Disséquer les affiches électorales est un jeu qui peu s’avérer amusant, forçant une réflexion que le premier coup d’œil ne permet évidemment pas.

Les prochaines votations cantonales auront lieu le 27 novembre 2011, le peuple genevois sera amené à se prononcer sur cinq points plus ou moins importants.


Le premier point concerne la loi générale sur les contributions publiques, derrière ce nom obscur se cache une modification d’une loi de 1887 dont la nouvelle teneur soumettrait les détenteurs de chiens à un impôts annuel variant de 50 à 100 balles suivant le nombre de bêtes. Les chiens d’aides aux handicapés, policiers ou hébergés dans des refuges seraient heureusement épargnés.

Il est important de noter que les clebs genevois sont normalement déjà taxés, sauf que plus de la moitié des propriétaires ne déclarent pas leur animal et sont donc hors-la-loi. La nouvelle loi vise donc simplement à régulariser un système existant.


Le deuxième point concerne l’abrogation d’une taxe appelée « droit des pauvres » , tristement connue par tout organisateur de tombola ou de soirée payante. Cette taxe remonte à 1845 et pompait une partie des bénéfices de toute manifestation artistiques, musicale ou sportive.

Elle a été en partie abrogée au début du millénaire et ne subsiste actuellement plus que pour les jeux d’argent. Les bénéfices sont actuellement répartis comme suit : 70% partent à l’Hospice Général, le reste à diverses associations telles que « Emmaüs », « Caritas », « Viol Secours », « SOS Femmes » ainsi que d’autres du même acabit. Son importance n’est donc pas à démontrer, le Grand Conseil recommande pourtant d’approuver le texte.


Le troisième point concerne la loi sur les droits d’enregistrements des actes notariés, le texte original et son explication sont chiants à mourir, je te l’épargne.


Le quatrième point concerne l’aide sociale individuelle (LASI), l’initiative veut remplacer le revenu minimum cantonal d’aide sociale (RMCAS) par un nouveau système d’aide aux chômeurs de l’extrême.


Le cinquième et dernier point est l’initiative « pour le droit à un salaire minimum » , qui d’après les premières discussions semble être une fausse bonne idée, avec l’exemple du SMIC français à l’appui. En effet, le « salaire minimum interprofessionnel de croissance » français introduit en 1970 est devenu un montant standard au fil du temps, tirant les rémunérations vers le bas.
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