juin 2010
14
Pratiquement inconnue du reste du monde, l'affaire Kadhafi aura fait la une des journaux helvétiques pendant de nombreux mois. Je te résume les évènements.
Nous sommes en juillet 2008, le fils du dictateur libyen et sa femme enceinte séjournent à Genève. Après avoir traditionnellement tabassé leurs domestiques, notre couple de tourtereaux se retrouve injustement placé en garde à vue. Ils y restent deux jours puis regagnent leur pays après avoir versé une caution de 500'000 francs suisses, avant de quitter le sol helvétique la femme déclare "Œil pour œil, dent pour dent!" . L'histoire prétend que les flics ont été un peu brutaux suite à la résistance des sujets.
Deux jours plus tard en Libye, deux industriels suisses se retrouvent curieusement en prison pour un motif fallacieux, le hasard des dates quand même, c'est dingue. La compagnie aérienne Swiss se voit obligée d'annuler la plupart de ses vols vers Tripoli et toutes les entreprises helvétiques doivent quitter le pays immédiatement. Papa ne rigole pas, il agit avec le flegme que tout chef de pays se doit de posséder.

Le temps laisse passer quelques négociations ratées, déclarations publiques, discussions stériles, débats houleux.
Nous sommes en octobre 2008, papa décide d'arrêter ses livraisons de pétrole vers la Suisse ainsi que de retirer tous ses avoirs de nos banques, environ cinq milliards de francs (soit trois milliards d'euros). Une broutille pour un pays dont le peuple crève littéralement de faim, ainsi que pour nos pauvres banquiers qui s'octroient des bonus largement supérieurs chaque année, même en période de crise.
Décembre 2008, la compagnie Swiss se voit interdire les vols vers la Libye. On invoque des raisons techniques, ce qui fait quand même bien rire tout le monde.

Le temps passe encore, le gouvernement helvétique tente de faire quelques excuses, Micheline se rend sur place et porte le voile. Grosse polémique, évidemment.
Juillet 2009, lors du G8 papa pète un câble et propose de démanteler la Suisse, en représailles j'avais proposé deux projets révolutionnaires (ici et là) qui ont malheureusement été refusés par la commission d'urbanisme.
Août 2009, l'avion du Conseil Fédéral part en Libye avec l'intention de ramener les deux otages, il rentrera vide et humilié.
Fin 2009, le journal "La Tribune de Genève" perd toute sa crédibilité en publiant les photos judiciaires du fils Kadha, mal rasé et tirant la gueule. La publication plombe les relations internationales, le journal ne veut pas s'excuser d'avoir enfreint la loi et la moralité qui faisaient pourtant sa réputation jusque là.
Janvier 2010, le premier des deux otages peut rentrer au pays, trop aimable.

Février 2010, le dictateur libyen s'affiche dans toute sa splendeur et appel au jihad contre la suisse, en réaction à l'interdiction des minarets très largement approuvée par nos voisins paysans du nord-est. Le gouvernement suisse décide de bloquer l'octroi de visas libyens dans ce qui ressemble tristement à une tentative désespérée pour sauver son honneur.
Il faudra attendre le mois de juin 2010 pour voir enfin cette affaire se clore. Dans un dernier sursaut humiliant le gouvernement helvétique baisse finalement son froc et paie une rançon de 1.5 millions d'euros au fils du dictateur. Le dernier otage est libéré et rentre au pays.
Fin?
Non. Car toute histoire a une morale, et celle-ci n'échappe pas à la règle.
"Si tu veux tabasser les petites gens, mieux vaut avoir un papa puissant."
Nous sommes en juillet 2008, le fils du dictateur libyen et sa femme enceinte séjournent à Genève. Après avoir traditionnellement tabassé leurs domestiques, notre couple de tourtereaux se retrouve injustement placé en garde à vue. Ils y restent deux jours puis regagnent leur pays après avoir versé une caution de 500'000 francs suisses, avant de quitter le sol helvétique la femme déclare "Œil pour œil, dent pour dent!" . L'histoire prétend que les flics ont été un peu brutaux suite à la résistance des sujets.
Deux jours plus tard en Libye, deux industriels suisses se retrouvent curieusement en prison pour un motif fallacieux, le hasard des dates quand même, c'est dingue. La compagnie aérienne Swiss se voit obligée d'annuler la plupart de ses vols vers Tripoli et toutes les entreprises helvétiques doivent quitter le pays immédiatement. Papa ne rigole pas, il agit avec le flegme que tout chef de pays se doit de posséder.

Le temps laisse passer quelques négociations ratées, déclarations publiques, discussions stériles, débats houleux.
Nous sommes en octobre 2008, papa décide d'arrêter ses livraisons de pétrole vers la Suisse ainsi que de retirer tous ses avoirs de nos banques, environ cinq milliards de francs (soit trois milliards d'euros). Une broutille pour un pays dont le peuple crève littéralement de faim, ainsi que pour nos pauvres banquiers qui s'octroient des bonus largement supérieurs chaque année, même en période de crise.
Décembre 2008, la compagnie Swiss se voit interdire les vols vers la Libye. On invoque des raisons techniques, ce qui fait quand même bien rire tout le monde.

Le temps passe encore, le gouvernement helvétique tente de faire quelques excuses, Micheline se rend sur place et porte le voile. Grosse polémique, évidemment.
Juillet 2009, lors du G8 papa pète un câble et propose de démanteler la Suisse, en représailles j'avais proposé deux projets révolutionnaires (ici et là) qui ont malheureusement été refusés par la commission d'urbanisme.
Août 2009, l'avion du Conseil Fédéral part en Libye avec l'intention de ramener les deux otages, il rentrera vide et humilié.
Fin 2009, le journal "La Tribune de Genève" perd toute sa crédibilité en publiant les photos judiciaires du fils Kadha, mal rasé et tirant la gueule. La publication plombe les relations internationales, le journal ne veut pas s'excuser d'avoir enfreint la loi et la moralité qui faisaient pourtant sa réputation jusque là.
Janvier 2010, le premier des deux otages peut rentrer au pays, trop aimable.

Février 2010, le dictateur libyen s'affiche dans toute sa splendeur et appel au jihad contre la suisse, en réaction à l'interdiction des minarets très largement approuvée par nos voisins paysans du nord-est. Le gouvernement suisse décide de bloquer l'octroi de visas libyens dans ce qui ressemble tristement à une tentative désespérée pour sauver son honneur.
Il faudra attendre le mois de juin 2010 pour voir enfin cette affaire se clore. Dans un dernier sursaut humiliant le gouvernement helvétique baisse finalement son froc et paie une rançon de 1.5 millions d'euros au fils du dictateur. Le dernier otage est libéré et rentre au pays.
Fin?
Non. Car toute histoire a une morale, et celle-ci n'échappe pas à la règle.
"Si tu veux tabasser les petites gens, mieux vaut avoir un papa puissant."
On en parle sur Twitter
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Ce genre de « personne » (lui attribué un qualificatif humain ne me semble pourtant pas approprié mais bon…) ne mérite pas qu’on lui attribue autant d’attention… il ne s’agit pas là de différence culturelle, religieuse ou autre, mais simplement de l’existence d’un être odieux et pathétique qui a du pouvoir et devant lequel beaucoup trop de personne s’écrase…pour les raisons que l’on connaît.
Ces mecs (père et fils) me répugnent… cqfd!
Et mon père est émir!… »
Abdallah dans « Tintin au pays de l’Or Noir »
On ne peut pas éliminer tous les cons de la surface de la Terre pour la simple et bonne raison qu’il n’y aurait alors plus personne, vu qu’on est toutes et tous le con de quelqu’un.
@foon
Le légendaire « Vous savez qui je suis?« , dernier argument des gens sans rhétorique. Je connais même une personne qui a entendu cette phrase de la bouche de la femme d’un haut fonctionnaire local.
Franchement, ça c’est de l’investissement (Not’ président français devrait en prendre de la graine…d’ailleurs avec le séjour rallonger de Kadhafi à l’élysé il devrait connaître se genres de combines :/).
Ce qui est bien avec les secrets d’états c’est qu’on se sent en permanence à côté de la plaque. On ne saura peut-être jamais.
- 1. Au dictateur/groupe terroriste
- 2. Aux abrutis d’otages qui s’étaient rendus coupables de s’être placés là au mauvais moment :D
N’empêche, ça décourage non?
(source: Beslan, otages en iran, soldats soviétiques en afghanistan…)
Cela me rappelle mon livre du moment où Kadhafi (encore lui !!!) exerce un chantage nucléaire sur les Etats-Unis (Le cinquième cavalier de Larry Collins et Dominique Lapierre).
Il n’y a qu’à taper son nom dans Google Images pour voir des photos de la moitié des présidents européens en pleine séance de lèche.
Pourquoi vouloir s’attaquer à un mec qui dirige un pays pétrolier? Le pognon dirige et ce n’est pas nouveau.
Je trouve ça bien que les négociations aient échouées, ça prouve au moins que les diplomates n’ont pas accepté les râleries de ce dictateur.
Sinon j’espère au moins que Kadhafi n’aura plus jamais le droit de remettre les pieds en Suisse…
En France, pas un seul journal n’en a parlé. Ce doit être parce que notre presse est corrompue jusqu’au trognon et que la Lybie fournit une part substantielle du pétrole français…
En France aussi on a rien dans le froc, c’est pour ça qu’on est très bons en diplomatie internationale.
En France, une chaîne de télé en a parlé régulièrement au JT: Arte
Maintenant, c’est vrai que les Français préfèrent le JT de TFrien
Le débat était le suivant :
- Soit elle fait comme les romains à rome et elle respecte les lois de Lybie et porte le voile
- Soit elle tient tête au dictateur et elle n’en met pas pour être crédible internationalement
Elle a prise la première décision.
En fait, comme dans tous les débats, la solution n’est ni l’une, ni l’autre des possibilités.
La vérité est la suivante : Micheline n’aurait tout simplement jamais dû aller en Lybie, ni voilée ni pas voilée.
Micheline n’est qu’une femme, donc une « ispissdikounasse » pour ces gens là, ils se foutent totalement des ses avis.
Elle ne pouvait pas être crédible dans un pays comme la Lybie, y aller était une erreur à la base.
Donc mauvais point pour Micheline. Elle a agit par intérêt personnel, pa
(désolé pour la coupure, saloperie de clavier de merde du boulot)
Sinon, un parti de droite de Genève est en train de réclamer le statut de persona non grata à toute la famille du dictateur.