Parfois marcher la tête basse peut amener à faire des découvertes étonnantes, telle cette plaque commémorative posée au départ d’un passage à piétons à Genève.

ici a été posé une mine antipersonnel


Le smiley tout sourire qui fait « fuck » jure un peu avec le texte.

Après enquête il s’agit en fait d’une performance artistique du groupe G3 datant de septembre 2000, les artistes avaient déposé à travers la ville cent-cinquante blocs de glace représentant autant de mines, une fois ces blocs fondus il n’y avait plus moyen de connaitre leurs emplacements, comme s’ils avaient été enfouis sous terre.

La règle du « jeu » était simple, il suffisait ensuite de se souvenir de chacun des emplacements, technique pouvant sauver les vies des personnes vivant sur des terrains à risques.

Une fois la prestation terminée, des plaques commémoratives comme celle ci-dessus ont été posées aux emplacements. D’ailleurs on y voit son numéro « 081/150 » , ça fait froid dans le dos. ,    Imprimer Imprimer   
Tu es fan de nombreux blogs, ne le nie pas sinon tu ne serais pas ici en train de lire ce fantastique billet. Le problème est que tu as dans tes favoris une cinquantaine de liens que tu vas consulter régulièrement afin de voir s’il y a eu une quelconque mise à jour, te fiant uniquement à ta petite mémoire fébrile. Si seulement il existait un moyen de lire les blogs en n’affichant que les nouveautés, ce serait quand même merveilleux non?

Encore une fois tu es tombé au bon endroit, car la solution que tu n’espérais plus te sera acquise dans les cinq prochaines minutes. Elle est pas belle la vie?

La technologie miracle se nomme « Flux RSS » , on dirait que c’est compliqué mais en fait c’est un bête fichier XML généré à la volée par un script PHP. De rien. Le flux RSS de tes blogs favoris contient en gros la liste des articles comme si tu étais directement sur place, à la seule différence que les informations sont formatées de manière standardisée et peuvent ainsi donc être communément lues de manière automatisée par un programme. Programme qui dans ce cas s’avère en fait être une extension pour ton petit Panda Roux : Brief.

Le principe est enfantin, tu vas tout simplement te rendre sur tes blogs favoris et t’inscrire à leurs flux RSS, ensuite Brief ira lire tous les articles de manière régulière et t’affichera tous ceux qui n’ont pas encore été lus. Pour commencer avec un exemple parlant tu vas t’inscrire ici même en cherchant un petit icône dans ta barre d’adresse.



Avec Firefox 3 il est bleu mais il peut être orange aussi. Tu cliques dessus et tu choisis « S’abonner à RSS 2.0 » . C’est pas magique ce langage d’informaticien? Ensuite t’arrives là-dessus.



Tu cliques sur « S’abonner maintenant » , et là tu vas devoir choisir dans quel dossier de marques-pages tu vas placer tous tes flux RSS, également appelés « Marques-pages dynamiques » .



Tu vois par exemple ici le dossier s’appelle de manière très originale « Flux RSS » , je te conseille fortement de t’en créer un avec un nom explicite. Ensuite tu répètes l’opération sur chaque blog, et tu n’oublies surtout pas de placer tous tes marques-pages dynamiques dans le même dossier.

Quand tu as terminé alors tu peux installer Brief en toute sérénité. Pour se faire rend-toi sur la page de l’extension et clique sur le lien d’installation. Si rien ne se passe alors le chargement est probablement bloqué, il te faudra cliquer sur « Autoriser » en haut à droite de l’écran.

Une fois l’installation effectuée tu vas avoir un nouvel icône avec la représentation des flux RSS, t’as déjà du voir ce symbole un demi-million de fois normalement.



Place ta souris dessus et tapote avec ton petit index. T’as fais le gros du boulot, bravo! Maintenant il va falloir aller indiquer à Brief où sont les foutus flux RSS que t’as enregistré avant. Clique sur le marteau et la faucille en haut à droite du panneau de Brief.



La fenêtre de configuration va s’ouvrir, va dans l’onglet « Flux » et sélectionne le dossier qui contient tous les marques-pages que t’as pris la peine d’enregistrer tout à l’heure.



Bien entendu tu n’effectues cette opération qu’une fois pour toutes. Dans l’onglet « Général » tu peux aussi paramétrer pleins de choses à la con, comme par exemple le fait d’aller régulièrement lire les flux, ce que je te conseille de faire d’ailleurs.



Au final t’auras une super interface avec tous les articles non-lus de tous tes blogs sur une seule page.



Ici tu pourras indiquer les billets qui sont lus ou non-lus, tu peux également te rendre sur le site original en cliquant sur le titre des billets. Faut jouer un peu avec pour bien prendre la bête en main, fort heureusement le comportement est assez intuitif pour un geek habitué. En plus il y a même un icône en bas du navigateur qui indique le nombre de billets non-lus.



C’est pas beau tout ça? Hein?

Et si tu découvres par la suite un site intéressant alors tu peux t’y abonner bêtement en ajoutant son Flux RSS dans ton dossier spécifique. Attention à ne pas ajouter de simples marques pages dans ce dossier, ça ne fonctionnerait pas, il faut bien à chaque fois cliquer sur le petit icône RSS dans la barre d’adresse.

Si t’as des questions surtout n’hésite pas à ne pas les poser, ou alors demande à ton beau-frère informaticien en plein milieu du repas, il se fera un plaisir d’abandonner toute activité intéressante pour te guider dans la voie ténébreuse des Flux RSS.

Ah ouais, on dit aussi « fil RSS » parfois, mais ça faisait trop débile pour que je l’utilise. , , ,    Imprimer Imprimer   
Demande à un militariste par quel moyen il justifie l’existence de l’armée suisse et il te pondra à coup sur un discours amusant sur le thème de la protection de la population civile et des ambassades, justifiant son blabla propagandiste par des exemples de sauvetages et constructions de digues suite à des inondations catastrophiques et autres débordements d’éviers similaires.

D’ici 2015 l’armée suisse va renouveler sa flotte de Tiger F-5 soi-disant obsolète pour plus de 2.2 milliards de francs suisses. Ne ris pas c’est toi qui va payer. Les joujoux actuels ne pouvant pas voler de nuit on comprend ainsi aisément le problème lorsque vient le moment de construire des digues ou protéger des stades de foot, les trente-trois FA/18 actuellement en service vont donc à priori avoir de nouveaux compagnons avec qui faire bruyamment mumuse.

D’un côté nous avons donc un discours prônant la protection des stades, des ambassades et l’aide à la population en cas de catastrophe naturelle. Et d’un autre nous avons l’achat d’avions de combat pour deux milliards de francs suisses.

Est-ce que quelqu’un pourrait sincèrement m’expliquer? J’ai peur de ne pas comprendre l’utilité de ces avions. ,    Imprimer Imprimer   
Depuis quelques semaines, une série d’affiches publicitaires financées par la confédération interpelle le légendaire sens moral du peuple helvétique.



« Pas de travail au noir. Tout le monde y gagne. » , y’a pas à dire le slogan est vraiment recherché, on aurait juste envie d’ajouter « Surtout l’état. » .    Imprimer Imprimer   
Tout ordinateur connecté à Internet (et plus globalement à un réseau informatique) possède un identifiant unique lui permettant d’être reconnu, cet identifiant se nomme « adresse IP » et est en général attribué lors de chaque connexion par le fournisseur d’accès. Les serveurs contenant les sites web que tu visites chaque jour possèdent ainsi chacun leur propre adresse IP. Visuellement, une adresse IP est une suite de quatre chiffres situés entre 1 et 255 séparés par des points, on a donc 4’228’250’625 possibilités, de tête.

En théorie si tu voulais visiter un site web tu devrais écrire dans ton petit Firefox l’adresse IP du serveur sur lequel sont stockées les pages web que tu désires voir. Par exemple pour aller sur Google tu devrais écrire « http://74.125.39.104 » (tu peux essayer ça fonctionne), tu te rendras vite compte que premièrement ce n’est pas pratique, et qu’ensuite curieusement tu ne procèdes pas du tout comme ça.

Effectivement, afin de faciliter la vie des surfeurs un système est utilisé depuis bien longtemps, ce système se nomme DNS (Domain Name Server) et permet de convertir l’adresse littérale (le nom de domaine) en adresse IP grâce à une simple table de conversion. Ainsi donc lorsque tu tapes « http://www.google.com » , ta requête part vers un serveur DNS qui va ensuite fournir l’adresse IP (« 74.125.39.104 » ) correspondante au nom de domaine (« google.com » ), le tout de manière totalement transparente pour toi, petit néophyte chanceux.

Les entreprises qui gèrent ces serveurs DNS s’appellent des « registars » , il y en a un bon paquet sur la toile et tous sont soumis à l’autorité d’un organisme supérieur : l’ICANN. Un site web nécessite donc deux choses : Un nom de domaine enregistré chez un registar et un hébergeur qui possède un serveur sur lequel seront stockées tes pages web. En général les hébergeurs s’occupent de gérer gracieusement le nom de domaine dans la foulée, le webmaster moyen ne s’occupe donc que très rarement de cette opération.

Le problème survient quand tu veux changer d’hébergeur, en effet il faut aller demander au registar de faire pointer le nom de domaine vers ton nouvel hébergeur, parfois il faut même changer de registar. Et là, c’est le drame. L’opération prend au minimum cinq jours ouvrables d’agonie, une douzaine d’euros et toute ta bonne humeur. Je te conseille à ce sujet la lecture des « confessions d’un voleur » racontées par un ancien employé d’un célèbre registar.

Anecdote amusante, dans un des derniers épisodes de la troisième saison de la série « 24 » , un terroriste informaticien prononce à un moment une phrase qui donne à peu de choses près « Ils sont en train de chercher notre adresse IP en fonction de notre nom de domaine. » . Jargon technique oblige cette phrase passe tout droit pour le grand public, elle fera toutefois sourire les geeks assidus. En effet, pour connaitre l’adresse IP d’un nom de domaine il suffit d’écrire « ping » suivi du nom de domaine dans une ligne de commande, l’opération prend grosso-modo une demi-seconde. Ce pauvre Jack Bauer est vraiment entouré d’une bande de pives à la CTU.

Mais bon, cinq jours pour changer une ligne dans une base de données, elles sont à priori partout. , ,    Imprimer Imprimer   
A la demande générale un commando spécial a été détaché afin de délivrer l’otage resté chez l’ancien hébergeur.



Charles-Edouard se porte bien, il aurait déclaré « J’ai bien cru que les carottes étaient cuites » .    Imprimer Imprimer   
Ah là là, quelle joie de changer d’hébergeur. A notre époque il faut savoir que transférer un nom de domaine coûte douze euros et prend sept jours. Techniquement il s’agit quand même d’une opération extrêmement compliquée, à savoir modifier une ligne dans une base de donnée. Un gamin de quatre ans ferait ça en dix secondes, mais bref.

Y’a pas à dire, registar c’est quand même un boulot qui demande une totale absence de remise en question.

Ouais, je t’expliquerai un de ces prochains jours ce que c’est qu’un registar.

Avec tout ça j’ai pas pu gueuler sur l’UDC, les 4×4, le 08.08.08 et les feux d’artifesse de Genève.

Au boulot, hop hop. ,    Imprimer Imprimer   
Les plus fans l’auront surement remarqué mais ce blog subit quelques désagréments techniques fort désagréables depuis quelques temps, par exemple le sous-domaine kikoolol.memepasmal.net a été purement et simplement désactivé par mon hébergeur sans aucun préavis ni information par la suite, le tout pour des raisons plus que douteuses.

Ainsi, ne pouvant tolérer ce genre de comportement j’ai décidé de me casser pour rejoindre un hébergeur plus fiable qui a fait ses preuves pour un grand nombre de mes autres sites. C’est lui :



Donc le site sera probablement un peu foireux ces prochains jours, le temps de tout transférer. Evite peut-être de laisser des commentaires entre lundi matin et jusqu’à nouvel ordre, il y a un risque de paumer quelques données pendant la manœuvre.    Imprimer Imprimer   
Au début du mois d’août 1291 une bande de hippies en mal d’amitié décida de sceller un pacte de solidarité afin de contrer les méchants étrangers qui venaient manger leurs femmes, violer leurs poules et profiter de l’AI. Sept-cent dix-sept ans plus tard cette association se porte bien et arbore le nom bien connu de « Suisse » , en hommage aux centaines d’agriculteurs du canton de Schwytz qui chaque année meurent en confondant leur fusil d’assaut militaire avec la bouteille de schnaps de tante Gutrun.

La tradition veut qu’on aille ainsi chaque premier août faire des saluts hitlériens sur la légendaire plaine originaire du Grütli afin d’honorer la réputation de terre d’accueil si chère à notre patrie. On fait aussi parfois des feux d’artifice.

Soyons donc toutes et tous heureux et souriants afin de dignement fêter l’anniversaire de ce charmant pays réputé pour son chocolat et son équipe de foot.



Allez, souriez bordel!    Imprimer Imprimer   
Jeudi 17 juillet 2008



Jeudi 31 juillet 2008



Dire que je pourrais être comme tous ces chômeurs, retraités ou rentiers AI qui gagnent des millions et passent la moitié de leurs vies sur des îles paradisiaques.

Ah tiens, la mentalité suisse me revient.    Imprimer Imprimer