Le générique de la série « Death Valley » est fortement déconseillé aux enfants et aux épileptiques, les images violentes défilent à une vitesse incroyable, accompagnées par une musique qui se veut volontairement rapide et agressive.
La première image montre un présentateur de télévision qui relate un curieux évènement survenu une année auparavant à San Fernando, sa voix supplante la musique afin de poursuivre l’explication durant quelques secondes.
Un an plus tôt…
vampires, loup garous et zombies…
sont apparus dans la vallée californienne de San Fernando.
Les autorités restent perplexes quant à leurs origines.
Un texte en lettres rouge sang apparait également, paragraphe par paragraphe, résumant la trame de fond de la série.
These are the stories of the cops that capture the monsters,
and the camera crew that captures the cops.
Soit
Voici l’histoire des flics qui capturent les monstres,
et de l’équipe de télévision qui filme les flics.
La traduction française faisant malheureusement perdre le jeu de mot du verbe « capture ».
La chanson « They’re Coming for Us » est interprétée par The Measels, les paroles sont apocalyptiques.
The night is coming and we have been forgotten
(La nuit arrive et nous avons été oubliés)
The dark, it creeps along without a sound
(L’obscurité, elle se glisse sans un bruit)
All this nasty business gets so rotten
(Tout ce sale boulot est tellement pourri)
I think it’s time we put this body in the ground
(Je crois qu’il est temps de poser ce corps par terre)
We’re losing all control
(Nous perdons tout contrôle)
The buildings all turn to dust
(Les immeubles tombent en poussière)
And I think it’s getting closer
(Et je crois que ça se rapproche)
‘Cause they’re coming for us
(Car ils viennent pour nous)
Pour plus d’informations sur la série et un petit recyclage surprise, tu peux consulter cet ancien billet.
La série « Game of Thrones » est une petite merveille longtemps attendue par les amateurs de fantasy médiévale, cette série est inspirée de la saga littéraire « A Song of Ice and Fire » de George R. R. Martin. Que ce soit les décors, les acteurs ou les costumes, tout est d’une qualité irréprochable, il m’est de ce fait très difficile de ne parler aujourd’hui que du seul générique, puisque c’est le sujet de base de ce billet.
Donc, le générique suit le parcours d’une caméra qui survole le continent imaginaire de Westeros, la naissance de l’image se fait au cœur d’un soleil brûlant entouré d’anneaux sur lesquels sont gravés des animaux, symboles des différentes familles de la série. La caméra survole ensuite plusieurs villes qui sortent de terre grâce à un astucieux système mécanique fait d’engrenages, le tout filmé en simulant un objectif tilt shift, renforçant ainsi superbement l’aspect de maquette.
La première ville survolée est King’s Landing, la capitale des Seven Kingdoms, c’est là que se trouve le fameux trône de fer ainsi que la résidence du roi Robert Baratheon (joué par Mark Addy).
Nous passons ensuite sur la cité de Winterfell, résidence de la maison Stark, dont le seigneur Eddard Stark (alias Ned pour ses potes) règne en maitre. Tu noteras que ce personnage est joué par Sean Bean, alias Boromir dans « Le Seigneur des Anneaux » .
Un petit passage par le soleil, puis nous plongeons à nouveau, cette fois vers The Wall (et l’avant-poste de Castle Black), le mur qui sépare le redoutable nord du reste de Westeros.
Carte de Westeros
La caméra revient ensuite en arrière et survole à nouveau brièvement King’s Landing pour ensuite traverser The Narrow Sea et arriver à la ville de Pentos. C’est ici que logent Viserys Targaryen (joué par Harry Lloyd) et sa soeur Daenerys Targaryen (jouée par Emilia Clarke), le premier voulant à tout prix devenir calife à la place du calife, utilisant sans aucune décence les charmes de sa sœur pour arriver à ses fins. Il y a d’ailleurs cette scène charmante où, après que sa sœur lui annonce ne pas vouloir épouser un barbare, Viserys lui explique froidement son ambition et les moyens qu’il serait prêt à utiliser.
I would let his whole tribe fuck you, all 40’000 men and their horses too, if that’s what it took.
Un homme adorable qui ferait le bonheur des psychiatres, ou équivalents dans ce monde de fantasy.
Bref, finalement, retour sur le soleil et affichage du titre en lettres de feu, dont certains ne manqueront pas de faire l’analogie avec l’anneau de pouvoir de Sauron.
La magnifique musique a été composée par l’allemand Ramin Djawadi, né d’un père iranien et d’une mère allemande, il a au passage travaillé avec Hans Zimmer, grosse pointure dans le domaine de la musique de films. Ramin Djawadi a également composé les musiques de nombreux films et séries tels que « Flash Forward » , « Clash of the Titans » , « Prison Break » .
Certains artistes ont créé leur propre version du générique, c’est par exemple le cas de WhiteNoise Lab qui utilise un rythme nettement plus heavy.
La série « Game of Thrones » est un véritable choc que les âmes sensibles et les enfants devraient toutefois regarder avec prudence, il ne se passe en effet que peu de temps entre deux membres tranchés ou femme à poil (il y a un nombre incroyable de prostituées), tels des points voulant probablement renforcer l’aspect immoral et sans tabou que l’écrivain George R. R. Martin semble vouloir donner à ce monde.
Notons qu’au vu du succès une deuxième saison est déjà planifiée, et c’est tant mieux.
La série américaine « Malcolm in the Middle » a cartonné de 2000 à 2006, le générique est un mélange de courts passage de vieilles séries ou films télévisés, avec un effet graphique simulant un vieil écran de télévision.
On retrouve, dans l’ordre :
- Trois hommes combattant une tortue géante, tiré du film « From One Million Years BC » (1966)
- Le personnage Shiogami du manga « Nazca » hurlant sous la pluie
- Le Kraken sortant de l’océean, tiré du film « Clash of the Titans » (1981)
- Une femme retenue au dessus d’un nid de ptérodactyles par ce qui semble être les serres de la mère, tiré du film « From One Million Years BC » (1966)
- Un gamin faisant du skate board, tiré du manga Nazca »
- Un monstre de boue attrapant une femme, tiré du film « From Creature from the Haunted Sea » (1961)
- Un skieur en feu sautant d’une falaise, de « Thrill Seekers »
- Le catcheur Bret Hart maintenant Chris Benoit au sol durant le match WCW World Heavyweight Championship en 1999 à Toronto.
- La tête d’un robot en train d’être assemblée, tiré de la série « Out of the Unknown episode Liar! » (1969) sur la BBC
- Un homme attaquant un cerveau géant avec une hache, tiré du film « From The Brain from Planet Arous » (1957)
- Le boxeur canadien Willie DeWitt en train de combattre le cubain Pedro Cardenas, ce dernier mettant accidentellement KO l’arbitre Bert Lowes, durant le match de la North American Championships en 1982 à Las Vegas
La musique a quant à elle été écrite et interprétée par le groupe de rock They Might Be Giants, son titre « Boss of Me » résonne encore dans de nombreux esprits.
Le morceau a gagné le prix de la meilleure chanson pour une série télévisée aux Grammy Awards de 2001.
C’est vrai qu’en français le titre sonne un peu naze.
Bref, « The Walking Dead » est une série d’horreur américaine dont la première saison a été diffusée aux Etats-Unis fin 2010.
Le policier Rick Grimes se réveille à l’hôpital après un long coma. Il découvre avec effarement que le monde, ravagé par une épidémie, est envahi par les morts-vivants. Parti sur les traces de sa femme et de son fils, Rick arrive à Atlanta où, avec un groupe de rescapés, il va devoir apprendre à survivre.
Le générique se compose d’une suite d’images post-apocalyptiques, dont certaines utilisent la technique de tilt-shift afin de créer cette sensation de miniature. La série « Dollhouse » utilisait également ce procédé.
Le scénario de la série est basé sur le comics éponyme, dont certains adeptes reprochent d’ailleurs une très mauvaises adaptation. Daniel M. Kanemoto, un réalisateur américain a créé sa propre version du générique à l’aide des dessins originaux de Charlie Adlard et Tony Moore, les auteurs du comics. La musique utilisée est « Fresh Blood » du groupe Eels.
Plus crade certes, mais plus proche du contenu des épisodes qui présentent la particularité de pouvoir rapidement faire remonter ton plat du jour par la voie directe.
Parmi tous les génériques de séries télévisées que tu auras pu croiser ici, aucun n’est français, il est donc grand temps de briser cette tradition.
« Hero Corp » est une série française créée par Simon Astier, le demi-frère d’Alexandre Astier, auteur de l’incontournable « Kaamelott » . L’histoire est celle d’un groupe d’anciens super-héros à la retraite vivant isolés du monde dans un village de Lozère, un département français. Tous appartiennent à Hero Corp, une agence de super-héros créée dans les années quatre-vingt suite à une grande guerre. Tout se passe paisiblement, jusqu’au jour où John (Simon Astier) débarque.
Le générique est une succession d’images rappelant le style des comics books américains, c’est le dessinateur français Olivier Peru qui en est l’auteur, on lui doit entre-autre le sixième tome de « Kookaburra Universe » intitulé « Le Serment Dakoïd » .
La fin de chaque générique est une image dessinée qui, via un fondu, laisse finalement place à la première séquence en prise réelle. Le contraste entre la noblesse du générique et l’attitude de loosers des protagonistes crée un choc, la majorité d’entre-eux ont en effet vu leurs pouvoirs régresser jusqu’à atteindre une inutilité désolante. Prenons par exemple « Acid Man » (François Podetti), un super-héros qui crachait de l’acide par ses mains. Aujourd’hui il n’arrive plus qu’à projeter du shampoing (doux en plus, qui ne pique même pas les yeux!), et il a du coup été renommé en Captain Shampoing à son grand désarroi.
On croise dans cette série un grand nombre d’acteurs de « Kaamelott » , à commencer bien évidemment par Simon Astier dans le rôle de John, il jouait Yvain le Chevalier au Lion. Notons la présence récurrente de Christian Bujeau dans le rôle du vil The Lord, tout le monde se souvient du maitre d’armes du Roi Arthur, ce dernier joué par Alexandre Astier qui tient d’ailleurs ici le rôle de Arraignée Man dans la deuxième saison. Le chef de l’agence est Neil Mac Kormack, joué par Lionnel Astier (le père de Simon Astier) alias Léodagan de Carmélide. La belle-mère de John (Simon Astier) est jouée par Josée Drevon, sa mère dans la vraie vie, elle jouait Ygerne, la mère du Roi Arthur. Pas facile de suivre.
Notons également la présence d’acteurs célèbres tels que Disiz la Peste dans le rôle de Captain Trois-Rivières, Pierre Palmade en Hoger, Pascal Légitimus en Favreau et finalement le gros retour d’un québecois qui m’avait fait pleurer de rire dans ma jeunesse, Michel Courtemanche en Capitaine Canada.
Le générique de la seconde saison est plus poussé, sa durée est doublée et passe à une minute. Fais toutefois attention, son contenu résume en quelques secondes toute la première saison, c’est donc un énorme spoiler que toute personne qui découvre la série préfèrera éviter.
Dernier point, et pas des moindres, la musique du générique a quant à elle été composée par Étienne Forget, un français qui est à l’origine de plusieurs musiques de films, séries et publicités. File voir son site si tu veux plus d’informations.
« Hero Corp » reste une série divertissante avec peu d’effets spéciaux malgré le sujet central, sa qualité réside donc surtout dans le jeu des acteurs, dont certains valent vraiment le détour.
Traduction littérale de « Firefly » , série américaine de science fiction d’une unique saison diffusée en 2002. On y découvre Nathan Fillion bien avant ses rôles dans « Lost » , « Desperate Housewives » et surtout « Castle » , j’avais à ce propos écrit tout un billet sur le recyclage des acteurs.
Le détail du générique est poussé jusqu’aux bandes noires décoratives, qui sont par moment d’ailleurs surimprimées par les effets lumineux.
La musique originale, « The Ballad of Serenity » , a été composée par Joss Whedon et interprétée par Sonny Rhodes, un célèbre chanteur de blues américain. Elle reflète avec brio l’esprit de la série, à savoir l’excellent mélange de western et de science-fiction, les paroles accompagnent le son dans le même sens.
Take my love, take my land
Take me where I cannot stand
I don’t care, I’m still free
You can’t take the sky from me
Take me out to the black
Tell them I ain’t comin’ back
Burn the land and boil the sea
You can’t take the sky from me
There’s no place I can be
Since I found Serenity
But you can’t take the sky from me…
Si l’envie de karaoké te prends, n’hésite pas à te laisser aller.
Et je sais ce que tu te dis depuis le début de l’article, la traduction de « firefly » c’est « luciole ».
Aujourd’hui nous sommes le 10/10/10, ou le nombre 42 si on converti en décimal depuis une base binaire, soit la Réponse Universelle. Il relève donc du devoir de mémoire que de parler du générique de la série télévisée américaine geekissime par excellence.
Donc, « The Big Bang Theory » raconte la vie de quatre geeks tous plus excentriques les uns que les autres, ainsi que de leur voisine de palier. Un des anciens épisodes parle d’ailleurs de Genève, j’avais écrit un billet sur le sujet lors de sa sortie.
On y trouve Leonard Hofstadter (joué par Johnny Galecki), un docteur en physique qui possède un QI de 173; Sheldon Cooper (joué par Jim Parsons), un génie qui ignore tout des normes sociales; Howard Wolowitz (joué par Simon Helberg), ingénieur en aérospatiale qui se fait souvent railler car il n’a qu’un master; Rajesh Koothrappali (joué par Kunal Nayyar), un docteur indien en astrophysique qui ne peut parler en présence de femmes que quand il est sous l’effet de substances euphorisantes; et finalement Penny (jouée par Kaley Cuoco), serveuse dans le restaurant « The Cheesecake Factory » .
Le générique ne dure que vingt-deux secondes, on voit défiler sur le bas de l’écran une timeline qui résume pendant ce très court temps l’histoire de l’humanité depuis l’explosion originelle du Big Bang qui a créé notre univers il y a un peu moins de quatorze milliards d’années.
Les paroles collent aux images, si le cœur t’en dis je te laisse faire ton petit karaoké devant ton ordinateur.
Our whole universe was in a hot dense state,
Then nearly fourteen billion years ago expansion started. Wait…
The Earth began to cool,
The autotrophs began to drool,
Neanderthals developed tools,
We built a wall (we built the pyramids),
Math, science, history, unraveling the mysteries,
That all started with the big bang!
Le générique a été créé et chanté par le groupe « The Barenaked Ladies » , une version longue est sortie en 2007, dont voici un extrait enregistré en public.
Je te parlais hier de la série télévisée américaine « Eureka » , voici donc en guise de complément d’informations les quelques génériques que l’on a pu voir au fil des saisons. Ne me mens pas, je suis certain que le sujet t’intéresse passionnément. Les épisodes de cette série commencent toujours par un cold open, le générique venant en général après une ou deux minutes.
Le générique de la première saison nous présente quelques scènes de la vie quotidienne, qui s’avèrent en fait anormales de part leur situation dans la ville d’Eureka, qui est je te le rappelle peuplée de génies majoritairement incontrôlables.
Le générique a été raccourci pour les saisons suivantes, ce mode est malheureusement de plus en plus tendance.
Le premier épisode de la quatrième saison explore le sujet maintes fois abordé des voyages temporels, le générique a été retouché pour s’adapter à l’ambiance de 1947.
La série « Fringe » avait d’ailleurs fait à peu près la même chose, avec toutefois beaucoup plus de travail derrière.
Le générique de « Chuck » possède un petit côté « film d’espionnage » qui affiche d’emblée le ton de la série.
La musique entrainante est un montage raccourci de la chanson « Short Skirt, Long Jacket » du groupe Cake, le clip est assez original.
Le quinzième épisode de la troisième saison, « Chuck Versus the Role Models » commence par un faux générique parodiant les seventies, la musique est kitch à souhait. Attention toutefois, cette séquence contient quelques spoilers sur la troisième saison.
Le générique de « Dexter » est un montage d’évènements journaliers filmés d’une manière laissant présager la nature sinistre du héros. Les créateurs, Digital Kitchen, ont d’ailleurs permis à la série de gagner un Emmy Award en 2007, la musique composée par Rolf Kent à quant à elle été nominée.
Rolf Kent donne quelques détails sur son site personnel.
The theme music for the Showtime series DEXTER was composed and recorded in August 2006. An interesting task, as it was to be both sly and witty yet dark and with a hint of Miami about it. So it features guiro, latin percussion, and also Turkish saz and a vaguely reggae beat. It was all timed to match the opening title sequence.