Kalmir était fermier dans un coin perdu du grand continent. Il faisait nuit lorsqu’il entendit sa femme Yaeva’ni crier depuis l’extérieur:
- Kalmir, viens voir, vite!
Kalmir sortit en courant de la ferme, Yaeva’ni pointait son doigt vers le ciel en regardant Kalmir. Il leva la tête et vit une lueur rouge, entourée de trois autres plus petites.
- Mais qu’est-ce que c’est, demanda Kalmir.
- Ils viennent d’une autre planète! Cria Yaeva’ni paniquée, ils vont nous envahir!
- Du calme, repris Kalmir, c’est peut être un de nos nouveaux appareils secrets.
- J’ai peur, dit Yaeva’ni, tu as vu, il ne bouge pas, c’est impossible pour notre technologie actuelle.
- C’est surement l’armée, constata Kalmir pour détendre sa femme.
L’étrange appareil commença à descendre lentement.
- Mais, cria Kalmir, il va se poser dans notre champs, va chercher le fusil!
Yaeva’ni courut aussi vite qu’elle le pouvait jusqu’à la ferme, quand elle revint, l’appareil s’était posé, les réacteurs fumaient et les lumière, toujours allumées, projetaient d’étranges ombres sur le sol.
Kalmir avança prudemment vers la machine volante, arme à la main. Un sas s’ouvrit, laissant échapper un sifflement d’air comprimé, un être étrange était visible à présent, il avait deux bras, deux jambes et faisait deux fois la taille de Kalmir.
Appeuré, il arma son fusil, l’être étrange leva un de ses membres postérieurs et prononça une chose qui devait être une phrase dans sa langue. Pris de panique devant ce geste menaçant, Kalmir tira sur l’envahisseur qui s’écroula, le sas se referma, le vaisseau décolla.



Dans son journal de bord, le capitaine Jacques Brumaire de l’ ESA déclara:

Nous avons trouvés de la vie sur Talis, les indigènes sont hostiles et semblent relativement évolués. Sylvian a été blessé par l’un d’entre eux en tentant d’entrer en contact, il va falloir utiliser la force.
   Imprimer Imprimer   
Nathy se leva comme chaque matin vers 9h00, elle était seule dans son petit appartement du quartier Nord-2 mais cela ne la dérangeait guère.
Elle avait perdu son boulot voila quelques mois et depuis c’était la descente. Elle craignait de ne plus pouvoir payer la location de son appartement, mais pire encore, de ne plus pouvoir renouveler son permis.
A 19 ans la vie est très difficile sur la Terre en ce début de siècle, surtout quand on est enceinte, et Nathy l’était depuis 2 mois. Son petit ami, Jack K., un flic de banlieue, l’avait quitté pour une autre en apprenant la nouvelle.
Elle alluma son ordinateur mural, un message apparu:

« Augmentation du prix de la vie pour les femmes enceintes, le permis coutera à présent 1’580’327 unités, vous ne disposez pas d’une telle somme et êtes amendables. »

Ses yeux restèrent figés sur l’écran, la peur commençait à l’envahir, elle jura. On frappa à la porte, Nathy ouvrit anxieusement. Son intuition avait vu juste. Deux hommes en uniforme se tenaient sur le palier, le visage a moitié masqués par leurs lunettes à cristaux liquides, deux hommes de la Police Nouvelle. L’un d’eux dit sêchement:
- Nathy W. 45-Z ?
- Oui, répondit-elle appeurée.
C’est alors qu’elle cru reconnaitre son ex-petit-ami.
- Jack? dit-elle tristement.
- Nous regrettons mademoiselle, repris l’homme de loi, votre permis de vivre est arrivé à échéance.
Le policier sortit son arme et tira, un seul coup suffit, Nathy s’écroula.
Dans son rapport, l’officier Jack K. consigna:

Dossier Nathy W. 45-Z
15 Octobre 2302 secteur temporaire 19
Droit de vivre expiré
Affaire classée
   Imprimer Imprimer   
Dans mon métier, on est pas là pour rigoler! Je m’appelle Stanislas, et je suis membre des forces spéciales d’intervention, le très célèbre S.W.A.T.
Ma spécialité? La prise d’otages. Je hais ces mecs qui se planquent derrière des civils innocents. Il y a deux jours, un forcené avait pris en otage une vingtaine de gamins dans un restaurant de la ville. Caché derrière son masque de clown il ne laissait paraitre aucune émotion, un cas extrêmement difficile que j’ai finalement réussi à résoudre avec brio. Malgré la mort de cinq des otages, le Clown a fini par payer. Je lui ai collé personnellement une balle entre les deux yeux à ce fils-de-pute, il n’a rien vu venir. J’avais pris soins en débarquant par la fenêtre de purger la zone à la grenade, ça fait toujours sont petit effet de surprise. Ce salopard y a survecu et il tentait de s’enfuir malgré ses brûlûres. Je lui ai juste crié avant de tirer « Hey Clown, va faire rire Satan! », il y a alors eu une expression terrorisée sur son visage, puis la seconde suivante une expression de mort. Faut dire que son cerveau était étalé sur les murs. Pauvres mômes quand même, mais dans toute guerre il y a des dommages collatéraux après tout.



LYON (Reuters) – Un forcené a lancé une grenade dans un restaurant Mac Donald’s en plein centre-ville de Lyon. Cinq enfants dont un qui fêtait son anniversaire sont morts dans l’explosion. Joël Lamon, un comédien déguisé pour l’occasion en Ronald Mac Donald qui avait survecu à l’explosion a été abattu d’une balle en pleine tête par le tueur. Les 14 autres enfants sont dans un état grave. On ignore encore les raisons de ce drame, le forcené est toujours en fuite.
   Imprimer Imprimer   
- Barman, un screwdriver! Alors Pauline, comment s’est passé ton samedi soir?
- Ne m’en parle pas, j’ai été enlevée par des extra-terrestres!
- Encore? Que s’est-il passé cette fois?
- Ils ont effectués des expériences sur moi, des expériences… sexuelles!
- Encore? Mais c’est pas possible tu les attires? Comment est-ce arrivé?
- Je roulais tranquillement pour rentrer chez moi, quand soudain une lumière blanche aveuglante m’a ébloui, me forçant à arrêter la voiture.
- Une soucoupe volante?
- Pas tout à fait une soucoupe, mais un énorme engin spatial. Il s’est posé juste face à moi.
- Et qu’as-tu fais?
- J’étais paniquée, je suis restée figée dans ma voiture quelques secondes, et puis un être de l’espace est descendu et s’est approché.
- Tu es sortie et tu t’es enfuie, c’est ça?
- En fait je suis sortie, mais avant que je n’ai eu le temps de m’enfuir, l’extraterrestre m’a attrapé par le bras. Puis ensuite c’est le flou total, j’ai juste quelques bribes de souvenirs, mais je me souviens clairement avoir été victime de rapports sexuels.
- Quelle horreur! Tu as couché avec un Alien? Pourvu que tu ne sois pas enceinte!
- J’ai un peu peur c’est vrai, mais j’irais faire un test de grossesse un de ces jours. Ces choses là n’arrivent vraiment qu’à moi. Barman, un screwdriver pour moi aussi!



- Barman, une bière! Alors Frank, comme s’est passé ton samedi soir?
- Ben j’conduisais mon 30 tonnes, une livraison à faire pour une entreprise au Luxembourg. Et en plein milieu de la campagne, tu n’d'vinera jamais ce qui m’est arrivé.
- T’as shooté un animal?
- Pas vraiment non, une voiture s’est arrêtée face à moi, elle roulait à gauche c’te malade! Je suis descendu de mon bahut pour voir ce que c’était.
- Et c’était quoi, un mec bourré?
- Non, c’était une blonde complètement allumée, elle a commencé à courrir en direction de la falaise, alors je l’ai retenue. Elle s’est jetée sur moi, elle a arraché mon froc et on a baisé, non mais tu te rends compte?
- Ah mon brave Frank, y’a vraiment que toi pour raconter des conneries pareilles!
- Mais c’est la vérité, j’te jure!



- Bon Pauline, fini ton verre, je te rappelle qu’on doit aller voir Hector.
- C’est juste. J’espère que sa came sera meilleure que la dernière, j’ai eu pratiquement aucun effet.
   Imprimer Imprimer   
2 sur 212