Un de mes visiteurs réguliers a récemment mis en doute mon appartenance à la cause geek, je me vois donc dans l’obligation de contrecarrer cet odieux mensonge à l’aide d’un démenti officiel : Un billet entier consacré à un vieux film de science-fiction.

Silent Running est donc un film de science-fiction réalisé par Douglas Trumbull en 1972. Il raconte l’histoire du vaisseau spatial Valley Forge, porteur des derniers spécimens végétaux depuis que la terre a été stérilisée par des inconscients qui roulent en 4×4 et ne recyclent même pas le verre ou l’aluminium.



A son bord, une poignée de techniciens accompagnés par le botaniste Freeman Lowell (Bruce Dern), grand amateur d’écussons à coudre.



Freeman aime bien la nature, les fleurs et les lapins. On le voit ici en plein rapport intime avec un arbuste majeur et consentant.



Ainsi donc, lorsque l’ordre militaire (et donc absurde) de détruire les serres arrive de la Terre, Freeman tue l’équipage et prend le contrôle du vaisseau. Heureusement il n’est pas seul, Huey et Dewey, deux robots grotesques l’accompagnent dans sa fuite intergalactique (en fait ce sont des nains dans les costumes).



La suite du film est un long monologue entre un humain solitaire et deux robots muets, l’apogée du burlesque étant l’interminable scène de poker.



A noter que la version française apporte une touche bizarre de « respect your microwave » . Concrètement, Freeman vouvoie curieusement les deux horribles robots nains, sans doute pour apporter un peu plus d’humanité à ce film qui ne contient finalement qu’un seul acteur. À voir donc en version originale, qui est l’anglais je te rassure. La musique quant à elle est plaisante et très axée seventies, ce qui change quand même du registre classique associé par la suite aux Star Wars ou similaires.

Silent Running est avant tout une dénonciation du paradoxe de l’humain, espèce vivante et intelligente dans laquelle la connerie monumentale côtoie une bonté allant jusqu’au sacrifice ultime. Il nous montre que dans le futur l’humanité sera toujours divisée sur la question de l’écologie, et que l’on portera aussi accessoirement des combinaisons ridicules. , ,    Imprimer Imprimer   
Le monde de l’informatique est sans pitié, tel pourrait être le slogan de Tron, film geekesque mais néanmoins mythique sorti en 1982.

L’histoire est celle de Kevin Flynn (Jeff Bridges), un programmeur de jeux vidéos dont les codes sources ont été volés par son ancien employeur, un industriel impitoyable prénommé Ed Dillinger (David Warner). Avec l’aide de son ami Alan Bradley (Bruce Boxleitner), Kevin va pénétrer dans le système informatique de l’entreprise à la recherche de la preuve qui lui permettra de récupérer les droits d’auteurs sur ses créations.

Seulement voilà, en pleine tentative de hackage, notre héros se fait désintégrer puis reconstituer à l’intérieur même du système informatique, se retrouvant à la merci du Master Control Program, un logiciel d’échec ayant évolué en dictateur fanatique de jeux vidéos qui prend un malin plaisir à voir ses prisonniers s’entretuer dans des joutes virtuelles. La plus célèbre d’entre-elles étant la légendaire course de Lightcycles, oeuvre cinématographique qui demanda aux concepteurs des jours de modélisation au clavier (pas de souris au début des années 80), suivis par des jours de calculs sur les ordinateurs de l’époque.



Bref, avec l’aide de Tron (un logiciel de piratage conçu par Alan Bradley), Kevin Flynn devra parcourir les méandres des circuits imprimés afin de détruire le vilain MCP, bouuuuh.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il semblerait que Walt Disney Pictures soit en plein tournage de la suite appelée TR2N, une bande annonce piratée et de très mauvaise qualité circule d’ailleurs sur le web. Ce film serait ainsi donc la suite la plus tardive dans l’histoire du cinéma, soit vingt-huit ans après le premier volet. Une rumeur quasi-fondée voudrait même que l’acteur Jeff Bridges reprenne son rôle de Kevin Flynn, la musique serait quant à elle composée par Daft Punk.

Autant dire que tous les geeks du monde sont sur le qui-vive. , ,    Imprimer Imprimer   
Vu l’activité brûlante de l’actualité genevoise on constate vite qu’il vaut mieux passer ses journées devant la télévision plutôt qu’à l’extérieur, au moins on risque pas de se faire trucider par un maniaque armé par la confédération.

Si t’aimes toutefois l’hémoglobine par écran interposé alors je ne peux que te conseiller la visualisation d’une nouvelle série américaine appelée « Monsieur Choupinou le lapin des ténèbres » .

Nan je déconne, relis le titre du billet en fait.

A cheval entre Scream et les Dix petits nègres d’Agatha Christie, cette unique saison de treize épisodes raconte l’histoire d’une bande de djeunz partis célébrer un mariage sur une île peu peuplée.

Jusque là ça a l’air chiant je te l’accorde, le petit plus gentillet de la série c’est que tous nos beaux invités vont se faire trucider one by one, comme le dit la voix de gamine au début de chaque épisode. Le tout bien évidemment de manière sanglante, c’est pas pour les enfants, file dans ta chambre.



En fait, le scénario est tellement naze que ça devient jouissif. On retrouve tous les clichés des films d’horreur, de telle sorte que dès le premier épisode on peut ainsi déterminer avec quasi-certitude qui va clamser ou non. On dénombre pèle-mêle parmi les futurs morts : La blonde idiote et insouciante, son copain blond qui veut la demander en mariage, le frère psychopathe avec au fond un bon fond, le tonton extraverti super gentil qui aime se balader seul en forêt de nuit quand il y a du brouillard, le père riche et conspirateur, l’ancien amant à la gueule de fouine qui conspire avec le papa précité, la femme adultère (règle de base : pas vierge = future morte), et j’en passe.

On note également que tout le monde est curieusement beau. L’intrigue est censée avoir lieu sur une île de pêcheurs moches isolés du monde, et pourtant les bars locaux sont remplis de top models. J’adore.

Heureusement pour le moral, tout le monde ne va pas crever et les règles d’or seront probablement respectée, ainsi survivront surement : Le futur mari fidèle et un peu stupide, la petite fille flippante qui entend des voix de son « nouvel ami », la fille de la mère assassinée au même endroit sept ans plus tôt par un malade. Bref, tous les puceaux, innocents, purs ou trop jeunes pour politiquement passer l’arme à gauche dans une série tout public.

Le premier épisode commence tranquillement par un mec qui passe à travers une hélice de bateau, ensuite ça devient heureusement un peu plus gore, ouf.

Finalement, cette série d’horreur reste un bon divertissement bien crado et bourré de clichés du genre.    Imprimer Imprimer   
Un peu de culture de temps en temps ne fait pas de mal, ainsi donc pour faire court je te conseille vivement l’achat de la bande originale du film Slumdog Millionaire. Un mélange de musique électronique et indienne vraiment bon.



Et si tu n’as pas vu le film, fonce! ,    Imprimer Imprimer   
Enseigner la programmation aux débutants est un vrai moment de plaisir, on a toujours l’impression de parler une langue extraterrestre.

« Comme je le disais, en Java le polymorphisme est utilisé conjointement à l’héritage ou à l’implémentation d’interfaces. » 

Parfois les sous entendus sont amusants.

« Dans ce cas vous devriez utiliser une collection de String. »

Les cours d’informatique de base ont aussi leurs termes graveleux.

« La plus petite unité informatique est le bit. » 

On pourrait croire que le pire est atteint, mais il n’en est rien. Les ordinateurs du futur utiliseront la technologique quantique qui sonnera le glas des bits. Et le nom de la nouvelle unité de base?

Le qubit!

En attendant la kooye et le fyon, on peut constater que l’informatique du futur est vraiment prometteuse. , ,    Imprimer Imprimer   

Lors de l’été 1997, le système de surveillance sous-marin de la United States Navy a enregistré a plusieurs reprises un bien curieux son d’ultra-basse fréquence émit dans les eaux de l’océan Pacifique. Un nom de code lui a même été donné, le Bloop. Les chercheurs se sont penchés dessus mais n’ont rien trouvé qui expliquerait ce phénomène, les hypothèses fusent.

- Baleine bleue gigantesque
- Sous-marin nucléaire top secret
- Plusieurs créatures marines hurlant de concert
- Chants d’icebergs
- Monstre marin inconnu

Il n’y a actuellement toujours aucune explication scientifique concrète sur son origine, et pour corser l’enquête il n’a plus été entendu depuis lors.

Petit extrait normalisé des meilleurs moments.

Le lieu d’émission a été localisé proche du point Némo, c’est-à-dire le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée, ce qui ne fait que renforcer le mystère. Le son s’est ensuite propagé dans un rayon aquatique de cinq-mille kilomètres et a ainsi pu être détecté et enregistré.

Flippant non?

Sources : Bloowatch, Wikipedia

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En ces temps où les séries télévisées américaines truffées d’effets spéciaux donnent du fil à retordre aux cardiologues, il en est une qui apporte une grande bouffée de détente musicale et humoristique, il s’agit de Flight of the Conchords. Très peu connue sous nos latitudes elle raconte l’histoire de Bret et Jemaine, deux musiciens néo-zélandais fraichement débarqués à New York dans l’espoir d’y obtenir le succès promis par le rêve américain. Leur entourage se compose de Murray, leur manager qui cumule la double casquette d’employé au consul de Nouvelle-Zélande, et Mel, la présidente/secrétaire/trésorière et unique membre de leur fan-club.

Cette série est un mélange indescriptible de genres, les discussions proches de The Big Lebowski côtoient des scènes chantées dignes des plus grandes comédies musicales télévisées, le côté kitsch en plus.

Certaines phrases sont déjà cultes outre-Atlantique, it’s business time !



La première saison s’est terminée fin 2007 aux États-Unis, la saison deux a malheureusement été annoncée comme la dernière. En effet, Bret et Jemaine (ce sont leurs vrais noms) qui sont également producteurs de la série ont épuisé leur stock musical et préfèrent opter pour la qualité plutôt que la quantité. La déception des fans est grande, mais la décision se comprend et est totalement approuvée par le public.



Cette série est bien évidemment à visualiser en version originale, les sous-titres seront toutefois conseillés aux non-anglophones car l’accent néo-zélandais donne parfois du fil à retordre, c’est d’ailleurs un sujet de calembours récurrent lors des scènes de discussions incluant des américains.

- I think he’s dead.
- He did what?
- No, he’s dead!
- Yeah, he did, he didn’t…
- No! He’s DEAD!


Au passage, si quelqu’un sait ce qu’est un « conchord » ce serait gentil d’éclairer ma lanterne, aucun dictionnaire en ligne ne connait ce mot.

(ah ouais rien à voir mais « cachalot » sous Google Translator se traduit en « sperm whale » , ha ha)    Imprimer Imprimer   
Nous sommes il y a plus de deux-mille ans, Jules César s’apprête à combattre les vaillants Helvètes dirigés alors par le cruel Caïus Blocherus. Après avoir longuement voyagé Jules installe son campement dans la petite bourgade de Genava, au bout du Lacus Lemanus. Les siècles qui suivront les locaux utiliseront ensuite différentes dénominations pour définir le point d’eau, le lac portera quelque temps le doux nom de Lac de Lozanne, sachant qu’à l’époque (XVIe siècle) le petit bout fin situé à l’ouest est alors appelé Petit Lac.



Par la suite, grâce à sa production de longeolle, Genève devient très connue dans l’univers et les étrangers prennent la fâcheuse habitude de parler de Lac de Genève pour nommer l’ensemble du lac, au grand dam des milliards de vaudois qui se révoltent en créant le papet vaudois pour tenter de supplanter leur terrible adversaire.

Au fil du temps le terme actuel de Lac Léman est adopté par les Savoyards (gare gare!), les Vaudois et les Valaisans, tous les grands auteurs de l’époque et jusqu’au siècle des lumières adoptent ce terme dans leurs écrits.

De nos jours la confusion règne. Officiellement il semblerait que le terme Lac de Genève soit toutefois réservé à la petite partie à l’ouest (également appelée Petit Lac), le reste étant appelé Lac Léman. Le problème est que les anglois utilisent le terme Lake Geneva, et les allemands Genfersee, ce qui peut évidemment prêter à confusion. Les italiens, eux, disent curieusement Lago Lemano, surement une réminiscence du latin.

Notons au passage que les Genevois ont toujours la fâcheuse tendance à utiliser le terme de Lac de Genève, mais en fait c’est surtout pour taquiner les Vaudois. :mrgreen:

(Sources : SISL, Wikipedia) , ,    Imprimer Imprimer   
Le week end parfois on ne sait que faire, alors on prend la voiture et on roule. On peut choisir de voyager sur les autoroutes helvétiques jusqu’à ce que les « Sorties » deviennent des « Ausgang » . Ou alors on peut sortir juste avant.

On peut aussi visiter une très jolie ville, avec des rues aux noms parfois francophones, parfois germanophones, parfois les deux.

On peut croiser des arches aux inscriptions étranges.



Signe d’un temps jadis où les jeunes mariés quittant l’Hôtel de Ville devaient traverser cette rue pour rejoindre la Cathédrale afin d’y obtenir une bénédiction nuptiale selon les normes religieuses en vigueur.

Dommage que je ne me souvienne plus du nom de cette ville.

Avec toutes les indications fournies, quelqu’un aurait une idée? ,    Imprimer Imprimer   


Saison quatre terminée. Mais que les fans se rassurent, Hugh Laurie (alias Dr House) a signé pour jouer ce rôle jusqu’en 2011.

Donc pour ceux qui n’auraient pas la chance d’être à jour je peux vous annoncer que le dernier épisode se termine en beauté. Gregory House subit une opération et devient « Madame House » (en français dans le texte). Elle devient alors la plus grosse vendeuse de drogue de la ville et transforme l’hôpital en lupanar.

Cool non? , ,    Imprimer Imprimer