juil 2010
28
En Suisse on aime les trous. Les grands, les petits, ceux dans le fromage, ceux de mémoire et ceux dans la chaussée. Une tradition de Genève-la-Balafrée consiste à n’avoir aucun quartier, aucune rue ni même aucune ruelle qui n’aie son propre chantier.

Les barrières bloquant le trafic routier sont étrangement posées plusieurs mois avant le premier coup de pelleteuse, engorgeant une circulation déjà fortement congestionnée. Car oui, à Genève comme dans le reste du pays, on aime les trous, mais on aime aussi prendre son temps et bien préparer le terrain avant toute intervention. Lentement, très lentement.

Victimes collatérales de ces travaux, les piétons se sentent perdus dans cette jungle de barrières métalliques qui leurs obstruent agressivement le passage. Le Conseil d’État a donc mis en place une signalétique particulière afin d’orienter les nombreux bipèdes de la cité. Tout droit sortie d’un graphisme des années 70, voici donc Yaka, l’indienne qui guidera tes pas.

Tu noteras toutefois un détail particulièrement helvétique, Yaka s’habille en vert kaki et se promène avec une arme.
Avec des routes qui ressemblent de plus en plus à des sentiers sauvages, quoi de mieux qu’une indienne pour s’y retrouver. Si d’aventure tu devais te retrouver bloqué, suis le chemin vert, il te mènera avec un peu de chance bien loin de cette misère.

Sinon après tout, Yaka supporter les trous.

Les barrières bloquant le trafic routier sont étrangement posées plusieurs mois avant le premier coup de pelleteuse, engorgeant une circulation déjà fortement congestionnée. Car oui, à Genève comme dans le reste du pays, on aime les trous, mais on aime aussi prendre son temps et bien préparer le terrain avant toute intervention. Lentement, très lentement.

Victimes collatérales de ces travaux, les piétons se sentent perdus dans cette jungle de barrières métalliques qui leurs obstruent agressivement le passage. Le Conseil d’État a donc mis en place une signalétique particulière afin d’orienter les nombreux bipèdes de la cité. Tout droit sortie d’un graphisme des années 70, voici donc Yaka, l’indienne qui guidera tes pas.

La figure de Yaka a été choisie pour son symbolisme et pour la sympathie qu’elle évoque. Tout le monde a en tête l’indien pisteur qui retrouve toujours son chemin. La couleur verte des panneau était un choix pratique pour ne pas créer de confusion avec des panneaux déjà existants.
(Source : tdg.ch)
Tu noteras toutefois un détail particulièrement helvétique, Yaka s’habille en vert kaki et se promène avec une arme.
Avec des routes qui ressemblent de plus en plus à des sentiers sauvages, quoi de mieux qu’une indienne pour s’y retrouver. Si d’aventure tu devais te retrouver bloqué, suis le chemin vert, il te mènera avec un peu de chance bien loin de cette misère.

Sinon après tout, Yaka supporter les trous.
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Dans quelques mois il y aura une enquête auprès des piétons, et si le résultat est satisfaisant alors Yaka se répandra autour des treize millions de chantiers que compte la ville.
Mais non, suis-je bête, ce ne sont que les hommes qui ont l’obligation du port d’armes dans notre douce contrée…
Indien donc #cqfd
P.S pour Fanny : J’ai souvenir de pas mal de travaux en campagne aussi…