L’UBS, deuxième banque mondiale, la fierté de la Suisse. Comme toute institution sérieuse qui se respecte, la banque a récemment publié un « dresscode » à l’attention de ses employés. Les militaires fanatiques de l’abolition ultime du libre-choix trouveront un grand plaisir à la lecture de ce document original.

WikiLeaks peut aller se rhabiller, car aujourd’hui sera dévoilé ici même ce document interne à l’UBS. Tu cliques sur l’image si tu veux le télécharger au format PDF.



Le manifeste est à l’instar de l’humanité divisé en deux parties, hommes et femmes.

Honneur aux femmes avec quelques extraits choisis.

La longueur de jupe idéale se situe au milieu du genou et peut descendre jusqu’à cinq centimètres en dessous du genou (mesurés à partir du milieu du genou).

Une mesure au laser sera effectuée lors de chaque déplacement dans les couloirs. Les contrevenantes écoperont de sanctions dont la gravité sera fixée au prorata des centimètres superflus.

En général, un chemisier se porte avec une veste. Lorsqu’il fait très chaud, et après validation de votre supérieur hiérarchique, il est possible de ne porter que le chemisier avec le pantalon ou la jupe.

Ne pas oublier d’également lui demander l’autorisation de respirer.

Il est important de nettoyer et de cirer régulièrement vos chaussures et d’utiliser des embauchoirs ou de les rembourrer avec du papier afin de conserver leur forme.

On veillera à bourrer chaque soir ses chaussures avec du papier journal, de peur qu’elles ne prennent subitement l’apparence d’une licorne pendant la nuit.

Accordez à vos chaussures un temps de pause équivalent au double de leur temps d’utilisation afin que le cuir puisse sécher et se reposer.

Vous pouvez éventuellement leur apporter une tasse de thé et leur faire un petit massage, elles l’ont bien mérité.

Changez une fois par jour de chaussures: avec des chaussures «fraîches», vous vous sentirez mieux et améliorerez votre performance au travail.

Chaque employée doit en effet avoir à disposition trois cent soixante-cinq paires de chaussures, les soixante milliards de francs suisses fournis par l’État en 2009 ne seront malheureusement pas distribués comme aide financière en vue de cet achat.

Ne portez jamais des chaussures trop petites pour vous: il n’y a rien de pire qu’un sourire crispé.

Veillez également à ne pas mettre plus d’un pied dans la même chaussure, et ne plantez pas les ouvre-lettres dans votre boite crânienne.

Pour des raisons de sécurité au travail, mais pas seulement, il est déconseillé de porter plus de sept bijoux, ainsi que tous bijoux trop voyants.

Sept bijoux comme autant de pêchés capitaux, on n’est pas banquier pour rien.

Les tatouages, piercings ou chaînes de cheville sont démodés et ne reflètent pas une allure professionnelle.

Les tatouages sont effectivement démodés, d’ailleurs de nos jours plus personne ne se tatoue.

Les lunettes assurent une bonne vision. Par conséquent, elles doivent toujours être propres.

Veillez donc à changer vos habitudes et ne plus plonger chaque matin vos lunettes dans une bassine d’huile de vidange usagée.

Les lunettes de soleil ne doivent pas être portées sur la tête.

Mais sur les pieds, là où leur utilité est optimale.

Par considération pour notre clientèle étrangère, évitez de porter des symboles religieux trop voyants.

Cette règle sera bientôt abrogée, selon l’UDC il n’y aura bientôt plus d’étrangers en Suisse.

L’utilisation du maquillage apporte aux femmes une touche plus professionnelle. Un maquillage de jour léger composé d’un fond de teint, d’un mascara et d’un rouge à lèvres discret assorti en accord avec le dresscode mettra en valeur votre personnalité.

Il est effectivement du domaine commun de considérer une femme non maquillée comme sans personnalité et nullement professionnelle.

De nombreuses femmes élégantes ont les ongles courts et s’ils sont soignés, votre apparence n’en sera que plus belle et naturelle!

Et Dieu sait que le côté naturel est recherché, surtout avec un document de quarante-trois pages qui t’indique quoi porter vêtement par vêtement, jusqu’à la couleur de tes slips.

Au tour des hommes.

La veste doit être fermée jusqu’au bouton le plus bas (non compris), lorsque vous êtes debout ou que vous vous déplacez. Le bouton le plus bas doit toujours rester ouvert. En position assise, le blazer doit rester ouvert. Le vêtement doit toujours être boutonné de sorte à ne pas vous sentir étriqué et la fente dorsale ne doit pas s’ouvrir. Le col doit épouser correctement votre morphologie et aucun pli ne doit se former sous la nuque. Les épaules ont des proportions naturelles: des épaules trop larges font paraître un costume trop grand et la tête trop petite. A l’inverse, des épaules trop étroites serrent et font apparaître la tête exagérément grande. La veste doit couvrir complètement votre postérieur. Veillez à ce que le bas de votre pantalon forme un léger pli juste au-dessus de la chaussure.

Une fois que tout ceci est respecté, essayez quand même d’avoir l’air détendu. On est pas des bêtes après tout, merde quoi, soyez cool.

Par temps chaud, il est possible de ne pas porter la veste à condition de porter une chemise à manches longues

Le diamètre des auréoles sous les bras ne doit pas dépasser 7 centimètres, et la couleur doit être assortie aux sous-vêtements.

De même, abstenez-vous de ranger un porte-monnaie trop volumineux dans vos poches de pantalon

En règle générale, évitez la petite monnaie (billets de moins de deux-cent balles), préférez les grosses coupures. De plus, placez votre argent sur des comptes à risque, de tout manière l’État couvrira les pertes en cas de problème.

Rangez votre veste de manière appropriée sur un cintre avec une forme large et arrondie aux épaules. Vous préserverez ainsi la forme de votre vêtement.

Changez donc votre habitude qui consistait jusque là à accrocher votre costard à six briques sur la lampe halogène du bureau.

La poche de poitrine des chemises doit rester vide, excepté pour ranger un stylo ou votre badge.

Évitez donc d’y ranger votre ordinateur portable ou vos pneus d’hiver.

Le bouton le plus haut des chemises doit toujours rester fermé.

Vous pouvez par contre ouvrir tous les autres. Et ne vous rasez pas le torse, les poils qui dépassent ça fait genre.

Accordez à votre cravate au moins une journée de repos avant de la porter de nouveau de manière à ce que le tissu et la doublure puissent se reposer.

La vie de cravate n’est pas facile, offrez-lui des vacances sur une île paradisiaque de temps en temps.

Ne lavez, ni ne repassez jamais vos cravates vous-même.

Premièrement parce que vous êtes trop con pour vous servir d’un fer à repasser, deuxièmement parce qu’il y a de nombreux esclaves qui sont à votre service dans tous ces pressings populaires.

De même, les bottes western et bottines ne sont pas autorisées.

Par contre les chaussures de ski et les patins à glace sont du plus bel effet sur les parquets cirés.

La chaussure doit vous aller parfaitement.

Toi pas acheter chaussure avec dix pointure de plus que pied à toi, débile avoir compris?

Qui porte une montre suggère la fiabilité et un grand souci de la ponctualité.

De plus, celui qui n’a pas de Rolex à cinquante ans n’a pas réussi sa vie.

Choisissez vos sous-vêtements de façon à ce qu’ils soient fonctionnels (…)

N’utilisez par exemple pas de slip sans trou pour les jambes.

Que vous vous rasiez à l’eau ou à sec importe peu, c’est vous qui choisissez.

Trop aimable, merci maitre.

Une barbe désordonnée donne une allure négligée. En cas de doute, parlez-en à votre supérieur hiérarchique qui tranchera.

Mieux vaut donc avoir une barbe bien ordonnée plutôt que de se faire trancher par son supérieur hiérarchique.

Une haleine prononcée (ail, oignons, etc.) peut également avoir des répercussions considérables sur la communication. Il est néanmoins possible de lutter contre la mauvaise haleine en évitant ces substances pendant la semaine.

Si possible évitez d’ailleurs de manger, à ce niveau-là préférez une solution saline en intraveineuse afin d’éviter tout problème buccal.

Nous vous souhaitons un franc succès!

C’était le jeu de mot à deux balles de la fin. LOL.
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La campagne sur l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» a été lancée dimanche passé, elle demande le dépôt des armes d’ordonnance à l’arsenal.

Il s’agit évidemment d’une aberration gauchiste destinée à désarmer les illustres citoyens-soldats que nous sommes, comme si le retrait des armes à feu pouvait avoir une incidence quelconque sur le nombre d’homicides et de suicides.

Prenons l’exemple d’un homme aux pulsions meurtrières, cet homme possède une arme à feu fournie gracieusement pas notre armée (que Dieu la protège). Pour tuer sa famille il a le choix entre cette arme militaire et une redoutable cuillère à café dangereusement placée en évidence sur son meuble de cuisine, vous croyez sincèrement que retirer l’arme à feu de son foyer changera quelque chose ?

Imaginez la douleur subie par cette pauvre famille assassinée à la petite cuillère, vous ne pensez sérieusement pas qu’ils auraient moins souffert avec un Fass 90 ?

Vous voyez, maintenir l’arme de guerre au foyer profite à tout le monde. C’est une tradition helvétique centenaire et les 300 personnes tuées violemment chaque année par ces armes ne doivent pas remettre en cause cet état culturel.

Le site web de l’initiative se trouve sur protection-armes.ch, il ne doit bien évidemment pas être visité, et ses arguments ne doivent pas être lus.



Car pour plus de sécurité il faut plus d’armes en circulation, c’est d’une logique imparable.
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Tout blog de geek se doit d’avoir publié au moins une fois un billet dont le titre est en binaire, surtout s’il s’agit du millième.

Il faut toutefois savoir relativiser l’importance de ses propres publications, ceci afin de préserver une certaine modestie. En effet, si chacun des articles visibles ici correspondait à un pixel de couleur unique, l’image globale du blog donnerait une faramineuse mosaïque dont l’intégralité plongerait immédiatement tout graphiste chevronné dans un état de vif émoi.

Car mille pixels différents, ça chie quand même son lot de briques. Prends garde à tes yeux, et admire l’assemblage.





Le sceptique n’hésitera pas à tous les compter à la loupe, le logique utilisera plutôt une calculette. Mais en définitive tu peux raisonnablement me croire sur parole, pas un ne manque.

Tu t’en rends maintenant compte, ce n’est au fond pas grand chose. Juste un millier de tous petits points chatoyants sur un énorme écran, comme autant d’imperceptibles billets sur la gigantesque toile d’araignée mondiale.

Mais après tout, du moment qu’ils ont pu apporter un peu de lumière colorée à quelqu’un, on ne leur en demande finalement pas plus. , ,    Imprimer Imprimer   
Naviguer à contre courant demande une certaine force de caractère, on s’écarte dangereusement du moule social depuis lequel est forgée une majorité de consommateurs. On a ainsi constamment l’air du dernier des demeurés quand on annonce ne pas aimer Apple, les regards ahuris de nos interlocuteurs sont surprenants et on arrive toujours à cette même question fatidique : pourquoi?

Alors qu’au fond, la réponse peut sembler assez logique, je n’aime pas Apple car je n’aime pas être limité.

Je n’aime donc pas l’iPod.

J’ai envie d’envoyer mes mp3 sur mon baladeur sans avoir à installer sur mon ordinateur un logiciel lourd et lent qui me demande en permanence mes informations personnelles, dont mon numéro de carte de crédit. J’ai envie de pouvoir brancher mon baladeur sur une autre machine et extraire les mp3 qui y sont stockés, en fait j’ai juste envie de posséder la musique que j’achète.

Une fois que l’on a acheté des morceaux sur iTunes on s’y retrouve coincé, impossible (ou difficilement possible) d’envoyer sur un baladeur concurrent les fichiers pourtant légalement payés. l’iPod permet d’écouter une musique légalement acquise, mais qui ne nous appartient finalement pas.

Mais je n’aime pas non plus l’iPad.

Tout vieux geek se souvient des premiers Tablet PC présentés entre autre par Bill Gates dès 2001, Apple a attendu 2010 pour sortir son iPad « révolutionnaire ».



L’intégralité des acheteurs d’iPad de mon entourage ont justifié leur acquisition par la même phrase incroyable, « c’est joli », justifiant ainsi l’achat d’un appareil électronique de plusieurs centaines d’euros juste pour son côté esthétique. Les commerciaux d’Apple sont visiblement des Dieux dans leur domaine. Dans la lancée on garde malheureusement cette impression amère que le consommateur moyen serait capable d’acheter un tupperware rempli de matières fécales, juste s’il portait le logo à la pomme.

Et au fond, je n’aime vraiment pas l’iPhone.

Fait marquant, lorsque j’annonce une opération basique indisponible sur l’iPhone et que tout téléphone portable digne de ce nom devrait être en droit d’effectuer on me répond continuellement la même chose, que c’est possible mais qu’il faut jailbreaker son appareil. J’entends donc que pour utiliser pleinement son iPhone il est nécessaire de faire péter toutes les sécurités mises en places par son constructeur. Ainsi, de l’aveu même des utilisateurs, l’appareil sorti d’usine n’est donc rien d’autre qu’une jolie brique.

En tant que développeur professionnel je me suis naturellement orienté vers le marché en pleine expansion des applications pour iPhone, mal m’en a pris. Les restrictions pour publier une application sur l’AppStore sont dignes d’une politique qui me vaudrait une bonne douzaine de points Godwin si je perdais du temps à toutes les citer, sans compter la galère que consiste l’apprentissage du pire langage de programmation jamais créé par un troll des cavernes.

Le problème étant que pour installer une application sur l’iPhone, l’utilisateur basique n’a d’autre choix que de passer par l’AppStore officiel, lieu de vente intégralement placé sous le joug exclusif d’Apple, à la merci de la censure arbitraire et des sautes d’humeurs de ses dirigeants. Citons ainsi l’exemple de ces milliers d’applications pornographiques retirées de l’AppStore, juste parce qu’un puritain de chez Apple avait décidé que le cul n’avait pas sa place sur les milliers d’iPhone du monde entier. C’est bien simple, lorsque l’on tape « apple censure » dans Google on tombe sur un demi-million de résultats.



Le pire, c’est que l’on est arrivé à un stade ou chaque acceptation d’une application un peu particulière dans l’AppStore d’Apple donne lieu à un article de journal, comme s’il s’agissait d’un évènement incroyable.

Alléluia! Dieu s’est assoupi, le tribunal inquisiteur d’Apple a eu un sursaut de faiblesse ou d’étourderie, profitons-en vite avant que les despotes de Cupertino ne se ressaisissent! On célèbre avec allégresse la bonté du dictateur qui a finalement lâché par mégarde un quignon de pain sec à ses sujets morts de faims, on n’est pas loin du syndrome de Stockholm.



Donc voilà, non, je n’aime pas Apple, au contraire de la liberté. , , ,    Imprimer Imprimer   
La mode du statut mystère est une nouvelle habitude qui fait fureur depuis quelques temps sur le réseau social Facebook. Le principe est d’écrire un message que seul l’émetteur ou de très rares « amis » proches peuvent comprendre, entrainant ainsi un flot de questions passionnées, voire parfois une certaine compassion secrètement recherchée par l’auteur du texte.



On pourrait effectuer une comparaison hâtive avec les fameux « attention whores » (textuellement « prostituées à attention » ) des incontrôlables imageboards. Une des techniques consiste à poster par exemple une photo de soi à moitié à poil, en espérant que les visiteurs hormonalement saturés mendieront comme des chiens affamés pour voir le reste, ce qui ne manque d’ailleurs pas la plupart du temps.

Selon la très célèbre desencyclopedie.org, on peut noter quelques symptômes supplémentaires qui font de tout un chacun une « attention whore » .

- Vous vous plaignez d’un problème que vous savez ne pas avoir dans le seul but que les gens viennent vous confirmer qu’en effet, vous ne l’avez pas.

- Vous placez sans arrêt des tas de sous-entendus dans les conversations d’un air louche, sans jamais dire les choses clairement sous prétexte que c’est un secret, et ce dans le seul but de montrer aux autres que vous savez des choses.

- Vous ajoutez derrière votre pseudo MSN des phrases louches que vous savez être le seul à comprendre.

- Vous écrivez en anglais.

- Vous mettez trois points de suspension à la fin de toutes vos phrases pour faire croire que quelque chose va mal pour vous.


Sur Facebook c’est un peu la même chose, on ne dévoile qu’une partie et on attend les réactions. On peut les catégoriser succinctement selon quelques thèmes récurrents.

Les « Jimoins » nébuleux


Ils ont un évènement prévu dans les jours qui suivent mais ne diront pas lequel, tu devras te contenter du compte à rebours. Mariage, concert, ablation du cerveau, la raison n’a pas d’importance. L’important est d’annoncer qu’on a une vraie vie sociale, avec un vrai planning rempli, et qu’on n’est finalement pas qu’un gros geek qui passe ses soirées à jouer à Starcraft II avec ses coéquipiers virtuels. Il y a parfois quelques réponses du genre « me réjoui ossi lol » de personnes réelles qui participeront également à l’évènement mystérieux, on n’en saura pas plus.


les grossiers étranges


Être grossier souligne une émotion forte, négative ou positive. On annonce au monde qu’un évènement important vient d’avoir lieu et on espère que ses « amis » vont rapidement demander la raison de cette manifestation de violence grâce au mot-clé « quoi », si possible avec beaucoup de « i ». On remarquera qu’il y en a toujours une qui écrit « ma puce ».




Les bienheureux énigmatiques


Youpie, hourra, excellent! Les débordements de joie et d’allégresse annoncent un heureux évènement. Un nouveau chaton, une nouvelle coupe de cheveux, une riche tantine qui décède. Dans 100% des cas l’émetteur attend la réponse « mais qu’est-ce qui t’arrive? », suivi par les commentaires de certains « amis » au courant du fait qui publient fièrement des « Tro for LOL » pour montrer qu’ils savent, eux.


Les voyageurs ténébreux


Le voyageur annonce ses déplacements, même quand il va aux chiottes. En fait il attend surtout que son public lui demande « Mais t’étais oùùùù? ». Grosse erreur, ne jamais demander l’emplacement de quoi que ce soit sur Internet, au risque de se prendre un magnifique « DTC » en retour.


Les anglois occultes



Écrire dans une langue qu’on ne maitrise pas forcément renforce l’intention de mystère envers celles et ceux qui ne la parlent pas. Il existe bien entendu autant de dérivés que de langues mais l’anglais est souvent utilisé pour son côté international. On prouve ainsi qu’on peut être à la fois mystérieux et cultivé, sauf évidemment en cas d’abjectes fautes de grammaires, ce qui est, il faut le reconnaitre, le cas pour la majorité des messages publiés.


Les vengeurs masqués

Œil pour œil, dent pour dent, quand quelqu’un nous fait du mal on va tout faire pour lui démonter sa face de rat. Mais attaquer directement un individu n’est pas une tactique guerrière très subtile, mieux vaut le faire de manière évasive en lançant par exemple une insulte au gré du vent. Le ou la destinataire visé se sentira de plus en plus stupide au fur et à mesure que les réponses au message original se multiplieront, telle une énorme chaine de solidarité contre la connerie qui nous entoure.




Les obscurs insondables


On a beau tourner et retourner leur phrase dans tous les sens, aucune interprétation logique n’en ressort. Eux, on ne sait pas trop ce qu’ils attendent ni ce qui se passe réellement sous leur cuir chevelu, mais finalement, mieux vaut ne pas le savoir. Quelques aventuriers se risquent parfois à demander une explication, nourrissant ainsi le troll évident.


Si d’aventure ton chemin venait à croiser un de ces cas alors n’oublie pas de lui donner un peu d’attention, car au fond, c’est finalement tout ce qu’il demande. Merci à tous mes « amis » de Facebook, sources intarissables d’inspiration, ainsi qu’à l’excellent générateur de têtes de cons.    Imprimer Imprimer   
En Suisse on aime les trous. Les grands, les petits, ceux dans le fromage, ceux de mémoire et ceux dans la chaussée. Une tradition de Genève-la-Balafrée consiste à n’avoir aucun quartier, aucune rue ni même aucune ruelle qui n’aie son propre chantier.



Les barrières bloquant le trafic routier sont étrangement posées plusieurs mois avant le premier coup de pelleteuse, engorgeant une circulation déjà fortement congestionnée. Car oui, à Genève comme dans le reste du pays, on aime les trous, mais on aime aussi prendre son temps et bien préparer le terrain avant toute intervention. Lentement, très lentement.



Victimes collatérales de ces travaux, les piétons se sentent perdus dans cette jungle de barrières métalliques qui leurs obstruent agressivement le passage. Le Conseil d’État a donc mis en place une signalétique particulière afin d’orienter les nombreux bipèdes de la cité. Tout droit sortie d’un graphisme des années 70, voici donc Yaka, l’indienne qui guidera tes pas.



La figure de Yaka a été choisie pour son symbolisme et pour la sympathie qu’elle évoque. Tout le monde a en tête l’indien pisteur qui retrouve toujours son chemin. La couleur verte des panneau était un choix pratique pour ne pas créer de confusion avec des panneaux déjà existants.

(Source : tdg.ch)


Tu noteras toutefois un détail particulièrement helvétique, Yaka s’habille en vert kaki et se promène avec une arme.

Avec des routes qui ressemblent de plus en plus à des sentiers sauvages, quoi de mieux qu’une indienne pour s’y retrouver. Si d’aventure tu devais te retrouver bloqué, suis le chemin vert, il te mènera avec un peu de chance bien loin de cette misère.



Sinon après tout, Yaka supporter les trous. ,    Imprimer Imprimer   
Si je ne prends pas la plume ces derniers jours c’est parce que je voyage beaucoup, l’odyssée hellénique précédente a été ainsi compensée par un retour aux sources en Suisse profonde, d’où le titre de ce billet en suisse-allemand. On y croise beaucoup de choses très intéressantes, y compris la totalité des habitants du Japon.

Dans une vitrine de Grindelwald par exemple, il y a cette statuette d’Adolf sur un télésiège, accompagné de sa femme Eva et de leur chien Isaac.



Tu noteras les chaussettes montantes avec le short, tenue typique de la région.

Ensuite, au bord du lac de Thoune, j’ai posé mon pied sur une bite.



Tintintiiiiin. ,    Imprimer Imprimer   
Tu as du le remarquer, je m’étais barré en vacances deux semaines. Je peux affirmer qu’après plusieurs jours à arpenter les plages de Mykonos le retour à la vie réelle est assez naze, je ne sais d’ailleurs pas comment tu fais pour endurer ça sans broncher.

Tu remarqueras que le geek en vacances s’en fout du décor, du moment qu’il a son objet fétiche avec lui.



Sauras-tu également dénicher le détail qui tue sur cette splendide photo de porte mykonosienne?



On a retrouvé l’inventeur des Pampers, il se trouve sur l’île de Syros.



Et des vacances sans photo de chaton, ce ne sont pas vraiment des vacances.



Γεια σας! , ,    Imprimer Imprimer   
Une campagne d’affichage surprenante a commencé il y a quelques jours à Genève, son but est de promouvoir les petits cendriers portatifs censés limiter l’amoncellement de vieux mégots sur les trottoirs de la ville.

La lecture se fait en deux parties, premièrement le gros texte qui se veut volontairement choquant, puis ensuite la petite note soulageante juste en dessous.





L’idée est bonne mais malheureusement limitée aux seuls amateurs du bâton à cancer, pourquoi ne pas repousser les frontières en soutenant d’autres causes ?



Tous les parias de la société sont concernés, car tout le monde a finalement raison! lâchons-nous sur les chômeurs, les rentiers, les handicapés, les drogués ou les banquiers!

A toi de trouver le futur slogan, l’auteur du meilleur remportera une splendide photo de chaton. ,    Imprimer Imprimer   
Se balader dans les rues de Genève permet d’ouvrir son corps aux cinq sens que Dieu la nature nous a fourni.

L’odorat nous fait apprécier le subtil mélange entre les effluves de gambas à gogo et l’odeur d’essence brûlée, elle-même gracieusement fournie par les nombreux véhicules tous-terrains qui foulent nos routes (le « tout-terrain » se limitant toujours au bitume, mais on est finalement jamais trop prudent).

Le goût, celui de vomi que tu gardes dans la bouche après qu’un fumeur odorant soit monté dans le bus à tes côtés. Ce petit arôme de cendrier froid a malheureusement tendance à disparaitre à cause de ces lois anticlopes « liberticides dignes du IIIème Reich » , pour citer les réactionnaires de droite, gros adeptes des points Godwin journaliers.

Le toucher, qui comprend également le ressenti climatique de notre belle cité de Calvin. Moins deux-cent degrés Celsius en hiver, avec parfois des pointes à douze-mille au dessus de zéro en été.

L’ouïe, soumise à deux sons distincts : Les voitures et les marteaux-piqueurs. Tous deux permanents, quelque soit l’endroit.

Ce qui m’amène subtilement au dernier sens, la vue. Si tu te balades dans les rues tu te rendras vite compte que la réalité est bien loin des photographies fantasmagoriques disponibles dans les nombreux guides touristiques, tu noteras en particulier ce panneau qui trône fièrement à chaque croisement.



Il fait maintenant partie du paysage, laissant chaque conducteur de deux ou quatre roues perplexe quelques secondes, le temps de se faire allègrement klaxonner puis insulter comme le veut la tradition locale. Garde ton calme ami voyageur, il te faut comprendre que cette signalisation récurrente ne fait que t’indiquer poliment qu’une horde de trolls sauvages a subitement décidé de creuser des trous au hasard dans la chaussée que tu désirais emprunter. Et ne compte pas faire demi-tour, le temps de dire « bordeldemerdeencoreunputaindesensinterdit » et un autre vient de pousser dans ton dos, ne te laissant d’autre choix que d’enfreindre le sacro-saint code de la route, celui-là même que tu avais juré de respecter corps et âme.

Mais finalement, de combien de travaux parlons-nous? Est-ce là un phénomène rare? Courant? Il me fallait tirer les choses au clair. Promenade pédestre d’investigation d’une demi-heure autour du quartier de Saint-Jean, moins d’un kilomètre carré, le résultat ne surprendra personne : neuf chantiers dénombrés.



L’économie de la république ne va pas si mal au fond. Et puis la scie circulaire sur le goudron, le marteau-piqueur et le sablage à haute-pression couvrent joyeusement les chants de ces putains d’oiseaux qui se permettent d’envahir notre paysage urbain.
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