n’es pas à jour dans la visualisation des séries.
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Il existe en Suisse une association qui prône l’amour de Dieu, la paix du Christ et la culture des brocolis. Car oui, Dieu est amour. Il aime sans distinction les chats, les chiens, et tuer aléatoirement cent cinquante mille haïtiens catholiques dans des tremblements de terre ultra-violents.

Cette association placarde des affiches en Suisse depuis avril 2008, et on en a encore jusqu’en 2012 d’après leur site. Tu n’es surement pas passé à côté de ces grands panneaux bleus aux textes jaunes énigmatiques.



Tu noteras que Jésus est également modeste.

Le gros problème avec la publicité est qu’elle nous est imposée. Heureusement, tu peux dès aujourd’hui personnaliser virtuellement une rue genevoise en créant ta propre affiche religieuse grâce à mon célèbre fun.memepasmal.ch, le panneau chrétien a été ajouté en début de liste pour l’occasion.



Au passage, si tu jettes un rapide coup d’œil sur l’affiche qui côtoie la propagande originale, tu constateras alors une partie de l’ironie cruelle qui régit notre monde.

Allez, va en pet, et n’hésite pas à afficher les liens vers tes créations dans les commentaires.
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Je te parlais l’année passée de la progression inquiétante du flicage qui menace peu à peu notre liberté sur Internet, poussant insidieusement les utilisateurs du réseau à opter pour des solutions d’anonymisation. Ces solutions étaient en test l’époque, elles sont à présent opérationnelles et disponibles pour le grand public.

Je vais donc aujourd’hui te montrer comment rendre anonyme ta connexion Internet, en utilisant un procédé totalement légal mais payant.

L’explication technique se trouvant sur mon billet précité, nous pouvons directement passer à la partie pratique. Voici donc le tutoriel de création d’une connexion VPN entre ton ordinateur et la société d’anonymisation suédoise iPredator.

Il te faut bien entendu créer un compte payant avant de poursuivre, le coût moyen est de cinq euros par mois en plus de ton abonnement Internet. L’inscription se fait par ici.

Étant donné les railleries auxquelles j’ai eu droit lors de mon dernier tutoriel sous Windows XP, celui-ci sera entièrement dédié à Windows 7. Si tu as un autre système d’exploitation il te faudra alors faire preuve d’un peu de déduction pour trouver les options correspondantes.

Tout d’abord, tu vas aller sur le « Centre réseau et partage » , le menu peut se trouver à une cinquantaine d’endroits différents, je te laisse fouiller. Une fois sur place tu cliques sur « Configurer une nouvelle connexion ou un nouveau réseau » .



La fenêtre suivante va s’ouvrir, tu choisis « Connexion à votre espace de travail » , essaie de faire abstraction au nom, il n’a aucun rapport.



Pour se connecter au serveur d’anonymisation, tu vas sur « Utiliser ma connexion Internet (VPN) » .



Il te faudra ensuite indiquer l’adresse du serveur, à savoir « vpn.ipredator.se » , ainsi que le nom de la connexion, par exemple « iPredator » ou « Le cassoulet c’est la santé » (en fait c’est pas important). Tu peux cocher la case « Autoriser d’autres personnes à utiliser cette connexion » si toute ta famille utilise le même PC.



Sur la fenêtre suivante, tu vas indiquer ton nom d’utilisateur et ton mot de passe, ceux-là même que tu as indiqué sur le site d’iPredator lorsque tu t’es enregistré. Tu coches la case « Enregistrer le mot de passe » , afin de ne pas avoir à le retaper à chaque fois. Il est important de laisser le champ « Domaine » vide.



Tu peux enfin cliquer sur « Connecter » , l’opération peut prendre une bonne minute la première fois.

Si tu as ce message c’est que tu es maintenant anonyme sur Internet, quel que soit l’outil que tu utiliseras (navigateur web, e-mail, eMule, etc.).



Pour gérer par la suite ta connexion, te reconnecter, te déconnecter, il te suffit d’aller dans la zone de notifications puis de cliquer sur l’icône de réseau.



D’ici tu peux te connecter et te déconnecter d’iPredator. Note bien que faire ceci n’agit en aucun cas sur ta connexion Internet, lorsque que tu te déconnecte du VPN d’iPredator alors ta connexion Internet n’est juste plus anonyme.

Le point négatif de ce procédé est évidemment la perte de vitesse que tout cela implique. En effet, les données transitent par un serveur suédois et perdent donc du temps en chemin. Pour chiffrer un peu, le débit maximal une fois anonymisé dépasse rarement les 800 kilo bauds, c’est à dire 100 kilo octets par seconde, ce qui est quand même peu au vu des connexions actuelles qui sont aujourd’hui au minimum cinq fois plus rapides pour le grand public. La latence quant à elle est globalement doublée, par exemple il faudra en moyenne 120 millisecondes pour contacter les serveurs de Google aux États-Unis, contre 50 en temps normal.

Être anonyme implique donc une connexion plus lente, sachant que l’on peut activer et désactiver ce service quand bon nous semble il sera quand même surement beaucoup utilisé dans le futur, au fur et à mesure que les actions en justice contre les petits téléchargeurs prendront de l’ampleur. Les réels criminels, eux, profiteront sans nul doute de cette opportunité.
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Voici une série américano-grecque que je suis depuis plusieurs années, le scénario est original et les dialogues sont bons.



La vingt-huitième saison commence d’ailleurs aujourd’hui, malheureusement l’exemplaire unique du DVD est en ma possession.

Chacun sa série après tout.
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C’était un soir sans Lune, un soir où les ténèbres envahissent notre monde en ne laissant la place qu’aux pires peurs ancestrales. L’insondable obscurité de la nuit réveillait un grand nombre de sentiments étranges, ainsi qu’une irrésistible envie de pisser, sans doute due à la demi-douzaine de caipirinhas que je venais de m’envoyer.

Je me rendis donc aux latrines de l’établissement et me positionnai face à l’autel de céramique.

Et là, Dieu m’apparut. Il me parla d’une voix douce.

« En vérité je vous le dis, t’es pas dans la miauffe debleuuuu técol!« 

Car oui, Dieu est vaudois.

Je lui demandai la raison de sa colère, il me répondit.

« J’me tire à la retraire mon gars, et si l’humanité a besoin de réponses, qu’elle questionne Google!« 

Puis il disparu dans un éclair de fumée, ou alors était-ce un prout? Nul ne le saura jamais.

Quoiqu’il en soit, je questionnai donc mon nouveau Dieu afin d’en savoir un peu plus sur les peuplades de mortels qui m’entouraient. J’allais enfin avoir des réponses à la grande question que je me posais depuis de longues années : Qu’est-ce que Dieu pense de nous?

Les réponses sont effrayantes.

Nous autres fier peuple Helvète courons allègrement dans le cliché le plus total.

Une de ces trois suggestions est vraie, sauras-tu trouver laquelle?

Énumérer les tares de nos voisins gaulois prend à priori plus d’une page, Dieu ne les aime pas.

Heureusement qu’ils sont beaux.

Les chinois sont majoritairement bouddhistes, donc forcément.

Dieu est impitoyable avec les mécréants.

Mais Il aime décidément les clichés.


La vérité est ailleurs.


Globalement, nous restons tels qu’Il nous a créé.


Ainsi soit-il.
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