Tant de choses obligatoires nous submergent, mais s’il y en a une qui piétine agressivement sur notre vie privée c’est bien l’armée. Ecumant le web force m’est de constater que plusieurs blogs militaristes fleurissent de part et d’autre sur la toile. Bien que leur rédaction soit pour la plupart soignée et, il faut l’avouer instructive, je m’aperçois avec stupeur qu’aucun d’entre eux ne remet en question le système tant contesté actuellement en place.

Les sujets sont des plus divers, justification des achats d’armes, justification des ventes d’armes, justification de la présence de telle ou telle armée dans tel ou tel pays, justification des dépenses, justification de sa motivation personnelle, justification des erreurs des cadres, et caetera, et caetera. Attachés à chacune de ces justifications récurentes propre à la situation instable actuelle, on y trouve quelques commentaires qui fustigent avec fureur les antimilitaristes comme s’ils s’agissaient de psychopates anarchistes, sans se poser la moindre question sur la raison de leur opinion pourtant bien fondée. Sur ce point je tiens d’ailleurs à les rassurer de suite, ma santé mentale est on ne peut plus parfaite et j’aime mon pays, justement.

Pour en revenir au système obligatoire, nous sommes tous d’accord pour dire qu’une tâche rébarbative confiée à une personne non consentante aura moins de chance d’aboutir. Alors que si le sujet est correctement motivé par autre chose que la force brutale et entouré de camarades dans le même état d’esprit, le résultat ne peut être qu’encourageant.

On ne peut pas arrêter les guerres, on ne peut pas empêcher les catastrophes naturelles, mais il est toutefois nécessaire dans un but d’efficacité de mettre un terme à l’armée obligatoire. Les solutions que propose le GSsA sont malheureusement trop radicales pour être acceptées par un peuple vivant autant dans le traditionalisme. Ne supprimons pas l’armée, mais laissons simplement ceux qui le désirent s’amuser entre eux, l’armée professionnelle est la meilleure solution à la confusion qui règne actuellement à ce sujet en Suisse.

Alors, quand est-ce qu’on vote?
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Munition de guerreL’avantage d’un partisan militaire c’est qu’à l’image de ses idoles il n’effectue aucune remise en question et agit avec une totale absence de réflexion, il reste ainsi totalement prévisible. C’est par exemple le cas des nombreux adeptes du maintien de l’arme militaire dans les foyers familiaux. Les étrangers apprendront avec effarement que tout Suisse en état mental stable selon les normes militaires (et donc foncièrement psychopathe selon la morale courante) possède chez lui une arme de guerre ainsi qu’une boite scellée contenant quelques munitions adaptées dites « de poche » . Evidemment chaque année compte son lot de suicides et autres meurtres à l’aide de ladite arme, l’accès rapide à la violence aide clairement à l’aboutissement de ces situations. Une personne profondément désireuse de faire du mal finira certes tôt ou tard par réussir, mais la proximité immédiate du fusil facilite l’aboutissement fatal des desseins d’une certaine catégorie de personnes: Les impulsifs.

Il y a quelques jours un forcené à ouvert le feu sur la vitrine d’un hotel, à priori sans raison, faisant ainsi un mort et de nombreux blessés graves. L’affaire pourrait sembler banale pour un ghetto américain, sauf que dans ce cas l’histoire s’est passée dans la petite bourgade de Baden.

Peu avant cette macabre découverte, un homme de 26 ans a surgi du parking de l’hôtel et a ouvert le feu sur deux jeunes assis devant le bar. Les adolescents de 15 et 16 ans avaient dîné avec leurs parents au restaurant de l’hôtel. Malgré leurs blessures, ils ont pu fuir à l’intérieur du bar. Mais l’un d’entre eux se trouve actuellement entre la vie et la mort. Le forcené s’est ensuite rendu sur le pas de la porte et a tiré au hasard en direction du comptoir où étaient assis les habitués du bar. Un homme de 71 ans a été touché par quatre balles à la tête et a succombé peu de temps après. Deux autres victimes de 54 et 55 ans s’en tirent avec des blessures. Tous les cinq sont de nationalité suisse.

Le meurtrier, un Suisse d’origine irakienne, s’est ensuite rendu dans le restaurant de l’hôtel et a vidé le chargeur de son arme d’ordonnance, un fusil d’assaut FASS 90. En tout, il a tiré vingt coups en utilisant sa munition de poche.

(source : Tribune de Genève).



En tant que Suisse vaguement conservateur j’adhère au maintien des traditions, mais pas à celle de l’arme au foyer. L’idée est de nos jours totalement dépassée, tout comme les arguments de ses partisans.

Il serait enfin temps de séparer les civils des militaires.
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Musique militaireIl y a quelques temps, trois journalistes du célèbre bien que néamnoins suisse-allemand Sonntags Blick avaient publié un article révélant l’existence de prisons secrètes appartenant à la CIA, leur information provenait d’un fax égyptien intercepté par une taupe au sein même de la hiérarchie militaire. L’armée avait violemment réagi en déférant ces trois honteux délinquants devant un parquet militaire, déduisant probablement que la publication de cet article mettait en danger la sécurité nationale helvétique. Des civils jugés par un tribunal militaire? Oui c’est encore possible à notre époque, mais en Suisse seulement. Si vous humez l’air et que vous sentez des relents de guerre froide soyez rassuré, ce n’est pas votre nez qui vous joue des tours. Nos trois criminels ont finalement été acquités aujourd’hui (sources), mettant ainsi un terme à cette mascarade d’un autre âge dans lequel seule l’armée reste encore présente.

« La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique » – Clémenceau
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Grenade!Ayant fait l’armée malgré moi (l’Etat m’y a forcé), mon subconscient regorge d’anecdotes diverses à faire pisser de rire un conducteur de tout-terrain. J’ai ainsi toujours dans la tête l’histoire de ce sous-officier qui prenait régulièrement la jeep militaire pour faire inutilement le tour de la caserne. Lorsqu’on lui a enfin demandé la raison de ce cirque il nous a expliqué que s’il ne grillait pas toute l’essence qu’on lui avait donnée alors le budget du parc de véhicules serait tronqué l’année suivante.

Le budget de l’armée 2007 est de 4’362’000’000 CHF (source), soit presque 12 millions de francs suisses par jour (je vous passe le calcul savant et les décimales ridiculement inutiles).

En voyant ainsi à quel point l’armée dilapide notre argent j’avoue toujours chercher une certaine motivation à payer l’exorbitante taxe d’exemption chaque année. Et quand je dis « chaque année » c’est encore positif car ces incompétents se plantent régulièrement la tronche dans leur marais administratif. Bosser au service de perception de la taxe d’exemption c’est un peu comme travailler pour un extorqueur de fonds, on se lève le matin en se disant que grâce à notre chouette boulot un pauvre gars va devoir diminuer son budget bouffe. Le budget militaire est une boite obscure, un peu comme une fosse sceptique dans laquelle on demanderait aux citoyens hélvètiques de jeter lassivement leur argent. Et le pire c’est que ça continue, les traditions ont la peau dure dans mon pays.

Ah oui au passage, pendant que vous lisiez tranquillement ce billet l’armée a gaspillé 6’000 balles.
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FA-18Le DDPS, grand maitre dans l’art du cramage de cerveau a ouvertement publié une brochure nommée « Aménagement du territoire & Environnement » (source) qui prône l’écologie dudit service. Ce discours idéaliste et manipulateur destiné à priori a un bobet dénué de raisonnement contient quelques phrases propagandistes telles que « Une stratégie pour manager l’avenir » , « Eveiller la compréhension » ou encore (préparez vos Pampers vous allez pisser de rire) « Le DDPS se place dans la perspective de développement durable. » .

Si on était sur Skyblog on aurait pu résumer la situation en un acronyme simpliste, pardonnez-moi donc la singularité de l’expression : LOL

Selon nos maîtres en la matière le développement durable consisterait en l’exploitation de 33 avions F/A-18, 45 Tiger F-5, 35 Alouette III, 27 hélicoptères de transport (Super Puma, Cougar), 16 Pilatus Turbo Porter PC-6, 38 Pilatus PC-7, 11 Pilatus PC-9, 224 chars Leopard, 580 chars M113, 224 obusiers blindés et plusieurs centaines d’autres véhicules de combat aux noms plus ou moins amusants (source).

Essayer de faire croire que l’armée se soucie de l’environnement est une preuve de non respect envers toutes celles et ceux qui se battent jour après jour pour préserver notre planète. Que l’armée ait au moins le courage d’admettre son incompétence dans le domaine de l’écologie, cette lâcheté est indigne d’une autorité censée représenter la puissance incarnée.

L’armée ça… pollue. Voilà, c’était le mot que je cherchais.
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Le site web du DDPS regorge d’informations pour tous les aficionados des amuseurs publics verts-caquis. La rubrique « Philosophie » (il semblerait qu’ils connaissent ce mot) contient quelques passages propagandistes intéressants. Morceaux choisis.

Nous nous engageons au profit d’un développement continu, durable et orienté en permanence vers l’avenir des forces armées.
 

Incluant l’achat de nouveaux et couteux jouets qui satisferont une poignée d’enfants gâtés planqués au sein des troupes d’élites.

Nos collaboratrices et nos collaborateurs ainsi que nos partenaires commerciaux sont la clé de notre succès.
 
 

D’ailleurs ceux qui ne veulent pas collaborer doivent (quelque soit leur raison) payer la taxe militaire. Marche ou crève, la voilà la clé de leur soi-disant succès.

Nous développons un contexte motivant et un climat formation perpétuelle. Nous créons des conditions optimales permettant la réussite professionnelle et l’épanouissement personnel de nos collaborateurs.

L’épanouissement, voilà le terme que je cherchais, c’est tellement évident en plus. Les soldats sont ravis d’avoir été forcés, un tel bonheur quotidien se lit sur leurs visages il n’y a aucun doute.

Nous fournissons des produits et prestations de haute qualité de manière indépendante et assumons la responsabilité du résultat.
 

Des produits tels que l’émission de gaz carbonique à effet de serre, mais de haute qualité cela va de soi. Ensuite ils assument en publiant une pathétique brochure annonçant leur pitoyable respect de l’environnement.

Nous continuons à nous développer de manière très ciblée. Nous endossons le rôle d’exemple en nous remettant sans cesse en question et nous interrogeant sur la qualité de notre travail.

L’armée admet jouer un rôle de modèle, mais pour qui? Quelle personne voudrait d’un modèle dont l’existence même (qui elle n’est pas remise en question bien entendu) est basée sur le thème de la violence?

Ah tiens, quelqu’un a dit une grossierté dans le fond de la salle.

Une communication active et ouverte ainsi que la plus grande transparence possible favorisent une haute acceptance et efficacité auprès des partenaires et du public.

Je ne pense pas que la majorité des citoyens suisses acceptent aussi facilement le concept de l’armée. Mais peut-être ai-je tort, peut-être que toute cette mascarade a un sens, peut-être que l’argent que j’envoie chaque mois sert réellement à défendre les intérêts de mon pays, peut-être que l’armée travaille vraiment en faveur de l’environnement.

Euh.

En fait non.
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Parmi les traditions les plus ancrées (et les plus bêtes) de notre chère Confédération, j’ai aujourd’hui l’immense privilège de vous parler des tirs obligatoires. Cette activité destinée à maintenir l’esprit des nombreux citoyens-soldats dans une forme de folie meurtrière a amené bon nombre de personnes sensées à se poser la question fatidique : Est-ce vraiment bien utile?

La réponse est bien entendu totalement négative bien que largement controversée par les amuseurs publics vert-kaki, cela fait ainsi parfois plaisir de voir que d’autres personnes pensent dans votre direction.

Tirs obligatoires 2007


Merci à ma photographe personnelle pour cette image. ;)
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Cible humaineIls veulent garder l’arme et les munitions dans les foyer, ils parlent de maitrise de l’arme personnelle, ils croient que leur expérience des armes est acquise par tous les détenteurs de la Confédération. Maitriser une arme est une affaire de professionnels, le seul arrangement possible entre les civils et l’armée ne consiste pas en une distribution libre de matériel de guerre, mais bien en interdisant aux citoyens la possession d’un tel arsenal léthal. Nous avons pu constater avec tristesse l’échec des tentatives de responsabilisations, il est maintenant temps de mettre un terme à ce legs du passé.

Mais tout le monde ne pense pas dans ce sens. Ainsi, certaines personnes s’assoient délibérément sur le dos des morts. Voici les arguments de l’un d’entre eux (source) :

La première, non des moindres, est que l’on ne pourrait plus parler d’arme « personnelle », à savoir que les militaires ne dis­poseraient plus de leur propre arme. La solution consistant à entreposer hors service les armes dans des centres logistiques tout en maintenant leur caractère nominal n’est pas envisa­geable: comment, en effet, gérer l’imbroglio des nombreux changements de domicile des jeunes adultes (20-30 ans), les mutations et fréquents déplacements de service, et le fait que les unités changent presque chaque année de lieu d’entrée en service ? La récupération de l’arme personnelle de l’ensemble des militaires faisant service avec une unité deviendrait le défi majeur des premiers jours du cours ! Impensable par ailleurs de demander aux militaires de récupérer leur arme dans le centre logistique correspondant avant service et de la ramener après la fin de celui-ci …

Veut-on faire croire que les soldats seraient affectés psychologiquements de ne plus avoir Charlene à leur côtés? Mettre en avant d’éventuels problèmes de logistique dans une organisation qui se veut pointilleuse c’est quand même curieux. L’armée à créé un problème avec ces tirs obligatoires et elle cherche maintenant des justifications afin de se maintenir à tout prix la tête dans la fosse.

Alors même que c’est dans le domaine logistique que le DDPS entrevoit l’essentiel de son potentiel d’économies (des écono­mies exigées par le Parlement), le retrait des armes personnel­les générerait un surcroît significatif de travail – et de coûts – pour ces centres logistiques.

Il est vrai que les coûts seraient plus élevés, mais quel prix pouvez-vous donner à une vie? Combien donneriez-vous pour qu’on ne tue pas une personne de votre famille? Il suffirait d’abandonner certains véhicules de combats, véhicules devenus totalement inutiles de nos jours. D’un côté l’armée justifie sa présence par de rares actes de sauvetages civils, d’un autre elle veut conserver ses armes de combat. Une contradiction qui révèle parfaitement l’idéologie douteuse de cette organisation immorale.

Quelle solution entrevoir pour les militaires qui pratiquent ré­gulièrement le tir sportif, ou qui – tout simplement attachés au maintien des traditions de ce pays – ont à coeur d’effectuer chaque année leur tir en campagne ?

Réussir à placer un sport et une obligation dans la même liste d’arguments, bel effort. Une autorisation de port d’arme pourrait leur être donnée, à la condition de suivre un entrainement consolidant leurs compétences en la matière.

Outre la mort immédiate du tir obligatoire, outre la mort à terme du tir en campagne en tant que manifestation populaire, le re­trait des armes personnelles induirait une dégradation progres­sive, au fil des années, de la « maîtrise de l’arme » au sens défini plus haut, avec comme corollaire un accroissement vraisembla­ble des accidents de tir en service.

Les militaires tirent en service? Moi qui croyait que le rôle de l’armée se bornait à sauver les victimes d’innondations ou de glissements de terrain. Je dois surement confondre avec leur argumentation publique.

Quelle est l’argumentation de celles et ceux qui préconi­sent le retrait des armes personnelles des militaires ? Pour l’essentiel, il est fait référence au nombre important de suici­des, voire même de meurtres commis avec des armes à feu, dont certaines sont des armes de service. Chacun de ces cas équivaut effectivement à un drame familial, avec son cortège de souffrances et de traumatismes souvent durables. La ques­tion n’est donc pas de nier ou de minimiser ce phénomène, mais de lui apporter une réponse à la fois proportionnée et adéquate.

« Chère familles de victimes, nous compatissons avec votre douleur mais notre plaisir sportif passe avant tout. Allez, sans rancunes hein!« 


Un étroit rapport de confiance entre le Citoyen et l’Etat

Le fait que chaque citoyen-soldat puisse conserver à son domi­cile une arme confiée par l’Etat constitue aujourd’hui encore un symbole très fort du lien de confiance qui les unit. Réguler à outrance afin de résoudre les problèmes de société face aux­quels on se sent impuissants: telle est, de nos jours, la politique qui séduit. Une politique insidieuse: en déresponsabilisant par étapes les citoyennes et citoyens, c’est l’Etat qu’elle affaiblit en parallèle

Qu’on parle de lien avec l’Etat lorsque le sujet est une obligation me fait doucement sourire, hormis les masochistes personne n’aime son bourreau.

Selon leur bon plaisir, chacun devrait garder arme et munitions au foyer, et tant pis pour les morts. Les dommages collatéraux sont tous simplement ignorés, au profit du maintien d’une tradition obsolète. On en attendait pas moins d’une association miliariste.

Aujourd’hui un de leurs partisans à décidé de faire opposition à la nouvelle loi de retrait des cartouches, il n’ira donc pas rendre sa boite à l’arsenal, se mettant ainsi hors-la-loi et contredisant les ordres d’un conseiller fédéral. Un militaire de plus qui perd les pédales, et celui-ci reste armé.
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Tout comme notre patrie bien armée aimée qui possède de nombreuses installations sanitaires, le web regorge de splendides lieux d’aisances qui ne demandent qu’à être explorés. Voici donc une petite déjection verbale grappillée sur un site pro-militariste :

Une arme personnelle sans munition est comme une voiture sans roues ou sans essence!
 
 


Dans le sens où elle ne permet pas de tuer quelqu’un j’imagine.
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C’est un bien triste jour pour les psychopathes helvétiques, les meurtres impulsifs (appelés également « démocratiques » par les fanatiques des armes) seront dorénavant plus difficiles à réaliser.

Les citoyens-soldats suisses ne pourront bientôt plus conserver leur munition militaire à la maison. Par 100 voix contre 72, le Conseil national a soutenu l’interdiction de principe votée par le Conseil des Etats.

Par 97 voix contre 76, le National a en revanche décidé de ne pas donner suite à une initiative parlementaire socialiste demandant qu’en sus des munitions, les fusils d’assaut et autres pistolets d’ordonnance ne puissent plus être conservés à la maison. Les Chambres ont à plusieurs reprises refusé une telle mesure.

Deux exceptions à l’interdiction sur les munitions sont prévues dans la motion de la Chambre des cantons. Les troupes de première intervention (quelque 2000 personnes) ne seront pas concernées, et le Conseil fédéral pourra revoir la donne en fonction de la situation en matière de sécurité. Selon la précision apportée par la commission du National, le gouvernement devrait faire le point au moins une fois par législature.

(ats / 27 septembre 2007 12:51)
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