sept 2011
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Je vais te parler d’une époque que les moins de trente ans ne peuvent pas connaitre, celle du Club Dorothée et de ses dessins-animés moralisateurs, dont certains sont même devenus cultes par la suite.
C’est par exemple le cas de « M.A.S.K. », acronyme de « Mobile Armored Strike Karnaval » (ou quelque chose comme ça), une unité d’élite majoritairement masculine qui aime porter des masques trois fois plus gros que leurs têtes.
Le trente-deuxième épisode a été diffusé pour la première fois le 12 novembre 1985, il raconte l’histoire du méchant baron allemand Fritz Von Hauser qui recrute la célèbre équipe V.E.N.O.M. (Vicious Evil Network of Mouloud), Némésis des M.A.S.K.
Fritz veut diffuser sur l’Allemagne un virus qui s’attaque à l’encre des Deutschmarks, effaçant définitivement leur surface et annihilant ainsi leur valeur. Le pauvre, si seulement il avait su qu’il suffisait d’attendre le passage à l’Euro pour voir s’effondrer l’économie européenne, il aurait économisé beaucoup de temps et d’énergie.
Bref, tout cela pour dire que l’épisode est censé se passer à Genève, du moins si on en croit le dialogue entre Matt Trakker et son fils Scott. Visuellement les images semblent plutôt indiquer que nous sommes à Disneyland, devant le château de la Belle au bois dormant.

Je veux bien croire qu’en 1985 le centre-ville de Genève n’était pas aussi urbanisé qu’aujourd’hui, mais il y a quand même des limites à respecter si on veut conserver un minimum de crédibilité.
L’épisode est en Suisse, et donc complètement orienté sur les clichés les plus courants. Scott ne parle que de bouffer du chocolat, il y a dix mètres de neige dehors et l’épisode commence dans une banque. Le fils à papa veut changer ses Deutschmarks contre des Francs Suisses, il les donne au banquier blond qui va probablement les jeter en vrac au milieu des liasses de billets éparpillés n’importe comment sur la table juste derrière lui.

Comme indiqué dans l’introduction, c’est à ce moment que le drame survient. Par un coup de malchance incroyable la douzaine de clients qui étaient justement venus au même moment changer leurs Deutschmarks voient leurs billets s’effacer avec un bruitage ridicule, car dans M.A.S.K. quand de l’encre s’efface ça produit un son.
Pendant que papa mène l’enquête, Scott en profite pour aller admirer son robot T-BOB qui patine sur un lac que je ne n’aurai pas l’indécence d’appeler « Léman ».
Tu remarqueras que T-BOB porte une tenue typiquement autrichienne, contrée qui n’est finalement pas si loin.

Ils vont ensuite faire du ski dans la région, miraculeusement devenue montagneuse pour l’occasion. Ils sont seuls sur les pistes et il n’y a aucune remontée mécanique visible, cet épisode est décidément rempli de mystère.

Pendant ce temps, l’équipe M.A.S.K. déboule dans le chalet pittoresque que les méchants avaient loué pour l’occasion, ils y découvrent tout un attirail terroriste pour diffuser le virus à grande échelle.

« Hey les gars, vous avez une idée où je pourrais mettre tous ces tubes? »
Mais l’équipe de V.E.N.O.M. a quitté l’endroit, pas un instant à perdre fidèles compagnons, fonçons arrêter cette bande de vils garnements!
Suivant donc les traces dans la neige, l’équipe de M.A.S.K. débarque rapidement à la frontière allemande, pile à l’emplacement top secret choisi par les méchants pour propager leur virus sur les boches.
Car oui, à l’époque Genève bordait l’Allemagne. Aujourd’hui deux-cent kilomètres les séparent, c’est probablement du à la dérive des continents.
Au final tout se termine bien. La progression du virus est stoppée, Matt raconte une bonne blague à Chang Li et tout le monde se marre, y compris les Village People en arrière-plan.

Le bien l’emporte toujours sur le mal, en ce point la plus belle citation de l’épisode tombe à merveille.
« Tu l’as dit Bobby! »
C’est par exemple le cas de « M.A.S.K. », acronyme de « Mobile Armored Strike Karnaval » (ou quelque chose comme ça), une unité d’élite majoritairement masculine qui aime porter des masques trois fois plus gros que leurs têtes.
Le trente-deuxième épisode a été diffusé pour la première fois le 12 novembre 1985, il raconte l’histoire du méchant baron allemand Fritz Von Hauser qui recrute la célèbre équipe V.E.N.O.M. (Vicious Evil Network of Mouloud), Némésis des M.A.S.K.
Fritz veut diffuser sur l’Allemagne un virus qui s’attaque à l’encre des Deutschmarks, effaçant définitivement leur surface et annihilant ainsi leur valeur. Le pauvre, si seulement il avait su qu’il suffisait d’attendre le passage à l’Euro pour voir s’effondrer l’économie européenne, il aurait économisé beaucoup de temps et d’énergie.
Bref, tout cela pour dire que l’épisode est censé se passer à Genève, du moins si on en croit le dialogue entre Matt Trakker et son fils Scott. Visuellement les images semblent plutôt indiquer que nous sommes à Disneyland, devant le château de la Belle au bois dormant.

Je veux bien croire qu’en 1985 le centre-ville de Genève n’était pas aussi urbanisé qu’aujourd’hui, mais il y a quand même des limites à respecter si on veut conserver un minimum de crédibilité.
L’épisode est en Suisse, et donc complètement orienté sur les clichés les plus courants. Scott ne parle que de bouffer du chocolat, il y a dix mètres de neige dehors et l’épisode commence dans une banque. Le fils à papa veut changer ses Deutschmarks contre des Francs Suisses, il les donne au banquier blond qui va probablement les jeter en vrac au milieu des liasses de billets éparpillés n’importe comment sur la table juste derrière lui.

Comme indiqué dans l’introduction, c’est à ce moment que le drame survient. Par un coup de malchance incroyable la douzaine de clients qui étaient justement venus au même moment changer leurs Deutschmarks voient leurs billets s’effacer avec un bruitage ridicule, car dans M.A.S.K. quand de l’encre s’efface ça produit un son.
Pendant que papa mène l’enquête, Scott en profite pour aller admirer son robot T-BOB qui patine sur un lac que je ne n’aurai pas l’indécence d’appeler « Léman ».
Tu remarqueras que T-BOB porte une tenue typiquement autrichienne, contrée qui n’est finalement pas si loin.

Ils vont ensuite faire du ski dans la région, miraculeusement devenue montagneuse pour l’occasion. Ils sont seuls sur les pistes et il n’y a aucune remontée mécanique visible, cet épisode est décidément rempli de mystère.

Pendant ce temps, l’équipe M.A.S.K. déboule dans le chalet pittoresque que les méchants avaient loué pour l’occasion, ils y découvrent tout un attirail terroriste pour diffuser le virus à grande échelle.

Mais l’équipe de V.E.N.O.M. a quitté l’endroit, pas un instant à perdre fidèles compagnons, fonçons arrêter cette bande de vils garnements!
Suivant donc les traces dans la neige, l’équipe de M.A.S.K. débarque rapidement à la frontière allemande, pile à l’emplacement top secret choisi par les méchants pour propager leur virus sur les boches.
Car oui, à l’époque Genève bordait l’Allemagne. Aujourd’hui deux-cent kilomètres les séparent, c’est probablement du à la dérive des continents.
Au final tout se termine bien. La progression du virus est stoppée, Matt raconte une bonne blague à Chang Li et tout le monde se marre, y compris les Village People en arrière-plan.

Le bien l’emporte toujours sur le mal, en ce point la plus belle citation de l’épisode tombe à merveille.
« Tu l’as dit Bobby! »
Remerciements sincères à raph pour l’idée du sujet, ainsi que le jeu de mot pitoyable du titre.
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Mais sinon dis-moi, c’est un loisir très prenant de chercher toutes les allusions à Genève dans les séries et dessins animés? Ça te dirait de venir en parlé un soir chez nous, avec quelques amis, genre le mercredi par exemple? Moi je parlerais vieux hardware de geek et toi « outrage au canton de Genève dans les œuvres de fictions à travers les âges »
J’ai encore quelques épisodes sur une k7 video que je regardais en boucle étant petit.
Ah mais attention, je construit également de superbes maquettes en allumettes. Là je me suis attaqué au Jet d’Eau grandeur nature!
@Unpied
Chaque épisode finit également par une leçon de morale. Traverser sur les passages à piétons, dire « s’il te plait » quand tu demandes une clope dans la cours de récréation, etc.
@raph
Merci à toi pour l’idée et le titre, dire que je ne me souvenais même pas de cet épisode.
Tu noteras le dual-screen, précurseur dans le domaine.
Ne pas connaitre Genève je veux bien, mais ne pas connaitre M.A.S.K. mériterait le même traitement que dans Orange Mécanique, à grands coups de Club Dorothée.
@Samuel
En d’autres termes : La Suisse.
J’avoue que j’avais complètement oublié ce truc, moi… (alors que je me souviens très bien que « Embrasse-moi Lucile » est devenu « Lucile, amour et rock’nroll » en passant de La 5 à TF1, bizarre…). Pas assez con au regard de mon baromètre personnel, sans doute
Le grand drame des enfants genevois de l’époque était que le jour de congé scolaire avait été fixé au jeudi, du coup nous ne pouvions jamais regarder le Club Dorothée qui était diffusé le mercredi, jour de congé gaulois.
L’invention fantastique des cassettes VHS a de ce fait aidé un grand nombre d’écoliers genevois à ne pas tomber dans la dépression.
Fort heureusement depuis une vingtaine d’année c’est le mercredi qui est congé, pour couper proprement la semaine en deux. Mais le Club Dorothée a été interrompu à peu près à la même période, vil hasard du calendrier.
Bref, tout cela pour dire que je n’ai jamais vu « Lucile ».
@Mc-Sin
Ravi d’avoir pu activement participer à l’improductivité de ta journée de travail.
http://www.youtube.com/watch?v=oMWcsYpsUKA
Oh dis donc, il a l’air tellement original ce dessin animé japonais!
@raph
Ne m’en parle pas, ça me traumatisait!
Ne t’arrête pas surtout… Et courage avec le petiot!
Vivement un billet sur Lady Oscar…!!!! Mon idole
Ah mais je n’ai pas du tout, mais alors là pas du tout envie de m’arrêter.
@Fanny
Je veux bien mais Lady Oscar n’est jamais venue en Suisse, du coup ce n’est pas intéressant.