nov 2010
28
Le chef de l’armée suisse (
) s’est récemment exprimé dans une entrevue effectuée par le journal romand « Le Matin », il répond notamment aux pressions d’abolition qui pèsent de plus en plus lourdement sur cette institution ridicule.
Une des réponses fournie vaut bien une solde hebdomadaire.
Il aurait presque pu terminer sa phrase par « lol » .
L’armée suisse force chaque année des milliers de mâles majeurs à quitter leur travail ou leurs études pour plonger dans l’éthylisme extrême et les humiliations quotidiennes, le tout déguisé en plante verte. La seule qualité humaine que l’on pourrait donc attribuer à ces soldats de milice est la capacité d’adaptation en milieu hostile, voire la tolérance au suicide face à une condition aussi malsaine.
J’ai personnellement passé la majorité de ma période sous les drapeaux à me planquer aux chiottes pour éviter les tâches ingrates, c’est sans doute de cet excellent niveau de qualité que le chef de l’armée voulait parler.
Une des réponses fournie vaut bien une solde hebdomadaire.
Quitte à réduire les effectifs, autant passer à une armée professionnelle?
J’y suis opposé. Avec des soldats qui ne feraient ça que pour l’argent, je suis sûr que l’on n’atteindrait pas le niveau de qualité des soldats de milice.
Il aurait presque pu terminer sa phrase par « lol » .
L’armée suisse force chaque année des milliers de mâles majeurs à quitter leur travail ou leurs études pour plonger dans l’éthylisme extrême et les humiliations quotidiennes, le tout déguisé en plante verte. La seule qualité humaine que l’on pourrait donc attribuer à ces soldats de milice est la capacité d’adaptation en milieu hostile, voire la tolérance au suicide face à une condition aussi malsaine.
J’ai personnellement passé la majorité de ma période sous les drapeaux à me planquer aux chiottes pour éviter les tâches ingrates, c’est sans doute de cet excellent niveau de qualité que le chef de l’armée voulait parler.
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J’ai particulièrement apprécié la comparaison impliquant une plante verte :o
Tu avoueras quand même que leur déguisement rigolo peut prêter à confusion.
Personnellement, j’ai fait un dépression pendant mon école de recrue. Les collègues ont pris sur eux de me garder à l’abri planqué dans le grenier d’une des bâtisses où se déroulent les exercices et venir fumer des clopes à tour de rôle pour me tenir compagnie.
@Raph: le « marcher avec l’air occupé » est le pas de base qu’acquiert tout soldat recru dès le 2e jour. Avant même d’avoir appris la marche « au pas », « forcée » ou « déplacement tactique » (ou je ne sais plus comment on appèle « faire semblant d’avoir l’air discret en faisant un boucan pas possible parce qu’on a 40kg de bordel sur le dos »)
Ah quand même, tu as également eu une belle expérience de vie avec de bons souvenirs.
Il faut voir le bon côté des choses, tu es maintenant un soldat de qualité.
-Absolument certain. »
Moi je dis, tentez la votation.
J’aurais du mal à égaler les militaires en matière d’humour, car à l’instar des bouffons ils ont à la base un déguisement loufoque qui pousse à l’hilarité.
@Quantex
Je penses que tu connais mal nos voisins du nord-est, prisonniers d’un vortex temporel qui les empêche d’accéder aux idées de notre siècle.
On ne « traite » pas quelqu’un de mauvais soldat. C’est un compliment qui, de surcroit, ne fait que souligner ton humanité.
Tu rigoles, mais l’armée m’a appris au moins 1 truc utile dans la vie, tout comme dans un caserne :
- être capable de dénicher des bières planquées quand j’ai soif.
Marrant ça, quand je parle d’armée on revient toujours sur le sujet de l’alcool.
Et il en est fier…
Ne crois pas que je sois seul dans ce cas, la plupart des citoyens-soldats que j’ai croisé m’ont à peu de choses près raconté des anecdotes similaires. Tu ne peux pas obtenir de quelqu’un à qui tu as retiré sa liberté un travail dans lequel il mettra ne serait-ce qu’une partie de son cœur.
Donc oui, j’en suis fier, très.
C’est vrai, la vie est injuste, d’ailleurs à la fin on crève.
En l’occurrence, sachez qu’il se trouve que si, il y a encore des gens dans ce pays qui ont un minimum de fierté et de dignité pour faire leur travail correctement même quand on les y a forcé… mais bon, forcément, ce genre de choses échappent à un genevois.
J’ai de la fierté et de la dignité, mais quand on m’habille en bouffon vert kaki alors forcément je me comporte comme un bouffon.
Sinon tu as parfaitement raison, les 600’000 genevois sont tous pareils, d’ailleurs les suisses sont tous lents et les 141 millions de russes de gros buveurs de vodka.
Car si l’on suit votre raisonnement, puisqu’il n’est pas nécessaire d’avoir une armée, il n’y a pas besoin d’avoir une assurance maladie non plus. « Je n’ai pas été malade depuis plusieurs années alors pourquoi rester assuré ? ».
N’empêche, que vous individuellement ne soyez pas malade ne veut pas pour autant dire que personne n’est malade, juste ? Il se trouve que la raison d’être d’une armée est exactement la même.
Je veux juste faire comprendre qu’arracher de force de jeunes adultes à leur vie professionnelle pour les envoyer jouer à la gueguerre dans un canton dont les gens ne parle même pas une langue officiellement reconnue n’est pas une motivation suffisante pour avoir en fin de compte du personnel de qualité.
Ca s’appelle un devoir, c’est écrit dans la Constitution. Le concept est que, au lieu de simplement profiter de l’Etat tels les parasites que nous sommes, on y contribue également en fournissant une contre-prestation…
Concernant la langue, les suisses-allemands sont les premiers à faire un effort pour parler au moins un allemand correct (à défaut du français), il suffit d’y mettre un peu du sien et essayer de comprendre.
Dernière chose, la qualité d’un soldat dépend en grande partie de ses cadres (surtout de milice car ce sont eux qui assument le plus gros de l’encadrement), si ceux-ci ont la même attitude vis-à-vis de l’armée que vous, forcément rien ne fonctionne et on forme des générations de jeunes avec une expérience du genre de la votre.
On ne demande pas à ces jeunes de venir avec le sourire et d’en redemander, juste qu’ils y mettent un peu du sien et fassent leur job correctement.
Il est facile de se cacher derrière les lois et le traditions, mais l’une comme l’autre doivent aujourd’hui changer. Je suis vaguement d’accord avec le principe de donner du temps à son pays, mais le citoyen devrait pouvoir avoir le libre choix du port de l’arme et de son engagement, et là je parle du service civil.
Il faudrait peut-être commencer par ne plus voir les citoyens comme des « parasites » (je te cite), mais comme des êtres intelligents dont une certaine partie refusent une contrainte obsolète.
Que je sache le service civil est un choix libre, il n’y a désormais plus besoin de justification pour être accepté (ce qui à mon sens est une erreur, il fallait au moins se fatiguer à écrire une lettre de motivation).
Ceux qui vont font du service militaire en traînant les pieds tout en crachant sur le service civil n’ont rien à faire dans notre armée…
Je ne suis pas pour forcer tous les suisses à effectuer un service armé, je suis simplement pour que les jeunes doivent s’investir un peu dans cette société dont ils profitent sans y contribuer, s’il faut passer par le service civil pour le faire, soit, je ne verrai que plus de gens motivés passer devant moi à l’armée.
Je n’aime pas du tout cette phrase, je te cite.
Ils étudient, travaillent et paient des impôts. La seule chose sur laquelle ils ne paient pas de taxe est l’air qu’ils respirent. Si ça ce n’est pas de la contribution, je me demande bien de quoi il s’agit.
Alors effectivement, ils ne donnent pas de temps à leur pays, mais de là à dire qu’ils en profitent il y a une marge. En plus de généraliser il faudrait commencer par cesser de voir les jeunes adultes comme des profiteurs, surtout avec la conjoncture actuelle et le bordel que c’est pour trouver du travail.
Merci.
D’une manière générale on a de toute manière mieux à faire que de se déguiser en buisson pour se pochetronner au milieu des Alpes, expérience vécue qui ne m’a pas beaucoup donnée le sentiment d’aider mon pays.