août 2010
25
Sorti en 2009, « Cargo » est un film suisse de science-fiction (
) de Ivan Engler qui a curieusement fait preuve d’une grande discrétion lors de sa sortie. Les dialogues sont en allemand et il est impératif de regarder ce film en version originale, la version doublée en français est parait-il catastrophique.
La Terre n’est plus viable, l’humanité vit à présent dans de gigantesques stations orbitales surpeuplées, de monumentales villes circulaires tournent inlassablement autour d’un axe afin de créer une gravité artificielle par effet de rotation. Le film commence par un long survol de l’une d’entre-elles, l’ambiance sonore et la technique de prise de vue rappellent l’introduction de « Blade Runner » .

Les chanceux qui gagnent leur billet ou ceux qui allongent le pognon peuvent se permettre un aller simple vers la planète Rhea, terre d’asile paradisiaque pour une humanité orpheline. Laura Portmann (Anna-Katharina Schwabroh) est une jeune doctoresse recrutée pour faire partie de l’équipage du vaisseau Kassandra, ce dernier va quitter la station orbitale pour un voyage de plusieurs années afin d’aller amener le matériel nécessaire à la construction d’une mystérieuse base spatiale appelée Station 42. Elle espère grâce à ce travail gagner assez d’argent pour aller rejoindre sa sœur qui l’attend sur Rhea.
Les décors sont futuristes mais tout parait vieux et rouillé, le vaisseau Kassandra est une véritable épave, la carcasse grince en permanence et les portes automatiques ne fonctionnent qu’a moitié. On sent dès le départ que tout va partir en couille, c’est génial.

Tout l’équipage est plongé dans un sommeil cryogénique à l’exception de Laura, qui veille. Au fil du temps, elle se rend compte qu’elle n’est probablement pas la seule éveillée dans le vaisseau. Ça commence par des bruits lourds, des ombres furtives, des coups secs au détour d’un couloir. L’ambiance est oppressante et incroyablement prenante, la tension artérielle est énorme, cardiaques s’abstenir.

Il apparaitra rapidement que l’immensurable soute du vaisseau (le fameux « cargo bay » ) ne contient pas que du matériel de construction, on s’en doutait un peu. L’accès à ladite soute se fait par une porte géante qui rappelle la gueule d’un monstre, on pourrait presque y voir Alien qui tente de happer ses victimes.

D’ailleurs le slogan du film est « Da draussen bist du allein » (« Là-bas tu es seul » ), celui du film « Alien » était « In space, no one can hear you scream » (« Dans l’espace, personne de vous entend crier » ), même fond rappelant que dans l’espace il est vain d’espérer une quelconque aide extérieure.
Mon grand regret, à mon étonnante surprise, est de ne pas mieux parler allemand.
Les personnages manquent malheureusement un peu de profondeur et on ne comprend pas toujours l’état de leurs relations, ni ce qui motive parfois leurs actes. Certains acteurs surjouent, Vespucci (Michael Finger) passe par exemple l’intégralité de ses scènes à mâcher vigoureusement un hypothétique chewing gum dans le but probable de donner au personnage une apparence de mauvais garçon.
Au final, « Cargo » reste toutefois un bon film que tout fan de science-fiction devrait voir.
La Terre n’est plus viable, l’humanité vit à présent dans de gigantesques stations orbitales surpeuplées, de monumentales villes circulaires tournent inlassablement autour d’un axe afin de créer une gravité artificielle par effet de rotation. Le film commence par un long survol de l’une d’entre-elles, l’ambiance sonore et la technique de prise de vue rappellent l’introduction de « Blade Runner » .

Les chanceux qui gagnent leur billet ou ceux qui allongent le pognon peuvent se permettre un aller simple vers la planète Rhea, terre d’asile paradisiaque pour une humanité orpheline. Laura Portmann (Anna-Katharina Schwabroh) est une jeune doctoresse recrutée pour faire partie de l’équipage du vaisseau Kassandra, ce dernier va quitter la station orbitale pour un voyage de plusieurs années afin d’aller amener le matériel nécessaire à la construction d’une mystérieuse base spatiale appelée Station 42. Elle espère grâce à ce travail gagner assez d’argent pour aller rejoindre sa sœur qui l’attend sur Rhea.
Les décors sont futuristes mais tout parait vieux et rouillé, le vaisseau Kassandra est une véritable épave, la carcasse grince en permanence et les portes automatiques ne fonctionnent qu’a moitié. On sent dès le départ que tout va partir en couille, c’est génial.

Tout l’équipage est plongé dans un sommeil cryogénique à l’exception de Laura, qui veille. Au fil du temps, elle se rend compte qu’elle n’est probablement pas la seule éveillée dans le vaisseau. Ça commence par des bruits lourds, des ombres furtives, des coups secs au détour d’un couloir. L’ambiance est oppressante et incroyablement prenante, la tension artérielle est énorme, cardiaques s’abstenir.

Il apparaitra rapidement que l’immensurable soute du vaisseau (le fameux « cargo bay » ) ne contient pas que du matériel de construction, on s’en doutait un peu. L’accès à ladite soute se fait par une porte géante qui rappelle la gueule d’un monstre, on pourrait presque y voir Alien qui tente de happer ses victimes.

D’ailleurs le slogan du film est « Da draussen bist du allein » (« Là-bas tu es seul » ), celui du film « Alien » était « In space, no one can hear you scream » (« Dans l’espace, personne de vous entend crier » ), même fond rappelant que dans l’espace il est vain d’espérer une quelconque aide extérieure.
Mon grand regret, à mon étonnante surprise, est de ne pas mieux parler allemand.
Les personnages manquent malheureusement un peu de profondeur et on ne comprend pas toujours l’état de leurs relations, ni ce qui motive parfois leurs actes. Certains acteurs surjouent, Vespucci (Michael Finger) passe par exemple l’intégralité de ses scènes à mâcher vigoureusement un hypothétique chewing gum dans le but probable de donner au personnage une apparence de mauvais garçon.
Au final, « Cargo » reste toutefois un bon film que tout fan de science-fiction devrait voir.
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Dommage, je ne parle pas non plus la langue de Goethe.
Les dialogues sont courts et la lecture des sous-titres ne gâche rien, je l’ai personnellement vu en allemand sous-titré en anglais, c’est dire.
@burningHat
Ne fais pas ça malheureux, as-tu bien lu ma recommandation en début de billet?
D’une manière générale, un film doit être vu en version originale pour qu’il soit pleinement apprécié.
Egalement inepte en allemand (à part les traditionnels « Schnell, Herr Generale, achtung Amerikaner!, Feuer! » , je cache mes sources! :p) je doute que cela serve vraiment de voir le film en VO. A moins que ce ne soit peut-être pour mieux ressentir l’émotion que les acteurs mettent dans leur voix…
Je file le (télécharger) payer, en voilà un film qui a l’air intéressant!
PS: je surveille également Tron Legacy (en gros, TR2N, TRON2, on attend le prochain changement de nom) qui a tout l’air d’être GENIAL!
Ouais VOSTEN ça peut le faire… Mais juste en pure VO, oublie de suite, ça ne me servira à rien vu que j’y pigerai que dalle (où alors c’est concept mais bon…). Après, à propos des doublages, bah moi je trouve que ça dépend vraiment et que certains films/séries ont de meilleurs doublages que la VO (Boston Justice par exemple…). C’est totalement contre-tendance ce que je dis là mais j’assume d’être un r3b3lz qui choisi sa langue de visionnement
Selon moi la voix représente la moitié du jeu de l’acteur, ou de l’actrice. Donc lorsque tu regardes une version doublée, tu divises globalement la qualité du film par deux.
C’est un peu basique c’est vrai, mais je n’arrive pas à me plonger dans l’ambiance quand ni le mouvement des lèvres ni la tonalité de la voix ne correspondent, c’est beaucoup trop artificiel.
C’est particulièrement vrai pour certains films: « La chute » est inregardable en Français, une fois qu’on a entendu la prestation de Bruno Ganz en VO.
Sinon, pour revenir au « Cargo », il a été présenté cette année au festival de Gerardmer, mais, pour l’heure, pas de nouvelles d’un hypothétique distributeur en France (ni en Suisse Romande d’ailleurs).
Je ne nourrirai pas le troll!
@foon
Je l’ai pourtant vu en DVD au vidéoclub, en un seul exemplaire, preuve qu’il y a une certaine distribution.
@Nekkonezumi
C’est vrai que ce film ne partait pas avec beaucoup d’avantages.
Je parlais d’un distributeur pour une sortie cinéma
J’avais effectivement mal saisi.
Le film a maintenant une année, une sortie en salle me semble donc peu probable. Mais on ne sait jamais…