A votre avis, combien de temps avant de voir cette affiche encombrer les supports publicitaires de la ville?

Contradiction


Merci à l’inconnu pour l’idée ;)
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Si certains boulots s’imposent aggressivement dans la vie privée des travailleurs, la journée standard d’un publicitaire genevois peut en revanche être résumée en quelques étapes simples :

10h30 : Se réveiller avec une idée grotesque
10h31 : Appeler un graphiste et lui demander de mettre ladite idée en pratique
10h33 : Aller pisser
10h35 : Retourner se coucher

Ainsi donc au détour d’une rue de notre magnifique cité, on découvre avec une certaine nausée qu’un colleur d’affiche sous-payé a posé sa plaque contre le mur d’un restaurant bon marché.

La contradiction du jour


« Maintenant que j’ai mon 4×4, la neige peut bien arriver. » , le slogan aurait pu paraître amusant s’il ne vantait pas les mérites d’un organisme aussi important qu’une banque, on aurait en effet pu croire au titre d’un nouveau spectacle comique de Shirley et Dino.

Partant du principe que ces imposantes machines de guerre pour bourgeois egocentriques font partie intégrante du réchauffement climatique, alors le message secondaire profondément caché dans ce panneau peut tout à coup sembler fort intéressant : « Maintenant que je réchauffe encore plus la planète j’aimerais bien voir de la neige. ».

Suis-je le seul à y voir une contradiction ridicule?
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L’appareil de développement de photos numériques situé à côté de l’entrée de la Migros de Balexert est un exemple de plus dans la lignée des réussites technologiques. Après avoir été dépouillé de 50 centimes mystérieusement obligatoires, vous êtes immédiatement gratifié d’un sympathique message d’erreur Windows.

Photoplus


N’essayez pas de tapoter l’écran en vue de refaire fonctionner l’appareil, l’interface n’est pas tactile. N’allez pas non plus réclamer un quelconque remboursement au service après-vente de la Migros situé juste derrière, ce ne sont pas eux qui gèrent l’appareil. Et quand vous demandez qui s’en occupe, la charmante préposée vous répond en souriant : « Il y a un numéro de portable indiqué sur l’appareil, mais le type ne vous répondra pas car on est samedi. » .

Ô toi progrès, merveilleux progrès!
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Jadis le charmant mais néamoins rustique village de Cadoltzbourg (à moins que je ne confonde) fut subitement envahi par une nuée de rats nuisibles. Prise au dépourvu, la pauvre communauté fit alors la seule et unique chose envisageable pour le bien de tous, elle engagea un joueur de flûte. Ce souffleur de talent charma ces vilaines bestiolles au son de son beau pipeau et les emmena prendre un bain de minuit hors de la ville. N’ayant pas reçu le salaire promis (management quand tu nous tiens), le musicien fit ensuite par vengeance de même avec les enfants du village, et ceci sans le moindre remord. Son descendant est d’ailleurs actuellement président des Etats-Unis, ce qui explique au passage son penchant pour le pipeau et la mort d’enfants innocents.

De nos jours les rats ont abandonnés les rues de nos villes, mais que l’on se rassure, un autre animal l’a aisemment remplacé.

Contredanse


Si quelqu’un connait un joueur de flûte qu’il me contacte, je sais comment les attirer.
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Jadis les gens étaient irresponsables.

Puis vint un jour où une poignée de réactionnaires se mirent à réflechir, ces érudits remarquèrent un lien de cause à effet entre l’action d’avaler la fumée des cigarettes et cette curieuse affliction tristement nommée « mort ».

Un jour de 2006, un publicitaire genevois fraichement décongelé de cette belle époque insouciante eut une idée originale pour son slogan.

Davidoff


Thank you Zino, au nom des milliers de malades et de morts.
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Lorsque Kévin va à Ikea le samedi, Kévin sort sa fiancée du garage. Et lorsque Kévin se rend alors compte qu’il n’est pas seul sur Terre, Kévin devient fou et fait comme si.

Ikea
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F-16Dans quelque jours le peuple Suisse sera appelé aux urnes afin de modifier (ou pas) notre sacro-sainte constitution. Si la nouvelle loi vicieusement appelée « Loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est » passe alors la Confédération versera 200 millions de francs suisses chaque année pendant cinq ans aux pays d’Europe de l’Est, soit un total d’un milliard de francs suisses. L’initiative peut sembler jusque là louable, les riches aident les pauvres, tout le monde il est gentil, bla, bla, bla.

Seulement voilà, la Pologne (qui fait donc partie de l’Europe de l’Est) vient d’acheter quarante-huit avions F-16 au constructeur américain Lockheed Martin, ceci pour un montant total de 3.5 milliards de dollars.

D’un avis propre, s’ils ont assez d’argent pour se payer des avions de combat c’est que leurs priorités ne sont pas ailleurs. J’espère donc que vous saurez quoi voter le 26 novembre prochain.
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Note pour plus tard

Ça lui évitera de souffir.
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La pédale de droiteChaque matin la population motorisée de notre chère et tendre confédération observe un rituel fort étrange mondialement connu sous le nom de « Trajet ». Pour l’occasion chaque citoyen s’équipe de sa fidèle arme à deux ou quatre roues puis se lance hardemment dans l’arène sous les yeux ravis des piétons spectateurs. Le chevalier routier y trouve de nombreux adversaires contre lesquels il peut livrer de valeureux combats épiques, combats dont l’issue peut parfois être fatale pour les moins habiles d’entre-eux. Comme tout divertissement un certain nombre de règles régissent cette joute des temps modernes, en voici un extrait.

Hors agglomération, la vitesse des véhicules est limitée à 80 km/h.
 
 


Quatre-vingt, huitante, octante, quelque soit sa prononciation nous sommes en présence d’un nombre représentant une borne en deça de laquelle le conducteur ne met pas en danger son précieux permis.

Quatre-vingt, pas septante, pas soixante, ni même cinquante. Voici donc une solution pour toi qui chaque matin tremble de peur sur les routes de campagne lorsque l’aiguille de vitesse dépasse dangereusement celle de l’escargot paraplégique, abandonne la bataille et va vite rendre ton permis au service des automobiles, tu feras des heureux et éviteras ainsi une défaite humiliante si par malheur je venais à te recroiser.
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Lorsqu’une communauté met à disposition un objet d’admiration il y a toujours un païen pour aller détruire l’oeuvre en question. Il est en effet dans la nature de l’Homme de vouloir façonner un monde à son image au détriment des opinions de ses concitoyens, les idéologies inconnues font peur.

Ainsi, lorsqu’une commune décore joliment un bord de trottoir avec de gigantesques crayons de couleurs, le petit con illettré se fera un devoir de rapidement démolir ce symbole de culture.

Crayon cassé
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