En Suisse on aime les trous. Les grands, les petits, ceux dans le fromage, ceux de mémoire et ceux dans la chaussée. Une tradition de Genève-la-Balafrée consiste à n’avoir aucun quartier, aucune rue ni même aucune ruelle qui n’aie son propre chantier.



Les barrières bloquant le trafic routier sont étrangement posées plusieurs mois avant le premier coup de pelleteuse, engorgeant une circulation déjà fortement congestionnée. Car oui, à Genève comme dans le reste du pays, on aime les trous, mais on aime aussi prendre son temps et bien préparer le terrain avant toute intervention. Lentement, très lentement.



Victimes collatérales de ces travaux, les piétons se sentent perdus dans cette jungle de barrières métalliques qui leurs obstruent agressivement le passage. Le Conseil d’État a donc mis en place une signalétique particulière afin d’orienter les nombreux bipèdes de la cité. Tout droit sortie d’un graphisme des années 70, voici donc Yaka, l’indienne qui guidera tes pas.



La figure de Yaka a été choisie pour son symbolisme et pour la sympathie qu’elle évoque. Tout le monde a en tête l’indien pisteur qui retrouve toujours son chemin. La couleur verte des panneau était un choix pratique pour ne pas créer de confusion avec des panneaux déjà existants.

(Source : tdg.ch)


Tu noteras toutefois un détail particulièrement helvétique, Yaka s’habille en vert kaki et se promène avec une arme.

Avec des routes qui ressemblent de plus en plus à des sentiers sauvages, quoi de mieux qu’une indienne pour s’y retrouver. Si d’aventure tu devais te retrouver bloqué, suis le chemin vert, il te mènera avec un peu de chance bien loin de cette misère.



Sinon après tout, Yaka supporter les trous.
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Si je ne prends pas la plume ces derniers jours c’est parce que je voyage beaucoup, l’odyssée hellénique précédente a été ainsi compensée par un retour aux sources en Suisse profonde, d’où le titre de ce billet en suisse-allemand. On y croise beaucoup de choses très intéressantes, y compris la totalité des habitants du Japon.

Dans une vitrine de Grindelwald par exemple, il y a cette statuette d’Adolf sur un télésiège, accompagné de sa femme Eva et de leur chien Isaac.



Tu noteras les chaussettes montantes avec le short, tenue typique de la région.

Ensuite, au bord du lac de Thoune, j’ai posé mon pied sur une bite.



Tintintiiiiin.
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Tu as du le remarquer, je m’étais barré en vacances deux semaines. Je peux affirmer qu’après plusieurs jours à arpenter les plages de Mykonos le retour à la vie réelle est assez naze, je ne sais d’ailleurs pas comment tu fais pour endurer ça sans broncher.

Tu remarqueras que le geek en vacances s’en fout du décor, du moment qu’il a son objet fétiche avec lui.



Sauras-tu également dénicher le détail qui tue sur cette splendide photo de porte mykonosienne?



On a retrouvé l’inventeur des Pampers, il se trouve sur l’île de Syros.



Et des vacances sans photo de chaton, ce ne sont pas vraiment des vacances.



Γεια σας!
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Une campagne d’affichage surprenante a commencé il y a quelques jours à Genève, son but est de promouvoir les petits cendriers portatifs censés limiter l’amoncellement de vieux mégots sur les trottoirs de la ville.

La lecture se fait en deux parties, premièrement le gros texte qui se veut volontairement choquant, puis ensuite la petite note soulageante juste en dessous.





L’idée est bonne mais malheureusement limitée aux seuls amateurs du bâton à cancer, pourquoi ne pas repousser les frontières en soutenant d’autres causes ?



Tous les parias de la société sont concernés, car tout le monde a finalement raison! lâchons-nous sur les chômeurs, les rentiers, les handicapés, les drogués ou les banquiers!

A toi de trouver le futur slogan, l’auteur du meilleur remportera une splendide photo de chaton.
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Se balader dans les rues de Genève permet d’ouvrir son corps aux cinq sens que Dieu la nature nous a fourni.

L’odorat nous fait apprécier le subtil mélange entre les effluves de gambas à gogo et l’odeur d’essence brûlée, elle-même gracieusement fournie par les nombreux véhicules tous-terrains qui foulent nos routes (le « tout-terrain » se limitant toujours au bitume, mais on est finalement jamais trop prudent).

Le goût, celui de vomi que tu gardes dans la bouche après qu’un fumeur odorant soit monté dans le bus à tes côtés. Ce petit arôme de cendrier froid a malheureusement tendance à disparaitre à cause de ces lois anticlopes « liberticides dignes du IIIème Reich » , pour citer les réactionnaires de droite, gros adeptes des points Godwin journaliers.

Le toucher, qui comprend également le ressenti climatique de notre belle cité de Calvin. Moins deux-cent degrés Celsius en hiver, avec parfois des pointes à douze-mille au dessus de zéro en été.

L’ouïe, soumise à deux sons distincts : Les voitures et les marteaux-piqueurs. Tous deux permanents, quelque soit l’endroit.

Ce qui m’amène subtilement au dernier sens, la vue. Si tu te balades dans les rues tu te rendras vite compte que la réalité est bien loin des photographies fantasmagoriques disponibles dans les nombreux guides touristiques, tu noteras en particulier ce panneau qui trône fièrement à chaque croisement.



Il fait maintenant partie du paysage, laissant chaque conducteur de deux ou quatre roues perplexe quelques secondes, le temps de se faire allègrement klaxonner puis insulter comme le veut la tradition locale. Garde ton calme ami voyageur, il te faut comprendre que cette signalisation récurrente ne fait que t’indiquer poliment qu’une horde de trolls sauvages a subitement décidé de creuser des trous au hasard dans la chaussée que tu désirais emprunter. Et ne compte pas faire demi-tour, le temps de dire « bordeldemerdeencoreunputaindesensinterdit » et un autre vient de pousser dans ton dos, ne te laissant d’autre choix que d’enfreindre le sacro-saint code de la route, celui-là même que tu avais juré de respecter corps et âme.

Mais finalement, de combien de travaux parlons-nous? Est-ce là un phénomène rare? Courant? Il me fallait tirer les choses au clair. Promenade pédestre d’investigation d’une demi-heure autour du quartier de Saint-Jean, moins d’un kilomètre carré, le résultat ne surprendra personne : neuf chantiers dénombrés.



L’économie de la république ne va pas si mal au fond. Et puis la scie circulaire sur le goudron, le marteau-piqueur et le sablage à haute-pression couvrent joyeusement les chants de ces putains d’oiseaux qui se permettent d’envahir notre paysage urbain.
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Depuis l’affaire Kadha’uld, bon nombre d’étrangers plus ou moins célèbres critiquent la Suisse et ses habitants, alors que franchement, on y peut rien.

Il y a également eu Yann Moix, grand nom du cinéma traitant les cinq millions d’helvètes de « mous salauds » avec comme justificatif le fait que notre gouvernement a décidé d’arrêter un criminel international en fuite. Désolé au passage, c’est vrai qu’une immunité totale devrait être accordée à toute personne dotée d’un talent artistique, blogueurs compris.

Puis plus récemment, le franco-vaudois Jean-Luc Godard qui en rajoute une couche.

En ce qui concerne la Suisse, je pense comme Kadhafi: la Suisse romande appartient à la France, la Suisse allemande à l’Allemagne, la Suisse italienne à l’Italie, et voilà, plus de Suisse


Il ne faut pas croire qu’ils ont subitement pété une durite, car dans leur monde mettre en cause la légitimité d’un pays tout entier suite aux dérives discutables d’une douzaine de représentants de l’ordre est une réaction normale et proportionnée. Il semblerait que l’on puisse tenir de tels propos en étant dictateur, cinéaste ou même réalisateur de grands films tels que « Cinéman » .

Et si…

Et si ces penseurs des temps modernes avaient tous raisons, et si leurs déclarations mûrement réfléchies étaient la solution au problème, et si la Suisse Romande devenait la vingt-septième région française?



Qu’est-ce que ça changerait, pour nous autres romands?

Les cantons du Jura, Neuchâtel, Fribourg (en partie), Vaud, Genève et la moitié du Valais deviendraient des départements français. Cocorico!

La France gagnerait 29% de la superficie actuelle de la Suisse, soit 12’029 kilomètres carrés, ainsi qu’environ 1’750’000 habitants.

Juridiquement, on basculerait d’une confédération vers une république. Les lois propres à chaque canton disparaitraient au profit des lois du pays. On ne voterait plus quatre fois par ans, le président Sarko et ses sbires approuveraient les lois à notre place.

Économiquement, ce serait catastrophique pour la région. Le pouvoir d’achat en Suisse étant vaguement supérieur aux régions qui la bordent, le capital superflu serait alors absorbé, causant ainsi une chute du pouvoir d’achat. Et je ne te parle pas des salaires.

La neutralité disparaitrait avec le pays, les grandes organisations internationales telles que l’ONU n’auraient probablement plus leur place à Genève. Les réunions n’auraient plus de territoire officiellement neutre pour s’entretenir (alors qu’officieusement il faut rappeler que la Suisse vend actuellement du matériel de guerre à des pays comme le Pakistan, neutralité relative donc).

Sur les plages des Maldives en été on pourrait être désagréables avec les locaux, et leur gueuler dessus parce qu’ils ne parlent pas français. On ne serait plus obligé de leur dire « bonjour » ou « merci » .

Notre assurance maladie deviendrait étatique, elle serait au fond du gouffre financier en train de creuser avec sa petite pelle en or, alors que notre helvétique actuelle se contente d’augmenter sournoisement tous les six mois pour compenser ses erreurs de gestion.

La première dame du pays serait chanteuse, alors qu’actuellement la notre est présidente.

On n’apprendrait plus l’allemand à l’école, terminé Hans Schaudi et son putain de clébard au nom ridicule. Tous nos produits en magasins ne seraient plus déclinés en trois langues, on pourrait enfin lire les étiquettes rapidement sans avoir à chercher le français écrit en tout petit sous la boite. En appelant les hotlines on ne serait plus obligés d’appuyer sur cinquante touches pour trouver quelqu’un qui parle notre langue.

On passerait bien évidemment à l’euro. Le franc suisse disparaitrait, comme de nombreuses plus locales avant lui. Tout les prix augmenteraient lors de la conversion, vive les arrondis faciles.

On pourrait se carrer la vignette autoroutière à quarante balles bien profond, et cracher nos euros dans les péages des autoroutes privées hors de prix.

Le secret bancaire serait réduit à néant. Les dictateurs, terroristes, banquiers et autres financiers de haut vol déplaceraient leurs comptes dans d’autres paradis fiscaux, causant ainsi la fin de l’UBS et annihilant au passage les bonus immoraux de ses dirigeants.

La vitesse maximale sur l’autoroute passerait à 130 kilomètres par heure (au lieu de nos 120 actuels), la distance de sécurité entre deux véhicules serait ramenée à un mètre et on pourrait traverser les villages à fond de cinquième, parce qu’en France c’est comme ça qu’on roule.

Notre parti socialiste rejoindrait ses confrères gaulois, l’UDC ainsi que tous les grandes gueules iraient proposer leurs idées d’affiches racistes à Marine, espérant ainsi obtenir une bonne place au FN.

Eric Stauffer et sa clique du MCG deviendraient français et finiraient du coup en profonde dépression, il n’y aurait pourtant plus de frontaliers.

Notre drapeau à croix blanche ne disparaitrait heureusement pas, il y en a en effet déjà un qui flotte au dessus de chaque poste de secours dans chaque piscine française. Parce qu’en France, la Croix-Rouge est en fait blanche.

Lorsqu’un mâle atteindrait sa majorité, il ne serait plus obligé de se déguiser avec du vert kaki pour aller jouer au gros débile dans la montagne. Il pourrait toujours bien entendu, mais selon ses envies (et son quotient intellectuel bien entendu).

Les Savoyards pourraient enfin dire que « la fondue est française » sans passer pour des comiques.

Dans un pays lointain, quand on annoncerait d’où on vient on verrait alors que notre interlocuteur connait ce pays, et qu’il sait même à peu près le situer sur une carte.

Notre hymne national ne raconterait plus que « sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant réveil » , mais il parlerait plutôt d’un « sang impur » qui « abreuve nos sillons » , c’est tout de suite plus sympa.

Il faut voir le bon côté des choses, au moins la France aurait enfin du chocolat bouffable.

Bref.

Avec des « si » on mettrait Lausanne en bouteille.

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J’ai décidé aujourd’hui de me lancer dans une quête qui fera de moi le maitre du monde, ma horde d’esclaves dont tu feras partie se pliera à mes quatre volontés. Le problème étant que je ne sais pas trop par où commencer, ma seule connaissance en matière de gouvernement mondial étant qu’il faut posséder suffisamment de pognon pour entamer l’achat de mercenaires.



Ainsi je te demande aujourd’hui de l’aide, en tant que futur esclave soumis il va te falloir répondre sincèrement à une question : Est-ce que mettre des publicités discrètes sur mon site serait une bonne idée ou perdrais-je du coup tout espoir de te revoir sur mes pages?

J’hésite toutefois actuellement entre deux solutions : Les publicités discrètes pour tout le monde, ou celles qui ne sont visibles que par les personnes qui arrivent sur ce blog depuis un moteur de recherche, Google par exemple. Sachant que cette deuxième solution ne changerait rien pour toi, fidèle visiteur.

Ton futur dictateur a besoin de ta sincérité, il te remercie d’avance. Tu peux aussi laisser des commentaires pour appuyer ton choix, je suis pour l’instant encore ouvert.

Bref.

Est-ce que ça t'emmerderait si je plaçais quelques bannières publicitaires discrètes sur mon blog?


  • Pas de problème, sois un homme riche! (60%, 18 Votes)
  • D'accord, mais uniquement pour les visiteurs provenant des moteurs de recherche (7%, 2 Votes)
  • Sale capitaliste de merde, je te boycotterai si tu fais ça! (33%, 10 Votes)

Total des votants : 30

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Si la grisaille locale t’emmerde il te suffit de claquer quelques centaines d’euros pour t’envoler vers le sud, parce que profiter de la plage avant le grand rush des beaufs du mois d’août, ça n’a au fond pas de prix.

Tu noteras la grande fréquentation des plages corses à cette période de l’année.



Le Corse est avant tout un homme qui aime le tunning et Moby.



On retrouve à Bastia les pixels bien connus de nos légendaires space invaders.



Ce mec natif d’Ajaccio a donné son nom aux trois quarts des rues, avant de claquer lamentablement sur l’île Sainte-Hélène.



L’histoire ne dit pas s’il se baladait dans la rue en robe de chambre.

Et parce que la Corse c’est aussi le pays des cocktails, surtout molotov.



Pour la petite histoire, ma bagnole était garée à l’endroit d’où la photo a été prise, elle a eu chaud au cul.

Et toi, ta semaine?
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Si tu me cherches ces prochains jours je serai sur l’ile qui a vu naitre deux personnages historiques : Napoléon et Alizée.



Je te laisse les clés, ne fait pas de bêtises en mon absence.

À vedeci!
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Je ne sais pas si ça t’es déjà arrivé de te réveiller le matin dans un lit que tu ne connais pas, avec des morceaux de poisson étalés sur la couverture et un rotweiler mort en guise d’oreiller.

Je ne le souhaite à personne.

L’alcool, le mélange de drogues dures et une lobotomie maison à la perceuse Bosch entre potes nous fait parfois oublier les différentes règles morales que nos parents ont tentés de nous inculquer.

Désolé donc pour le message d’hier, j’ai maintenant récupéré mes facultés mentales et suis donc contraint de résilier mon abonnement à l’UDC. Je remet également en place l’ancien thème du site, tu ne m’en voudras pas mais je trouve celui-ci un peu trop blanc.



Je garde quand même un bon souvenir de cette soirée dépravée, au contraire de Kévin qui y a laissé son chien.
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