Les genevois voteront le 11 mars pour accepter ou refuser une loi dont l’intitulé est trompeur.
Cette loi indique clairement que l’organisateur de la manifestation est responsable de tous les débordements qui pourraient survenir. Aucune personne n’osera prendre une telle responsabilité, cette loi n’est rien d’autre qu’une forme de censure.
Sur ses affiches, la section genevoise de l’UDC nous montre une image de violence urbaine, composée d’un attroupement de manifestants et d’une voiture en flamme.

La photo a été prise le 18 mars 2006 lors de la violente manifestation anti-CPE (Contrat première embauche) à Paris, les plaques européennes de la voiture indiquent clairement qu’il ne s’agit pas d’une manifestation helvétique.

Les concepteurs de l’affiche n’ont même pas été capables de trouver l’image d’une manifestation ayant dégénéré en Suisse, c’est dire l’utilité de cette loi.
Mais la critique ne s’arrête pas là, car figure-toi que j’ai pris la peine de contacter l’auteur de la photographie originale, un professionnel parisien au nom connu de la rédaction.
À mon grand étonnement il m’a affirmé ne pas avoir reçu la moindre demande de la part de l’UDC, lançant dans la foulée une riposte sur sa page Facebook.

L’utilisation de cette image a donc été faite sans le consentement de son auteur, un chapardage en bonne et due forme de la part d’un parti politique qui prône pourtant régulièrement le respect strict des lois helvétiques.




