J’ai de la chance, je fais partie de la population active, tout comme une bonne moitié du peuple helvétique. À l’instar de mes collègues je me lève chaque jour de la semaine dès potron-minet pour aller vaquer à un grand nombre de tâches diverses et variées, attendant impatiemment le temps libre en fin de semaine et l’enveloppe de salaire en fin de mois.

Je mets ainsi mes services d’informaticien à disposition de la communauté, moyennant rétribution cela va de soi. Dans la vie de tous les jours mes compétences ne me sont pas très utiles, j’atteins vite mes limites, surtout cette nuit.

Car cette nuit, j’aurais aimé être généticien.

Si j’avais été généticien j’aurais créé ma créature, mon bébé, mon être vivant à moi rien qu’à moi. Je lui aurais donné quelques gènes d’Alien, pour sa rapidité et sa capacité à marcher sur les murs et au plafond. Aucune cible ne lui échappe, il te traque jusqu’à la fin.


Un pointe de Splice pour l’aspect esthétique féminin, ça attire toujours le mââââle en rut. Il est généralement trop tard lorsqu’il se rend compte que son accès de testostérone va lui couter la vie dans les secondes qui suivent.


Un soupçon final de Predator, parce que voir dans le noir c’est quand même super utile. Le soleil n’est pas toujours au top et l’éclairage public est assez fadasse par endroits.


Une fois mon enfant démoniaque créé j’irais dans mon frigo me chercher une Smirnoff Ice, je me poserais sur mon balcon et je lâcherais ma bête dans la rue en bas de chez moi. Cette rue traversée par ces supporters de football bruyants, avec leurs cornes de brumes, leurs vuvuzelas, leurs klaxons et leurs cris sauvages, le tout malgré l’heure tardive en cette belle nuit de semaine.

Je regarderais le spectacle avec délectation, je verrais mon bébé ouvrir un à un lesdits supporters comme de vulgaires boites de bouffe pour chat, crachant furieusement quelques jets d’acides à la « alien style » dans le dos de ceux qui tenteraient de fuir. Une fois repus mon rejeton s’amuserait un peu avec les restes, infligeant quelques outrages aux survivants qui regretteraient du coup d’avoir acheté de si grandes vuvuzelas.

C’est vraiment con que je ne sois qu’informaticien.
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Ce n’est pas simple de vouloir faire rire les gens.

Voilà presque deux années, je lançais le kikoololisateur (dire que certaines personnes ne connaissent pas encore), un site web dont le but est de convertir n’importe quelle page web francophone en langage d’illettré.

Techniquement le principe réside sur un vieux concept connu sous le nom de « proxy web » , détourné via quelques manipulations génétiques hasardeuse. Le site web ciblé est d’abord lu par le script, les mots sont modifiés en langage SMS, puis le site est finalement affiché à l’utilisateur final qui se marre un bon coup.

Ou pas.

Parce que oui, il y a sur Terre des gens qui ne rient pas, car on ne kikoololise pas n’importe quel site en toute impunité mon brave monsieur.



Techniquement les données ne font que transiter par le kikoololisateur, il n’y a ni copie locale, ni vol de données, ni intrusion de quel type que ce soit. Comment un bête script en PHP posé sur un serveur web pourrait-il d’ailleurs être plus puissant qu’un bon gros hacker qui passe ses soirées au fond de sa cave?

Si cette question est aujourd’hui soulevée, c’est qu’en deux années de kikoololisation intensive j’ai vu passer une quantité anormale de personnes réactionnaires plus ou moins loufoques.

L’histoire a commencé environ une année après la mise en service, les statistiques de fréquentation du kikoololisateur grimpaient tels des bonus de banquiers. La raison était simple, certains visiteurs d’Asie s’en servaient pour accéder à des sites bloqués par leur gouvernement. Mise en place du premier blocage en fonction de l’origine et de la langue du site, le kikoololisateur devenait xénophobe.

Même période, tant qu’à faire, blocage des sites de boules et verrouillage automatique entre 22h00 et 10h00.

Été 2009, apogée du burlesque, un coup de téléphone sur mon portable privé, le mec soi-disant informaticien l’avait obtenu selon ses dires après moultes démarches auprès de son fournisseur d’accès (alors que n’importe quel manoillon sait faire un whois). Sur un ton hystérique et bredouillant le mec explique agressivement que je lui ai piraté son site, qu’il va porter plainte et que ça ne va pas se passer comme ça. Personne ne me parle sur ce ton et je lui raccroche donc plusieurs fois au nez durant la conversation, le mec tenace me rappelle à chaque fois. Les explications auront quand même duré une bonne demi-heure au total, pour se solder sur un semblant de compréhension de sa part.

Parsemés de-ci de-là au fil des années, un certain nombre d’emails plus ou moins polis de personnes prétendant avoir été piratées par le kikoololisateur, lui reprochant des vols d’images protégées, des intrusions de bases de données et j’en passe.

Une clause explicative a d’ailleurs été ajoutée en bas de la FAQ du kikoololisateur, car pour le dire de manière polie et poétique, ça me scie les couilles de devoir mettre au point la même chose à chaque fois, à savoir :

- Ton site web n’est pas copié par le kikoololisateur, il est juste lu comme le ferait n’importe quel navigateur, le code HTML est modifié à la volée puis réaffiché de manière amusante. Les fichiers du site ne sont évidemment pas touchés, car c’est techniquement impossible sans le mot de passe FTP.

- Tes images ne sont pas volées, si tu crois le contraire alors toute personne qui visite ton site web est également un voleur. Si tu ne veux pas que les gens voient tes photos, alors ne les met pas sur Internet.

- Ta base de données MySQL ou que sais-je n’est pas piratée, sans le mot de passe adéquat un bête script PHP ne peut pas s’y connecter pour en dérober le contenu.

- Il n’y a aucune intention de nuire là derrière, car je ne suis pas comme tu le penses un méchant pirate sans scrupules. J’ai une vraie vie dans le vrai monde, et autre chose à faire de mes journées.

Tout restera donc en place pour l’instant, mais vraiment, vouloir faire rire les gens n’est pas aussi facile que l’on croit.
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Il est difficile de résister à la tentation de communiquer son énervement au monde qui nous entoure, conspuer publiquement quelque chose de détestable n’a pas toujours forcément un impact négatif, dans le sens où cela offre à l’élément ciblé une certaine publicité gratuite. Ce sera donc l’unique billet sur le sujet.

Tu l’auras probablement compris, je vais te parler de l’Union Démocratique du Centre, qui n’a de centre plus que le nom. Leur fer de lance du moment vise la construction de minarets, le parti cherche à modifier la loi helvétique en ajoutant un simple article à celle-ci.

La construction de minarets est interdite.


Réputé pour ses affiches xénophobes, le parti est pour le coup resté dans sa ligne provocatrice.



La femme lourdement oppressée, le pays à l’ombre d’une religion qui n’est pas la sienne, tous les éléments sont une fois de plus réunis pour jouer avec l’émotionnel de l’électeur réactionnaire.

L’affiche a déjà été interdite dans quelques villes de Suisse (Bâle, Lausanne, Yverdon), d’autres sont en ce moment en train de se tâter pour voir si elles vont leur emboiter le pas. On l’espère. Genève quant à elle a autorisé hier la pose du placard afin de ne pas provoquer le phénomène du martyr. Le président de l’initiative anti-minarets a déclaré dans le « Tages-Anzeiger » que si cette censure devait se généraliser…

« Nous ferons soit de l’affichage sauvage, ou alors nous placerons nos placards sur des espaces privés.« 


Deux solutions illégales. L’UDC semble se diriger volontairement vers une forme de défi indigne d’un parti politique helvétique.

Non contents de leurs dérives fédérales, la section cantonale genevoise reste fidèle à la provocation de la maison mère et a publié en début de semaine un encart explicite dans la « Tribune de Genève » . Le sujet est différent, le ton est le même. La construction d’une liaison ferroviaire entre Annemasse (ville française) et Genève est en cause.



N’ayant pas consulté le reste du parti avant de publier ce torchon vindicatif le président de la section genevoise s’est du coup mis à dos tout le reste de ses acolytes, sa démission risque d’ailleurs d’être exigée lors de leur prochaine réunion. En France, le maire d’Annemasse a décidé de porter plainte contre lui pour « incitation à la haine raciale ou propos xénophobes » .

L’UDC joue une fois de plus le jeu lamentable de la provocation, n’oublie donc pas d’utiliser ta tête ce dimanche lorsque tu éliras nos nouveaux députés au Grand Conseil.

Petite retouche personnelle de l’affiche genevoise exceptionnellement modérée, l’originale est ici.



Les taches de rousseurs sur les bras sont naturelles, c’est pour faire plus suisse.
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J’hésite souvent avant de répondre lorsque je reçois un appel masqué sur mon iPhone professionnel hors des heures de boulot.

Cette fois-ci, j’aurais du m’abstenir.

« Bonjour, vous avez récemment téléchargé l’application mogoRoad sur votre iPhone depuis l’AppStore, j’aimerais savoir ce que vous en pensez.« 

Mauvaise surprise.

Il semblerait effectivement que l’application mogoRoad récupère et transmet nos données personnelles à des fins marketing, notamment notre numéro de téléphone. La personne au bout du fil a en effet tenté de me vendre la version payante du logiciel.



En langage informatique, un programme qui effectue une collecte d’informations personnelles sans l’accord de la personne concernée est légitimement appelé Spyware, une catégorie tristement célèbre proche des virus informatiques.

En ce qui me concerne, désinstallation immédiate et irrévocable du logiciel, avec report à Apple.

Et pour troller gaiement : Avant d’installer une application sur Android, tu as un message t’indiquant quelles fonctions de ton téléphone seront utilisées. Par exemple s’il est explicitement indiqué « Accès aux informations personnelles » , alors mieux vaut s’en passer. Rien de tout cela sur l’iPhone, malheureusement.
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S’il est une pensée de nos ancêtres du Moyen Âge qui a traversé les siècles, c’est bien l’obscurantisme.

Le préposé fédéral à la protection des données a réclamé vendredi que Google retire immédiatement le service « Street View » qu’il a commencé à proposer sur sa carte de Suisse. Pour lui, les conditions de protection de la vie privée des habitants ne sont pas remplies. Hanspeter Thuer relève que de nombreux visages et plaques d’immatriculation de véhicules n’ont pas été masqués ou ont été insuffisamment floutés. Google se se dit surpris par cette réaction et a reçu peu de demandes de modifications.

(Source : TSR)


Demander le retrait d’une technologie novatrice pour quelques problèmes plus que mineurs, c’est punir tout un peuple pour un dissident. La nouveauté fait peur, en Suisse surement plus qu’ailleurs.

Il y en a toujours un pour râler, c’est un standard de l’humanité, le problème survient quand on a donné du pouvoir à cette personne.
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La démocratie Suisse est merveilleuse, quand un citoyen a soudainement une idée intelligente pour améliorer la qualité de vie générale il lui suffit alors de récolter 100’000 signatures pour voir son initiative transformée en votations populaires.

Il y a toutefois un obstacle à franchir, une résistance obscure, un mur mystérieux appelé « Conseil Fédéral » .

Quelque soit le nombre d’adhérents à l’idée de départ, quelque soit l’apparente motivation populaire, le Mur peut à tout moment décider de lui-même de rabaisser purement et simplement la demande du peuple.

C’est ce qui est malheureusement arrivé mercredi, l’initiative « Pour la protection face à la violence des armes » a été refusée par le Mur, en douce, sans la moindre annonce officielle.

L’avis du peuple et sa crainte de la prolifération des armes de service a été ignorée, elle était pourtant soutenue par 74 partis et associations.



Pour conclure ce billet, citons l’argument imbattable d’un haut membre de l’UDC qui s’est exprimé samedi sur les ondes de la RSR.

Il faut quand même rappeler que l’arme la plus dangereuse dans notre pays, c’est le couteau de cuisine.


Indiscutable.
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Le parking du centre commercial de Balexert est souvent complet le samedi après-midi, les voitures s’alignent en rangs serrés.

Heureusement pour lui, le célèbre « homme au cul d’éléphant » a trouvé une technique infaillible pour réussir à sortir de sa voiture malgré son énorme handicap.

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Attention, ça commence très fort.
La « fumée passive mortelle » est une gigantesque ânerie de la propagande de milieux prohibitionnistes sectaires.

Cette affirmation grotesque ne provient pas d’un vieux réactionnaire du début de siècle passé, mais d’une association genevoise tout à fait actuelle qui milite activement pour la transmission à grande échelle du cancer du poumon, niant ouvertement et de manière officielle les dangers et désagréments de la clope pour l’entourage des fumeurs.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que le récent référendum pro-clope soutenu par ladite association a finalement abouti hier après avoir récolté une dizaine de milliers de signatures, notamment via les gérants de bars sur leur clientèle éthylisée. Le gros problème est que cette action a eu un effet suspensif sur la loi anti-tabac qui devait entrer en vigueur le 17 mars prochain, nous devrons donc à priori encore subir pendant plusieurs mois les habituelles émanations nauséabondes en guise de dessert. De plus, à moins d’une annulation providentielle de la navrante initiative déposée, le peuple devra se prononcer pour maintenir (ou pas) la fumée dans les restaurants de moins de quatre-vingt mètres carrés, c’est à dire la grande majorité.



Pour la petite histoire personnelle, la consternante pétition m’est passée sous le nez il y a quelques semaines dans un bistrot, ma chemise et mes cheveux empestaient le cendrier froid et c’est donc naturellement que j’ai refusé de la signer. Mon collègue fumeur a pris la plume et, sans réfléchir une seule seconde ni lire le texte, a apposé sa signature en marmonnant une phrase pleine de belles paroles réactionnaires sur la privation de liberté et le choix de sa propre mort, sans évidemment mentionner le fait qu’il entrainait inexorablement tout son entourage dans sa déchéance sanitaire. Le plus curieux c’est que cette même personne qui venait de signer ce document a pu par la suite trouver infâme l’histoire de ce père de famille qui s’est suicidé après avoir flingué sa femme et ses enfants. Pardonne cette comparaison excessive mais il faut avouer que le principe de fond est pourtant le même, la violence de l’acte faisant office de différence. On accepte le fait de mourir, mais pas seul.

Quoi qu’il en soit, toute personne ayant signé le référendum pro-clope peut donc être considérée comme proche de l’irrespectueuse association citée au début de ce billet, les douze-mille signataires nient ainsi indirectement la toxicité et la létalité de la fumée passive.

Grâce à eux les oncologues ont une clientèle assurée, fumeuse et non fumeuse.
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En Suisse il existe une société privée mandatée par l’état dont l’unique but est de percevoir les redevances de radio et de télévision. Cette société de vampirisme légal coute paradoxalement 55 millions de francs suisse à l’état chaque année, argent qui pourrait être économisé si ladite taxe était perçue via notre système obscur d’impôt fédéral.

Ainsi donc la grande question médiatique de ces trois derniers jours est : Faut-il supprimer Billag?



La société au nom si explicite pour les germanophones emploie trois-cent personnes et n’a d’autre but d’existence que la ponction financière des foyers helvétiques. Je me souviens encore de cet homme sonnant à ma porte un soir d’hiver, je ne payais à l’époque que la redevance pour la télévision.

- Vous avez une voiture?
- Oui.
- Alors vous avez un autoradio.

Tu t’apprêtes à passer une soirée tranquille et tu te retrouves avec une amende et plusieurs mois d’arriérés de redevance radio, il y a des gens qui veulent être détestés. Tu peux prétendre que l’appareil de réception est incrusté dans ta bagnole et que tu préfèrerais être sourd que d’écouter les merdes qui passent sur la bande FM, rien à faire de ton explication, tu paies et tu fermes ta gueule.

De toute manière, depuis une année, toute personne possédant un accès Internet ou un téléphone mobile doit également passer à la caisse. Au final, fatalement, c’est toute la confédération qui raque.

Il faut être conscient que le système serait identique s’il passait par l’imposition fédérale, à la seule différence que les 55 millions qui servent à financer l’onéreuse société pourraient être réinjectés et ainsi donc faire baisser la taxe.

On devrait probablement voter d’ici peu sur le sujet, d’ici là tu peux toujours rejoindre le groupe Facebook de soutien romand, son équivalent suisse-allemand compte près de 30’000 membres.
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Le mardi 30 septembre 2008 a été un jour noir pour une des plus importantes valeurs helvétiques. En effet, depuis ce jour la Suisse n’est plus une démocratie.

Si je devais désormais décrire la Suisse politique à un étranger je le ferais en ces termes : « En Suisse, un citoyen ou une citoyenne peut à tout moment faire voter une loi s’il ou elle arrive à rassembler assez de monde. Dans le cas ou cette loi passe alors la plus haute autorité législative du pays peut toutefois arbitrairement décider de la faire abroger, allant ainsi à l’encontre de l’avis populaire. » .

Le peuple continuera de voter, mais dorénavant chacun sait que le Tribunal Fédéral se réserve un droit de regard sur les décisions populaires, même les plus unanimes. Sur simple requête d’une poignée d’agitateurs diplômés en droit la moindre loi même approuvée très majoritairement par le peuple pourra être dissoute en quelques jours, insultant les électeurs et bafouant leurs avis à priori insignifiants pour les yeux étriqués de l’autorité suprême.

En Suisse le droit de donner sa voix n’est plus que de la poudre aux yeux, lâchée vulgairement par quelques dirigeants afin de faire croire aux moutons helvètes qu’ils maintiennent un quelconque contrôle sur les lois de leur pays. Il n’en est malheureusement plus rien.



La crédibilité restante du fragile système helvétique a été anéantie par une simple petite bande de fanatiques droitistes irrespectueux, le suffrage universel n’est grâce à eux plus qu’une vaste blague.

L’arène politique suisse est un cirque emplit de clowns, le peuple n’est plus qu’un simple observateur impuissant regardant ce ridicule spectacle tragi-comique appelé « votations populaires » .

Pouet pouet.
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