Depuis quelques années Apple dicte sa loi dans le monde sans pitié de l’informatique, fort heureusement le pouvoir de cette entreprise se limite à de petits gadgets électroniques bien pratiques.
Et si Apple était un état, qu’en serait-il?
Les noms des produits commercialisés commenceraient tous par la lettre « i ». Le matin tu mangerais tes iCéréales dans ton iBol de iLait, en lisant ton iJournal dont le moindre contenu choquant aurait été censuré par le gouvernement.
Tout les objets du quotidien comporteraient les armoiries du pays, à savoir un dessin de pomme entamée, y compris les iPoires et les iBananes.
Toute affiche publicitaire, journal, émission de télévision ou article de commerce pourrait être retiré par les forces de l’ordre sans aucun avertissement ni aucune justification.
La religion serait l’État, et son prophète le dictateur aux commandes. Certains fanatiques seraient capable de rester pendant des heures dans une file d’attente à l’extérieur d’une église étatique, juste pour obtenir le dernier symbole religieux à la mode.

L’administration nationale ne communiquerait que par le biais de mystérieux messages courts, laissant ainsi le peuple spéculer pendant plusieurs semaines sur les prochaines lois potentielles.
Ta iVoiture aurait une apparence agréable, elle ne roulerait toutefois que sur des routes homologuées par le gouvernement, tu ne pourrais donc pas passer la frontière avec.
Chaque année un nouveau modèle de iVoiture sortirait, il serait uniquement disponible en deux couleurs (noir et blanc) et n’apporterait pratiquement aucune amélioration significative. Curieusement, tout citoyen l’achèterait malgré tout, en se réjouissant même plusieurs mois à l’avance.
Le capot des iVoitures serait verrouillé, rendant impossible tout changement de batterie. Si celle-ci se révélait défectueuse, le propriétaire devrait alors acheter une nouvelle iVoiture au prix fort, solution qui reviendrait étrangement moins cher qu’une simple réparation.
Le gouvernement prétendrait avoir inventé l’eau potable et l’air respirable, il déposerait les droits sur ces concepts et porterait plainte contre tous les pays voisins pour violation de brevet.
Les disques achetés ne pourraient être lus que sur des supports approuvés par le tyran, leur contenu n’appartiendrait ainsi pas aux acquéreurs.
Les artistes ne pourraient partager leurs œuvres privées qu’à une demi-douzaine d’amis, pour une plus large diffusion ils devraient s’acquitter d’une taxe et demander l’autorisation de l’État.
Tout le monde vivrait dans un trois-pièces standardisé selon un plan officiel, les différents meubles devraient être placés selon des critères rigoureux, certains seraient fixés solidement aux murs. Toute personne surprise à contourner cette loi dans le but de déplacer une chaise ou un lit perdrait immédiatement son droit aux prestations sociales.
Les loyers seraient hors de prix, alors que les étrangers vivant dans les pays voisins paieraient deux fois moins pour la même superficie. Pour une raison inconnue, les citoyens locaux resteraient dans leurs trois-pièces normalisés, défendant même ardemment ce mode de vie.
Tous les appareils électriques utiliseraient une prise spéciale, totalement incompatible avec celles des autres pays.
Le sexe serait banni, ainsi que toute forme de pornographie. La démographie serait maintenue à un niveau constant par le seul fait de l’immigration.
Les mendiants qui chantent dans la rue devraient verser trente pour cent de leurs revenus à l’État, les bénéfices des concerts de charité subiraient cette même taxation.
Parler publiquement d’une autre forme de gouvernement ou d’une autre religion impliquerait le bannissement immédiat du responsable, ainsi que de toutes ses œuvres.
Envoyé depuis mon iPhone.






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