
Le prix « Tiger eye » à celui qui me donne l’endroit de la photo.
Je ne suis pas linguiste, je ne suis qu’un misérable informaticien (on le saura) rampant humblement sur les plates-bandes des licenciés en lettres, qu’ils m’excusent au passage (et s’ils ne m’excusent pas à la limite je m’en tamponne un peu). Je ne prétends donc pas ici vous exposer le résultat d’une longue étude nécessitant des recherches d’archives et de nombreux entretiens, loin de là. En fait, il existe dans notre bas monde technologique une curiosité que je voulais partager en toute simplicité avec toi, public adorateur de l’humour facile et grossier.Le mot ordinateur fut introduit par IBM France en 1955. François Girard, alors responsable du service publicité de l’entreprise, eut l’idée de consulter son ancien professeur de lettres à Paris, Jacques Perret, afin de lui demander de proposer un mot caractérisant le mieux possible ce que l’on appelait vulgairement un calculateur (traduction littérale du mot anglais «computer»). Ce dernier proposa «ordinateur», un mot tombé en désuétude et désignant : «dieu qui met de l’ordre dans le monde». Notons que le professeur suggéra plus précisément «ordinatrice électronique», le féminin ayant pu permettre, selon lui, de mieux distinguer l’usage religieux de l’usage comptable du mot.
(Source : Wikipédia)
L’évolution de la technologie des années 70 a permis entre autre de voir arriver une nouvelle forme de culture : La musique électronique. Considérée à tort par les puristes comme ennemie de la musique acoustique, elle n’est en fait que son enfant mutant qui a complété la palette musicale de l’époque à l’aide d’un nombre infini de sonorités nouvelles.
Voici donc quelques uns de ces pionniers du son, si l’écoute de certaines de leurs œuvres peut paraitre minimaliste à nos oreilles lassées, il n’en était pas de même à l’époque. Petit voyage à travers le temps accompagné d’extraits musicaux soigneusement choisis.
Kraftwerk (sur Wikipédia)
La « Centrale Nucléaire » allemande fondée en 1970, premier disque la même année (« Tone Float » ) sous le nom « Organisation » . On leur connait quelques succès comme « Autobahn » ou « Die Roboter » . Sur scène comme dans leur musique ils restent très minimalistes, au sens positif du terme bien entendu. Quelques uns de leurs albums sont sortis en deux versions, l’une anglaise et l’autre allemande, rendant la tâche des fans parfois ardue. Leur influence s’étend encore aujourd’hui, certains artistes actuels admettent s’inspirer de leurs œuvres.
Tangerine Dream (sur Wikipédia)
Créé en 1967, premier disque en 1970 (« Electronic Meditation » ). Pour beaucoup de monde ce célèbre groupe allemand est le précurseur en la matière. Les débats font souvent rage sur les forums de fanatiques, chacun essayant d’attribuer l’origine de la musique électronique à son favoris. Le groupe a subi quelques modifications de personnel depuis ses débuts, son créateur Edgar Froese est le dernier membre original.
Klaus Schulze (sur Wikipédia)
Né en 1947 à Berlin, premier disque en 1972 (« Irrlicht » ). Sa relative discrétion sous nos latitudes ne l’empêche pas de remplir copieusement les bacs des magasins de disques. Il a gagné une petite notoriété en devenant le batteur du très célèbre groupe « Tangerine Dream » au début des années 70 avant de se lancer dans une carrière solo. Difficile d’avoir une photo de lui sur scène de face. Il a également joué avec d’autres artistes et composé de nombreuses œuvres sous le nom de Richard Wahnfried.
Jean-Michel Jarre (sur Wikipédia)
Né à Lyon en 1948, premier disque en 1971 (« La Cage » ). L’homme aux concerts gigantesques, il est une référence dans le domaine. Détail amusant : Il choisit souvent ses titres francophones aux sonorités connues des anglophones : « Rendez-Vous » , « Équinoxe » , « C’est la Vie » , etc. Il a composé quelques tubes pour des artistes de variété tels que « Les mots bleus » pour Christophe et « Où sont les femmes » pour Patrick Juvet. Son premier grand succès reste « Oxygène » en 1976, suivit par « Équinoxe » , « Les Chants Magnétiques » , « Zoolook » , « Rendez-vous » et bien d’autres.
Vangelis (sur Wikipédia)
Né en 1943 à Volos en Grèce, de son vrai nom Ευάγγελος Οδυσσέας Παπαθανασίου, premier disque solo en 1970 (bande originale du film « Sex Power » , bon début). Comme tout Grec qui se respecte Vangelis a notamment joué dans le groupe de rock de Demis Roussos « Aphrodite’s Child » , avant de se lancer dans une carrière solo, ce qui lui à d’ailleurs bien réussi. Il a notamment écrit de très belles musiques de film comme par exemple « 1492 : Christophe Colomb » ou « Blade Runner » (on retrouve d’ailleurs clairement la sonorité du thème dans l’extrait de « Dervish D » ci-dessous).

