Mon clavier ne votera ni pour Sarkozy, ni pour Hollande.

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Difficile de ne pas flinguer la grande muette à tours de bras, tant ses erreurs et aberrations sont nombreuses. La presse de la veille nous apprenait que la « justice militaire » suisse venait de condamner un sous-officier pour un crime commis lors d’un cours de répétition.

Une soldate genevoise a subi un viol dans une caserne en Suisse alémanique. Selon nos renseignements, le sous-officier, auteur de cet abus sexuel, a été sanctionné à la fin du mois dernier par la justice militaire dans le canton de Vaud.

À l’issue du procès, qui a eu lieu à huis clos dans le Château de Rolle, le gradé vaudois a été condamné à une peine de 22 mois avec sursis. Il redevient, de fait, simple soldat et ne fera certainement pas carrière dans l’armée suisse.

Vingt-deux mois, c’est un tiers de moins que la peine infligée au civil, en mettant en plus de côté le sursis éventuel. En effet, selon la législation civile helvétique en vigueur.

Commet un viol (art. 19024) celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions d’ordre psychique ou en la mettant hors d’état de résister, contraint une personne de sexe féminin à subir l’acte sexuel.

L’acte sexuel désigne ici la pénétration du vagin, même partielle, par le pénis (qu’il y ait ou non éjaculation ne joue aucun rôle). La peine est la privation de liberté pour 10 ans au maximum et, dans les cas graves, de trois ans au moins.

Trois ans de prison au minimum dans le civil pour un cas grave (quel viol n’est pas grave?), la peine infligée au sous-officier compte quatorze mois de moins. Dans ce cas l’armée a donc considéré que la simple perte d’un grade compense largement une année de taule, la victime et sa famille apprécieront.

La consommation d’alcool aurait également joué un rôle dans la grande clémence du jugement. Ainsi, si toi aussi tu désires obtenir un traitement de faveur pour tes crimes rien de plus simple, il te suffit d’être un militaire bourré, une situation proche du pléonasme.

Une citation de Georges Clemenceau résume parfaitement cette affaire.

Il suffit d’ajouter « militaire » à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique.

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Le livre « Do Androids Dream of Electric Sheep » est un roman de science-fiction paru en 1968 du célèbre auteur américain Philip K. Dick. De ce livre est tiré le film « Blade Runner » , qui ne reprend pratiquement rien du scénario original hormis le personnage de Rick Deckard et son métier futuriste, ainsi que quelques protagonistes divers.

Aujourd’hui je vais te parler du film, et plus particulièrement de sa technologie, puisqu’il est toujours amusant de constater à quel point les auteurs de science-fiction ont du mal à imaginer notre futur.

L’action commence dans un boom sourd entouré d’une superbe musique signée par le fameux compositeur grec Vangelis, qui a d’ailleurs composé l’intégralité de la bande originale.

L’histoire se passe à Los Angeles en 2019, dans le livre l’action se déroule à San Francisco en 1992. Rick Deckard (Harrison Ford) est un blade runner, un tueur à gages utilisé par la police locale pour traquer et tuer tous les androïdes illégalement immigrés depuis les colonies de Mars. Ces derniers appelés « replicants » (« andros » dans le livre) ont une apparence parfaitement humaine et seul un test d’empathie dit « de Voight-Kampf » pratiqué à l’aide d’une machine scannant la rétine permet de faire la différence.

Sur la machine en question, de gros boutons poussoirs lumineux rappellent les vieux appareils électroménagers des années quatre-vingt.

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Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, c’est en effet la journée mondiale d’action sur les dépenses militaires.

Un grand nombre de pays du globe dépensent inutilement des sommes faramineuses dans cette institution grotesque pendant que le peuple, lui, se serre la ceinture. La Suisse n’est clairement pas à l’abri de ce phénomène.

C’est en francs suisses ce que coûte chaque année l’armée helvétique, soit plus de 10 millions par jour, ou si tu préfères, 7’466 balles par minute.

Plus d’un salaire mensuel moyen gaspillé, chaque minute.

Considérons un couple standard avec enfant dont le revenu net cumulé s’élève à 108’000 CHF par an. Selon le tarif officiel de la ville de Genève, le coût mensuel de placement de leur marmot en crèche reviendrait ainsi à 1’075 CHF, soit 11’825 CHF pour onze mois de placement (les crèches ferment un mois par an).

Ainsi donc…

C’est le nombre de places gratuites en crèche que l’on pourrait ouvrir avec le budget militaire annuel, un nombre qui doublerait si ce montant était juste destiné à subventionner lesdites places.

Les parents qui attendent désespérément apprécieront.

Les crèches ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres, car avec une telle somme annuelle il y a fort à parier que de nombreuses institutions sociales déficitaires pourraient être aisément renflouées.

Note finalement que l’armée suisse aura dilapidé environ dix-mille balles pendant la minute et quelque qu’il t’aura fallu pour lire cet article, surement plus que ce que tu gagnes en un mois.

Sources :
Salaires moyens : http://www.geneve.ch/ (capture d’écran)
Dépenses militaires : http://www.vbs.admin.ch/ (capture d’écran)
Tarifs crèches : http://www.ville-geneve.ch/ (PDF)

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Le « Mouvement Citoyen Genevois » est un parti politique ouvertement populiste, leurs affiches à l’amateurisme évident sont devenues au fil du temps une signature que tout citoyen reconnait de loin.

La dernière en date vaut le détour, le président du parti promeut sa candidature au Conseil d’Etat à grands coups de slogans périmés. Il pose fièrement devant la salle Alabama à l’Hôtel de Ville de Genève, avec au dessus de sa tête un excellent photomontage du drapeau genevois partiellement photographié au moyen d’un téléphone portable.

La nouveauté 2012 étant la présence du logo « UDC » . Certains parlent d’alliance, d’autres d’absorption en attente.

Bref, sur la droite de l’affiche on peut voir une jeune femme se faire refiler une pastille de drogue par un mec de couleur visiblement très content. L’assiette que la gamine tient dans les mains doit contenir au bas-mot une année de salaire en pastilles de LSD.

Deux seringues traînent par-terre, car après tout rien de tel qu’une bonne piqûre à l’aiguille pour s’injecter des pilules de drogue, les avaler avec un verre d’eau est has been.

Deux vilaines flèches dépareillées indiquent qui est qui afin d’éviter toute confusion, on pourrait en effet croire que le mec s’appelle Cinthia et la gamine Mohammed.

« Mohammed B. » , un prénom à consonance arabe suivi de la première lettre du nom de famille, une technique qui rappelle le « Ivan S. » de l’UDC. L’oeil averti remarquera que son apparence est plus proche d’un Afro-Américain que d’un Arabe, mais forcément « Marcus » ou « Sebastion » stigmatise tout de suite moins le personnage.

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Magnifique, tout simplement magnifique. Merci instagram!

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« Énergie retrouvée un soir de printemps », la meilleure photo de ma vie grâce à instagram!


Grâce à instagram je suis maintenant un photographe professionnel!

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Avec un titre comme celui-ci, si tu ne brûles pas d’envie de lire ce billet c’est que tu as un gros problème.

Parmi les évolutions notables du réseau ARPANET, on peut noter son changement de nom en « Internet », l’apparition du porn en masse, l’explosion de World of Warcraft et la dernière mouture des feuilles de style en cascade.

Appelé « CSS3 », ce standard est aujourd’hui supporté par la majorité des navigateurs web récents, et même par cette saleté d’Internet Explorer si on en croit les bruits de couloir.

Après cette charmante introduction, il est plus que de temps de sauter dans le vif du sujet. Je vais aujourd’hui te montrer comment créer simplement et en CSS un bloc de citation comme celui-ci.

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Tu remarqueras les guillemets situés en haut à gauche et en bas à droite, ce bel arrangement relevant du défi il y a quelques années est aujourd’hui fort simple grâce à une nouveauté de CSS3, à savoir la possibilité d’avoir plusieurs images de fond dans une seule balise « DIV ».

Pour faire la même chose chez toi il te suffit de créer deux images contenant ces guillemets, puis de les placer dans le répertoire qui contient ta feuille de style.

Tu peux voler les miennes si tu veux.

J’y ai ajouté un petit espace de quelques pixels sur le haut, afin que l’image ne soit pas collée à la barre traversante.

De même que pour l’image du haut, un espace a été ajouté sur le bas de celle-ci.

Ensuite, dans ton fichier CSS tu crées un bloc que tu appelles par exemple « citation ».

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.citation {

    background-image: url("quote_haut.jpg"), url("quote_bas.jpg");
    background-position: left top, right bottom;
    background-repeat: no-repeat, no-repeat;

    color: #555;
    margin: 0px;
    padding: 10px 50px 10px 50px;
    border-top: 2px solid #c8c8c8;
    border-bottom: 2px solid #c8c8c8;
    display: block;
}

Tu noteras que la propriété « background-image » n’a pas une, mais deux images de fond. Ouais mon gars, deux! Le séparateur étant la virgule entre les deux.

La première image sera affichée en haut à gauche, et la deuxième en bas à droite. Tout cela grâce à la propriété « background-position » , qui a également deux valeurs, toujours séparées par des virgules.

Même concept pour « background-repeat » .

N’oublie pas de régler les valeurs de « padding » , afin que le texte ne viennent pas se superposer aux guillemets. Je te rappelle l’ordre des quatre valeurs de ce genre de propriété : haut, droite, bas, gauche. Comme une montre.

Le reste n’est que formatage de couleur, ainsi que l’affichage de deux barres en dessus et en dessous grâce à « border-top » et « border-bottom » .

Finalement, tu te débrouilles pour que ton texte de citation soit correctement formaté en l’entourant de la balise « DIV » utilisant cette classe.

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<div class="citation">
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</div>

Si tu utilises WordPress tu peux alors faire en sorte que toutes tes citations utilisent cette mise en page. Pour cela il te faut modifier le bloc « blockquote » dans ton fichier CSS, tout comme « citation » plus haut mais sans le point à gauche (on modifie la balise entière, pas une classe).

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blockquote {

Merci qui? Merci CSS3!