Parmi les traditions les plus ancrées (et les plus bêtes) de notre chère Confédération, j’ai aujourd’hui l’immense privilège de vous parler des tirs obligatoires. Cette activité destinée à maintenir l’esprit des nombreux citoyens-soldats dans une forme de folie meurtrière a amené bon nombre de personnes sensées à se poser la question fatidique : Est-ce vraiment bien utile?

La réponse est bien entendu totalement négative bien que largement controversée par les amuseurs publics vert-kaki, cela fait ainsi parfois plaisir de voir que d’autres personnes pensent dans votre direction.

Tirs obligatoires 2007


Merci à ma photographe personnelle pour cette image. ;)
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Cible humaineIls veulent garder l’arme et les munitions dans les foyer, ils parlent de maitrise de l’arme personnelle, ils croient que leur expérience des armes est acquise par tous les détenteurs de la Confédération. Maitriser une arme est une affaire de professionnels, le seul arrangement possible entre les civils et l’armée ne consiste pas en une distribution libre de matériel de guerre, mais bien en interdisant aux citoyens la possession d’un tel arsenal léthal. Nous avons pu constater avec tristesse l’échec des tentatives de responsabilisations, il est maintenant temps de mettre un terme à ce legs du passé.

Mais tout le monde ne pense pas dans ce sens. Ainsi, certaines personnes s’assoient délibérément sur le dos des morts. Voici les arguments de l’un d’entre eux (source) :

La première, non des moindres, est que l’on ne pourrait plus parler d’arme « personnelle », à savoir que les militaires ne dis­poseraient plus de leur propre arme. La solution consistant à entreposer hors service les armes dans des centres logistiques tout en maintenant leur caractère nominal n’est pas envisa­geable: comment, en effet, gérer l’imbroglio des nombreux changements de domicile des jeunes adultes (20-30 ans), les mutations et fréquents déplacements de service, et le fait que les unités changent presque chaque année de lieu d’entrée en service ? La récupération de l’arme personnelle de l’ensemble des militaires faisant service avec une unité deviendrait le défi majeur des premiers jours du cours ! Impensable par ailleurs de demander aux militaires de récupérer leur arme dans le centre logistique correspondant avant service et de la ramener après la fin de celui-ci …

Veut-on faire croire que les soldats seraient affectés psychologiquements de ne plus avoir Charlene à leur côtés? Mettre en avant d’éventuels problèmes de logistique dans une organisation qui se veut pointilleuse c’est quand même curieux. L’armée à créé un problème avec ces tirs obligatoires et elle cherche maintenant des justifications afin de se maintenir à tout prix la tête dans la fosse.

Alors même que c’est dans le domaine logistique que le DDPS entrevoit l’essentiel de son potentiel d’économies (des écono­mies exigées par le Parlement), le retrait des armes personnel­les générerait un surcroît significatif de travail – et de coûts – pour ces centres logistiques.

Il est vrai que les coûts seraient plus élevés, mais quel prix pouvez-vous donner à une vie? Combien donneriez-vous pour qu’on ne tue pas une personne de votre famille? Il suffirait d’abandonner certains véhicules de combats, véhicules devenus totalement inutiles de nos jours. D’un côté l’armée justifie sa présence par de rares actes de sauvetages civils, d’un autre elle veut conserver ses armes de combat. Une contradiction qui révèle parfaitement l’idéologie douteuse de cette organisation immorale.

Quelle solution entrevoir pour les militaires qui pratiquent ré­gulièrement le tir sportif, ou qui – tout simplement attachés au maintien des traditions de ce pays – ont à coeur d’effectuer chaque année leur tir en campagne ?

Réussir à placer un sport et une obligation dans la même liste d’arguments, bel effort. Une autorisation de port d’arme pourrait leur être donnée, à la condition de suivre un entrainement consolidant leurs compétences en la matière.

Outre la mort immédiate du tir obligatoire, outre la mort à terme du tir en campagne en tant que manifestation populaire, le re­trait des armes personnelles induirait une dégradation progres­sive, au fil des années, de la « maîtrise de l’arme » au sens défini plus haut, avec comme corollaire un accroissement vraisembla­ble des accidents de tir en service.

Les militaires tirent en service? Moi qui croyait que le rôle de l’armée se bornait à sauver les victimes d’innondations ou de glissements de terrain. Je dois surement confondre avec leur argumentation publique.

Quelle est l’argumentation de celles et ceux qui préconi­sent le retrait des armes personnelles des militaires ? Pour l’essentiel, il est fait référence au nombre important de suici­des, voire même de meurtres commis avec des armes à feu, dont certaines sont des armes de service. Chacun de ces cas équivaut effectivement à un drame familial, avec son cortège de souffrances et de traumatismes souvent durables. La ques­tion n’est donc pas de nier ou de minimiser ce phénomène, mais de lui apporter une réponse à la fois proportionnée et adéquate.

« Chère familles de victimes, nous compatissons avec votre douleur mais notre plaisir sportif passe avant tout. Allez, sans rancunes hein! » 


Un étroit rapport de confiance entre le Citoyen et l’Etat

Le fait que chaque citoyen-soldat puisse conserver à son domi­cile une arme confiée par l’Etat constitue aujourd’hui encore un symbole très fort du lien de confiance qui les unit. Réguler à outrance afin de résoudre les problèmes de société face aux­quels on se sent impuissants: telle est, de nos jours, la politique qui séduit. Une politique insidieuse: en déresponsabilisant par étapes les citoyennes et citoyens, c’est l’Etat qu’elle affaiblit en parallèle

Qu’on parle de lien avec l’Etat lorsque le sujet est une obligation me fait doucement sourire, hormis les masochistes personne n’aime son bourreau.

Selon leur bon plaisir, chacun devrait garder arme et munitions au foyer, et tant pis pour les morts. Les dommages collatéraux sont tous simplement ignorés, au profit du maintien d’une tradition obsolète. On en attendait pas moins d’une association miliariste.

Aujourd’hui un de leurs partisans à décidé de faire opposition à la nouvelle loi de retrait des cartouches, il n’ira donc pas rendre sa boite à l’arsenal, se mettant ainsi hors-la-loi et contredisant les ordres d’un conseiller fédéral. Un militaire de plus qui perd les pédales, et celui-ci reste armé.
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Tout comme notre patrie bien armée aimée qui possède de nombreuses installations sanitaires, le web regorge de splendides lieux d’aisances qui ne demandent qu’à être explorés. Voici donc une petite déjection verbale grappillée sur un site pro-militariste :

Une arme personnelle sans munition est comme une voiture sans roues ou sans essence!
 
 


Dans le sens où elle ne permet pas de tuer quelqu’un j’imagine.
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C’est un bien triste jour pour les psychopathes helvétiques, les meurtres impulsifs (appelés également « démocratiques » par les fanatiques des armes) seront dorénavant plus difficiles à réaliser.

Les citoyens-soldats suisses ne pourront bientôt plus conserver leur munition militaire à la maison. Par 100 voix contre 72, le Conseil national a soutenu l’interdiction de principe votée par le Conseil des Etats.

Par 97 voix contre 76, le National a en revanche décidé de ne pas donner suite à une initiative parlementaire socialiste demandant qu’en sus des munitions, les fusils d’assaut et autres pistolets d’ordonnance ne puissent plus être conservés à la maison. Les Chambres ont à plusieurs reprises refusé une telle mesure.

Deux exceptions à l’interdiction sur les munitions sont prévues dans la motion de la Chambre des cantons. Les troupes de première intervention (quelque 2000 personnes) ne seront pas concernées, et le Conseil fédéral pourra revoir la donne en fonction de la situation en matière de sécurité. Selon la précision apportée par la commission du National, le gouvernement devrait faire le point au moins une fois par législature.

(ats / 27 septembre 2007 12:51)

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A partir du 1er janvier 2008 les citoyens-soldats (terme relativement abject selon moi) pourront, s’ils le désirent, déposer leur arme de service à l’arsenal. Cette initiative du Conseil d’Etat genevois votée en septembre répond enfin aux attentes d’un peuple lassé de devoir garder une arme létale au foyer.

Mais évidemment…

Le Département fédéral de la défense (DDPS) ne tolère pas que des cantons offrent aux militaires la possibilité d’entreposer gratuitement leur arme à l’arsenal. Le conseiller fédéral Samuel Schmid est intervenu en ce sens auprès des autorités genevoises.

(Source : Romandie.com)


Forcer des personnes à posséder une arme mortelle à l’intérieur du cadre familial alors que d’autres solutions valables sont proposées, voilà un précepte moralement discutable. Son auteur est militariste et membre de l’UDC, on s’en serait douté.
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Dans mon pays, l’état oblige les mâles à utiliser chaque année des armes à feu sur des cibles aux formes humaines. Un tagger éclairé a trouvé les mots justes pour définir cette situation aberrante.



Le Marqueur Vert à encore frappé, cette personne me plait décidément bien.

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Engagez-vous!

Ah merde non, vous n’avez pas le choix en fait…
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Le bétail défile, il ne manque que le ramasseur de crottin à la fin du cortège.    Imprimer Imprimer   
Parce qu’il faut quand même le souligner.

Avoir l'air ridicule
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